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Tanya : Igueret Hakodech: chapitre 21 Dans cette lettre, l’Admour Hazaken, s’adressant aux Hassidim qui s’étaient engagés à donner une certaine somme à la Tsédaka, pour les communautés Hassidiques d’Erets Israël (qui étaient alors dans une situation financière très difficile) explique qu’il serait bon de donner une partie de la somme promise, de semaine en semaine, ou tout au moins de mois en mois (et non pas l’ensemble de la somme en une seule fois). Par ailleurs, il appelle chacun à commencer à s’acquitter de cette promesse le plus rapidement possible. En effet, les Mitsvot doivent être réalisées avec le plus grand empressement, comme on l’apprend d’Avraham, lorsque D.ieu lui demanda de sacrifier son fils, Its’hak. Le mérite d’Avraham fut alors sa rapidité, avec laquelle il exécuta l’ordre de D.ieu, et non pas tant le fait qu’il fut près à sacrifier sa vie (car dans toutes les générations de nombreux Juifs ont été prêts à en faire le sacrifice). Houmach : Moché, avant de quitter ce monde, bénit chacune des 12 tribus d’Israël. Aujourd’hui, nous lisons les bénédictions adressées aux tribus de Dan, Naftali et Acher. Tehilim : Lire les Tehilim 20, 108 (קח) et 69 à 71 (סט-עא) Rambam : Mitsva positive N° 127 :Il s’agit du commandement qui nous a été ordonné de prélever la dîme des produits de la terre. Hayom Yom : . En ce jour, le Rabbi Maharach, quitta ce monde, en 5643 (1882). Il fut enterré à Loubavitch.. Le début de la lettre 22 (du Tanya) et sa conclusion n’ont pas été imprimés dans Igueret Hakodech. Ils figurent dans le recueil Hatamim, volume 2.(Cette lettre fait l’objet de l’étude du Tanya de ce jour.) Un jour – une hala’ha : Lois & coutumes de Souccot (3)La veille de Souccot: – on augmente la Tsedaka ( on veillera à mettre la Tsedaka pour les deux journées chômées ) – on se coupe les cheveux (si on ne l’a pas fait la veille de Roch Hachana) et les ongles – on se trempe au Mikvé – on prépare son bouquet avec le Loulav (branche de palmier), les Hadassim (la myrte) et les Aravot (les branches de saule) sous la Soucca. Délivrance & Machia’h : Maïmonide, dans le Michné Torah, souligne la nécessité d’une double démarche en ce qui concerne notre rapport avec la venue de Machia’h : «Y croire… Attendre sa venue». Il ne s’agit pas là d’une simple répétition qui aurait pour but, par exemple, d’insister sur l’importance de l’idée. En fait, la foi peut être réelle mais rester à un niveau superficiel, presque théorique, comme celle du voleur que les Sages décrivent dans le Talmud (traité Bra’hot 63a) : «A la sortie du souterrain (creusé pour réaliser son entreprise criminelle), il invoque D.ieu (pour qu’Il l’aide à réussir) !». Ce voleur est sincère dans sa prière mais sa foi est si extérieure à la réalité de ses actes qu’il ne voit même plus la contradiction entre elle et ces derniers. Au contraire, la foi dans la venue de Machia’h doit pénétrer l’essence de chacun de telle façon que tous l’attendent très concrètement. La Question à un Rav (שאלות ותשובות) : Question:Est-il permis de prendre une douche avant la prière du matin?Réponse: Une douche classique avec du savon sera permise avant la prière du matin et témoigne d’un respect vis-à-vis de la prière. En revanche, un bain dans un sauna ou dans un jacuzzi, dans un seul but de confort, sera interdit avant la prière.Source: שבט הלוי חלק ט סימן א, אז נדברו חלק ו סימן מגRéponse donnée par le Rav Barou’h Blizinski (chabad.org.il) – Traduction assurée par la rédaction du Toramel Bibliographie des rubriques :’Houmach – Rambam – Hayom Yom – Le récit de Chabbat: http://www.loubavitch.fr Délivrance & Machia’h: http://www.loubavitch.fr, http://www.daf-hagueoula.org, le Messianisme et la Rédemption (Editions du Beth Loubavitch)La Question à un Rav: http://www.chabad.org.ilTanya – Tehilim – Un jour une Hala’ha: Rédaction du Toramel Tanya :Igueret Hakodech: chapitre 21 Dans cette lettre, l’Admour Hazaken, s’adressant aux Hassidim qui s’étaient engagés à donner une certaine somme à la Tsédaka, pour les communautés Hassidiques d’Erets Israël (qui étaient alors dans une situation financière très difficile) explique qu’il serait bon de donner une partie de la somme promise, de semaine en semaine, ou tout au moins de mois en mois (et non pas l’ensemble de la somme en une seule fois). Par ailleurs, il appelle chacun à commencer à s’acquitter de cette promesse le plus rapidement possible. En effet, les Mitsvot doivent être réalisées avec le plus grand empressement, comme on l’apprend d’Avraham, lorsque D.ieu lui demanda de sacrifier son fils, Its’hak. Le mérite d’Avraham fut alors sa rapidité, avec laquelle il exécuta l’ordre de D.ieu, et non pas tant le fait qu’il fut près à sacrifier sa vie (car dans toutes les générations de nombreux Juifs ont été prêts à en faire le sacrifice). Houmach :Moché, avant de quitter ce monde, bénit chacune des 12 tribus d’Israël. Aujourd’hui, nous lisons les bénédictions adressées aux tribus de Dan, Naftali et Acher. Tehilim :Lire les Tehilim 20, 108 (קח) et 69 à 71 (סט-עא) Rambam :Mitsva positive N° 127 :Il s’agit du commandement qui nous a été ordonné de prélever la dîme des produits de la terre. Hayom Yom :. En ce jour, le Rabbi Maharach, quitta ce monde, en 5643 (1882). Il fut enterré à Loubavitch.. Le début de la lettre 22 (du Tanya) et sa conclusion n’ont pas été imprimés dans Igueret Hakodech. Ils figurent dans le recueil Hatamim, volume 2.(Cette lettre fait l’objet de l’étude du Tanya de ce jour.) Un jour – une hala’ha :Lois & coutumes de Souccot (3)La veille de Souccot: – on augmente la Tsedaka ( on veillera à mettre la Tsedaka pour les deux journées chômées ) – on se coupe les cheveux (si on ne l’a pas fait la veille de Roch Hachana) et les ongles – on se trempe au Mikvé – on prépare son bouquet avec le Loulav (branche de palmier), les Hadassim (la myrte) et les Aravot (les branches de saule) sous la Soucca. Délivrance & Machia’h :Maïmonide, dans le Michné Torah, souligne la nécessité d’une double démarche en ce qui concerne notre rapport avec la venue de Machia’h : «Y croire… Attendre sa venue». Il ne s’agit pas là d’une simple répétition qui aurait pour but, par exemple, d’insister sur l’importance de l’idée. En fait, la foi peut être réelle mais rester à un niveau superficiel, presque théorique, comme celle du voleur que les Sages décrivent dans le Talmud (traité Bra’hot 63a) : «A la sortie du souterrain (creusé pour réaliser son entreprise criminelle), il invoque D.ieu (pour qu’Il l’aide à réussir) !». Ce voleur est sincère dans sa prière mais sa foi est si extérieure à la réalité de ses actes qu’il ne voit même plus la contradiction entre elle et ces derniers. Au contraire, la foi dans la venue de Machia’h doit pénétrer l’essence de chacun de telle façon que tous l’attendent très concrètement. La Question à un Rav (שאלות ותשובות) :Question:Est-il permis de prendre une douche avant la prière du matin?Réponse: Une douche classique avec du savon sera permise avant la prière du matin et témoigne d’un respect vis-à-vis de la prière. En revanche, un bain dans un sauna ou dans un jacuzzi, dans un seul but de confort, sera interdit avant la prière.Source: שבט הלוי חלק ט סימן א, אז נדברו חלק ו סימן מגRéponse donnée par le Rav Barou’h Blizinski (chabad.org.il) – Traduction assurée par la rédaction du Toramel Bibliographie des rubriques :’Houmach – Rambam – Hayom Yom – Le récit de Chabbat: http://www.loubavitch.fr Délivrance & Machia’h: http://www.loubavitch.fr, http://www.daf-hagueoula.org, le Messianisme et la Rédemption (Editions du Beth Loubavitch)La Question à un Rav: http://www.chabad.org.ilTanya – Tehilim – Un jour une Hala’ha: Rédaction du Toramel

TANYA : Igueret Hakodech: chapitre 20 Le chapitre 20 de Igueret Hakodech explique l’un des sujets les plus profonds de la ‘Hassidout. Le sujet développé ici, est que l’existence des choses matérielles trouve sa source, dans le niveau de D.ieu le plus élevé, l’essence de D.ieu, qui est bien au-delà du niveau de D.ieu qui crée les mondes spirituels. En effet, seule l’Essence de D.ieu qui n’a pas de cause préalable, a la possibilité de donner naissance à une créature matérielle qui a ses propres yeux ne dépend de rien d’autre que d’elle -même (ignorant donc qu’en réalité, son existence, à chaque instant, n’est permise que par la Parole de D.ieu). Une créature qui considère ainsi que son existence ne dépend de rien d’autre que d’elle-même, sans avoir conscience de sa Source qui la fait exister, est donc bien éloignée de sa Source de vie, qui est, elle, une force divine. Une telle créature est appelée « Yech Méayine », création qui provient du néant, et ne peut exister que par l’Essence de D.ieu, D.ieu Lui-même, Qui est infini et Qui est au-delà de toute matérialité et même de toute spiritualité. Il ressort donc de tout cela, que c’est justement ce qui est le plus matériel qui provient du niveau le plus élevé de D.ieu: l’Essence divine. Tout ceci donne une dimension tout à fait nouvelle et une importance considérable aux Mitsvot qui se font aux travers d’objets matériels, qui ont en fait une source tellement élevée. Ainsi, il existe une supériorité des Mitsvot réalisées avec des objets matériels sur les Mitsvot plus spirituelles. Ceci, du fait que chaque objet matériel posssède en lui une force cachée, qui se dévoile au moment où l’on réalise avec cet objet la volonté divine. HOUMACH : Moché, avant de quitter ce monde, bénit chacune des 12 tribus d’Israël. TEHILIM : Lire les Tehilim 20, 109 (קט) et 66 à 68 (סו-סח) SEFER HAMITSVOT (Rambam) : Mitsva positive N° 21 :Il s’agit du commandement qui nous a été enjoint de respecter énormément le Sanctuaire au point de le considérer dans notre cœur comme un lieu inspirant crainte et tremblement. C’est cela la crainte du Sanctuaire. HAYOM YOM : Une alliance a été conclue, en fonction de laquelle l’assurance est donnée que tout effort, tout travail mené intelligemment et amicalement ne restent jamais sans résultat. LA HALAHA DU JOUR : Lois et coutumes de Souccot (2) Du jeudi 23 septembre au mercredi 29 septembre, on doit, chaque jour agiter les « quatre espèces ». Il faut prendre le Loulav avec les trois branches d’Hadassim et les deux branches d’Aravot (attachés ensemble) dans la main droite, la tige centrale du Loulav devant soi. On prend l’Ethrog, Pitom (excroissance) vers le haut, dans la main gauche et on le joint aux trois espèces pour les agiter, toutes ensemble en ayant auparavant récité les bénédictions: Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al netilat loulav.Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam chéhé’héyanou vékiyémanou véhiguianou lizmane hazé. MACHIA’H & DELIVRANCE : Souccot est « le temps de notre joie », Sim’hat Torah, celui où nous dansons avec la Torah. A cette occasion, il convient de s’interroger sur les danses que la venue de Machia’h suscitera. A ce propos, Rabbi Its’hak Eizick de Homil déclara : Lorsque le Machia’h viendra et que les morts ressusciteront, se relèveront alors les Patriarches, les enfants de Jacob, fondateurs des tribus d’Israël, Moïse et Aaron. Se relèveront aussi les Prophètes, les Sages du Talmud et les Justes de toutes les générations. Tous se réjouiront avec les Juifs simples. La première danse, c’est Moïse qui la conduira avec ces Juifs simples. C’est en effet sur eux que tient la Torah et non sur les érudits qui développent leurs commentaires. Quant à la véritable danse, c’est le roi David qui la mènera avec ces Juifs qui récitent des Psaumes. LA QUESTION AU RAV : Question:Comment faire lorsque l’on se trouve seul en déplacement, que l’on souhaite aller aux toilettes, et que l’on a avec soi des objets saints comme des Tefilines ou des livres?Réponse: Il est permis d’entrer aux toilettes avec des objets saints lorsque ceux-ci se trouvent à l’intérieur de deux « emballages ». L’étui habituel des Téfilines n’est pas pris en compte car il est « indissociable » des Téfilines. Il faudra donc utiliser deux autres « emballages » (Et il serait bon qu’ils ne soient pas transparents, tout au moins pour l’un d’entre eux).Source:פסקי תשובות סימן מ הערות 47-Réponse donnée par le Rav Barou’h Belizinski (chabad.org.il) – Traduction assurée par la rédaction du Toramel Bibliographie des Rubriques :’Houmach – Rambam – Hayom Yom – Le récit de Chabbat: http://www.loubavitch.fr Délivrance & Machia’h: http://www.loubavitch.fr, http://www.daf-hagueoula.org, le Messianisme et la Rédemption (Editions du Beth Loubavitch)La Question à un Rav: http://www.chabad.org.ilTanya – Tehilim – Un jour une Hala’ha: Rédaction du Toramel Chnéor

Notre Père et Roi, nous reconnaissons avoir fauté contre Toi

Notre Père et Roi, nous n’avons pas d’autre Roi que Toi.

Notre Père et Roi, agis favorablement envers nous pour la gloire de Ton renom.

Notre Père et Roi, accorde-nous une bonne et heureuse année.

Notre Père et Roi, annule tous les mauvais décrets contre nous.

Notre Père et Roi, réduis à néant les conspirations de ceux qui nous haïssent.

Notre Père et Roi, retourne contre nos ennemis le mauvais conseil qui les inspire.

Notre Père et Roi, écarte tout malheur et calamité qui nous menacent.

Notre Père et Roi, protège ceux qui ont fait alliance avec Toi, des dangers de la maladie, de la guerre et de la famine, de la captivité, de la destruction, du crime et de la persécution.

Notre Père et Roi, pardonne et efface toutes nos fautes.

Notre Père et Roi, que soit annulé à Tes yeux le poids de nos crimes et péchés.

Notre Père et Roi, aide-nous à accomplir un sincère repentir vers Toi.

Notre Père et Roi, envoie la guérison complète aux malades de Ton peuple.

Notre Père et Roi, souviens-Toi de nous avec faveur.

Notre Père et Roi, inscris-nous dans le livre de la vie heureuse.

Notre Père et Roi, inscris-nous dans le livre de la délivrance et de la Rédemption.

Notre Père et Roi, inscris-nous dans le livre de la prospérité.

Notre Père et Roi, inscris-nous dans le livre des mérites.

Notre Père et Roi, inscris-nous dans le livre du pardon.

Notre Père et Roi, fais en sorte que la Rédemption se réalise bientôt.

Notre Père et Roi, relève la dignité d’Israël Ton peuple.

Notre Père et Roi, écoute notre supplication avec compassion.

Notre Père et Roi, accepte avec miséricorde nos prières.

Notre Père et Roi, ne nous renvoie pas sans nous avoir exaucés.

Notre Père et Roi, souviens-Toi que nous ne sommes que poussière.

Notre Père et Roi, prends pitié de nous et de nos enfants.

Notre Père et Roi, agis au nom de nos martyrs morts en sanctifiant Ton Nom.

Notre Père et Roi, agis au nom de nos suppliciés.

Notre Père et Roi, agis au nom de ceux qui sont morts au bûcher, ou noyés pour ne pas parjurer.

Notre Père et Roi, si nous ne sommes pas dignes, agis au moins pour Ton renom.

Notre Père et Roi, fais-nous grâce et exauce-nous, car nous n’avons pas assez de mérite.

Accorde-nous Ta clémence et Ta générosité pour le Salut

La sonnerie du Chofar Il est une Mitsvat ‘Assé (un commandement positif) ordonnée par la Torah d’écouter la sonnerie du Chofar le jour de Rosh Ha-Chana, comme il est dit : « Ce sera pour vous un jour de sonnerie ». Il est interdit de parler entre les différentes sonneries, à fortiori pendent les sonneries elles même. Les Poskim (les décisionnaires) discutent sur le fait de dire le Vidouï (se repentir de ses fautes) entre les différentes série de sonneries (comme c’est imprimé dans certains Mah’zorim – rituels de prières). L’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita est qu’il est interdit de dire quoi que ce soit, même le Vidouï, entre les différentes séries de sonneries. Notre maître le Rav Chlita pense que même si une personne avait cette tradition jusqu’à présent, elle doit s’en défaire, car en s’interrompant de n’importe quelle façon entre les différentes séries de sonneries, on s’introduit dans un risque de Bérah’a Lé-Vatala (avoir réciter une Bénédiction en vain), ainsi que dans un doute s’il faut peut être redire la bénédiction sur le Chofar. Cependant, Il est permis de penser le Vidouï entre les différentes séries de sonneries sans le prononcer, mais ceci uniquement par la penser et uniquement entre les différentes séries de sonneries, mais pendant les sonneries elles même, nous devons garder le silence et écouter attentivement les sonneries du Chofar. Les femmes sont exemptes de la Mitsva du Chofar, puisque c’est une Mitsvat ‘Assé Ché-Hazéman Guérama (un commandement positif lié à une limite dans le temps), or, les femmes sont exemptes de toute Mitsvat ‘Assé Ché-Hazéman Guérama. Cependant, les femmes ont la tradition de venir à la synagogue le jour de Roch Ha-Chana pour écouter le Chofar. Une femme qui ne peut se rendre à la synagogue le jour de Roch Ha-Chana, peut entendre le Chofar chez elle en faisant venir quelqu’un qui lui sonnera (ou bien à la synagogue pendant l’après midi de Roch Ha-Chana, comme c’est l’usage dans diverses communautés). Mais attention !! Il est interdit de réciter la Bérah’a sur le Chofar lorsqu’on sonne pour une femme, puisque les femmes sont exemptes de cette Mitsva selon Din. Certaines femmes Achkénazes ont la tradition de réciter elles même la Bérah’a du Chofar lorsqu’on vient leur sonner, et elles ont un appui Halah’ic valable. Cependant, chez les Séfaradim, même lorsqu’on sonne le Chofar pour des femmes, elles ne récitent pas la Bérah’a. La Mitsva de Chofar peut être accomplie durant toute la journée de Roch Ha-Chana, du lever du soleil jusqu’au coucher. Par conséquent, lorsqu’on sonne pour des femmes, nous pouvons le faire tant que la Chki’a (le coucher du soleil) n’est pas arrivé. Nous avons un grand principe selon lequel les Mitsvot nécessitent une concentration (Kavana), comme nous l’avons développé dans une Halah’a. Par conséquent, lorsqu’on entend le son du Chofar le jour de Roch Ha-Chana, il faut se concentrer et penser que l’on accomplit un commandement positif de la Torah.

Parachath Nitsavim – Le sionisme de Hachem « Hachem, ton Dieu, reviendra de ta captivité, et Il aura pitié de toi, Il reviendra, et te rassemblera d’entre tous les peuples, où t’a dispersé Hachem, ton Dieu » (Devarim 30, 3). Ce verset, qui prophétise le retour des Juifs en Erets Yisraël après leur long exil, est rédigé d’une façon étrange. Il ne dit pas que Hachem nous « fera revenir de notre captivité », mais qu’Il « reviendra » [Lui-même] de notre captivité, comme si celle-ci non seulement prendra alors fin, mais encore sera accompagnée de Son propre « retour ». Ainsi que l’explique Rachi (ad loc.), « la chekhina, s’il est permis de s’exprimer ainsi, réside avec les enfants d’Israël dans les souffrances de l’exil, et elle a inscrit Sa propre délivrance pour le jour où nous serons délivrés (Meguila 29a). Elle reviendra alors avec nous… ». On peut dire par conséquent que Hachem, d’une certaine manière, souffre autant que nous des douleurs de l’exil, et qu’Il aspire, autant que nous, à « revenir » sur notre terre. -o-o-o-o-o-o-o-o- Haftarath parachath Nitsavim – « Sa droite et le bras de Sa force » « Hachem a juré par Sa droite et par le bras de Sa force : Jamais plus Je ne donnerai encore ton froment pour nourriture à tes ennemis, jamais plus les fils de l’étranger ne boiront ton moût, pour lequel tu as travaillé ! » (Isaïe 62, 8). Ce verset contient un double serment prononcé par Hachem en faveur d’Israël : « par Sa droite », et par Son bras puissant [littéralement « le bras de Sa force »]. Le premier, explique Malbim, concerne ce que réalisera Hachem grâce aux actions des Justes et aux mérites d’Israël, tandis que le second s’applique à ce qu’Il réalisera sans intervention de nos mérites, et par Sa seule force. Le « bras » symbolise ici les Tefiline, représentation de la grandeur et de la force du peuple d’Israël. Jacques KOHN.

La sonnerie du Chofar

Il est une Mitsvat ‘Assé (un commandement positif) ordonnée par la Torah d’écouter la sonnerie du Chofar le jour de Rosh Ha-Chana, comme il est dit : « Ce sera pour vous un jour de sonnerie ».
Il est interdit de parler entre les différentes sonneries, à fortiori pendent les sonneries elles même.
Les Poskim (les décisionnaires) discutent sur le fait de dire le Vidouï (se repentir de ses fautes) entre les différentes série de sonneries (comme c’est imprimé dans certains Mah’zorim – rituels de prières).
L’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita est qu’il est interdit de dire quoi que ce soit, même le Vidouï, entre les différentes séries de sonneries.
Notre maître le Rav Chlita pense que même si une personne avait cette tradition jusqu’à présent, elle doit s’en défaire, car en s’interrompant de n’importe quelle façon entre les différentes séries de sonneries, on s’introduit dans un risque de Bérah’a Lé-Vatala (avoir réciter une Bénédiction en vain), ainsi que dans un doute s’il faut peut être redire la bénédiction sur le Chofar.
Cependant, Il est permis de penser le Vidouï entre les différentes séries de sonneries sans le prononcer, mais ceci uniquement par la penser et uniquement entre les différentes séries de sonneries, mais pendant les sonneries elles même, nous devons garder le silence et écouter attentivement les sonneries du Chofar.
 
Les femmes sont exemptes de la Mitsva du Chofar, puisque c’est une Mitsvat ‘Assé Ché-Hazéman Guérama (un commandement positif lié à une limite dans le temps), or, les femmes sont exemptes de toute Mitsvat ‘Assé Ché-Hazéman Guérama.
Cependant, les femmes ont la tradition de venir à la synagogue le jour de Roch Ha-Chana pour écouter le Chofar.
Une femme qui ne peut se rendre à la synagogue le jour de Roch Ha-Chana, peut entendre le Chofar chez elle en faisant venir quelqu’un qui lui sonnera (ou bien à la synagogue pendant l’après midi de Roch Ha-Chana, comme c’est l’usage dans diverses communautés).
Mais attention !!
Il est interdit de réciter la Bérah’a sur le Chofar lorsqu’on sonne pour une femme, puisque les femmes sont exemptes de cette Mitsva selon Din.
Certaines femmes Achkénazes ont la tradition de réciter elles même la Bérah’a du Chofar lorsqu’on vient leur sonner, et elles ont un appui Halah’ic valable.
Cependant, chez les Séfaradim, même lorsqu’on sonne le Chofar pour des femmes, elles ne récitent pas la Bérah’a.
 
La Mitsva de Chofar peut être accomplie durant toute la journée de Roch Ha-Chana, du lever du soleil jusqu’au coucher.
Par conséquent, lorsqu’on sonne pour des femmes, nous pouvons le faire tant que la Chki’a (le coucher du soleil) n’est pas arrivé.
 
Nous avons un grand principe selon lequel les Mitsvot nécessitent une concentration (Kavana), comme nous l’avons développé dans une Halah’a.
Par conséquent, lorsqu’on entend le son du Chofar le jour de Roch Ha-Chana, il faut se concentrer et penser que l’on accomplit un commandement positif de la Torah.

Le jour du jugement

Dans la Guémara Rosh Ha-Shana (16a), nos maîtres nous dévoilent une information de grande valeur, selon laquelle le jour de Rosh Ha-Shana – jour où l’être humain fut créé – Hashem siège et juge toutes les créatures de l’univers.

Chaque évènement appelé à se produire sur les créatures durant toute l’année est décrété lors de ce jour si redoutable, jour du grand jugement de chaque être vivant dans le monde.

Le fait que nos maîtres nous informe d’une telle chose, n’est pas fortuit, car en réalité, cette information est sensée avoir une conséquence centrale pour nous tous, afin que nous sachions nous préparer correctement à ces jours, en faisant un repentir sincère sur nos actes, en prenant de solides engagements pour la nouvelle année, et en implorant Hashem pour qu’Il écoute notre voix dans une prière accompagnée d’une sérieuse concentration, et afin qu’il renouvelle pour nous une bonne année.

Nous pouvons comprendre cela par raisonnement a fortiori :

En effet, tout individu qui passe en jugement devant un roi fait de chair et de sang, même si ce roi est le plus clément, l’individu a peur et redoute la justice royale, et il est certain qu’il lui promettra qu’à l’avenir, il veillera à améliorer ses actes, et il lui fera différentes promesses sur son comportement dans l’avenir. Mais lorsque cette même personne se présentera de nouveau devant le roi l’année d’après, la colère du roi sera grande puisqu’il constatera que l’individu n’a strictement rien changé de ses voies tortueuses, et qu’il est resté au même niveau où il se trouvait auparavant.

À plus forte raison nous concernant, puisque nous sommes convoqués en jugement devant le Roi des Rois, Hashem lui-même, car même si notre Roi est un roi plein de miséricorde et de clémence, qu’Il est patient et plein de bonté, malgré tout, il est inconcevable que l’individu revienne chaque année et promette à Hashem qu’il va améliorer ses actes, et qu’il prenne chaque année les mêmes engagements qu’il a déjà pris l’année précédente.

Au contraire, un tel acte plein d’insolence et d’effronterie – en se présentant chaque année devant Hashem en lui demandant de se montrer miséricordieux envers lui et de lui donner une longue vie, alors qu’il continu sa mécréance – peut être d’autant plus accablant pour l’individu.

Il est vrai qu’un tel comportement est fréquent – à notre grand désarroi – chez de nombreuses personnes, qui – lorsqu’elles arrivent vers la vieillesse – font le bilan de leur existence et constatent qu’aucune amélioration significative n’apparaît dans leur service d’Hashem, et que leur existence n’a fait que « couler » au rythme de la vie, jusqu’au jour de leur mort. L’une des principales causes à cela provient du manque de réflexion correcte dans le domaine du service d’Hashem.

Et maintenant que nous sommes proches de Rosh Ha-Shana, chaque individu doit s’examiner afin de déterminer quel est le point sur lequel il ne se conduit pas correctement dans le service d’Hashem, et il doit également s’engager sur une chose qu’il n’applique pas encore à la perfection. Mais l’individu doit savoir que son engagement doit être prit à partir d’une réflexion juste, de sorte que même si toutes les vagues du monde lui passaient dessus, il ne lâchera pas l’engagement qu’il a pris sur cet acte, et grâce à cela, il pourra être qualifié de « BAAL TESHOUVA », afin que du ciel, on constate la valeur de son esprit, et que sa prière soit exaucée devant Hashem, comme Hashem lui-même l’a dit : « Ouvrez-moi une porte de la grandeur du chat d’une aiguille (car le chat d’une aiguille est percé de part en part, et ne peut jamais se boucher), et Moi, je vous ouvrirai une porte de la taille de celle du Oulam (très vaste pièce du Beit HaMikdash).

Demandes personnelles de façon régulière



Question :

Il a été expliqué dans la Halacha Yomit qu’il est permis d’ajouter des demandes personnelles dans les bénédictions de la ‘Amida.
Est-il permis de le faire de façon régulière, en ajoutant constamment chaque jour une demande précise dans le texte de la prière ?

Réponse :

Il est vrai qu’il est permis d’ajouter des demandes personnelles à travers les bénédictions intermédiaires de la ‘Amida, en rapport avec le sujet de la bénédiction. En particulier, dans la bénédiction de « Chomé’a Téfila », où l’on peut ajouter tout ce que l’on désire, comme nous l’avons déjà expliqué, et comme l’indiquent la plupart des Siddourim (rituels de prière) des Séfaradim et des originaires des communautés du Moyen Orient, où figure un texte de Viddouï et de demande pour la Parnassa (subsistance matérielle) à dire dans la bénédiction de « Chomé’a Téfila ».

Le Gaon auteur du Touré Zahav (chap.122) écrit, que nos maîtres n’ont autorisé à ajouter des demandes personnelles dans la prière que de façon ponctuelle, mais on ne peut ajouter chaque jour de façon régulière un passage personnel, car cela peut représenter une forme de modification du texte de la prière établi par nos maîtres, puisqu’en agissant ainsi, on innove une formule de prière.

Mais notre maître le H’YDA écrit dans son commentaire Birké Yossef que les propos du Touré Zahav ne sont pas très clairs sur ce point du point de vue de la Halah’a.
Le Gaon auteur du Kaf Ha-H’aïm écrit que même selon les propos du Touré Zahav, il est permis d’ajouter de façon régulière le texte de demande sur la Parnassa dans la bénédiction de « Chomé’a Téfila », puisque ce texte apparait dans les enseignements de notre maître le ARI zal ainsi que dans les enseignements du Zohar Ha-Kadoch. De ce fait, il est permis d’ajouter ce texte de façon régulière.
Le livre Yalkout Yossef cite les propos du Zohar Ha-Kadoch sur ce sujet, et selon ses propos, à chaque fois que l’on prie, on doit avouer ses fautes (Vidouï) dans la bénédiction de « Chomé’a Téfila ». il cite également les propos des Kabbalistes selon lesquels il faut aussi prier pour la Parnassa dans cette bénédiction, de façon régulière.

En conclusion :

Concernant le texte de demande de la Parnassa, on peut prendre appui sur les décisionnaires permettant de le dire de façon régulière.
Cependant, concernant d’autres demandes personnelles, il y a matière à s’imposer la rigueur et ne pas les inclure de façon régulière. Si l’on désire le faire, il faut modifier légèrement de temps en temps le texte de la demande.

On raconte au sujet du Gaon Rabbi Chélomo Zalman OYERBAH’ z.ts.l qui avait des demandes personnelles dans sa prière, pour de malades ou autres, malgré tout il s’imposer de modifier la formulation de la demande, ou bien il interrompait durant une période les demandes personnelles, afin de ne pas montrer qu’il innovait une formulation de prière, comme l’enseigne le Touré Zahav.

Ange  : La pédophilie prônée par l’islam ?
Je suis bouleversée, scandalisée, écoeurée…………………………..…
Profondément choquée et en larmes………………………..

Je réagis suite à 2 mail que j’ai reçu :
D’un musulman, prônant la pédophilie, et disant qu’il est préférable de marier les filles prépubères (avant 10 ans).
Je ne donnerai même pas son nom, car il a fait ça dans le but de me convaincre gentillement, et pas pour m’écoeurer.

Et un autre, un monstre islamiste, me donnant un lien pédophile !!!!!!!
Où une petite fille d’environ 4 ou 5 ans était violée !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et ça, je sais que je ne pourrai jamais oublier une telle horreur islamiste !

Je suis scandalisée que des êtres pensent qu’il faille violer des enfants de moins de 10 ans pour leur bien.

Je suis scandalisée que l’islam exige cela !

Je suis scandalisée que l’islam pensent que la loi contre la pédophilie est contre Dieu et faite par des incroyants !!!!!!!!!!!!!

Je suis scandalisée par le fait que les islamistes estiment qu’il n’y a pas viol si les petites filles de 6 ans sont mariées !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je suis scandalisée par le fait que les filles musulmanes doivent être mariées avant leurs règles.

Je suis écoeurée par l’islam à tout jamais.

Et je l’étais déjà pas mal après avoir vu des islamistes égorger des êtres humains (une horreur que je ne pourrai jamais oublier contrairement aux musulmans qui peuvent dormir après ça !)

Je suis désormais absolument persuadée que l’islam est la « religion » de Satan, et je combattrai toujours cette secte qui encourage la pédophilie le viol d’enfants et les êtres qui égorgent des hommes et des animaux !

A tous les croyants en Dieu et les athées :
OUVREZ LES YEUX !!!

L’islam est le Mal et ne fait que le Mal, c’est la secte de Satan !!!!!!!!

Et si vous défendez cette secte satanique qu’est l’islam, vous encourager le Mal, les meurtres et la pédophilie !

Voir une petite fille d’environ 4 ou 5 ans se faire violer par un islamiste qui devait être son mari est une chose atroce qu’on oublie certainement jamais.

Ce site est infernal et malsain tout comme l’islam et les islamistes !

Question – Pourquoi l’homme doit-il demander pardon à Hachem sur ce qu’il a fait sans intention, c’est-à-dire de façon involontaire, alors qu’il n’existe pas d’homme juste sur terre qui ne fait que le bien sans commettre de faute, et il est impossible à l’homme de ne pas commettre quelques fautes sans y avoir porté attention. Pourquoi avons-nous donc le devoir de nous repentir même sur ce type de fautes ?



Réponse :

 
Il est enseigné dans la Guémara Yoma (36b) :
Rabbi Meïr dit : quel est l’ordre du Vidouï (aveux des fautes) ?
On doit dire : « J’ai fauté volontairement (‘Avon) ; j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pecha’) ; j’ai fauté involontairement (H’ètt) », selon l’ordre respecté au sujet du bouc qui était envoyé du haut d’une falaise le jour de Yom Kippour, et qui servait d’expiatoire aux fautes d’Israël : « Il (le Cohen Gadol) avouera sur lui les « ‘Avonot » (fautes volontaires) des enfants d’Israël, ainsi que tous leurs « Pécha’im » (fautes par rébellion) et leurs « H’ataïm » (fautes involontaires)… »
C’est à partir de là que nous apprenons l’ordre du Vidouï.
Mais les H’ah’amim objectent et pensent que l’ordre du Vidouï est :
« J’ai fauté involontairement (H’ètt), j’ai fauté volontairement (‘Avon), j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pecha’) ».
En effet, le terme « H’ètt » désigne les fautes involontaires, comme il est dit : « une personne qui fauterait (H’ètt) involontairement… ».
Le terme « ‘Avonn » désigne la faute volontaire, comme il est dit : « Cette personne sera retranchée, sa faute (‘Avonn) en elle ».
Le terme « Pécha’ » désigne la rébellion, c’est-à-dire, le niveau le plus grave de la faute, comme il est dit : « Le roi de Moav a fauté envers moi… ».
Or, puisqu’il n’est pas juste d’avouer des fautes commises de façon involontaire après avoir avoué des fautes volontaires et de la rébellion, par conséquent, le plus juste est de dire : « j’ai fauté involontairement (H’ètt), j’ai fauté volontairement (‘Avonn), j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pecha’) ».
Nous savons que la Halah’a est fixée selon l’opinion des H’ah’amim.
De même, le roi David dit : « Nous avons fauté (H’ètt) avec nos parents, nous avons fauté volontairement et nous avons fait preuve de mécréance. ».
Nous pouvons constater qu’il a placé le « H’ètt » (faute involontaire) devant le « ‘Avonn » (faute volontaire).
 
Nous voyons à partir de tout cela que le « H’ètt » désigne la faute involontaire, et le « ‘Avonn » la faute volontaire, et malgré cela, selon Rabbi Meïr, l’homme doit d’abord avouer ses fautes volontaires et ensuite ses fautes involontaires.
Nous devons donc comprendre la raison de Rabbi Meïr, puisque la logique voudrait d’abord placer la faute involontaire avant la faute volontaire, car il n’est pas correct de demander pardon d’abord sur la chose grave et ensuite sur la chose moins grave.
 
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita explique cela en disant que la raison de Rabbi Meïr réside dans le fait qu’en réalité nous aurions pu dire que l’homme n’aurait pas à demander pardon pour des fautes commises involontairement puisque – comme le dit notre question – il n’existe pas d’homme sur terre qui accomplit le bien sans commettre la moindre faute, et il est inconcevable qu’un homme ne se heurte pas une seule fois dans sa vie à une quelconque faute par inattention.
Mais en réalité, si l’homme était un véritable Tsaddik, et qu’il se comportait dans le moindre de ses actes selon le chemin de la Torah, aucune forme de faute ne se présenterait devant lui, pas même une faute involontaire, car il est inconcevable qu’un juif qui possède en lui une âme sainte puisse commettre la moindre faute, même par inattention, excepté s’il a commis auparavant une faute de façon volontaire de son plein gré, car à ce moment-là, son âme est souillée et entachée, et de ce fait, il peut en arriver par la suite à commettre des fautes de façon involontaire. Notre maître rapporte que le Gaon MAHARAM ALCHIH’ explique lui aussi dans ce sens en ajoutant que l’âme de l’homme ne peut normalement pas arriver à la moindre faute, et si l’homme commet malgré tout des fautes involontaires, c’est en raison des fautes volontaires qu’il a commises.
 
C’est pourquoi le roi David dit : « J’avoue mon ‘Avonn (faite volontaire), mais je me soucis de mon H’ètt (faute involontaire) ». Car après s’être heurté à la faute volontaire, j’ai de quoi me faire du souci vis-à-vis de ma faute involontaire, puisque c’est le volontaire qui provoque l’involontaire.
 
C’est donc pour cette raison que Rabbi Meïr place la faute volontaire avant l’involontaire dans le Vidouï, car c’est la faute volontaire qui entraîne la faute involontaire.
 
Par conséquent, chacun est tenu d’avouer ses fautes et de se repentir sur tous ses actes, et il ne faut surtout pas se laisser convaincre par des mensonges comme les propos de certains qui affirment : « Après tout, notre situation est correcte… ».
Ou bien « Si tout le monde était comme moi, le Machiah’ serait déjà arrivé… ». Car il n’en est rien et qui peut imaginer la profondeur de la justice ‘Hachem ?!
Chacun doit se repentir de façon sincère, en particulier des fautes commises de façon volontaire, et grâce à cela, Hachem le préservera de toute faute, même involontaire.
 
Qu’Hachem accepte favorablement notre repentir.

Ne fais pas de ta prière un fardeau

Nous sommes dans une période de Miséricorde et de supplications, pendant laquelle il incombe tout individu de faire une introspection et de revenir vers son Créateur.Il incombe la plupart des gens de se renforcer dans le domaine de la prière, et faire en sorte de la dire correctement, pour qu’Hachem écoute notre prière et nous ramène à Lui, afin d’accepter notre Téchouva (repentir), et pour qu’Il nous gratifie d’une année bonne et remplie de bénédictions.

Il est enseigné dans la Guémara, traité de Mo’ed Katann (28a) :Les enfants, la vie et la subsistance matérielle ne dépendent pas du mérite, mais du destin.C’est-à-dire, un homme qui sert Hachem correctement, peut malgré tout, être pauvre, ou bien ne pas avoir d’enfants, ou qu’il n’ait pas le mérite de vivre longtemps.Tout ceci en raison du fait que le destin de cet homme en est ainsi, qu’il n’ait pas d’enfants, ou autre.

Apparemment, il est expliqué que les prières de l’homme n’ont aucune efficacité sur ces choses là, car si le destin de cet homme – dans sa conception naturelle – le veut ainsi qu’il soit pauvre, en quoi la prière peut-elle être efficace pour modifier son mauvais destin ?!

Mais notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit à ce sujet que malgré tout, il ne fait aucun doute que par le moyen de la prière, l’individu peut tout changer, et même son destin.Il y a un fondement à cela dans les versets, « Vous servirez Hachem votre D » ceci indique la prière (comme il est enseigné dans la Guémara Ta’anit 2a : « Quel est le culte que l’on exerce avec le cœur ? C’est la prière.). A la suite de cela, il est dit : « Il bénira ton pain et ton eau… ». Ceci indique la subsistance matérielle. « Il n’y a aura pas de femme avorteuse, ni de femme stérile chez toi… ». Ceci indique les enfants. « J’augmenterai le nombre de tes jours… ». Ceci indique la longévité de la vie.L’individu peut donc changer son mauvais destin, par le moyen de la prière.

Mais tout ceci, à la condition que la prière soit dite avec une totale concentration, en particulier lorsqu’il s’agit de la prière qui est dite après l’étude, comme il est écrit dans le Zohar Ha-Kadoch (Paracha de Pinh’ass), dont voici les termes :« Viens et constate, toutes les créatures du monde – avant que la Torah ne soit donnée – dépendaient du destin, et parmi ces créatures, nous trouvons les enfants, la vie et la subsistance matérielle. Mais après le Don de la Torah à Israël, Hachem les a sortis de la domination des étoiles et des astres. Nous avons appris cette méthode d’Avraham Avinou qui avait vu dans son destin qu’il n’aurait pas d’enfants. Hachem lui demande : « Sort de la domination des astres », c’est-à-dire, ne tiens pas compte des ces choses là, car grâce à la Torah et à la prière, le mauvais destin d’un homme change. »

Hormis la concentration dan la prière, celle-ci doit être dite avec un cœur brisé, comme il est dit : « un cœur brisé et abattu, ô Hachem, tu ne le dédaignes point ». En effet, Hachem écoute davantage la prière des gens qui gémissent de leurs souffrances et qui prient avec tout leur cœur.Nos maîtres enseignent : même si toutes les portes sont fermées, les portes des larmes ne se fermeront jamais.Si pour une raison quelconque une personne ne peut prier avec des larmes, notre maître le H’YDA écrit qu’il faut au moins s’efforcer de prier avec un cœur brisé et d’une voix plaintive, car même une telle prière possède une importance proche de celle de la prière faite avec des larmes.

Chacun doit savoir que tout ce que l’on peut réaliser en investissant tous les efforts du monde, ne représente rien vis-à-vis de prières dites des profondeurs du cœur.Nous avons nous même constaté sur la personne d’un bon juif habitant Tel Aviv dans un quartier rempli de toutes les mauvaises attractions de ce bas monde. Tous les enfants de ses voisins – qui étaient pourtant des juifs pratiquants – ont tous très mal évolués, car ils n’ont pas surmonté les épreuves présentes dans leur quartier.Que fit ce juif ? il priait chaque jour avec des larmes, quand ses enfants étaient encore très jeunes. Il eut le mérite de voir ses prières exaucées. Tous ses fils sont sortis bénis d’Hachem, de véritables érudits dans la Torah. Ses filles sont elles aussi sorties pudiques et sages. Elles ont épousées des érudits dans la Torah et ont eu le mérite d’avoir elles aussi des enfants dans le chemin de la Torah. Ce juif répond toujours à ceux qui le questionnent qu’il n’a pas le moindre doute que la réussite spirituelle de ses enfants est due uniquement à ses prières constantes, à un moment où le danger n’était pas encore visible puisque ses enfants étaient encore très jeunes. Il implorait et priait chaque jour avec beaucoup d’engouement, pour qu’Hachem lui donne le mérite de voir de la satisfaction de ses enfants, qu’ils aient tous la crainte d’Hachem.

Celui qui fait fauter les autres

Question :

Une personne qui fait fauter les autres (qui a causé le fait que d’autres commettent des fautes), sa Téchouva (repentir) peut-elle être acceptée, lorsqu’elle regrette ses actes de tout son cœur, et qu’elle s’engage à ne plus les récidiver ?

Réponse :
Cette question prend sa source dans l’enseignement de nos maîtres dans le Pirké Avott (chap.5) :
« Toute personne qui a fait fauter les autres, on ne lui laissera pas la possibilité de faire Téchouva. »
Apparemment, il est expliqué que celui qui fait fauter les autres, n’a pas de possibilité de se repentir, cette personne mourra avec sa faute et l’on se vengera de lui dans le Monde Futur pour ce qu’il a fait.

Mais en vérité, il n’en est rien, car il n’y a rien qui puisse se dresser devant la Téchouva.
Le véritable sens des propos de nos maîtres dans le Pirké Avott est que la personne qui a fait fauter les autres ne bénéficiera pas de l’aide d’Hachem pour se repentir. Comme il est dit dans Michlé (les proverbes) : « Un homme opprimé jusqu’au sang fuira jusqu’au puits, mais on ne le soutiendra pas », dans le ciel, on ne le soutiendra pas à faire Téchouva. Ceci afin qu’il ne se trouve pas lui, au Gan ‘Eden, et les personnes qui ont fauté à cause de lui, au Guéhinam.
Mais s’il fournit des efforts et qu’il se repentit, sa Téchouva est acceptée. Comme l’écrit le RAMBAM, au sujet de tous les cas de personnes qui n’ont pas droit au Monde Futur – et parmi ces cas, la personne qui a fait fauter les autres – si toutefois ces personnes se repentent de leur mécréance avant leur mort, et qu’elles deviennent des Ba’alé Téchouva, ces personnes auront droit au Monde Futur, car tu n’as rien qui se dresse devant la Téchouva, comme on l’enseigne aussi dans le Talmud Yérouchalmi (1er chap. de Péa)

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita ajoute une allusion à cela, à partir du verset : « Si vos fautes sont rouges comme le pourpre, elles blanchiront comme la neige. » (Si vous vous repentez, vos fautes blanchiront comme la neige.). Mais dans la suite de ce même verset, il est dit : « Si elles rougissent comme le pourpre, elles blanchiront comme la laine. », et il n’est pas dit « Si vos fautes sont comme le pourpre… » mais uniquement « si elles rougissent », un langage qui indique une chose causée, car cette personne a fait fauter les autres, et les fautes des autres ont rougies, à ce moment-là, elles seront comme la laine, car la neige est plus blanche que la laine.
Mais malgré tout, Bédi’avad (de façon rétroactive), sa Téchouva est acceptée.

Il semble très important de préciser que dans cette catégorie d’individus qui font fauter les autres, s’inscrivent les femmes qui marchent avec un manque de pudeur vis-à-vis des principes de la Halah’a. Par cette faute, elles font fauter la collectivité sans limites. De même, les personnes qui vendent dans leurs magasins de journaux et magazines profanes, et laissent tout le monde les consulter, ces gens-là font eux aussi fauter la collectivité, et leur faute est très lourde. De même, les personnes qui humilient les sages de la Torah, en les calomniant devant toute personne prête à écouter les pires choses sur les sages d’Israël et sur notre sainte Torah, car en diffusant des opinions diffamantes, ces gens font eux aussi partie de la catégorie de ceux qui font fauter la collectivité. Au lieu d’exploiter leur force de parole à solidifier les cœurs des gens faibles d’esprit afin qu’ils fassent Téchouva et qu’ils se rapprochent encore et encore du service d’Hachem, ces personnes vont et utilisent les forces dont Hachem les a gratifiés, afin de faire fauter les autres envers Lui. Toutes ces personnes font partie de la catégorie de ceux qui font fauter les autres, dont la faute est très lourde et dont le repentir est très difficile, mais comme nous l’avons dit, s’ils font Téchouva de toutes leurs forces, leur Téchouva est acceptée devant Hachem.

Le plus juste est de faire un contre-balancement, en faisant bénéficier les autres de l’accomplissement de Mitsvot afin d’expier ses fautes, et là, sa Téchouva sera davantage acceptée.

Le contre-balancement consisterait à ce que cette femme qui a fait fauter les autres par son manque de pudeur s’engage dès aujourd’hui à être méticuleuse dans sa pudeur, et à guider ses amies et ses filles dans le chemin de la pudeur, car par tout moyen elle peut augmenter la sainteté et la pureté dans le monde.De même, celui qui vendait des journaux et magazines profanes doit s’engager à augmenter la diffusion de la Torah et de la pureté au sein du peuple d’Israël. De même, les personnes qui détérioraient la pensée des autres par des opinions diffamantes à l’égard des sages d’Israël doivent solidifier les autres par des opinions et des pensées justes et conformes avec le chemin d’Hachem, et par cela, leur faute sera pardonnée et leur Téchouva sera acceptée devant Hachem.

L’homme et son prochain




Dans la Halah’a précédente
, nous avons expliqué de façon générale, les principes de la Téchouva (le repentir).
 
Il est enseigné dans une Michna de Yoma (85b) :
Rabbi El’azar Ben ‘Azarya commente : Il est dit dans la Torah, au sujet de Yom Kippour :
« Car ce jour-là, Il vous pardonnera, afin de vous purifier de toutes vos fautes devant Hachem, vous serez pures » (Vayikra 16).
Yom Kippour pardonne les fautes commises envers Hachem (si l’on a fait Téchouva !), mais les fautes commises envers son prochain, Yom Kippour ne les pardonne qu’à la condition où l’on va demander pardon à la personne envers qui on a fauté.
C’est la raison pour laquelle, si l’on a irrité son prochain, ou qu’on l’a vexé de façon quelconque, on est tenu d’aller le trouver pour lui demander pardon.
 
C’est ce que nous apprenons dans la Guémara Baba Kama (92a) au sujet de celui qui a causé des dommages à quelqu’un, bien qu’on ait dédommagé la personne, la faute ne sera expiée que lorsqu’on aura demandé pardon à la victime des dommages.
La Guémara apprend cela à partir de ce qui est écrit au sujet du roi Aviméleh’ qui avait enlevé Sarah d’Avraham Avinou. Hachem lui dit : « Maintenant, rends cette femme à son mari, car c’est un prophète, et il priera pour toi afin que tu guérisses… » (En punition à l’enlèvement de Sarah, Hachem avait frappé de lèpre Aviméleh’ et tout son palais).
Nous voyons d’ici que si Avraham Avinou ne pardonnait pas à Aviméleh’, sa faute n’aurait pas été expiée, et cela, malgré qu’il lui aurait restitué sa femme.
En plus du fait de faire Téchouva devant Hachem pour avoir fauté envers son prochain, il faut aussi demander pardon au prochain pour la faute commise envers lui.
 
Lorsqu’une personne demande pardon à quelqu’un, il n’est pas convenable de se comporter avec dureté envers la personne qui vient demander pardon de façon sincère, et il n’est pas souhaitable de lui refuser le pardon.
D’où apprenons-nous ce comportement ?
D’ Avraham Avinou sur lequel il est dit : « Avraham pria Hachem, et  Hachem guérit Aviméleh’… »
 
C’est ainsi que tranche notre maître le RAMBAM (chap.2 des Halah’ot sur la Téchouva), et voici ses termes :
« La Téchouva et Yom Kippour n’ont le pouvoir de pardonner que les fautes commises envers Hachem. Mais les fautes commises envers le prochain, Yom Kippour ne les pardonne que lorsqu’on a été demander pardon au prochain envers qui nous avons fauté.
Si la personne offensée refuse de pardonner, nous devons retourner la voir, en compagnie de 3 amis de la personne offensée, qui lui demanderont de nous pardonner.
Si la personne offensée refuse toujours de pardonner, nous devons retourner la voir une 2ème et une 3ème fois, à chaque fois en compagnie de 3 nouvelles personnes, toujours choisies parmi ses amis, afin qu’ils puissent le convaincre de nous pardonner.
Si malgré tout, la personne offensée refuse toujours de pardonner, nous devons la laisser sans plus de considération, mais cette personne offensée qui a refusé le pardon à celui qui est venu s’excuser sincèrement commet à son tour une très grave faute.
Si une personne a fauté envers son Rav (son maître dans la Torah, qui lui a enseigné la majeure partie de ce qu’il connaît), elle doit aller lui demander pardon, même 1000 fois si c’est nécessaire, jusqu’à ce que le Rav lui pardonne ».
C’est ainsi que tranche également MARANN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.606).
 
Il est interdit de se montrer cruel et de refuser de pardonner.
Au contraire, il faut faire preuve de bonne foi envers la sincérité de celui qui vient demander pardon, et il faut s’efforcer de travailler sa nature, afin d’être difficilement irritable.
Lorsqu’une personne vient demander pardon, il faut pardonner de tout son cœur et avec sincérité, car c’est ce qui fait toute la beauté du peuple d’Israël, et toute la droiture de leur cœur. Par opposition aux non-juifs dont la rancœur est éternelle !
 
Si l’on a fauté envers une personne qui est décédée sans que l’on ait eu le temps de lui demander pardon, nous devons prendre 10 personnes avec lesquelles nous devons nous rendre sur la tombe de la personne offensée, et nous devons déclarer :
« J’ai fauté envers le D. d’Israël et envers untel (nous devons citer le nom du défunt).
Je lui demande pardon en votre présence »
Le RAMBAM écrit que l’on doit détailler les fautes commises envers le défunt.
C’est ainsi que tranchent également le Eliya Rabba et le Michna Béroura.Si l’on se trouve dans une ville différente de celle où repose le défunt, il est suffisant de lui demander pardon en présence de 10 personnes. Si l’on a des amis qui habitent là où repose le défunt, il faut nommer une personne qui ira demander pardon au nom de l’offenseur en présence de 10 personnes qui se tiendront à proximité de la tombe du défunt.

Règles de la Téchouva (le repentir)

Le mois d’Eloul est un mois marqué par la Miséricorde Divine et les supplications.
C’est la raison pour laquelle, il est un devoir sacré pour chaque individu du peuple d’Israël, homme et femme, de procéder pendant cette période, à une véritable introspection afin d’analyser nos actes, pour se repentir devant Hachem.
Ainsi, lorsque nous nous présenterons devant Hachem le jour du Jugement de Roch Ha-Chana, Il se remplira de Pitié et de Miséricorde envers nous, et il nous accordera une nouvelle année pleine de bien.
Il n’est pas concevable pour tout individu responsable de repousser le moment de son repentir et de sa prise de conscience, comme l’écrit le Gaon auteur du Méssilatt Yécharim : « …Le retard de la prise de conscience et du repentir n’est fréquent que chez les incultes… »
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit au nom de notre maître le ARI zal, qu’il est souhaitable de se concentrer, particulièrement pendant cette période, dans la bénédiction de « Hachivénou Avinou Létoratéh’a… » de la ‘Amida (la prière quotidienne), qui est la bénédiction consacrée au repentir, et de prier Hachem pour ceux qui se sont écarté de la Torah, en particulier s’il s’agit de nos proches, car ces jours-là sont des jours d’acceptation et sont propices à cela, puisque « la Droite d’Hachem est tendue pour accueillir ceux qui reviennent vers Lui ».
 
Le RAMBAM écrit (au début des lois sur la Téchouva) :
Pour toutes les Mitsvot de la Torah, si un individu transgresse l’une d’entre elles, aussi bien volontairement qu’involontairement, lorsqu’il fait Téchouva, lorsqu’il se repent de sa faute, il est tenu de procéder au Vidouï (d’avouer ses fautes verbalement et de dire concrètement : « J’ai fauté devant Toi Hachem … ») devant Hachem, comme il est dit dans la Torah (Bamidbar 5) :
« … Un homme ou une femme qui commettra une des fautes de l’homme … Ils devront avouer la faute qu’ils auront commise… »
Il s’agit ici des aveux verbaux.
Nous apprenons de là qu’avouer ses fautes envers Hachem est un commandement de la Torah.
Comment avoue-t-on ses fautes ?
On doit dire :
« De grâce Hachem, j’ai fauté involontairement (H’et), j’ai fauté volontairement (‘Avon), j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pécha’), devant Toi, et j’ai agi de telle et telle façon. Je regrette ce que j’ai fait et j’ai honte de mes actes, et je m’engage à tout jamais de ne plus revenir à de tels agissements (On s’engage à ne plus commettre cette faute de nouveau) ».
Ceci représente l’essentiel du Vidouï (les aveux).
Toute personne qui multiplie et s’étend longuement dans son Vidouï, est digne de louanges.
 
À l’époque où le Beth Ha-Mikdach (le Temple de Jérusalem) existait, lorsque l’on commettait certaines fautes, on apportait un sacrifice expiatoire (Korbann H’atatt ou Korbann Acham) pour expier sa faute.
Avant de procéder à ce sacrifice, on avouait sa faute, car toute personne qui ne se repent pas de ses fautes ne peut pas bénéficier d’une expiation, et cela, même s’il offrait des milliers de sacrifices !
 
Le Vidouï (les aveux) étant l’une des conditions essentielles de la Téchouva (le repentir), celui qui n’avoue pas ses fautes, n’accomplit pas du tout son devoir de se repentir !
 
De notre époque, où nous n’avons malheureusement ni le Beth Ha-Mikdach, ni le Mizbéah’ (l’autel sur lequel on faisait les Sacrifices, et qui avait, de par lui-même, la capacité d’expier les fautes d’Israël), nous n’avons plus que la Téchouva.
Celui qui effectue une Téchouva sincère ne se verra rappeler aucune de ses fautes (lorsqu’il aura à rendre des comptes sur ses actes).
 
Il existe une condition supplémentaire à la Téchouva :
S’engager à ne plus jamais récidiver sa faute.
Ex : Si une personne a transgressé un interdit de la Torah, comme profaner Chabbat ou consommer des aliments interdits, ou s’il s’agit d’une femme, porter des vêtements qui ne sont pas dignes d’une fille d’Israël, du fait de leur indécence…
Tous ces comportements, nécessitent un engagement à ne plus les récidiver.
De même lorsqu’on a négligé l’accomplissement de commandements positifs, comme quelqu’un qui ne récitait pas le Kiddouch les jours de Chabbat ou de fêtes, ou qu’il n’honorait pas ses parents comme il se doit …
Ses négligences nécessitent également un engagement à ne plus les récidiver.
Tandis que celui qui se dit : « Je peux fauter puisque je me repentirais », Hachem l’empêchera de faire Téchouva.
 
L’individu doit également regretter ses fautes, en prenant conscience à quel point il a provoqué du mal en fautant, et à quel point il a provoqué la colère de son Créateur, qui lui prodigue tellement de bien !!
Mais celui qui ne regrette pas ses fautes, même s’il les a abandonnés et qu’il ne les recommence plus, et même s’il les a avoués, il n’a pas accompli son devoir de repentir, et ses fautes ne lui seront pas pardonnées !!
 
Nous avons donc appris que la Téchouva se divise en 3 points principaux :
          
Vidouï – Avouer concrètement et verbalement ses fautes.
Kabbala – Engagement sincère à ne pas récidiver ses fautes.
H’arata – Regrets sincères de ses fautes et de leurs conséquences.
 
Celui qui respecte ses 3 points a accompli véritablement le commandement de la Téchouva, il est aimé par son Créateur, et l’on peut attribuer à cette personne l’enseignement de Rabbi ‘Akiva dans la Guémara Yoma (85b) :
« Soyez heureux, Israël ! Constatez devant qui vous vous purifiez, et Qui vous purifie ?Votre père qui est dans le ciel, comme il est dit : « Le Mikwé d’Israël, c’est Hachem ! ». Comme un Mikwé a la capacité de purifier ceux qui sont impurs, de même, Hachem purifie Israël (de ses fautes) ».

TANYA :

Igueret Hakodech: chapitre 9
L’Admour Hazaken souligne que s’il est vrai que dans les générations passées, l’essentiel du travail devait être réalisé dans l’étude de la Torah, à notre époque qui est celle qui précède la venue de Machia’h, l’essentiel du travail que nous devons réaliser est celui de la Tsedaka.

HOUMACH :

Moché rappelle au peuple que la tribu de Lévi n’héritera d’aucune partie de la Terre d’Israël car « D.ieu est sa part ». En effet, cette tribu qui comporte à la fois les Léviim et les Cohanim aura pour rôle de servir D.ieu. Il est ainsi rappelé les portions qui reviennent au Cohanim dans les sacrifices.

TEHILIM :

Lire les Tehilim 20, 109 (קט) et 145 à 150 (קמה-קנ)

SEFER HAMITSVOT (Rambam) :

Mitsva positive N° 7 :
Il s’agit de l’ordre qui nous a été enjoint de jurer uniquement par le Nom de l’Eternel, lorsque nous en avons besoin, en vue d’accomplir un acte ou de nous en abstenir.

HAYOM YOM :

. On commence à dire « Ledavid Ori » (Sidour p.81).
. On a coutume, dans la maison du Rabbi, de s’entraîner à sonner du Choffar pendant ce jour. On commence à le sonner effectivement après la prière du second jour de Roch ‘Hodech.

L’Admour Hazaken disait, dans un premier temps, de courts discours ‘hassidiques. Par exemple, celui qui est introduit par les mots « Ze’her Rav Touve’ha » (le souvenir de Ta grande Bonté) et son commentaire, qui est dans le Sidour, a été prononcé en six fois, avec un développement un peu plus large que ce qui est imprimé.
(Il s’agit ici du Sidour de l’Admour Hazaken, commenté d’après la ‘Hassidout.)

LA HALAHA DU JOUR :

Lois et coutumes relatives au mois de Elloul (2)
Il est de coutume de sonner du Choffar pendant le mois de Elloul, à l »exception de la veille de Roch Hachana: a) on marque ainsi une différence entre les sonneries qui ne sont qu’une coutume et la sonnerie de Roch Hachana qui est une mitsva de la Torah. b) afin de troubler le Satan et de lui faire croire que Roch Hachana est passé (et qu’il n’y a donc plus lieu de porter des accusations sur les Juifs).

MACHIA’H & DELIVRANCE :

«Avraham leva les yeux et vit un bélier, derrière lui, qui s’était embarrassé les cornes dans un buisson. Avraham prit ce bélier et l’offrit en sacrifice à la place de son fils» (Genèse 22 – 23)
D.ieu sonnera de cette corne et appellera le Machia’h et le prophète Eliahou. Ils iront ensemble retrouver le peuple Israël parmi les nations ; Eliahou dira: «Voici le Machia’h!» Il ramènera leur cœur et les renforcera, ainsi qu’il est écrit (Isaïe 35 – 3,4): «Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux vacillants. Dites à ceux dont le cœur chancelle : Prenez courage, ne craignez rien!» Israël entendra, alors, le son du Choffar et il saura que Hachem a délivré le peuple de Yaakov.

LA QUESTION AU RAV :

Question:
Est-il permis de sortir pendant Chabbat avec des « Crocs » attachés uniquement par devant et pas par derrière?
Réponse:
En un endroit dépourvu de « Erouv », il faudra a priori s’abstenir de sortir avec des « Crocs » porté de cette façon.
Source: שולחן ערוך אדמו »ר הזקן אורח חיים סימן שא סעיף יב
Réponse donnée par le Rav Barou’h Belizinski (chabad.org.il) – Traduction assurée par la rédaction du Toramel

Bibliographie des Rubriques :
‘Houmach – Rambam – Hayom Yom – Le récit de Chabbat: www.loubavitch.fr
Délivrance & Machia’h: www.loubavitch.fr, www.daf-hagueoula.org, le Messianisme et la Rédemption (Editions du Beth Loubavitch)
La Question à un Rav: www.chabad.org.il
Tanya – Tehilim – Un jour une Hala’ha: Rédaction du Toramel Chnéor

S’interrompre pendant la prière pour répondre Amen



Question :

    

Une personne prie la ‘Amida et achève la bénédiction de Sim Chalom en disant la phrase de Ihyou Lé-Ratson. Au même moment, l’officiant entame la Kédoucha (« Nakdichah’ Vé-Na’aritsah’. »). La personne qui prie peut-elle interrompre sa prière pour répondre à la Kédoucha ainsi qu’aux bénédictions de la répétition que l’officiant récite, ou bien lui est-il interdit d’interrompre sa prière ?

Réponse :

Il est évident que lorsqu’on récite une quelconque bénédiction, il est interdit de s’interrompre pour quoi que ce soit au milieu de la bénédiction, et il est interdit de répondre Amen à la bénédiction de quelqu’un d’autre à ce moment là.
Il est également interdit de répondre à la Kédoucha ou au Kaddich.

Cependant, lorsque l’on a achevé la bénédiction de Sim Chalom dans la ‘Amida en ayant dit le verset de « Ihyou Lé-Ratson Imré Fi. », on se trouve au milieu du passage de « Eloh-aï Nétsor », et à ce moment, on n’a plus le statut d’une personne qui se trouve au milieu d’une bénédiction, et de ce fait on est autorisé à s’interrompre pour répondre des choses sacrées (Kaddich ou Kédoucha). On peut donc s’arrêter pour répondre à la Kédoucha que dit l’officiant avec l’assemblée lors de la répétition de la ‘Amida.

Dans son livre Ben Ich H’aï, le Gaon Rabbi Yossef H’AÏM de Bavel écrit que dès que l’on dit le verset de « Ihyou Lé-Ratson » on est autorisé à répondre à toute chose sacrée, y compris Amen aux bénédictions que l’on entend.
Ses propos prennent leur source dans ceux de notre maître le H’YDA dans son livre Kécher Godal où il tranche selon l’opinion du Touré Zahav selon qui, lorsqu’on a dit le verset de Ihyou Lé-Ratson, on peut répondre à toute bénédiction ainsi qu’à toute chose sacrée (Kaddich ou Kédoucha). Le Gaon Rabbi Ben Tsion ABBA CHAOUL z.ts.l tranche également ainsi.

Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita déduit à travers les propos de MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’ que la Halah’a n’est pas ainsi. Il n’y a que pour la Kédoucha, c’est-à-dire, « Kadoch, Kadoch, Kadoch. », ainsi que « Barouh’ Kévod Hachem Mimékomo » que l’on peut répondre. De même, on répond les 5 premiers Amen du Kaddich. Mais il est interdit de répondre Amen à une bénédiction.

Notre maître le Rav Chlita prouve cette décision à partir des propos de MARAN qui écrit : lorsqu’on a l’usage de dire des supplications personnelles diverses (au milieu de Elo-haï Nétsor), et qu’on entend un Kaddich ou une Kédoucha à ce moment précis, on doit abréger ses propos. Si l’on n’abrège pas, on peut répondre « comme on répond lorsqu’on se trouve au milieu de la lecture du Chéma’ et de ses bénédictions ».
Les propos de MARAN indiquent clairement que lorsqu’on se trouve au milieu de Elo-haï Nétsor, les règles d’interruption sont les mêmes que lorsqu’on se trouve au milieu du Chéma’ et de ses bénédictions. Or, nous savons qu’au milieu de la lecture du Chéma’ et de ses bénédictions il est interdit de répondre Amen aux bénédictions. Il est également interdit de répondre l’intégralité du texte de la Kédoucha (Nakdichah’ Vé-Na’aritsah’). De même, il est interdit de répondre le verset Imloh’ Hachem lé’olam qui est à la fin de la Kédoucha. On ne peut répondre que les 5 premiers Amen du Kaddich, ainsi que les versets « Kadoch, Kadoch. » et « Barouh’ Kévod Hachem Momékomo ».
Il en est donc de même pour Elo-haï Nétsor où l’on n’a pas le droit de répondre Amen aux bénédictions.

Telles est l’interprétation de nombreux autres décisionnaires Ah’aronim (récents ou contemporains) de l’opinion de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’, et tranchent sur le plan pratique qu’il ne faut répondre dans Elo-haï Nétsor que les versets « Kadoch, Kadoch. » et « Barouh’ Kévod Hachem Momékomo », ainsi que les 5 premiers Amen du Kaddich. Lorsqu’on répond Amen à ce moment de la prière, il ne faut répondre que jusqu’à « Oul’almé ‘Almaya Itbarah’ » et non jusqu’à « Bé’alma » comme l’usage habituel.

En conclusion :
Lorsqu’on achève le verset de Ihyou Lé-Ratson qui est à la fin de la bénédiction de Sim Chalom, il est permis de répondre uniquement les 5 premiers Amen du Kaddich, ainsi que les versets « Kadoch, Kadoch. » et « Barouh’ Kévod Hachem Momékomo » de la répétition de la ‘Amida par l’officiant.

Voici quelques faits résumés à propos du conflit en Israélo – Palestinien


Cela prendra une minute et demie de ton temps pour le lire! Les faits relatés sont vérifiables et logiques.

Juifs, ou pas, soyez informés, ainsi peu importera, les désinformations constantes des médias, occidentaux ou autres.

1. La nation EST Jérusalem? Israël est devenu un pays en 1312 avant J.C., soit deux mille  ans avant la création de l’Islam. 

2. Les réfugiés arabes en Israël ont commence à s’identifier en tant que palestiniens en 1967, deux dizaines d’années après la création du nouvel état d’Israël.

3. Apres la conquête du pays en 1272 avant J.C., les juifs y ont gouverné pendant mille ans et y ont eu une présence continue durant 3,300 ans. 

4. L’unique contrôle Arabe après la conquête en l’an 635 avant J.C. a duré 22 ans. 


5. Durant plus de 3 300 ans Jérusalem était la Capitale Juive. Jérusalem n’a jamais été la capitale d’une entité Arabe ou Musulmane. Même les Jordaniens, lorsqu’ils ont conquis Jérusalem, ils n’en ont pas fait leur capitale et les leaders arabes ne l’ont jamais visité.

6. Jérusalem est mentionnée plus de 700 fois dans la bible et pas une seule fois dans le Coran.

7. Le roi David a fondé la ville de Jérusalem, Mohamed n’y a jamais mis les pieds.

8. Les Juifs prient avec leurs visages vers Jérusalem, les Musulmans prient avec les visages vers la Mecque. S’ils sont entre Jérusalem et la Mecque alors leur visage est vers la Mecque et leur dos vers Jérusalem.

 9. Les réfugiés Arabes et Juifs? En 1948 les leaders Arabes ont encouragé les réfugiés arabes à sortir d’Israël en promettant de purifier le pays du peuple juif. 68% d’entre eux se sont enfui sans avoir vu un seul soldat israélien.
 
10. Les réfugiés Juifs ont dû fuir les pays arabes à cause de la violence, des persécutions, et des pogroms venant de la part des arabes.

11. Le nombre des arabes sortis en 1948 est évalué à 630 000, les réfugiés Juifs venant des pays arabes sont évalués du même nombre.
 
12. Intentionnellement, les réfugiés Arabes n’ont pas été acceptes dans les pays arabes, malgré leur immense espace. Des 100 000 000 réfugiés depuis la deuxième guerre mondiale, ils sont le seul groupe à n’avoir pas été absorbe  par les pays où ils se trouvaient. Les réfugiés Juifs ont tous été reçu en Israël, un pays qui n’est pas plus grand que l’état de New Jersey.
 
13. Le conflit Israélo-arabe? Les arabes possèdent huit pays, sans la Palestine. Il n’existe qu’un seul pays Juif. Les arabes ont initié les cinq guerres et ils ont perdu. Israël s’est défendu à chaque fois et s’en est sortie vainqueur.
 
14. La convention de l’OLP implique encore l’extermination d’Israël. Israël a remis aux palestiniens : Une grande partie du territoire de la Judée et de la Samarie, l’autonomie sous une autorité palestinienne, et leur a procuré aussi des armes. 


15. Durant le gouvernement jordanien, les sites saints du peuple juifs ont été souillés et pillés, et les juifs n’y avaient aucun droit d’accès. Durant le gouvernement juif, tous les sites musulmans et chrétiens ont été sauvegardés et l’accès à été libre à  tous les croyants de toutes les religions. 
 
16. Israël et les arabes à L’ONU? Des 175 décisions du conseil de sécurité jusqu’en 1990, 97  d’entre elles étaient contre Israël.

17. Des 690 décisions de la prévention générale jusqu’en 1990, 429 étaient contre Israël. 
 
18. Les Nations Unies se sont tues lorsque 58 synagogues ont été détruites par les Jordaniens.

19. Les Nations Unies se sont tues lorsque de manière systématique les jordaniens ont souillé le cimetière  juifs sur le mont des oliviers.

20. Les Nations Unies se sont tues lorsque les jordaniens ont imposé un régime équivalent à l’apartheid, empêchant les juifs de monter au temple et au mur des lamentations. 
 
Nous vivons une époque dangereuse. Nous devons nous poser la question… quel est notre rôle? Que raconterons nous a nos petits enfants? Qu’avons nous fait lorsque nous avons vécu ce tournant dans le destin des juifs? C’est maintenant que nous avons l’opportunité d’influencer.

Un Juif éthiopien rentre à la Knesset

Antoinette Brémond


Shlomo Mula, un Juif éthiopien arrivé en Israël à l’âge de 17 ans avec l’opération Moïse en 1984 (voir les Juifs d’Ethiopie – Beta Israel ou Falashas et l’intégration des Juifs d’Éthiopie) vient d’être nommé député à la Knesset ce lundi 4 février pour remplacer Avidgor Itzhaki ayant démissionné. C’est la seconde fois qu’un Israélien d’origine éthiopienne entre au parlement. Etant le trente troisième sur la liste électorale de Kadima, il n’avait pu être élu en 2006. Son entrée en 2008 est un événement important pour la communauté éthiopienne d’Israël.

42 ans, marié père de trois enfants Shlomo Mula habite Rishon Letsion. Quand il prend la parole, il aime raconter : « J’ai marché 800 kilomètres d’Ethiopie au Soudan avec d’autres. Puis, épuisés et affamés nous avons rencontré à Khartoum des combattants d’une unité d’élite israélienne venus nous chercher et nous transporter au pays. Bien sûr, à cette époque, je n’imaginais pas que je serai un jour député de l’Etat d’Israël ! »

Mula est titulaire d’une licence d’assistant social de l’université de Bar Ilan et possède également un diplôme en droit du collège universitaire de Kyriat Ono. Comme étudiant il était très engagé dans l’association des étudiants juifs éthiopiens. Il a occupé ces dernières années le poste de directeur du département responsable de l’Intégration des immigrants à l’Agence Juive.
Au niveau politique, il fut pendant des années membre du parti Israël BaAlya de Nathan Sharansky. Puis, influencé par Tsipi Livni, ministre de l’Intégration à cette époque, il entra au parti Kadima.

Lors de diverses interviews, Shlomo Mula fait comprendre combien il est honoré et fier de pouvoir représenter sa communauté au niveau national. Pour son projet politique, il est clair : « Je vais m’occuper avant tout de la communauté éthiopienne, très négligée au niveau gouvernemental. La connaissant de l’intérieur, je suis le mieux placé pour cela. Je vais tout d’abord m’efforcer de faire augmenter le budget qui lui est consacré pour permettre en particulier aux jeunes couples nécessiteux de louer des appartements « normaux », et de sortir ainsi du « ghetto » éthiopien où ils sont souvent bloqués. » En effet, la majorité des immigrants éthiopiens restent entre eux, dans un même quartier dont les appartements sont peu coûteux. « Un ghetto comme Harlem » dit-il. « Ceci, ajouté à un système éducatif qui parfois sépare les élèves éthiopiens des autres enfants, empêche une véritable intégration des Juifs d’origine éthiopienne avec la société israélienne. Je sais que nous pouvons être israéliens à part entière, utiles et créateurs dans la société. » En fait, cela est déjà vrai pour une minorité d’Ethiopiens engagés dans diverses professions de niveau universitaire. Mais Mula veut plus : lutter contre le racisme latent et changer ce qu’il faut changer. « Ce qui est merveilleux dans ce pays démocratique, c’est que, celui qui veut changer quelque chose peut se battre pour cela….et ça marche ! »

Shlomo Mula ne cache pas ses opinions politiques nettement de gauche. En tant que « colombe », il soutient le processus d’Annapolis « afin de donner de l’espoir aux deux peuples. »

Mis en ligne le 13 février 08

source un echo disrael

Se souvenir de ces 11 400 enfants

lundi 18 février 2008, par LDJ

Sarkozy a parfaitement raison de vouloir enseigner la Shoah aux enfants. Il n’est jamais trop tôt pour apprendre les horreurs du nazisme que ce soit pour les enfants ou leurs parents surtout dans nos temps où il réapparait sous sa forme islamiste. Ci après l’Opinion de Serge Klarsfeld paru dans le Monde du du 18 Février 2008.


L’initiative du président de la République est extraordinaire, et ceux qui en sont aujourd’hui les détracteurs prétendront demain en avoir été les inspirateurs.

Pendant des décennies, les dirigeants des organisations juives qui laissaient vivoter le précieux Mémorial du martyr juif inconnu et Centre de documentation juive contemporaine invoquaient la mémoire des milliers d’enfants Juifs déportés de France sans même savoir qui ils étaient et combien ils étaient. Nous, les Fils et filles des déportés juifs de France, avons fait ce travail après avoir établi, en 1978, la liste, convoi par convoi, de toutes les victimes de la Shoah en France (76 000 déportés). En 1994, nous avons publié le Mémorial des enfants juifs déportés de France et l’avons augmenté depuis de huit additifs. Nous avons identifié chaque enfant, son état civil, nom, prénom, date et lieu de naissance et, au terme de très longues recherches, nous avons pu ajouter pour chacun d’entre eux – ils étaient 11 400 âgés de moins de 18 ans – l’adresse de son arrestation. On sait ainsi commune par commune, département par département, les enfants qui ont été arrêtés dans tel village, dans telle petite ville, dans telle rue de Paris, de Lyon ou de Marseille. Nous avons pu récupérer, par un travail qui n’a été accompli dans aucun autre pays, plus de 4 000 photos de ces 11 400 enfants, 4 000 visages qui sont rassemblés aujourd’hui dans la salle des Enfants du Mémorial de la Shoah, à Paris, dans le pavillon de la France dans le Camp-Mémorial d’Auschwitz et au Musée de l’héritage juif et de l’Holocauste à New York.

Depuis la parution de notre ouvrage, les plaques commémoratives se sont multipliées par centaines dans notre pays faisant revivre sur tout le territoire la mémoire non pas exclusivement des enfants, mais surtout des enfants. Les Associations pour la mémoire des enfants juifs déportés de France, les AMEDJ, ont pris dans les établissements scolaires le relais de notre Mémorial des enfants : s’appuyant sur les adresses des enfants qui y sont inscrites et sur leurs propres recherches dans les archives des établissements, les AMEDJ ont procédé à la pose de plaques dans de très nombreuses écoles, collèges et lycées, surtout à Paris, à Nice et à Lyon.

Il y a vingt ans, au lycée Hélène-Boucher, à Paris, on nous refusait encore le mot « juif » sur la plaque. Aujourd’hui, grâce à notre travail précis de mémoire et grâce au discours historique de Jacques Chirac, le 16 juillet 1995 au Vel’d’Hiv, le contexte historique de la mise à mort de tous ces enfants est clairement exposé sur chaque plaque. Sur la façade extérieure, on peut lire généralement : « A la mémoire des élèves de…, arrêtés de 1942 à 1944. Assassinés dans les camps d’extermination parce que nés Juifs. Plus de 11000 enfants furent déportés de France, victimes innocentes du gouvernement de Vichy complice de la barbarie nazie. Ne les oubliez jamais. » Et, au sein de l’établissement scolaire, on peut lire avec le même texte une liste nominative des enfants juifs déportés qui y furent des élèves.

Les enseignants et les élèves participent avec enthousiasme à cette oeuvre de mémoire et de vie qui n’a rien de morbide. Parfois il arrive que l’école prenne le nom de l’un de ces enfants : par exemple à Montescot, dans les Pyrénées-Orientales, les enseignants ont demandé à notre association de les renseigner sur deux soeurs, Léa et Elisabeth Schnitzler, 8 ans et 3 ans. Nous l’avons fait et leur avons envoyé les photos des deux fillettes. Enseignants et élèves ont recherché toutes les traces du passage dans la commune de Léa et d’Elisabeth et de leurs parents, et leur remarquable travail de mémoire a reçu le prix Corrin en Sorbonne. Les enfants de Montescot se souviendront toujours de ces deux enfants qui ont donné en 2003 leur nom à leur école. Que chaque enfant se souvienne du nom d’un enfant juif déporté n’aura rien de traumatisant parce qu’il ne s’agira pas d’une mission unique : il y a beaucoup plus d’élèves en CM2 en France que 11 400, et chaque année les élèves de CM2 se renouvellent.

Dans les bourgs et les petites villes, les élèves se souviendront des enfants qui vivaient comme eux, dans le même cadre de vie, dans les mêmes lieux ou le même département. Dans les grandes villes, ils verront que tel enfant habitait la même rue qu’eux-mêmes. Notre exposition sur « Les 11400 enfants juifs déportés de France » a été vue par des centaines de milliers de personnes dans les vingt plus grandes gares de France entre 2002 et 2005, pour le 60e anniversaire de la déportation. La Mairie de Paris a tenu à la présenter tout entière (250 panneaux et vitrines) dans les grands salons de l’Hôtel de Ville en 2007, et de nombreux groupes scolaires ont scruté, avec une extrême attention, les listes arrondissement par arrondissement, rue par rue et numéro par numéro des milliers d’enfants juifs de Paris victimes de la Shoah. Non seulement chaque élève se souviendra d’un enfant mais aussi du contexte historique qui a conduit cet enfant à la mort, et également du fait exceptionnel dans l’Europe de la Shoah que 60 000 enfants juifs ont échappé à la déportation grâce surtout à la population française qui a aidé activement les familles et les organisations juives à cacher les enfants et qui a réussi à faire pression sur le gouvernement de Vichy pour freiner sa coopération policière avec la Gestapo.

Ce rôle est déjà joué par beaucoup d’enseignants, ceux qui coopèrent avec les AMEDJ. Et si d’autres mémoires surgissent à cette occasion, tant mieux ; elles ne seront pas concurrentes, mais complémentaires, et permettront aux uns et aux autres de mieux se connaître en confrontant les douloureuses épreuves de l’histoire qui ont conduit l’humanité jusqu’à nous. Les élèves qui se souviendront d’un enfant dont la vie a été tranchée par l’intolérance et la haine raciste seront mieux armés moralement contre les idéologies extrêmes et contre la violence ; ils comprendront mieux probablement pourquoi il faut défendre les valeurs républicaines, la liberté et la dignité humaine. D’ici à la rentrée 2008, l’initiative du président de la République sera étudiée et aménagée par l’éducation nationale avec le soutien de toute la documentation de notre association et la participation du Mémorial de la Shoah. Dans une trentaine d’années, un siècle après la Shoah, les élèves d’aujourd’hui des CM2 seront depuis longtemps des adultes, et la France sera le seul pays où l’on se souviendra encore avec précision des enfants juifs qui en furent déportés.

Ces enfants auront échappé à l’immense poubelle de l’Histoire ; ils seront redevenus des acteurs de l’Histoire ; ils auront échappé à la nuit et au brouillard de l’oubli ; ils seront revenus à la lumière du jour. Grâce à Jacques Chirac on se souviendra des Justes et des 60 000 enfants juifs sauvés ; grâce à Nicolas Sarkozy on se souviendra des 11 400 enfants juifs perdus.

Paracha

Paracha Ki Tissa

Le peuple d’Israël avait eu le privilège d’assister à un phénomène unique dans l’histoire des hommes : Dieu lui-même s’était révélé à lui au Sinaï et lui avait fait connaître sa volonté. Et tous, comme un seul homme, nos ancêtres Lui avaient juré obéissance et fidélité.

Pourtant, il a suffi de l’absence prolongée de Moïse, retenu auprès de l’Eternel, pour que nos ancêtres en arrivent à douter de Dieu et exigent d’Aaron qu’il leur confectionne une idole. Ils ont même été jusqu’à offrir l’or de leurs bijoux pour qu’on en façonne leur  » Dieu « . Tout se passait comme s’ils avaient déjà oublié la Révélation, comme si, en y mettant fin, Dieu s’était retiré de leur vie et se devait, à leurs yeux, d’être remplacé.

Certes nos ancêtres avaient une circonstance atténuante : ils avaient vécu toute leur existence dans un milieu idolâtre. Aussi, Moise, s’efforçant d’obtenir pour son peuple le pardon de l’Eternel, ne manque-t-il pas d’avancer cet argument :  » Pourquoi, Eternel, es-tu donc tellement en colère contre ton peuple ? Tu sais bien que tu l’as sorti du pays d’Egypte !  » (32, II). Mais en vérité ce fait passé n’excuse pas les enfants d’Israël : la Révélation leur avait fait connaître et approcher Dieu d’une façon telle que, plus jamais, ils n’auraient dû être tentés de se tourner vers l’idolâtrie. Aussi l’Eternel ne manquera-t-il pas de les châtier en conséquence.

De nos jours, on pense que l’idolâtrie a disparu à tout jamais. Qui croit encore qu’une statuette ou une image est un Dieu capable de nous aider et de nous comprendre ? Certes ; mais le  » veau d’or  » peut, aujourd’hui encore, entraîner l’homme loin de Dieu.

S’il nous arrive de considérer que l’or, la richesse, les biens matériels, sont au-dessus de tout et constituent le premier but à atteindre dans la vie, nous arriverons forcément à tout leur sacrifier. Les principes moraux, la famille, les amis, Dieu lui-même seront obligés de s’effacer devant nous, dans toute la mesure où nous les considérerons comme un obstacle à l’acquisition des richesses que nous convoitons.

Oui, le veau d’or est toujours debout. A nous de savoir nous détourner de lui et ne pas nous abaisser au point d’en faire l’objet de notre adoration.

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Le Talmud

par le Rabin Ken SPIRO
  En une époque de chaos, les rabbins décident d’agir à l’encontre de tous les précédents : rédiger la Loi Orale


A divers moments pendant les persécutions d’Hadrien, les Sages ont été forcés de se cacher, bien qu’ils aient réussi à se réunir à Oucha en 122. Dans un climat plus calme, ils se sont rassemblés de nouveau à Yavné en 158.
Avec tant de persécutions et d’agitation, avec le peuple juif qui fuyait Erets Yisrael, les rabbins savaient qu’ils ne pourraient pas encore longtemps garder en état de fonctionnement un siège central de pouvoir rabbinique.
Cependant, ces grandes périodes de chaos ont été marquées par quelques uns des esprits rabbiniques les plus subtils. Parmi eux :
Rabbi Akiva (dont nous venons de parler).
Le principal disciple de Rabbi Akiva, Rabbi Méir, mari de la célèbre Berouria.
Rabbi Chim’on bar Yo’haï, l’auteur du Zohar, texte de base de la Kabbala.
Rabbi Eliézer, fils de Rabbi Chim’on bar Yo’haï.
Rabbi Chim’on ben Gamliel II, descendant de la Maison de Hillel et du roi David.
Yehouda ha Nassi

C’est à cette époque que va émerger et laisser sa trace une autre éminente personnalité, Rabbi

Si grand était Yehouda ha-Nassi qu’on ne le désigne plus aujourd’hui, dans les ouvrages d’érudition juive, que sous l’appellation affectueuse de Rebbi.

Il était si grand qu’on ne le désigne plus aujourd’hui, dans les ouvrages d’érudition juive, que sous l’appellation affectueuse de Rebbi.
Homme aux multiples facettes, il était à la fois un grand érudit en Tora et un éminent dirigeant, ce qui lui a donné l’aptitude de conduire le peuple juif en cette époque chaotique. Il possédait aussi une grande fortune personnelle, ce qui le mettait en situation de pouvoir négocier et traiter, non seulement avec les Juifs en Erets Yisrael mais aussi avec les autorités romaines.
Pendant une période de relative tranquillité, Rabbi Yehouda ha Nassi a noué des rapports d’amitié avec les Empereurs romains qui ont succédé à Hadrien, particulièrement Marc Aurèle. Voici ce qu’écrit à ce sujet le rabbin Berel Wein dans son ouvrage Echoes of Glory (p. 224) :
Providentiellement, au cours de la guerre contre les Parthes, Marc Aurèle Rabbi rencontra Yehouda ha Nassi, et ils sont devenus des amis et plus tard des confidents… Marc Aurèle consultait son ami Yehouda sur des affaires politiques ainsi que sur des questions personnelles…
Les années du règne de Marc Aurèle, qui est mort en 180, ont été le point culminant des rapports entre Rome et les Juifs. Les Juifs, sous la direction de Rabbi Yehouda ha Nassi, ont employé cette période de bienheureux répit à se préparer pour la lutte qu’il leur faudrait certainement mener ensuite.
C’est à cette époque, vers 170 à 200, qu’est née la Michna.

La Michna

Qu’est ce que la Michna ?
Dans nos précédents chapitres, nous avons vu que le peuple juif a reçu au Mont Sinaï la Tora écrite et la Tora orale, cette dernière étant l’explication orale de la manière dont les lois écrites doivent être exécutées et suivies.
La Tora orale a traversé les générations et n’avait jamais été écrite. Pourquoi ? Parce qu’elle devait conserver toute sa fluidité. Les principes restaient les mêmes, mais leur application devait être adaptée à tous types de nouvelles circonstances.
Cette faculté d’adaptation a parfaitement fonctionné aussi longtemps que l’autorité centrale, le Sanhédrin, est resté intact, et que la chaîne de transmission n’a pas été interrompue, ce qui veut dire : aussi longtemps que les maîtres étaient en mesure de propager librement leur sagesse à la génération suivante. Mais dès la destruction du Temple, le Sanhédrin a été souvent contraint à la clandestinité et les maîtres ont dû se mettre au secret.
Rabbi Yehouda ha Nassi se rendit compte que les choses ne s’amélioreraient pas de sitôt. Il pressentit que ni sa génération ni de nombreuses générations après la sienne ne verraient la reconstruction du Temple. Il constata que les Juifs s’enfuyaient du pays à la suite de persécutions continuelles et compte tenu de conditions de vie intolérables. Il observa que l’autorité centrale était plus faible que jamais et qu’elle pourrait cesser complètement d’exister. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé au quatrième siècle, comme nous le verrons plus loin.
Pour assurer que la chaîne de transmission ne serait jamais rompue, il décida que le moment était venu de coucher par écrit la Tora orale.
C’était là une tâche monumentale. Rabbi Yehouda ha Nassi a dû aller consulter tous les rabbins qu’il lui a été possible de rencontrer afin qu’ils lui communiquent tout ce dont ils se souvenaient. Il leur demanda de lui livrer tout ce qu’ils savaient des traditions légales qu’ils avaient reçues et que l’on pouvait faire remonter jusqu’à Moïse au Mont Sinaï. Il rassembla tous ces souvenirs, les rédigea, et le résultat final fut la Michna, la  » répétition « , parce qu’elle était étudiée en répétant. Le mot Michna, par extension, signifie  » étude « .

Les six  » ordres  » de la loi juive

La Michna a été divisée en six traités fondamentaux, correspondant aux grands domaines de la loi juive :
Zeraïm, littéralement  » graines  » : toutes les règles et lois agricoles pour les nourritures ainsi que toutes les bénédictions.
Mo’èd, littéralement  » jour férié  » : rituels du Chabbath et des autres jours fériés juifs.
Nachim, littéralement  » femmes  » : tous les problèmes entre hommes et femmes tels que le mariage, le divorce, etc.
Nezikine, littéralement  » dommages  » : loi civile et pénale.
Kodchim, littéralement  » choses sacrées  » : lois concernant le Temple.
Taharoth, littéralement  » choses pures  » : lois concernant la pureté et l’impureté rituelles.
Rabbi Yehouda ha assi acheva la Michna en 219 dans la ville de Tsipori, en Galilée. On peut aujourd’hui en visiter le site, très intéressant d’un point de vue archéologique. A un endroit appelé Beith Ché’arim, les archéologues ont trouvé une série de catacombes sur le flanc d’une montagne. Et ils y ont réellement trouvé sa sépulture, avec son nom inscrit sur une pierre tombale, aux côtés de celles de beaucoup d’autres grands érudits de cette époque.

La rédaction du Talmud

Rabbi Yehouda ha Nassi n’avait pas fini de rédiger la Michna que les rabbins se rendirent compte qu’elle n’était pas suffisante. Elle était écrite dans un style sténographique et parfois sibyllin. Elle était en effet très concise, et écrite sur la présupposition que celui qui la lirait serait déjà bien familiarisé avec le sujet.
C’est ainsi que se sont bientôt engagées des discussions à son sujet, et que l’on a commencé de rédiger les procès-verbaux de ces discussions.
Etant donné qu’à cette époque une partie importante de la population juive vivait en Babylonie, qui était hors d’atteinte de l’Empire Romain, c’est là que les rabbins ont mis par écrit leurs discussions, dont les comptes-rendus ont pris le nom de Talmud de Babylone. En Erets Yisrael, d’autres discussions ont eu lieu, dont le résultat final a été le Talmud de Jérusalem. (Signalons incidemment que le Talmud de Jérusalem n’a pas été écrit à Jérusalem, mais à Tibériade, le lieu où il a siégé en dernier lieu. On lui a cependant, par déférence, donné le nom de la ville où il aurait dû légitimement siéger.)

Yehouda ha Nassi ( » Juda, le Prince « ), fils de Rabbi Chim’on ben Gamliel II.
En cette époque de chaos, les rabbins décident d’agir à l’encontre de tous les précédents : rédiger la Loi Orale.
Rabbi Yehouda a été une personnalité qu’il est absolument indispensable de comprendre lorsqu’on étudie cette époque, car il fut l’un des personnages majeurs de l’histoire juive.

Le Talmud est l’encyclopédie de toute l’existence juive.

Le Talmud de Jérusalem, qui a été rédigé à la hâte, est beaucoup plus court et beaucoup plus difficile à comprendre que celui de Babylone. La situation en Israël était très périlleuse, tandis qu’elle était beaucoup plus stable en Babylonie. Les étudiants qui étudient aujourd’hui le Talmud dans les yechivoth utilisent surtout le Talmud de Babylone.
Le Talmud n’est pas seulement un développement des détails de la loi juive telle qu’elle est enseignée dans la Michna. Il est l’encyclopédie de toute l’existence juive.
Le Talmud contient aussi beaucoup de agadtoth, anecdotes censées illustrer des points importants dans la vision juive du monde. Ces anecdotes contiennent des informations d’une grande richesse sur une foule de sujets.
Cette information était substantielle pour le peuple juif parce que la loi n’a jamais été appliquée au vu d’une lecture littérale de la Tora. Prenons par exemple :  » Un œil à la place d’un œil, une dent à la place d’une dent  » (Exode 21, 24). Il n’a jamais été enseigné par le judaïsme que si quelqu’un crève les yeux d’autrui, on doit lui crever les siens. A quoi bon deux aveugles ? Ce verset a toujours été compris comme voulant dire :
1) Que la justice doit être proportionnelle : on ne prend pas une vie pour un œil.
2) Que c’est la valeur de l’œil qui compte, et donc qu’il s’agit là d’une réparation pécuniaire.
C’est ainsi que le Talmud présente tout à la fois les traditions orale et écrite.
L’étude du Talmud passe par beaucoup de polémiques. On a l’impression, à chaque page, que les rabbins se complaisent à des discussions sans fin. Cette sorte d’échange, où il s’agit de parvenir au cœur d’une vérité, est appelée pilpoul. Ce mot possède souvent, en dehors du monde des yechivoth, une connotation négative, dans la mesure où il semble à l’esprit non averti que les rabbins ne font que couper des cheveux en quatre, et que leurs débats se situent le plus souvent à des années-lumière de la vie de tous les jours. Il n’en est rien.
La raison pour laquelle les rabbins du Talmud s’entretiennent de sujets qui peuvent ne pas trouver leur application dans l’existence quotidienne est qu’ils cherchent à trouver une vérité abstraite, à dégager un principe. Ces rabbins s’attachent à découvrir la réalité qui se dissimule derrière l’acte méritoire. Ce que cherche à dépister le judaïsme, c’est une réalité, la réalité ultime étant Dieu.
Autre remarque importante au sujet de ces discussions : elles ne se développent jamais autour de questions essentielles. On n’assistera jamais à des débats sur la question de savoir si l’on peut allumer du feu le Chabbath ou manger du porc. Ces points sont acquis définitivement aux débats, et ils ne font l’objet d’aucun désaccord. Seuls des points de détail sont sujets à discussion. Et ces rabbins étaient assez sages pour savoir qu’un jour viendra où les principes dégagés en parvenant au cœur de la vérité comporteront des implications à long terme.
La Guemara

Quand on examine aujourd’hui une page du Talmud, on trouve au milieu de celle ci le texte hébreu de la Michna. Insérées à l’intérieur de ce texte sont les explications en araméen appelées la Guemara.
Le mot araméen Guemara signifie  » tradition « . En hébreu, il veut dire  » achèvement « . De fait, la Guemara est une compilation de diverses discussions rabbiniques sur la Michna, qu’elle permet ainsi de mieux comprendre.
Les textes de la Michna et de la Guemara sont entourées par d’autres apports et commentaires introduits postérieurement.

Le texte de la Guemara cite des rabbins qui ont vécu de l’an 200 à 500 environ.

Le texte de la Michna cite des rabbins qui ont vécu depuis les alentours de l’an 100 avant l’ère commune à 200 après. Ces rabbins sont appelés les Tannaïm ( » professeurs « ). Figurent dans ce groupe des grands Maîtres comme Rabbi Yo’hanan ben Zakkai, Rabbi Chim’on bar Yo’haï, Rabbi Akiva, et bien sûr Rabbi Yehouda ha Nassi. (Dans la Guemara, ils portent tous le titre Rabbi avant leur prénom.) Le texte de la Guemara cite des rabbins qui ont vécu de 200 à 500 environ. Ces rabbins sont appelés les Amoraïm ( » ceux qui expliquent  » ou  » interprètes « ). Dans ce groupe sont inclus Rav Achi, Rav Yo’hanan, etc. (Les noms des Amoraïm, qui ne sont pas aussi célèbres, sont tous précédés du titre de Rav.) Les textes qui entourent aujourd’hui le Talmud sont ceux des Richonim, littéralement :  » les premiers « , autorités rabbiniques antérieures à Rabbi Yossef Caro, auteur au XVIème siècle du code de loi juive connu sous le nom de Choul’han ‘aroukh. Parmi les plus célèbres Richonim nous citerons Rachi, ses disciples et descendants devenus les auteurs principaux des Tossafoth, ainsi que Maïmonide et Nachmanide. Nous évoquerons plus loin les contributions apportées par ces rabbins. L’importance de l’œuvre de Rabbi Yehouda ha Nassi et de ses continuateurs apparaîtra en pleine lumière pendant les siècles suivants, quand le peuple juif aura à affronter une autre menace à sa religion. C’est quand l’Empire Romain décidera de convertir toute sa population au christianisme. Notre prochain chapitre : La naissance du christianisme.Traduction et adaptaton de Jacques KOHN


Le rabbin Ken SPIRO, originaire de New Rochelle, NY (Etats-Unis), a obtenu au Vasser College un BA de langue et de littérature russe, et il a poursuivi ses études à l’Institut Pouchkine à Moscou. Il a été ordonné rabbin à la Yeshiva Aish HaTorah à Jérusalem, et il est titulaire d’une maîtrise d’histoire conférée par le Vermont College de l’Université de Norwich. Il habite à Jérusalem avec sa femme et ses cinq enfants, et il travaille comme conférencier et comme chercheur sur les programmes éducatifs d’Aish HaTorah.

Purim expliqué aux Chrétiens

Dans quelques jours, la communauté juive va fêter Purim.
Il n’est pas facile d’expliquer à nos amis chrétiens le sens de cette fête.
L’approche historique, qui consiste à remonter à l’époque lointaine de la Perse, est à déconseiller. Imaginez que votre ami essaie de vous expliquer l’origine de mardi-gras par une obscure anecdote datant de Babylone. Franchement, est-ce que cela vous passionnerait ? L’approche par les rituels relatifs à Purim (envoi de cadeaux, aumônes aux pauvres) risque de connaître le même insuccès. C’est ainsi que, de nos jours encore, les chrétiens appréhendent assez mal le sens de la fête de Purim. Les coutumes comme le carnaval, le chahut et les crécelles n’arrangent pas les choses. Purim semble être une fête folklorique et pour tout dire secondaire.
Or, je soutiens au contraire qu’il s’agit de la fête que les chrétiens peuvent le mieux comprendre.
Il faut donc changer de méthode.
Une technique pédagogique bien connue est de partir de ce que les gens connaissent le mieux. Je propose donc d’expliquer aux Chrétiens la fête de Purim, en partant de la Passion.

Certes, pour que cette approche soit pleinement efficace, il faudrait idéalement expliquer au préalable à nos amis ce qu’est un midrash, entreprise quasiment impossible. Mais rien n’interdit d’essayer.

Prenons par exemple le meam loez sur Esther, compilation midrashique d’origine espagnole: Ce midrash nous raconte la manière dont Esther accepte d’intercéder auprès d’Assuérus en faveur de son peuple, prenant ainsi le risque d’aller à sa perte.
Esther décide de se soumettre à l’épreuve suprême, voila quelque chose qui peut être compris par un chrétien.
Le troisième jour, nous dit ce midrash, Esther décide de se présenter devant le Roi. Le texte nous précise qu’il s’agit du jour de pessaH, la pâque juive. Avant d’accéder à la salle du trône, Esther doit passer par sept antichambres. Ce détail peut facilement évoquer pour un chrétien les stations du calvaire. Votre ami objectera certainement que cette analogie est approximative car il y a 14 stations dans le Calvaire. Tenez bon: il semble bien que dans de nombreuses traditions, on a bien le chiffre de 7 stations de croix, 7 dernières paroles du Christ… Ce n’est que tardivement que les Franciscains auraient fixé la tradition des 14 stations du calvaire.

A chaque antichambre, nous dit le midrash, Esther dit un verset du Psaume 22.
Première antichambre: Ne sois pas loin : proche est l’angoisse, point de secours! (Ps 22,12)
Seconde: Des chiens nombreux me cernent, une bande de vauriens m’entoure; comme pour déchiqueter mes mains et mes pieds (Ps 22, 17).
Jusqu’à l’antichambre où Esther prononce le fameux verset : Mon Dieu, Mon dieu (Eli, Eli) pourquoi m’as-tu abandonné, verset que les Chrétiens ne peuvent ignorer.

Le Midrash rapproche donc le psaume 22 de l’Histoire d’Esther alors que le nom d’Esther n’est jamais cité dans ce psaume. Voilà un autre point de contact avec la tradition chrétienne: pour celle-ci, en effet, le psaume 22 est une référence évidente à la Passion, bien que ce psaume ne mentionne ni Jésus ni même le messie. Ce psaume s’appelle la biche de l’aurore (ayelet ha ShaHar) qui désigne l’étoile du matin, or c’est ainsi qu’est nommé le messie dans l’Apocalypse (Ap 22,16)

Une autre approche pour aborder le sens de la fête de Purim avec nos amis chrétiens, en partant de ce qu’ils connaissent bien, est de partir du Carnaval. En effet, Purim est lié à un Carnaval. Or les Chrétiens connaissent bien eux-mêmes ce rituel qui se déroule à peu près à la même époque que Purim. C’est donc l’occasion d’échanger autour du carnaval. Sujet, qui, on le sait, passionne tout le monde. Pour dramatiser un peu l’enjeu, vous pourriez par exemple commencer par expliquer qu’il ne devrait pas en principe y avoir de carnaval à Purim. Mieux, pour capter l’intérêt de votre auditeur, vous pourriez même lui expliquer que le carnaval ne devrait pas non plus exister dans le Christianisme. Il vous en demandera la raison. C’est l’occasion de lui expliquer que le carnaval représente dans le Judaïsme le comble de l’idolâtrie. Le carnaval condense en effet un certain nombre de notions telles que la dérision, l’indistinction, l’épreuve, l’inversion et le comble, notions que les Chrétiens peuvent facilement comprendre, car elles figurent au cœur de la Passion. Les Chrétiens peuvent facilement comprendre la profonde aversion du judaïsme pour la dérision car ils furent eux-mêmes copieusement raillés par les païens.

Vous rappellerez à votre interlocuteur que Tertullien a éprouvé le besoin d’écrire un traité nommé de spectaculis dans lequel il assimile en vrac le mime, le théâtre et le cirque à l’idolâtrie.

les engagements pris à notre baptême impliquent aussi la renonciation aux spectacles, espèces de sacrifice que l’idolâtrie offre à Satan, à ses pompes et à ses anges.

Votre interlocuteur pourra vous rétorquer que Tertullien n’est pas un modèle de clarté, qu’il a écrit un traité nommé de pallio (Du Vêtement), dont personne jusqu’à ce jour n’a réussi à expliquer le sens. Renvoyer cette question à un prochain entretien.

Votre interlocuteur et vous-même êtes maintenant devant une difficulté: si le carnaval est le paradigme de la dérision, et le comble de l’idolatrie, pourquoi a-t-il subsisté aussi bien dans le christianisme que dans le Judaisme ? Allô SOS dialogue inter-religieux: on a un problème.

La réponse à cette question est décisive, et elle est la même pour tous.
Il faut d’abord comprendre que dans l’eschatologie juive le salut arrive au comble du mal. C’est donc paradoxalement parce que le carnaval représente le comble du mal qu’il est en même temps le signe de la proximité imminente du salut.
Miracle du dialogue Judéo-Chrétien: ensemble, vous êtes parvenus à ce constat: vous avez établi que l’eschatologie juive a été intégralement reprise par le Christianisme, qui n’a d’ailleurs repris que cela. Si votre interlocuteur trouve cette idée difficile (à avaler) vous pouvez simplifier: L’Eschatologie et la Loi sont dans un bâteau, la Loi tombe à l’eau, qui est-ce qui reste ?

L’intervention de Dieu au comble du mal constitue donc une inversion de la situation. Il faut donc commencer par expliquer que le livre d’Esther qui est associé à la fête de Purim ne parle que de cette inversion. Au moment où tout semble perdu pour les Juifs, au moment où leurs ennemis se réjouissent et se préparent en quelque sorte à un carnaval, Dieu inverse la situation, il inverse les sorts (purim: les sorts) et ce sont maintenant les Juifs qui se réjouissent. Tout s’inverse dans Esther: le festin du début, cause du malheur des Juifs se termine à la fin par des banquets joyeux. La répudiation se renverse en élection, Le complot de Haman se retourne contre lui, la potence dressée par Haman devient son gibet, les ennemis qui voulaient détruire les juifs sont eux-même détruits, l’Exil se termine en Retour, puisque Cyrus serait le fils d’Esther etc…

• Expliquez à votre ami que Purim est la fête de l’inversion eschatologique. Purim, comme d’ailleurs toutes les fêtes juives, est une fête eschatologique. C’est la dernière fête (de l’année, qui commençait à Pessah), mais c’est surtout la fête dernière, celle des derniers jours. Esther est une figure messianique. Le carnaval de Purim est le signe du renversement du carnaval païen. Rira bien qui rira le dernier.

• Vous pouvez continuer en montrant que Purim est la fête du comble.
L’idée du comble est une idée centrale de l’eschatologie juive. Dans le midrash Juif, cette idée du comble, s’exprime assez bien dans le livre d’Esther. Il y a:
Non seulement l’Exil, mais la vente des Juifs.

Non seulement cette vente, mais le projet de les détruire.
Non seulement ce complot mortel, mais l’édit du roi qui est irrévocable.
Non seulement l’édit irrévocable, mais l’interdiction d’intercéder auprès du Roi.
Non seulement l’impossibilité de l’intercession, mais le carnaval des païens qui se prépare.
Pour bien nous faire sentir qu’on est au comble, même le nom de Dieu a été retiré du texte d’Esther. En général, ce type de détail éveille l’attention de vos interlocuteurs, toujours étonnés par l’idée qu’il y a encore des gens qui scrutent les textes au point de compter le nombre de mots, le nombre de lettres et qui peuvent même remarquer ce qui manque dans un texte.

• Montrez ensuite que Purim est une fête liée à la dérision et à l’indistinction.
C’est à cette étape seulement que vous pouvez commencer à expliquer quelques rituels liés à Purim sans que votre interlocuteur ne vous regarde comme un membre d’une tribu primitive. Vous lui expliquerez qu’à Purim certains rabbins permettent de se déguiser en femme ce qui est interdit par le Pentateuque. Chez les juifs du Maroc, à Purim, on parodiait la lecture de la ketuba de Haman (son acte de mariage) en s’efforçant de placer le maximum de grossièretés.
Vous évoquerez en Europe centrale la coutume des purim shpil. Dans les écoles rabbiniques, les élèves singent leurs enseignants ; dans les familles les enfants se moquent de leurs parents.
A ce moment, votre interlocuteur comprendra qu’il y a là quelque chose qui ne va pas du tout. Quelque chose qui ne colle pas du tout à l’image des juifs et à leur rapport au texte, au savoir et aux maîtres. Il comprendra qu’on cherche à réaliser le comble volontairement.
Confirmez: à Purim, il est obligatoire, par exemple, de boire du vin jusqu’à ne plus distinguer entre Haman et Mardochée. Or l’indistinction est un indice du comble et de la fin des temps. L’indistinction est quelque chose de familier pour un Chrétien: cette idée évoque immédiatement pour lui, la libération de Barabas et la condamnation de Jésus (ils ne savent pas ce qu’ils font). Rappeler qu’on retrouve cette idée d’indistiction dans le livre des Maccabées. C’est le moment de lui annoncer que la prochaine fois vous lui expliquerez le sens de la fête de Hanuka. Purim et Hanuka sont en fait très liées, elles sont par exemple toutes deux des fêtes d’institution rabbinique. La seule différence c’est que Purim nous parle d’une lumière qui survient brusquement à la fin de la nuit, tandis que Hanuka nous parle d’une lumière qu’on croyait perdue mais qui, faible au début, augmente lentement jusqu’au huitième jour. Rappeler que le livre des Maccabées, commémoré à Hanuka, s’ouvre sur cette notion d‘indistinction:

Le roi Antiochus écrivit à tout son royaume que tous ne devaient former qu’un seul peuple, et que chacun devait abandonner ses usages (1M 1, 41-42).

Les Chrétiens connaissent peu le midrash. Votre interlocuteur a entendu ce terme et l’assimile à celui de légende. Par exemple, il a entendu dire que certains récits évangéliques de l’Enfance sont en partie des midrashim. De même, en ce qui concerne le récit de la Passion, il a parfois lu que certains points comme le double suicide de Judas, sont de nature midrashique. En revanche, il voit mal le rapport entre la Passion et Esther. Même s’il sait que le psaume 22 est attribué au Christ, il trouve que ce rapport est lointain. Les rapports entre le récit de la passion et la vente de Joseph ou celui de la ligature d’Isaac lui semblent plus évidents.
Il faut donc lui expliquer que dans le midrash juif, justement, Esther est aussi reliée à Joseph et à Isaac.
Habitué à la typologie, votre interlocuteur pourra aisément comprendre ce que les Juifs eux-mêmes ont parfois du mal à saisir: qu’Esther est le même personnage que Joseph. Ou plutôt que les deux récits, celui de Joseph et celui d’Esther sont le même récit:
– Les deux récits se déroulent en exil.
– Dans les deux cas, des Juifs, de condition modeste, accèdent à des positions élevées dans le royaume, après que des gens en place (Vashti ou les serviteurs de Pharaon) en aient été chassés. Inversion.
– Les deux héros acquièrent la faveur royale par leur beauté, et par leur sagesse. Ce sont des héros “féminins”. Joseph a pour attributs la beauté, la chasteté, l’obéissance. Il a même tendance à trop parler.
– Ils arrivent au pouvoir pour service rendu au monarque, mais celui-ci, est d’abord furieux contre tous ses sujets, il oublie donc pour un certain temps leur action méritoire. Mais un jour, les rêves, ou l’insomnie du monarque, les rappellent à son bon souvenir.
– L’ ascension du héros passe donc par une phase d’éclipse : Joseph est rapté et vendu comme esclave, Esther se cache. Son nom même évoque ce qui est caché.
– Joseph comme Esther, s’abstiennent de révéler leur véritable identité, jusqu’à ce qu’ils soient obligés par les circonstances, de sauver leur peuple.
– Ils se dévoilent alors au cours d’un banquet.
– La suspension à un arbre joue aussi un rôle important dans les deux histoires, etc.

• Esther et Isaac

La passion est souvent référée, dans la tradition chrétienne, à l’épisode du sacrifice d’Isaac. C’est le moment de rappeler à votre interlocuteur qu’il en est de même pour Esther.

Dans le meam loez, on lit qu’Esther, au moment où elle se présente devant le roi, pour intercéder en faveur de son peuple, demande à Dieu de se souvenir du sacrifice d’Isaac. Ce thème d’Isaac comme argument de l’intercession, est présent un peu partout dans la tradition juive. Cantique Rabba 1, 60 commente ainsi Ct 1,14: Mon bien-aimé est une grappe : GRAPPE (eshkol) se réfère à Isaac, qui fut lié sur l’autel comme une grappe. DE CYPRE (kofer) : parce qu’il expie (mekaper) les péchés. Votre interlocuteur, étonné, vous demandera donc si, pour le Judaïsme, Isaac est mort pour les péchés d’Israël.
C’est le moment d’évoquer la parenté entre les deux récits: celui de la Passion et celui de la ligature d’Isaac. Il existe un midrash tardif selon lequel Isaac aurait été réellement sacrifié, mais aurait ressuscité de ses cendres. Votre interlocuteur se souviendra alors, peut-être, qu’Isaac aussi était né de manière miraculeuse, d’une mère qui ne pouvait pas avoir d’enfant, après une annonciation, il est lui aussi un monogène, il porte lui aussi le bois (du sacrifice), la date de ce sacrifice correspond au 15 nissan, soit le jour de la fête de Pâques. Sans même parler des deux jeunes gens qui accompagnent Isaac, à rapprocher des deux larrons de la Passion du Christ; du rôle que joue la corne (qeren) dans les deux récits, ou des trois jours, etc. Ginzberg rapporte un midrash dans lequel Isaac, une fois le geste d’Abraham arrêté par l’ange, récite la prière : meHayé ha-metim, Béni sois-tu… qui ressuscite les morts.

Votre ami objectera que l’item de la résurrection qu’on trouve dans la Passion n’existe pas dans la tradition juive. Ce qui est exact. Mais cette objection n’est pas décisive, car il existait dans la tradition chrétienne même, un courant, le docétisme, qui entendait en rester à la formule canonique de l’eschatologie juive. Qui trouve que le midrash chrétien est trop sophistiqué: au comble de l’épreuve, Dieu inverse les sorts et élève celui qui est abaissé: le messie est donc élevé au ciel et non crucifié. On en retrouve la trace dans le Coran. Le schéma de l’inversion est disséminé partout dans la Bible:

C’est Yahvé… qui abaisse et aussi qui élève (1S 2,7)
Ce sera un jour de Yahvé Sabaot sur tout ce qui est orgueilleux et hautain, sur tout ce qui est élevé, pour qu’il soit abaissé (Is 2, 12)
Et tous les arbres… sauront que c’est moi, Yahvé, qui abaisse l’arbre élevé et qui élève l’arbre abaissé (Ez 17,24)

Vous étiez partis du carnaval, une coutume apparement folklorique et futile, en tout cas secondaire. En prenant au sérieux les méthodes que lui applique le midrash, vous en avez fait au contraire un élément central parce qu’il révèle (nigla, même racine que megila) la nature eschatologique de la fête de Purim et le caractère midrashique à la fois du livre d’Esther et du récit de la Passion. Du coup, vous comprenez pourquoi le carnaval a subsisté à la fois dans le Judaisme et le Christianisme.

Vous pouvez maintenant expliquer à votre ami les dernières coutumes et rituels liés à Purim: par exemple, à Purim, celui qui commet un dommage n’est pas tenu de réparer, celui qui tend la main, on lui donne… Ces coutumes ont un contenu symbolique et utopique. C’est qu’on est à la fin des temps. C’est une commémoration d’un événement à venir. Comme dans le seder de Pâques, les rites sont des symboles. Les Chrétiens sont habitués à cela: lors de la communion, ils savent bien que l’ingestion de l’hostie est un symbole. C’est donc le moment de dérouler tous les symboles liés à Purim. N’oubliez pas le moindre petit détail comme par exemple celui-ci: le rouleau (megila) qu’on lit ce jour-là doit être au préalable entièrement déroulé. Ou dévoilé ? (nigla).

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rachi dansl’exegese chretienne du moyen age

Posté le 09.02.2008 par israelsionisme

Rachi dans l’exégèse chrétienne au Moyen-âge » Par Philippe Haddad
Rachi et l’exégèse chrétienne au Moyen Âge[1] :

Introduction :

Le dialogue judéo-chrétien est né après la Shoah, quand l’Eglise prit conscience des conséquences de « l’enseignement du mépris » (d’après le livre de Jules Isaac) dans les consciences. Ce que l’on sait moins c’est qu’un dialogue existait déjà au Moyen-Âge. Certes, il ne s’agissait pas de grandes conférences, de grands débats devant un large public comme aujourd’hui, mais d’échanges entre l’élite intellectuelle ; pour autant, il nous paraît important de le rappeler ici.

Ainsi il se trouva des chrétiens qui demandèrent à des juifs de les aider dans leur lecture des textes bibliques, de même que certains commentaires chrétiens ne laissèrent pas indifférents l’exégèse juive. (Pour plus d’informations sur le sujet, nous renvoyons le lecteur à l’ouvrage de Gilbert Dahan « Juifs et chrétiens en occident médiéval. Rencontre autour de la Bible ». Revue de Synthèse N°110.)

A l’analyse, on peut s’étonner que des chrétiens aient pu demander aux juifs de les aider à lire la Bible. Pourquoi ? Car l’Eglise voyait dans ce qu’elle appelle L’Ancien Testament, une préfiguration du Nouveau. Le dogme avait été ainsi élaboré : l’ancien texte préparait l’Evangile, comme l’ancien Israël préparait la venue du Christ. La lecture était alors typologique, c’est-à-dire que tous les éléments des premiers récits annonçaient ce qui allait se passer. Ainsi les trois anges rendant visite à Abraham préfiguraient « le Père, le Fils et le saint Esprit », de même la ligature d’Isaac (akédath itshak) annonçait la mort de Jésus.

(Ce type de lecture est aussi appliqué dans l’exégèse rabbinique, selon la formule maassé avoth siman labanim « l’action des pères est un signe pour les fils » ; mais au lieu de plaquer les évènements passés sur un personnage (Jésus), ils annoncent l’histoire collective d’Israël.) D’une certaine manière l’Eglise n’avait plus besoin de la Synagogue. On sait que sur le fronton de la cathédrale de Strasbourg, deux femmes sont représentées, l’une les yeux voilés, symbolisant la synagogue aveugle au message christique.

Pourtant, des exégètes chrétiens s’adressèrent aux juifs ! Que cherchaient-ils ? Deux aides essentiellement :

1. Traduire le texte biblique le plus justement possible, ce qui signifiait connaissance de l’hébreu et aussi de l’araméen ;

2. Comprendre le sens littéral du verset.

Dès lors on peut comprendre que le commentaire de Rachi (1000 – 1105) ait intéressé au plus point le monde intellectuel chrétien, puisque les questions mentionnées traduisaient exactement la préoccupation du maître de Champagne.

Exégèse juive, exégèse chrétienne au XIIème siècle :

Une bonne partie de l’œuvre exégétique chrétienne du XIIème siècle, en France, se réfère régulièrement à l’exégèse juive. Certes, avant cette période, quelques Pères de l’Eglise y puisent, surtout saint Jérôme, mais à partir du XIIème siècle, les références deviennent plus nombreuses.

Pourquoi Rachi interpelle-t-il l’herméneutique chrétienne ? Parce que notre commentateur inaugure une nouvelle méthode d’interprétation. Non seulement il pose son commentaire presque sur chaque mot, mais il quitte, autant que faire se peut, le Midrash pour le sens littéral (pchat).

En effet, avant lui, la Torah sert soit à déduire la halakha, c’est-à-dire le comportement rituel, soit à développer de grandes idées morales et autres fioritures sur les récits bibliques. Le Midrash, qui signifie « Recherche », se situe au plan de la symbolique, du philosophique et de l’éthique. Le texte n’est alors que prétexte pour engendrer une floraison de réflexions sur l’homme face à Dieu et face au monde.

On peut expliquer la réussite du Midrash par le fait qu’il parle à l’imagination, à la fantaisie, voire au rêve. Il attire plus naturellement l’auditeur, il correspond sans doute à la psyché du monde oriental, plus mystique, plus croyant, moins prompt à la critique. C’est d’ailleurs sur ce mode que toute la pensée chrétienne se construit. Jésus propose des paraboles, qui sont des formes midrashiques. Ultérieurement, l’Eglise bâtit sa doctrine à partir de l’esprit du texte plutôt que de la lettre. La Loi rigoureuse et exigeante n’a plus de raison d’être, puisque seule la foi en Jésus sauve. A la limite, l’existence du Midrash arrangeait les chrétiens, non seulment pour affirmer leur doctrine, mais aussi pour renvoyer aux Juifs leur propre méthodologie afin de l’appliquer à la vérité évangélique. En d’autres termes, le chrétien pouvait interpeller le juif par le syllogisme suivant : « Puisque vous croyez dans l’interprétation midrashique, vous pouvez croire dans l’interprétation de Jésus ; et puisque cette méthodologie pose le principe de la lecture typologique, alors admettez que l’Ancien Testament annonce le Nouveau ! »

Or voilà que Rachi rompt avec ce type d’approche. Bien sûr, il ne nie pas le Midrash, comme donnée herméneutique, il en relativise la portée. « Et moi ; je ne suis venu que pour expliquer le pchat, le sens littéral, du verset » répète-t-il dans quelques gloses – (Par exemple Genèse / Béréchith XXXIII, 20). D’ailleurs, lorsque la littéralité pose problème, il n’hésite pas à faire appel au Midrash. (Par exemple, pour Rachi, le récit de la Création ne doit pas être entendu au sens premier, mais comme une allégorie signifiant qu’il existe un Créateur au monde. Genèse / Béréchith I, 1.)

La recherche du sens obvie signifie pour le rabbin de Troyes de comprendre correctement les termes hébraïques, en se référant au targum (la traduction araméenne de Onkélos), aux grammairiens espagnols, aux sciences de son époque. Selon le témoignage de son petit-fils, Rachbam (Rabbi Shmouel ben Meïr), Rachi regretta à la fin de sa vie de n’avoir pu tout interpréter selon le sens littéral. (Cf. Genèse / Béréchith XXXVII, 7).

Il se trouve que ce mouvement opéré par Rachi s’inscrit dans le propre mouvement de la pensée chrétienne, qui s’élabore. Phénomène récurrent dans l’histoire des idées, peut-il faut-il voir ici la concordance de la pensée universelle ? En tout cas, il demeure certain que les XIème et XIIème siècles constituent pour l’Eglise une époque de transition, et donc de mutation. Citons, sans en approfondir les thèses, des auteurs comme Abélard qui réalise un travail critique sur les Pères, ou saint Anselme qui réfléchit aux fondements de la foi authentique. Ces études et d’autres bousculent le confort intellectuel de la pensée chrétienne.

L’une des grandes avancées de cette réflexion porte sur le statut du texte biblique. S’il est bien d’inspiration divine, il utilise un langage humain, transmis par des hommes, de plus il se situe dans un contexte historique et linguistique précis. Il s’ouvre donc à une certaine critique (non pas au sens de l’athéisme, évidemment), à une recherche sémiologique et archéologique. Au fond, ces nouveaux penseurs du christianisme renouent avec la formule talmudique : « La Torah parle le langage des fils de l’homme. »

La rencontre avec Rachi, dont la renommée dépasse le seul cadre de la communauté juive, paraît alors s’imposer. Nous citerons deux sources exégétiques particulièrement actives : L’Ecole de Hugues de Saint-Victor et « l’Ecole biblique morale » deux groupes parisiens très actifs.

L’Ecole de Saint-Victor :

Dans le premier groupe, Hugues et ses disciples, surtout André, fréquentent les Juifs lettrés. Les citations des rabbins sont fréquentes sous leur plume.

Rachi est-il cité nommément ? Pas vraiment. Pour une raison simple : ces exégètes chrétiens ne connaissent pas l’hébreu, ils travaillent à partir d’enseignements oraux, qu’ils recueillent précieusement. Dans leurs écrits, nous trouvons juste des mentions comme Hebreus dixit. Ajoutons que de nombreux commentaires ont été détruits par des autodafés, au moment des Croisades, et qu’il est difficile de retrouver toutes les sources. Cependant, il est possible de reconnaître quelques commentaires ciblés.

Un exemple chez Hugues de Saint-Victor :

Dans Genèse / Béréchith XLIX, 12, nous lisons : « Rouges (Haklili) les yeux de vin ». Le terme Haklili est difficile à traduire. Hugues commente, (il écrit en latin) : « Ce terme désigne selon les Hébreux, l’abondance de vin qui apparaît dans les yeux du buveur. » Or que dit Rachi : « Haklili signifie rouge selon la traduction araméenne de Onkélos… car les buveurs ont l’habitude d’avoir les yeux rouges. »

Un exemple chez André de Saint-Victor :

A propos de Deutéronome / Dévarim XXXIII, 2 : « L’Eternel est venu du Sinaï, il a brillé pour eux depuis le Séïr, Il a resplendi sur le mont Paran », André commente : « Les Hébreux expliquent que le Seigneur a envoyé des anges vers les Iduméens (les descendants d’Esaü) et vers ceux du mont Paran pour leur proposer la Loi, mais ils refusèrent. Il vint alors vers les juifs au mont Sinaï avec des milliers d’anges. » De nouveau, nous retrouvons la source chez Rachi dans son commentaire sur Dévarim. Ces deux auteurs cités ouvriront la voie à un grand exégète chrétien : Nicolas de Lyre.

L’Ecole biblique morale :

Il s’agit là des disciples directs ou indirects des victoriens. La caractéristique de leur écriture consiste à citer fréquemment les sources juives. Trois maîtres se succèdent dans ce travail :

– Pierre le Mangeur, de Troyes : auteur d’une sorte d’histoire biblique qui utilise l’exégèse ;

– Pierre, le Chantre ;

– Etienne Langton, futur archevêque de Canterbury.

De leur œuvre, il ressort que les liens entre chrétiens et Juifs sont maintenus jusqu’à la veille de l’expulsion par Philippe-Auguste.

Cependant, comme chez les victoriens les auteurs juifs ne sont pas cités, on peut malgré tout les deviner, dont Rachi.

Prenons Nombres / Bamidbar XXVII, 3, le cas des filles de Tsélofad qui réclament l’héritage du père en l’absence d’une descendance mâle. Qui est ce Tsélofad ? Rachi l’identifie à celui qui avait porté le bois le jour du Shabbath et qui fut exécuté (selon le traité Shabbath 86b sur Nombres / Bamidbar XV, 32 à 36). Pierre le Mangeur et Pierre, le Chantre, reprennent cette même tradition.

La première mention de Rachi dans une source chrétienne :

C’est à la fin du XIIème ou au début du XIIIème siècle, qu’une allusion à Rachi est explicitement mentionnée, dans un manuscrit latin. Il s’agit d’un commentaire sur les Psaumes (selon la traduction de saint Jérôme, et non selon la Septante). Ce commentaire est dû à un disciple d’André de Saint-Victor : Herbert de Bosham. Contrairement à son maître, il connaît l’hébreu et cite des sources traditionnelles juives comme Le Makhbéreth (Cahier) d’un grammairien espagnol, Ménahem ibn Zarouk ou Dunash ibn Labrat (tous deux cités par Rachi également). Le nom de Rachi est mentionné en marge du commentaire par la mention « Salomon » (qui est bien sûr notre Shlomo ben Isaac).

Voici le commentaire d’André sur Psaume LXVIII, 36 : « Le lettré moderne (Salomon = Rachi) dit que leurs anciens ont interprété ce psaume jusqu’à Béni soit l’Eternel comme se rapportant au don de la Loi, de même « la pluie volontaire » (gueshem nédavoth) comme se rapportant aussi à la Loi. »

Voici le commentaire de Rachi : « Nos maîtres ont interprété ce psaume jusqu’à Béni soit l’Eternel à propos du don de la Torah, de même pour « la pluie volontaire » qui se rapporte au don de la Torah. »

Un contemporain de Herbert de Bosham, d’origine anglaise, Alexandre Neckham, raconte ses échanges avec des maîtres juifs de Paris. A propos du Cantique des Cantiques III, 7 : « Voici le lit de (roi) Salomon », il commente : « Selon l’interprétation des Hébreux, le lit de Salomon n’est autre que l’arche d’Alliance au-dessus de laquelle brille la gloire divine. »

Ecoutons Rachi : « Le lit de Salomon représente la tente du rendez-vous (ohel moëd) et l’Arche qui étaient dressées dans le désert. »

Le Talmud accusé :

Si le nom de Rachi (Salomon) reste assez exceptionnellement mentionné, les choses changent à partir de 1240. Que se passe-t-il cette année là, où règne saint Louis ? L’année 1240 marque le début de la controverse menée contre le Talmud, qui aboutira en 1242 (ou 1244) à son brûlement en place public à Paris.

Nous résumons ici une brillante étude parue dans la revue Sens de septembre 1991.

Voici les faits : Un apostat du nom de Nicolas Donin dénonce, auprès du pape Grégoire IX, le Talmud. Non seulement cet œuvre fait de l’ombre à la loi de Dieu, mais de plus elle est emplie d’ignominies et même de blasphèmes à l’égard du christianisme. Le pape demande aux Dominicains ou aux Franciscains de régler l’affaire, seule l’Eglise française suit l’ordre papal.

L’ensemble du dossier se trouve toujours à la Bibliothèque nationale (manuscrit latin 16558), constitué des extraits du Talmud, traduits en latin, sur lesquels portent les accusations, classées par thèmes.

Selon Gilbert Dahan : « Si l’on fait abstraction du côté polémique qui a présidé au choix des passages, il s’agit là d’un travail remarquable. »

Or, ce qui est intéressant ici est que le Talmud incriminé est glosé des notes de Rachi. Rachi devient d’un coup célèbre dans tout le monde chrétien.

Voici d’ailleurs un morceau, tiré de traduction, de la préface :

« S’ensuit un dossier sur les gloses e Salomon de Troyes, le plus grand commentateur, selon les Juifs, aussi bien de L’Ancien Testament que du Talmud. Et… bien qu’il ait eût exposé l’Ancien Testament de façon telle qu’il n’en ait rien laissé d’intact, on ne trouvera ici qu’un petit nombre de la masse de ses erreurs… La multiplication de leur citation ne pourra que faire naître l’ennui chez les lecteurs. Ces quelques extraits pourront néanmoins suffire à démontrer son aveuglement et celui de ses émules : le reste, en effet, ne contient rien de bien différent de ce que l’on peut trouver dans ce qui suit ; (les explications) sont tirés du Talmud, car il est écrit au chapitre Héleq : Celui qui dévoile un visage de la Loi et ce en dehors de la Halakha, c’est-à-dire le Talmud, même s’il possède la Loi et les bonnes actions, n’aura pas de part au monde futur. »

Nous constatons que Rachi est nommé ici « Salomon de Troyes », il est connu comme commentateur de la Bible et du Talmud, et aussi comme autorité religieuse.

Cette partie du dossier offre 160 gloses de notre maître. Chacune d’elle est accompagnée en marge de sa référence biblique. S’y ajoute une appréciation : erreur, sortilège, Talmud, blasphème, goy.

Par exemple, le verset d’Exode / Shémoth IV, 20 qui décrit le départ vers l’Egypte de Moïse, avec sa femme et ses deux fils. Le texte précise qu’il les fait monter sur un âne, et Rachi de commenter : « Cet âne est celui sur lequel monta d’Abraham, pour la ligature d’Isaac, et sur lequel sera assis le messie, comme il est dit : Voici ton roi… montant sur un âne. »

Quelques traductions possèdent une grande valeur, puisqu’un grand nombre de textes rabbiniques furent censurés soit par l’Eglise du Moyen Âge, soit par les Juifs eux-mêmes, en général des textes qui font référence aux non-Juifs. Or, l’historien découvre dans ce ms.lat. 16558 des textes d’avant la censure.

Ce qu’il est important de souligner, c’est qu’à travers cette polémique, les exégètes chrétiens découvrent à la fois la tradition talmudique et le commentaire de Rachi. Certes, si la partie officielle de l’ordre ecclésiastique continue à être mené jusqu’au XVIème siècle, et même plus tard, divers auteurs indépendants vont s’intéresser à cette tradition, soit pour critiquer le judaïsme, soit pour mieux comprendre la Bible.

Cette métamorphose s’opérera en 1263, lors de la controverse de Barcelone (le judaïsme étant défendu par Nahmanide). Lors de cette disputation se trouvera l’un des plus hébraïsants de son temps : Raymond Martin. Avec lui, commencera l’utilisation plus positive des auteurs rabbiniques du Moyen Âge, et notamment Rachi.

Les chrétiens hébraïsants :

Raymond Martin est un dominicain. (Les Dominicains furent les principaux Inquisiteurs. Si idéalement, il ne devait utiliser que la controverse orale, comme saint Dominique, le fondateur, certains n’hésitèrent pas à utiliser la torture et le bûcher. Cf. le très bon film de Jean-Jacques Anneau « Le nom de la Rose ».) Martin est donc connu pour ses œuvres polémiques contre le judaïsme et l’islam. Il s’y révèle comme un excellent hébraïsant, Rachi est souvent cité, cette fois nommément, par « Rabbi Salomon ».

Voici une traduction sur le prophète Osée (III,5) : « Voici une tradition qui se trouve dans la glose de Rabbi Salomon sur Osée, chapitre III, verset 5, où il est dit : Il existe une tradition au nom de rabbi Shimon bar Yohaï : Au temps de Roboam, Israël rejeta trois choses : le royaume des cieux, le règne de la maison de David et le Temple. »

A la suite de Raymond Martin, un autre auteur chrétien aura une grande influence, non en tant que polémiste, mais en tant qu’exégète : Nicolas de Lyre. Le commentaire de ce Franciscain sur toute la Bible aura une influence sur l’Eglise jusqu’au XVIème siècle. Dans un passage il expose sa doctrine en matière d’autorités hébraïques : de même , écrit-il, qu’il existe une hiérarchie chez les chrétiens entre la Bible, les Pères de l’Eglise, les commentateurs médiévaux, de même les juifs considèrent comme autorités des textes de différents niveaux : l’Ancien Testament, le Talmud, la littérature rabbinique, les commentateurs du Moyen Âge. Parmi ces derniers, Nicolas de Lyre offre une place de choix à Rachi (désigné par Ra.Sa.) D’ailleurs dans la pagination, le commentaire de Nicolas ressemble à celui de Rachi.

Au XVème siècle, un juif converti du nom de Paul Burgos s’en prendra violemment aux commentaires de Nicolas de Lyre, égratignant au passage Rachi, bien évidemment. Divers auteurs répliquèrent pour défendre Nicolas.

Conclusions :

De cette étude, qui pourrait être abondamment développée, nous pouvons tirer une double conclusion. Tout d’abord le dialogue entre Juifs et Chrétiens a bien existé au Moyen Âge, même dans des périodes sombres. Néanmoins, il ne s’agit pas du moderne dialogue inter-religieux, nous n’en sommes pas là, mais bien d’une rencontre entre élites intellectuelles. Ajoutons que nous ne sommes pas en présence d’un échange d’égal à égal, mais dans le contexte où l’Eglise s’affirme en tant que Verus Israël, Nouvel Israël, avec l’anti-judaïsme qui en découle.

La seconde conclusion concerne la place de Rachi. Le fait qu’il ait été cité dans des sources chrétiennes, prouve que son nom a dépassé les frontières de la communauté juive. Critiquée ou reconnu, il devient une référence incontournable.

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[1] Source : Gilbert Dahan « L’exégèse chrétienne de la Bible en Occident médiéval XIIe-XIVe siècles ». Cerf 1999.

Quand la joie est réalité

Le mois de Adar


A l’œil nu, rien n’y paraît peut-être mais quelque chose d’essentiel, à la fois subtil et profond, vient de changer dans le monde : le mois de Adar commence cette semaine. Il faut s’arrêter un instant, imposer silence au tumulte extérieur et sentir une joie nouvelle monter comme la sève dans les arbres au temps du renouveau. C’est que la joie du mois qui commence est différente de toutes les autres. Elle ne se laisse dissiper par rien. Elle grandit de tout ce qu’elle voit ou touche et entraîne chacun dans une élévation constante. Les Sages n’ont pas dit autre chose : « Quand entre le mois de Adar, on multiplie la joie ».

Mais la joie peut-elle être simplement liée à l’arrivée d’un mois ? Tout se passe comme s’il s’agissait de fermer les yeux sur la réalité des choses, comme si problèmes et difficultés n’existaient plus, comme si, enfin, l’humanité toute entière avançait indéniablement dans la direction d’un bonheur assuré ! Hommes et femmes de ce monde, nous savons tous que, si une telle félicité reste bien dans le champ de notre espérance, elle n’appartient pas pour autant, à ce jour, au domaine du concret. Comment, dès lors, vivre une joie qui doit être, par nature, sans pareille ?

C’est justement là tout à la fois la puissance et le défi du mois de Adar. Eclairé depuis son début par la fête de Pourim qui, en son sein, incarne ce brutal passage des ténèbres à la lumière, de l’angoisse à l’allégresse, il porte en lui une véritable force de transformation. Il illumine chacun des jours qui passent de cette perspective indépassable. Ce mois habité a ainsi comme une texture différente. Il est, minute après minute, notre cadre de vie obligatoire pendant la période, quelles que soient nos activités, et, pour cette raison, c’est toute notre existence qui en est transformée. Il n’est pas nécessaire de fuir une réalité parfois morose pour cela. A présent, notre âme lui donne sens. Et ce sens est celui de la joie et de la lumière.

Cette année, ces idées ont encore une portée plus large. Du fait des particularités du calendrier juif, l’année compte treize mois, le mois ajouté étant un Adar supplémentaire. Il porte le numéro I tandis que le Adar régulier portera le numéro II. C’est dire que ce n’est pas de trente jours exceptionnels que nous disposons mais bien de soixante. C’est dire aussi que chaque seconde en devient encore plus précieuse. A présent tout est possible. Puisse la joie être, pour chacun, action.

Environnement et identité

Une maison pleine de livres de Torah


De toutes les campagnes de Mitsvot du Rabbi, celle-ci est sans doute la plus intéressante. Ce que le Rabbi nous demande, en fait, c’est de redéfinir notre environnement.

Un récipient est déterminé par son contenu. Prenez un brick de lait, par exemple. S’il est vide, vous direz « Passe-moi le brick ». Mais s’il contient ne serait-ce qu’un peu de lait, vous direz « Passe-moi le lait ». De la même manière, votre foyer est défini par les choses les plus importantes qui s’y trouvent. Et parmi ce qu’on trouve de plus important chez vous (mis à part les personnes qui y vivent, bien entendu), il y a les livres de Torah qui s’alignent sur les étagères et ceux qui sont dispersés dans la maison.

Un seul de ces livres, dit le Rabbi, est suffisant pour redéfinir votre environnement dans son intégralité. Votre foyer est transfiguré et, d’un banal logement, devient une lumineuse source de sagesse.

C’est également une affaire d’identité : les livres que nous achetons et plaçons dans nos maisons sont aussi un moyen d’affirmer qui nous sommes – envers nous-mêmes et envers ceux qui nous rendent visite. Emplissez votre maison de livres de Torah : vous créerez un environnement de Torah et acquerrez une référence identitaire des plus nobles, pour vous et votre famille.

Tendez-vous un piège

Il y a un autre avantage évident à emplir votre maison de livres de Torah : vous – ou vos enfants – pourriez bien en ouvrir un et en lire un petit peu. Et peut-être même, en venir à poser quelques questions. Prenez garde : un tel comportement peut se changer rapidement en habitude.

La vie dans les livres

Les grands auteurs mettent leur esprit, leur personnalité, leur essence même dans leur livre. De façon analogue, nous disent les Sages, lorsque D.ieu écrivit la Torah, Il y mit Son Essence et tout Son Être. C’est la raison pour laquelle nous traitons les livres de Torah avec le plus grand respect : nous les embrassons s’ils tombent par terre, nous veillons à toujours les ranger à l’endroit et nous ne les utilisons jamais pour quoi que ce soit d’autre que la lecture ou l’étude. En d’autres termes, nous les traitons comme des personnes très spéciales.

Avez-vous déjà considéré l’idée d’inviter Moïse, le roi David et les sages et les prophètes de la Grande Assemblée à venir vivre chez vous ? Et aussi Rabbi Akiva, Maïmonide et le Baal Chem Tov tant qu’on y est ? Attention : ils pourraient bien se sentir chez eux.

C’est une Mitsva

Suite au don de la Torah sur le mont Sinaï, nous avons reçu 613 Mitsvot (commandements divins) par l’intermédiaire de Moïse. La dernière chose que celui-ci a demandé à chacun de nous d’accomplir, juste avant que nous rentrions dans la terre de Canaan, fut d’écrire un rouleau de la Torah. Depuis ce jour, nous avons tous l’obligation d’écrire notre propre rouleau.

Au 13ème siècle, Rabénou Acher constata que cette obligation n’avait pas été remplie par tous. Il expliqua que, de nos jours on accomplissait cette Mitsva en achetant des livres de Torah, pour soi-même et pour d’autres afin d’y étudier. Il est bien sûr préférable d’écrire son propre Sefer Torah. Néanmoins, n’est-il pas excitant de réaliser qu’à chaque fois que vous achetez un livre de Torah, vous accomplissez la dernière Mitsva de la Torah ?

Par où commencer ?

Commencez avec les livres de base : un ‘Houmach, un livre de Psaumes et un Sidour. Vous pourrez aller en augmentant à partir de là. Voici un guide du débutant. Tous ces ouvrages existent en version traduite :

‘Houmach : « Les cinq livres de Moïse ». D.ieu dicte, Moïse transcrit et vous avez le livre chez vous.

Téhilim : « Les Psaumes de David ». Le livre dans lequel vos arrière-grands-parents ont versé leur cœur et leurs larmes.

Sidour : « Livre des prières juives ». Il a fallu 120 sages et prophètes pour composer une démarche unique pour tous les Juifs qui s’adressent au D.ieu unique.

Tanakh : « Torah, Prophètes et Hagiographes ». Toutes les prophéties divinement inspirées que les Sages ont identifiées comme étant nécessaires dans chaque génération. Connu dans d’autres cercles sous le nom de « Bible ». (Vérifiez que vous vous procurez une traduction juive authentique.)

Talmud : Volumineuse somme de discussions, débats et anecdotes qui ont défini la pratique juive au début de la Diaspora. La viande et les pommes de terre de l’étude juive.

Zohar : Ouvrage décisif de théologie mystique juive (appelée Kabbalah), composé principalement par Rabbi Chimon bar Yo’haï à une époque de persécutions romaines.

Michné Torah : « Rambam ». Première codification extensive de la loi et de la pratique juive. Compilé par Maïmonide au 12ème siècle.

Kitsour Choul’hane Aroukh : (Abrégé du Code de Loi Juive) Très populaire guide de la pratique juive pour tout un chacun, publié pour la première fois en Hongrie en 1870 par Rabbi Shlomo Ganzfried, autorité reconnue dans le domaine de la loi juive.

Tanya : Le plus important ouvrage de l’enseignement ‘hassidique, associant et équilibrant les aspects mystique et pratique de la pensée juive classique. Écrit par le grand maître ‘hassidique du 18ème siècle, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi.

Fumer nuit gravement à la Hala'ha

par le Rabbin Morde’haÏ Halperin

Le texte que nous vous proposons est la traduction d’une analyse hala’hique sur la question du tabac. Il est paru dans le périodique d’éthique médicale juive ASSIA (Volume 5), publié par l’Institut Schlesinger attaché à l’hôpital Chaaré Tsedek de Jérusalem, en 1986. Il est évident que l’actualisation des données scientifiques va dans le sens d’un verdict hala’hique plus sévère encore.

Cet article se focalise sur l’aspect légal de la question. Nous avons traduit la plupart des notes de l’édition originale, mais avons ignoré les précisions médicales que le lecteur trouvera dans les publications médicales.

Le tabac et ses conséquences sur le plan médical occupent le monde de la recherche scientifique depuis des décennies. Les découvertes scientifiques dans ce domaine ont suscité une évolution de la législation dans les pays occidentaux (1) .

Est-ce que les données scientifiques actuelles influencent la législation rabbinique (2) ?
Ces données sont-elles (officiellement) communiquées aux autorités rabbiniques ?

Nous tenterons ici d’apporter des réponses à ces problématiques.

Lorsque l’on s’essaie à l’analyse hala’hique d’un sujet, on se doit de faire la distinction entre les commandements régissant les rapports entre les hommes, comme c’est le cas de l’interdiction de voler (3) ou de causer des dommages à son prochain (4) , et ceux ayant trait au rapport à D.ieu, comme les lois des fêtes (5) ou celles concernant la préservation de la santé (6). De même, ont un statut différent les interdits de la Torah (min hatorah) ou ceux des Rabbins (derabanane) (7), qui résultent de règles instituées par les Sages.

Même entre les lois instaurées par la Torah, il convient de discerner différents niveaux dans les commandements et dans la gravité des interdits ; on déduit cela de la punition qui sanctionne la transgression de l’interdit en question (8). Cette gradation part des interdits relativement légers (9) qui découlent de commandements positifs, en passant par les commandements négatifs passibles de la flagellation, pour finir par les interdits très graves, comme ceux qui sont passibles de la peine de mort (10).

Quelle place occupe donc le fait de fumer dans le système des commandements ?
Quel est le degré de gravité de l’interdiction de fumer dans l’échelle que nous venons d’évoquer ?
Fumer est-il vraiment interdit au regard de la loi juive ?

ENTRE L’HOMME ET SON PROCHAIN

Si quelqu’un fume, et que la fumée dérange son prochain, dans quel cas le fumeur est-il tenu de tenir compte du désagrément causé à autrui et doit-il s’en éloigner ?

Il va de soi que dans la propriété privée de la personne dérangée, le fumeur doit s’abstenir de fumer, et le fait de fumer là constitue un pur empiètement sur le territoire d’autrui et est apparenté à l’interdiction de voler (min hatorah) selon la Torah.

Cependant, lorsque tous deux se trouvent sur la voie publique, ou lorsque le fumeur se trouve dans sa propriété mais que la fumée se propage jusqu’au domaine de l’autre et l’y incommode, la question devient autrement plus complexe. La deuxième personne est-elle en droit d’exiger que le fumeur ne lui cause pas préjudice ? Existe-t-il une différence si ce préjudice est objectif (11) ou subjectif (12)?

Cette question, qui semble assez complexe au premier abord, trouve une réponse claire auprès des décisionnaires. Dans le cas qui nous intéresse, nous nous appuyons sur les lois de  » l’éloignement de la source de nuisance ». La question de  » l’éloignement de la source de nuisance  » occupe un chapitre entier du traité de Baba Batra (13), et peut se résumer à un principe légal tout simple : il existe des limitations à ce qu’un individu peut faire dans sa propre maison, dans le cas où cela peut causer des dommages à l’intérieur de la propriété de son prochain (14).

Un des exemples principaux rapportés dans le Talmud à ce sujet concerne la  » fumée  » (15), c’est-à-dire que l’on peut exiger l’arrêt d’une action qui crée de la fumée si cette fumée parvient dans la propriété du voisin et l’y dérange.

L’éloignement doit être à une distance telle que  » la fumée ne parvienne pas jusqu’aux voisins et ne leur fasse pas mal aux yeux ni ne leur cause de désagrément  » (16). Les dommages causés par une fumée permanente sont considérés comme des dommages très graves (même s’ils n’exposent pas à un grave danger pour la santé (17)).

C’est pourquoi, même si un accord tacite a prévalu pendant longtemps entre les voisins (ce qui généralement, dans les lois de voisinage, autorise à poursuivre l’action qui cause préjudice) cela ne constitue pas un droit acquis (‘hazaqa) et le voisin peut toujours exiger l’éloignement de la fumée.

Les décisionnaires expliquent que tous les dommages qui comportent un danger sont assimilés à la fumée, et ils ne peuvent se prévaloir de la ‘hazaqa (18). Plus encore, les dommages qui sont supportés par la plupart des gens mais qui indisposent la victime du fait d’une sensibilité particulière ont le statut de  » fumée  » ; il n’y a pas de ‘hazaqa et la personne qui est à l’origine de ce dommage doit s’abstenir de commettre l’action qui en est à l’origine même dans sa propriété privée.

Dans un immeuble, si on est importuné par la fumée de son voisin, la loi juive nous autorise à exiger que celui-ci s’arrête de fumer.

On déduit de tout cela que dans un immeuble, si un fumeur habite à un étage inférieur et que la fumée de sa cigarette parvient à l’étage supérieur, le voisin peut exiger, d’après la loi juive, que le fumeur arrête de fumer, tant que cela lui cause un désagrément à l’étage supérieur. Dans un cas comme celui-ci, le fumeur a l’obligation de préserver son voisin des dommages de la cigarette et de ne pas fumer. C’est ainsi que statue le Rav Moché Feinstein. (z’l)

Il s’entend que même dans des endroits publics, la victime peut demander que l’on ne fume pas, et cela oblige les fumeurs à ne pas fumer, d’après la hala’ha.

C’est ce qu’explique le Rav Eliezer Waldenberg :
 » …Ainsi, si des gens fument dans un domaine public, toute personne qui en serait importunée pour sa santé peut exiger que l’on arrête de fumer  » (19).

(Le Rav Moché Feinstein s’exprime avec une plus grande virulence sur la gravité de l’interdiction de fumer dans les lieux d’étude, les Yéchivot et les Kollelim)

ENTRE L’HOMME ET D.IEU

Fumer Chabbat

Fumer le Chabbat est interdit min hatorah, d’après la Torah, puisque c’est un corollaire de l’interdiction d’utiliser le feu (20). Ce commandement entre dans la catégorie des interdictions graves puisqu’il est passible de la peine de mort applicable par le tribunal, et n’est remis en question qu’en cas de danger de mort (21).

Fumer les jours de fête

Les jours de fêtes juives, la Torah autorise à accomplir des travaux qui visent à préparer la nourriture pour la fête (22) , à l’exclusion de tous les autres travaux (23). Cependant, certains travaux qui ne sont pas directement liés aux repas de la fête mais plutôt au bien-être de l’individu sont permis (24), à condition que ce bien-être soit  » égal pour tout homme  » (25), c’est-à-dire que ce soit une chose répandue et pas l’apanage d’une minorité habituée au luxe.

Pour illustrer cette idée d’un plaisir qui ne remplit la condition que l’on vient de mentionner, le Talmud cite l’encens. A cette époque, on avait l’habitude de faire brûler de l’encens pour parfumer la maison (26). L’interdiction de faire brûler de l’encens est énoncée dans la Michna (27) et la Guemara (28) de développer : on peut penser qu’il est permis de brûler de l’encens les jours de fête car si la combustion est permise pour ce qui est nécessaire, elle l’est aussi pour ce qui ne l’est pas !

Ce à quoi on lui répond : c’est justement pour répondre à cette question que le verset précise  » ce qui servira de nourriture à chaque personne pourra seul être apprêté « .

Les décisionnaires expliquent que les jours de fête, tout travail visant au bien-être corporel qui ne concerne pas tout un chacun est interdit min hatorah (29), d’après la Torah, au même titre que ce qui ne relève pas de la préparation de la nourriture pour la fête. Il en résulte que fumer (en dehors de la question médicale) est du même ordre que l’encens.

Ce n’est pas un plaisir pour tout le monde, et c’est pourquoi, il est interdit de fumer les jours de fête min hatorah (30).

Cependant, le Pnei Yehochoua (31) permet de fumer les jours de fête pour raison médicale :

 » Parce que le tabac est bon pour la santé, il aide à la digestion et ouvre l’appétit… « 

Le Korban Netanel s’oppose au Pnei Yehochoua : pour lui, si fumer est un remède aux maladies du système digestif, cela devient interdit les jours de fête à cause de l’interdiction générale de prendre des médicaments les jours de fête si l’on n’est pas réellement malade.

Il est évident que de nos jours, alors que la recherche médicale a prouvé que fumer est non seulement mauvais pour la santé, mais aussi, est une cause des plus importantes de la forte mortalité chez les fumeurs, la décision du Pnei Yehochoua n’a plus de fondement, et l’interdiction de fumer les jours de fête retrouve sa justification même de l’avis du Pnei Yehochoua.

Malgré tout, une partie des décisionnaires autorisent à fumer les jours de fête,  » et la raison principale pour laquelle ils permettent est que puisque fumer est devenu si courant que c’est devenu  » égal à tout homme « .

Puisque le nombre de fumeurs a beaucoup baissé ces dernières années qu’ils ne sont plus majoritaires, il devient interdit de fumer les jours de fêtes.

Selon cette opinion, il suffit que la majorité des gens fument pour que cela devienne une chose  » égale à tout homme « . Si on suit ce raisonnement jusqu’au bout, ce statut variera selon les endroit et les époques, c’est d’ailleurs ce que le décisionnaire explique dans la suite de ses propos. Par conséquent, puisque le nombre de fumeurs a beaucoup baissé ces dernières années et qu’on se retrouve de facto dans un cas de figure où les fumeurs ne sont plus majoritaires, il devient interdit de fumer les jours de fêtes, à l’unanimité des décisionnaires.

Fumer tous les jours

Contrairement à l’époque du Pnei Yehochoua (32) où l’on pensait qu’il était bon de fumer, nous savons aujourd’hui que cela est très dangereux pour la santé.

Quelles sont donc les conséquences légales des nouvelles données scientifiques ?

Le ‘Hafets ‘Haïm (33) s’était déjà exprimé sur cette question en ces termes (34) :

 » …Puisque j’ai l’occasion de parler de la cigarette, voici mon opinion à ce sujet. Des médecins ont recemment déclaré qu’il était interdit, pour les personnes faibles, de s’habituer à fumer car cela les affaiblit et peut leur faire du mal. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de m’entretenir avec les personnes à la santé fragile qui m’ont avoué que fumer leur était difficile mais qu’ils avaient du mal à briser leur accoutumance à la cigarette. Je leur ai dit : Qui vous a autorisé à vous accoutumer à cela ?! Vraiment, les Sages disent (Baba Kama, 92a) que celui qui se mutile, même s’il n’a pas le droit de le faire, est exempt de punition (car à qui devra-t-il payer des dommages si ce n’est à lui-même). Mais quoiqu’il en soit, ils précisent qu’il n’a pas le droit de se faire du mal. D’abord, à cause de l’interdiction :  » Vous ferez très attention à votre âme « . Et ensuite, en vertu du principe selon lequel l’univers et ce qu’il contient appartiennent à D.ieu et c’est pour Sa gloire qu’Il nous a créés, et qu’Il donne à chaque individu ce dont il a besoin pour Sa Torah et Son monde. Comment un esclave peut-il se permettre de n’en faire qu’à sa tête, alors qu’il appartient à son maître ? Et si le fait de fumer a eu une incidence négative sur sa santé, l’homme devra rendre des comptes pour cela car il l’a fait de son plein gré et non pas sous la contrainte « .

Les propos du ‘Hafets ‘Haïm impliquent trois points très clairs :

1. La Hala’ha se fonde sur l’avis de médecins pour établir les lois.
2. A l’époque du ‘Hafets ‘Haïm, on savait déjà que fumer affaiblissait et pouvait mettre en danger la vie des fumeurs de  » faible constitution « .
3. Il est strictement interdit de commencer à fumer.

Précisons que l’interdit du ‘Hafets ‘Haïm a été promulgué avant que l’on ait connaissance du danger que comporte la cigarette pour tout un chacun, et il ne fait aucun doute que l’état actuel des connaissances médicales induit une aggravation de l’interdit.

Certes, le Rav Moché Feinstein écrivait dans une responsa (35) de 1963 que le degré de l’interdiction de fumer n’était pas le même que celui des autres mises en danger mais seulement  » puisqu’il y a un risque d’en tomber malade, il faut s’en abstenir « . Et puisqu’il n’est question que de  » risque « , nombreux sont ceux qui continuent de fumer. C’est là qu’intervient le principe selon lequel « D.ieu protège ceux qui ne sont pas conscients du danger  » (36) et c’est aussi pourquoi, donner du feu à un fumeur qui en demande ne relève pas de l’interdiction de  » devant un aveugle, ne pose pas de piège « 

Les écrits du Rav Moché Feinstein laissent clairement entendre que ce n’est que parce qu’il n’y a pas de maladie, avec certitude, mais uniquement un risque, on pouvait s’en remettre au principe évoqué plus haut. Mais aujourd’hui que nous savons pertinemment que tous les fumeurs tombent malades de la cigarette et qu’il n’y a que la gravité de la maladie qui diffère d’une personne à l’autre, il s’avère que la conclusion du Rav Moché Feinstein serait différente, notamment à la lumière des chiffre consternants de la mortalité chez les fumeurs. Il suffit de se reporter à ce qu’écrit le Rav Moché Feinstein sur le tabac dans les lieux d’étude, où il dit que les fumeurs  » commettent des dommages délibérément « .

Le Rav Moché Feinstein a aussi écrit une reponsa sur l’interdiction de fumer de la drogue (37) en 1973. Il y évoque plusieurs raisons au fait qu’il qualifie cette interdiction de  » grave parmi les plus graves « . :  » Il est clair que c’est interdit en vertu de plusieurs lois de la Torah « .

Il est évident qu’il est interdit de se mettre dans un état de dépendance pour une chose dont on n’a nul besoin.

Voici ses raisons (38):
« Premièrement cela [fumer de la drogue] abîme et détruit le corps, et même s’il se trouve des personnes qui n’en sont pas affectées physiquement, cela détériore la raison.

De plus, cela entraîne un désir très important, plus même que le désir [dans le sens de dépendance] de manger etc …

Il est évident qu’il est interdit de se mettre dans un état de dépendance pour une chose dont on n’a nul besoin.[…]

Enfin, il est clair et évident que cela fait partie des interdits les plus graves et il faut s’efforcer d’éradiquer cette impureté du sein du peuple juif et plus particulièrement de ceux qui étudient dans les Yechivot ».

Il saute aux yeux que tout cela concerne également le tabac. Et en effet, les décisionnaires ont fait publier plus récemment des décisions rabbiniques stipulant que fumer est strictement interdit d’après la Torah. Ainsi, le Rav Eliezer Waldenberg écrit explicitement :

« En conclusion, il est clair que la hala’ha est d’interdire de fumer d’après la Torah »

Avant lui, le Rav H. D. Halévy concluait son exposé (dans son ouvrage « Assé le’ha rav ) :

« C’est pourquoi, à mon humble avis, il est clair et évident qu’il est interdit de fumer »

Fumer tue …

Jusqu’à présent, les décisionnaires qui ont interdit de fumer ont classé cette interdiction comme commandement positif de la Torah assorti d’une interdiction des Rabbins (commandement négatif derabanane) (40)

Au vu des découvertes médicales plus récentes sur les différents poisons présents dans la fumée des cigarettes, dont la nocivité et le caractère cancérigène ont été démontrés, on peut se poser la question de savoir si le fait de fumer des cigarettes ne constitue pas une transgression de l’interdiction de causer la mort. Sachant que toute action pouvant entraîner la mort est passible de la peine de mort, et que l’interdiction de meurtre concerne aussi le suicide (41), une réponse positive à cette question aurait des conséquences sans équivoque pour les fumeurs et ceux qui les aident à fumer.

Le Rav Avigdor Neventsel dans un débat similaire, arrive à la conclusion que donner des médicaments qui accélèrent la mort sans autorisation particulière est apparenté à un meurtre. A plus forte raison, s’empoisonner avec de la fumée qui raccourcit à coup sûr la vie du fumeur est interdit, et le fumeur transgresse le commandement négatif « Tu ne tueras pas », sans compter les interdictions concernant le fait de fumer, aussi bien celles de la Torah (min hatorah) que celles des rabbins (miderabanane).

CONCLUSION

Notre analyse nous mène aux conclusions suivantes :

1. A toutes les époques, aussi bien au temps du Pnei Yehochoua qu’à celui du ‘Hafets ‘Haïm ou que de nos jours, l’état des connaissances médicales a des répercussions immédiates sur la législation hala’hique.

2. Il faut éviter de tirer des conclusions hâtives des décisions qui ont été prises avant que ne soient connus tous les dangers du tabac, et il est nécessaire de porter à la connaissance des décisionnaires contemporains toutes les nouvelles données médicales, le plus clairement possible.

3. Les lois sur le tabac concernent autant les commandement entre l’homme et son prochain qu’entre l’homme et D.ieu.

4. La gravité de l’interdiction de fumer dépend du dommage que cela cause. Plus le dommage et direct et nocif, plus le degré de gravité augmente. Et cela va d’une interdiction rabbinique au sixième commandement « Tu ne tueras pas », en passant par la transgression d’un commandement positif de la Torah.

5. Les développements scientifiques vont dans le sens d’une aggravation de l’interdit.

6. Il ne fait aucun doute que toute personne craignant D.ieu a l’obligation de faire tout son possible pour s’abstenir de fumer et d’aider les autres à le faire.

1 Par exemple, les lois limitant ou interdisant la publicité pour les cigarettes, l’obligation de signaler le danger sur les paquets de cigarettes, l’interdiction de fumer dans les lieux publics.
2 Le principe de l’influence de la science sur les décisions hala’hique est mentionné dans le « Méorei Haech du Rav Chlomo Zalman Auerbach (z’l), aux éditions Beth Midrach Hala’ha Moriah, Jérusalem, 1980 ? voir au début de l’ouvrage, l’introduction de l’auteur. Voir aussi les « Chout ‘Hatam Sofer », Yoré Déah 45, qui écrit entre autres : « …que l’expérience apporte plus de preuves que tous les raisonnements »
3 Lévitique XIX, 13
4 Voir le traîté Avoth, I, 1, Perouch de Rabbénou Yonah
5 Lévitique XXIII
6 Deutéronome IV, 9. Ceci est explicité dans le Traïté Bra’hot, fin 32b, Rambam, Hil’hot Rotséa’h, XI, 4 (en opposition avec le Maharcha sur le traîté Bra’hot, ibid.), Traîté Shvouot, 36a. Voir Chou’han Arou’h, ‘Hochen Michpat, 427, 8 et Béour Hagra, 100, 6-7, qui se rapporte à Bra’hot 32b (contrairement au Maharcha). Voir Rambam, Hil’hot Déoth, IV,1, Sefer Ha’hinou’h,, Commandement 546-547, Min’hat ‘Hinou’h 546.
Concernant l’interdiction de se suicider, voir Rambam, Hil’hot Rotséa’h, II,3, et sa source dans le traïté Baba Kama, 91b, dans la Braïta.
7 Voir l’introduction du Rambam au Perouch Hamichna (Zraïm)
8 Traîté Yoma, 95b et 96a. Rabbénou Yona, Chaarei Techouva, III
9 En dépit des références de la note précédente. Voir Mechovev Netivot de l’auteur du Ktsot Ha’hochen. ‘Hochen Michpat, chap. 3
10 La peine de mort décrétée par le tribunal est plus grave que celle décrétée par le Ciel. Voir Rabbenou Yona, ibid.
11 C’est-à-dire, un préjudice médical prouvé
12 Une sensibilité personnelle de la victime, sans qu’il y ait de préjudice médical prouvé.
13 Chap. 2
14 Les Richonim sont divisés sur l’obligation d’éloignement : est-ce une obligation déoraïta, (Chout du Roch, 108, 10, mentionné dans le Tour, ‘Hochen Michpat 155), ou derabanane (Sefer Hayachar de Rabbénou Tam, Jérusalem, 1959, chap. 616, et Kiryat Sefer sur le Rambam, Hil’hot Ch’henim, 9.
15 Baba Kama, 23a. Choul’han Arou’h, ‘Hochen Michpat 155, 36-37.
16 Baer Hetev, Choul’han Arou’h 155
17 Responsa des Guéonim, Assaf, 1929, p. 32. Rapportée dans l’Encyclopédie talmudique, article « Har’haqat Neziqin », note 748.
18 Si la fumée n’est pas permanente (c’est-à-dire qu’elle ne dure pas la plus grande partie de la journée), la victime est aussi en droit d’exiger son interruption, comme cela est rapporté dans le Choul’han Arou’h, ibid, §37. Voir également Cha’h, 100, 19. Et s’il existe un risque médical grave, comme c’est le cas pour le tabagisme passif, même si le fumeur n’y est pas exposé continuellement, il peut exiger son arrêt et il n’y a pas de ‘hazaqa.
19 Assia XXXV, (Vol. IX, Cahier 3), 1983, pp. 10-15, paru ultérieurement dans les Responsa Tstits Eliezer, XV, 39.
20 Exode XXXV, 3.
21 Traîté Yoma 85a, vers la fin.
22 Même si toutes les tâches visant à préparer de la nourriture entrent sous cette définition, la Hala’ha n’aurtorise que les étapes avancées de préparation de la nourriture, voir Choul’han Arou’h, 495, 1-2
23 Exode, XII, 16.
24 Par exemple, se laver le visage, les mains et les pieds.
25 Cela signifie simplement que cela doit être un plaisir commun et général. Cependant, certains décisionnaires pensent qu’il suffit que cela touche la majorité d’une population pour que cela acquière ce statut. C’est pourquoi, cela peut différer d’un endroit et d’une époque à l’autre.
26 Cette action entraîne la transgression de deux interdictions : une extinction momentanée des braises et la combustion de l’encens. Voir Rachi, sur 27 Betsa 22b.
28 Daat ‘Ha’hamim, Betsa 2, 7 et Edouyot 83,11
29 Ketoubot 7a. Et aussi, Betsa 22b.
30 Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, §511 b, Beth Yossef Ora’h ‘Haïm fin du §511
31 Maguen Avraham 514, ‘Hayei Adam, 95, 13, et Nichmat Adam, Korban Netanel sur le Roch, chap. 2 de Betsa, §22.
32 Pnei Yehochoua, Chabbat 39b.
33 Le Pnei Yehochoua est né à Cracow en 1681 et décédé à Francfort en 1756.
34 Rav Israël Méir Hacohen de Radin (Vilna, 1839 – Radin, 1933)
35 Likoutei Amarim, chap. 13
36 Igrot Moché, Yoré Déah vol II, réponse 49
37 Chabbat 129, Niddah 31
38 Il s’agit ici des drogues douces, comme la marijuana.
39 Igrot Moché, Yoré Déah vol. III,§35
40 Assé le’ha rav, vol II, question 1, et vol. III, question 18.
41 Selon Maïmonide, Hil’hot Rotsea’h ouchmirat nefech, chap. 11, 4-5.
42 Id., Chap. 2, 2

Traduction et Adaptation de Sarah Weizman

une question de choix

par Tzipporah HELLER
  Pourquoi le monde est-il si complexe, si plein de contradictions apparentes ? Il est régi par des lois extraordinaires et peut être d’une beauté impressionnante, et en même temps, il y a tant de chaos et d’horreur. Pourquoi ?


Tout le monde sait que l’année juive commence à Roch Hachana, en Tichri. Mais ô surprise, il y a en fait deux manières de calculer l’ordre de notre calendrier. Celle qui nous est la plus habituelle suit l’ordre établi par Hillel l’Ancien pendant la période talmudique et se réfère aux mois selon leurs noms babyloniens, Tichri, ‘Hechvan, etc.

L’autre méthode est utilisée par la Torah elle-même. Elle ne désigne pas les mois par des noms mais par un nombre ordinal, « le premier mois », « le deuxième mois », etc. Le « premier mois » est Nissan, dont l’événement essentiel est la fête de Pessah, commémoration de notre délivrance d’Egypte. Selon l’autre calendrier, Nissan serait le septième mois !

Les deux façons de compter le temps conduisent à quelque chose de fascinant :

Tichri est le mois qui marque la création de l’Homme. Pour nous, créatures mortelles, c’est l’événement central de l’histoire humaine. Par conséquent, Tichri est le premier mois.

Cependant, D.ieu voit les choses sous un angle différent. Ainsi que l’exprime Sa Torah, l’histoire ne trouve sa signification que lors de la naissance de la nation juive. C’est pourquoi, Nissan est le premier mois.

Ceci nous amène à Adar, le mois de Pourim, qui précède directement Nissan. D’après la Torah, c’est le dernier mois du calendrier hébraïque. Adar est souvent décrit comme le « mois de l’obscurité » car nous n’avons jamais été aussi proches de l’anéantissement total que pendant le gouvernement d’Haman. La lumière de Nissan, de la libération, aurait été éteinte si Haman avait mené son complot à bonne fin. Grâce au miracle de Pourim, l’obscurité s’est transformée en clarté.

POISSONS ET FERTILITE

Adar est le mois juif qui porte bonheur. En effet, Pourim est la fête la plus joyeuse de toute l’année. Selon les Sages, « Lorsqu’arrive le mois d’Adar, on multiplie les manifestation de joie ». Pourquoi Adar a-t-il cette réputation de joie si bien méritée ?

Le signe astral d’Adar est celui des Poissons. Ceux-ci sont très fertiles et, pour cette raison, sont considérés comme étant un symbole de bénédiction et de fécondité. En hébreu, la bénédiction se dit bra’ha, la racine de ce mot étant constituée des lettres bet, reïch et kaf. La numérologie juive (guématria) leur attribue respectivement les nombres 2, 200 et 20. Chacun d’entre eux est le résultat du produit de 2 par 1, 10 et 100, ce qui signifie que le concept juif de « bénédiction » s’entrecroise avec la fertilité représentée par les deux poissons d’Adar. Après tout, s’il y a quelque chose de bon, pourquoi ne pas l’augmenter ?

L’inverse de la bénédiction est la contrainte ou la limitation. Adar est le mois pendant lequel Haman menaça non seulement de limiter notre présence mais de l’effacer totalement. Mais le destin avait un autre plan.

NAISSANCE ET MORT DE MOÏSE

Pendant la période de la destruction du Premier Temple, les Juifs furent exilés à Babylone, qui, par la suite, fut dominée par l’Empire perse. En fin de compte, presque tout le monde connu appartint à cet empire, ce qui fit que tous les Juifs tombèrent sous l’autorité perse, quel que soit l’endroit où ils vivaient.

Haman, le premier ministre malfaisant de Perse, tira au sort le jour où tout son royaume serait débarrassé des Juifs, Judenrein.

Le « jour de veine » d’Haman fut le 13 Adar. Et quand il s’aperçut que cela tombait ce jour-là, apparemment par hasard, il redoubla de joie- parce que c’est le 7 Adar que Moïse mourut. Moïse était le Juif dans sa quintessence ; d’après les Sages, il est équivalent à tout le peuple juif collectivement – la tête qui contrôle le « corps » de la nation et qui lui procure la vision, l’articulation et la direction. Pour Haman, le sort qui tomba en Adar signifia que son plan de détruire tout ce que Moïse construisit devait réussir.

Ce qu’Haman ignorait, c’est que le 7 Adar fut aussi le jour où Moïse naquit. Alors qu’Haman supposait que ce serait celui de la mort de la nation juive, ce fut celui da sa renaissance.

HUMILITE ET POISSONS

Il y a encore une autre signification aux poissons en tant que signe zodiacal d’Adar.

Dans la conception occidentale, où la célébrité et le succès vont de paire, la modestie semble être l’opposé de la bénédiction.

Les poissons passent toute leur vie sous l’eau, à l’abri des regards humains. Selon nos Sages, ce que l’on peut observer aisément ne bénéficie pas de bénédiction. Seul ce qui est caché à nos yeux, en jouissent. Ceci est dû à la relation directe existant entre modestie et bénédiction.

Bien entendu, dans la conception occidentale, où la célébrité et le succès vont de paire, la modestie semble être l’opposé de la bénédiction.

Toutefois, la Torah nous enseigne qu’en s’exposant ainsi – plutôt que t’en retirer une bénédiction, c’est-à-dire de pouvoir se développer au maximum – on court le risque de devenir ce genre de personne qui n’a d’autre moi que le masque qu’elle porte afin d’être celle qu’elle pense que les autres voudraient voir.

La Torah décrit Moïse comme étant « l’homme le plus humble ». Il a vécu modestement et cela s’est enraciné dans notre identité nationale juive. Nous avons toujours attaché plus de prix à la modestie qu’à l’orgueil. C’est pourquoi, les poissons, le signe d’Adar, représentent l’avant-dernier symbole du peuple juif.

CELEBRATION DES MIRACLES CACHES

On aurait pu s’attendre à ce que la Méguila décrive par le menu le miracle de la défaite d’Haman, reconnaissant ainsi l’Auteur de tous ces miracles. Cependant, ce qu’on y trouve est tout à fait différent. Le nom de D.ieu n’est même pas mentionné une seule fois tout au long du récit. Le Héros n’est jamais sur scène mais occupe néanmoins le rôle central de tout le drame.

Evidemment, il n’est pas donné à tout lecteur de la Méguila de remarquer la présence subtile mais cependant irrésistible de D.ieu. Les événements qu’Il orchestre sont recouverts de plusieurs couches d’apparentes coïncidences, d’intrigues politiques, de causes et effets naturels. Pour les Sages, il s’agit d’un « miracle caché », ce qui signifie qu’il nous appartient d’appréhender la réalité à couches multiples déployée devant nos yeux ou bien tout simplement de la nier et de tout attribuer au hasard.

Ceci nous amène à poser cette question importante : pourquoi D.ieu dissimule-t-il et révèle-t-il Sa présence de manière simultanée? Pourquoi ne pas délivrer les Juifs au moyen d’un spectacle grandiose, avec du tonnerre et des éclairs, qui aurait valu la peine à la Metro Goldwin Mayer d’en faire un film de même niveau que les Dix Commandements ?

Pour répondre à cette question, il faut tout d’abord en poser une qui est de loin plus fondamentale : pourquoi le monde est-il si complexe, si plein de contradictions apparentes ? Le monde possède un ordre compliqué et une beauté impressionnante, alors qu’en même temps, il y a tant de chaos et d’horreur innommable. Pourquoi ?

La réponse est qu’il nous est loisible de regarder profondément et de reconnaître les deux aspects de la réalité. Il est tentant d’avoir recours à une simplification superficielle, d’ignorer les fissures dans la façade de la perfection que l’on aime voir quand on regarde dans le miroir. Bien entendu, cela exige un tant soit peu d’effort, tel que d’ignorer la réalité et de bien s’installer dans le refuge tranquille de sa voiture et de sa maison confortables. Tout cela implique quelque reniement majeur.

La seconde manière d’aborder la question est de prendre un plaisir masochiste en dépeignant le monde en noir. Le prix que ces personnes paient en amertume et cynisme blasé est élevé mais elles ont l’impression de recevoir en échange quelque chose de précieux qui est de « voir les choses comme elles sont ». Le problème est que de telles personnes rejettent autant la réalité que celles du premier groupe.

Le point de vue juif est que le chaos et l’ordre en fait coexistent et que chacun d’eux a une finalité. Nous sommes censés faire face aux défis posés par le côté difficile de la vie et trouver l’inspiration dans la beauté et la joie qui nous sautent aux yeux dès que nous les ouvrons. De temps en temps, D.ieu ouvre les portes assez grandes pour nous transmettre un message qui peut nous soutenir lorsque la vie semble sans espoir. Le message est le suivant : « Je suis là maintenant comme Je l’ai été depuis le début et Je serai toujours là pour vous. Non seulement quand la mer se fend en deux ou quand Ma présence vous submerge mais aussi quand vous décidez de Me voir. »

Ceci est le message essentiel de Pourim. Il s’agit de faire ce type de choix – le choix le plus considérable et le plus joyeux que l’on fera jamais.

LES COUTUMES DE POURIM

1. Nous lisons la Méguila deux fois, la nuit (pour commémorer la foi que nous avons trouvée au fond de l’obscurité) et le jour (pour célébrer le fait que nous avons pu exprimer notre foi au grand jour et joyeusement).

2. Nous donnons deux sortes d’aliment à au moins un ami. Ce cadeau n’a pas pour but de pourvoir à des besoins mais plutôt de renforcer l’unité. Nous nous réjouissons de faire partie d’un peuple qui vit de miracles.

3. Nous donnons de l’argent aux pauvres. Cela développe le plaisir de prendre soin d’autrui et ouvre le cœur aussi bien du donneur que du destinataire.

4. Nous renforçons notre foi dans la présence divine dans le monde réel en faisant une grande fête. Invitons tous nos amis. Portons un costume pour célébrer le fait que les choses ne sont pas toujours telles qu’elles paraissent. Enivrons-nous au point qu’on ne fasse plus la différence entre les bons et les méchants – qui ne sont que de simples personnages dans l’interminable pièce de D.ieu qui révèle Son amour et Sa présence.

Traduction et Adaptation de Claude Krasetzki

L’identite juive

            Voici une question complexe qui, a me laisser aller a un cliche, soit dit en passant, a fait verser beaucoup d’encre…entre Sartre avec ses celebres Reflexions et Rousseau qui demanda que l’on donne une autonomie aux juifs afin de savoir « enfin » ce qu’ils avaient a « leur » dire, et Bonaparte qui avec Cremieux plus tard vont accorder tout aux Juifs en tant qu’individus mais presque rien, si ce n’est rien en tant que Peuple.

Justement Qu’est ce qu’un Juif?

Est-ce que le Juif se definit  en tant que victime de l’Antisemite primaire (lire Sartre), est-ce qu’il est juif en tant
qu’appartenance a une doctrine ou a un peuple…
Revenons afin d’essayer de repondre a ces quelques questions a pres de 3000 en arriere, au temps ou nos familles tristement devaient se tuer a la tache… Les fils d’Israel avaient recu par tradition orale, une promesse, la promesse  faite a  Avraham avinou, de Revenir sur  La Terre de Canaan, ou plutot la Terre Hebraique (ivri, comme sera presente Yossef, l’homme qui vient de la Terre hebraique), ainsi quand  Moshe rabenou,
apres sa rencontre avec l’Infini, vient sauver Son Peuple, il ne fait « que » realiser la promesse. Il n’est nullement ici, pour l’instant question de Torah, ni de rencontre avec D… .

Seul Paro (Ramses II vraissemblablement) a entendu la « raison » donnee par Moshe de cette delivrance, »afin
qu’ils pratiquent mes commandements, mais la Premiere Mission du Peuple A ETE DE SORTIR D’EGYPTE.

Le Rav Aviner ecrit dans son livre, Aam ve Artso (le Peuple et Sa Terre), que le Judaisme est d’abord et avant tout une appartenance a Un Peuple, a une entite, descendante d’Avraham, d’Itshak et de Yaacov (voir le livre du Kusari).

La surprise pour le Peuple Juif a ete de decouvrir qu’il n’etait pas sorti d’Egypte seulement par bonte divine mais qu’il allait accomplir une mission, qu’il ne pourrait plus desormais se contenter de dire « Chema Israel Achem Eloeinou Echad, mais ajouter a cela  Achem Eloeinou Achem Echad, Il n’est seulement « notre » il est Un (au sens d’ Unite absolue, bien entendu). Mais la encore arrive au Mont Sinai, le Peuple annonce fermement a Moshe qu’il n’ecoute uniquement ce que D… lui demande, en effet qui peut prouver au Peuple Juif que Moshe, que D… nous en preserve, ne veuille pas exercer sur lui un abus de pouvoir, cela s’est deja  fait dans le passe (Nimrod et bien sur beaucoup plus tard, Staline, Mussolini, Petain…).Ainsi a la demande du Peuple comme il est ecrit, le celebre verset
dans la parasha YTRO, il « a vu les Voix »

Revenons a notre sujet, ainsi comme le souligne la benedicition (ou plutot la source de toute benediction, l’eternel inconvenient de la langue francaise qui ne peut se comparer en aucune maniere a la Langue creatrice de la Saintete) (…) »Notre D…, Roi de l’univers, qui nous a choisi parmi tout les peuples et nous a donne Sa Torah ».

Ainsi,tout d’abord Il nous a choisi, ou plutot separe des autres nations et nous a « gratifie » de Son Enseignement. Refuser cela c’est affirmer que le Peuple Juif n’existe pas, n’a pas d’histoire. Goethe ecrivait, « qu’a la lumiere de l’histoire et des gestes du peuple unique, la Providence divine trace dans les Ecritures la voie a venir pour tout homme et pour tout peuple ».

Le Peuple ne peut pas et sutout ne doit pas se contenter de vivre sur une terre refuge  puisqu’il aspire a l’Universel, a ne pas confondre avec l’universalisme, il ne faut pas convertir le monde au judaisme, il faut au contraire faire honneur a cette lourde responsabilite, a etre ce porteur  de la lumiere destinee a eclairer l’humanite.  « meme si tu changes de nom (…), si tu plante le clou des autres, comment ta maison elle
va se construire »!!! (dixit Bougenah). Pour citer Schiller, »Les tourments qui frappent ce peuple universel et historique ne pourront pas
annihiler l’eminence de son droit et la grandeur de son influence sur l’histoire du monde ».

 

Aussi, pour conclure , Le Judaisme  ne se definit pas en tant que  religion, c’est une lamentable  tentative de reduction, de meme comme le souligne A. Neher z »al dans son livre L’identite Juive, l’etude fondamentale du Judaisme ne se reduit pas a l’enseignement de la Torah mais s’accompagne obligatoirement des ecrits de nos Sages, des discussions talmudiques et  de facon plus profonde, de l’etude de la Kabbala.

Je termine par deux perles , l’une du Rabbi de Kotsk, alav ashalom, qui ecrit  ce celebre « adage »: « si je suis moi, parce que toi tu es toi et que moi je suis moi alors je ne suis pas moi et toi tu n’es pas toi, mais si je suis moi parce que je suis moi et que toi tu es toi  parce que toi tu es toi, alors je suis moi et toi tu es toi »,l’autre de Notre Maitre le Rav Kook, zts »al, qui (mais dois-je le rappeler) ecrivait istoria (histoire) avec un « tav » plutot qu’avec un « tet », comme il aurait fallu, du fait  que ce mot ecrit avec un tav, rappelle que D… se cache derriere l’Histoire (esther, ioud, kai, signifiant D… cache): c’est pourquoi a l’approche du Chabbat  qui nous rappelle  Sarah  imenou, ayant sans aucun doute compris la valeur de la Terre d’Israel, nous pouvons souhaiter que chacun sache reconnaitre la valeur intraseque de son identite, qu’il en temoigne pour lui-meme au monde, en se rappelant eternellement
qu’Ashem  est toujours la pour orienter l’histoire d’une maniere ou d’une autre…
Orot  du Rav Kook (orot israel, commente par le rav Aviner) le Livre du Kusari  Etincelles du Rav Aviner
et l’enrichissant enseignement du Rav Cherki, avec Amour et Fidelite (baava vebeemouna)…

                                                    Par David Benitah

Le " développement durable "

par le Rabbin Akiva WOLFF
Est-il juste et moral de priver nos descendants d’un air propre, d’une eau pure, d’activités récréatives, etc. au bénéfice d’un niveau de vie plus élevé dont nous serions les seuls à profiter ?


Le développement de ressources naturelles est une nécessité vitale pour notre existence en ce monde.

Il apporte beaucoup à la société humaine en fournissant les services et les biens qui lui sont nécessaires, en améliorant les activités économiques, en créant des emplois et, plus généralement, en améliorant notre qualité de vie.

Tout développement, cependant, n’est pas bénéfique ou désirable. C’est un développement inadéquat qui a créé la crise  » environnementale  » que l’on connaît aujourd’hui dans une grande partie du monde. Non seulement un développement inadapté porte préjudice à la génération actuelle, mais les activités auxquelles il donne lieu et qui surexploitent les ressources non renouvelables ou qui endommagent ou détruisent ce qui équipe notre environnement causent également des ravages aux générations futures.

Est-il juste et moral de priver nos descendants d’un air propre, d’une eau pure, d’activités récréatives, etc. au bénéfice d’un niveau de vie plus élevé dont nous serions les seuls à profiter ? Comment devons-nous trancher de tels problèmes d’une manière équitable et intelligente ? La sensibilisation croissante aux effets négatifs du développement sur la génération actuelle et celles à venir a conduit à la recherche d’un nouvel équilibre entre les individus et leur environnement, et à la poursuite d’une viabilité à long terme, également appelée  » développement durable  » (sustainable development, selon l’expression mise à la mode en 1987) qui assurerait aux générations futures des conditions de vie au moins égales à celles qui existent aujourd’hui.

Le  » développement durable  » a été défini comme un développement  » qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs « .Ce que cette définition signifie exactement est cependant difficile à définir en termes concrets.

UNE APPROCHE JUIVE A UN « DEVELOPPEMENT DURABLE »

L’expression  » développement durable  » est certes récente. Cependant, les concepts qui lui sont associés font partie de la conscience juive depuis des millénaires, comme l’illustrent les sources suivantes.

La première source est un midrach, qui remonte au premier millénaire de l’ère commune :

Quand D.ieu a créé le premier homme, Il l’a pris et lui a montré tous les arbres du Jardin d’Eden. Il lui a dit :  » Vois comme mes œuvres sont belles et dignes d’éloges ! Tout ce que J’ai créé, Je l’ai créé pour toi. Prends garde à ne pas abîmer et détruire Mon monde, car si tu le fais personne ne le réparera. »

Ce midrach témoigne d’une intuition remarquable, ayant été enregistré longtemps avant que l’humanité dispose des moyens technologiques capables de causer de graves dommages à toute la planète. Ce qu’il vient illustrer, c’est la conviction du judaïsme que le monde physique a été créé pour le bénéfice de l’homme, et que, par conséquent, l’homme doit se restreindre dans l’exploitation de ses ressources.

La deuxième source, empruntée au traité talmudique Ta’anith, raconte l’histoire de ‘Honi hama’agal (‘Honi le  » faiseur de cercle « ) :

Un jour que ‘Honi se promenait, il vit un homme occupé à planter un caroubier.

‘Honi lui demanda :  » Combien de temps lui faudra-t-il pour produire des fruits ? « 

L’homme lui répondit :  » Au moins soixante-dix ans.  »

‘Honi lui posa la question :  » Croyez-vous vraiment que vous vivrez encore soixante-dix ans ? « 

L’homme répondit : «  J’ai trouvé à ma naissance le monde rempli de caroubiers que mes ancêtres les avaient plantés pour moi. Il faut donc que j’en plante à mon tour pour mes descendants. « 

Cette anecdote sur ‘Honi illustre parfaitement ce qu’on pourrait appeler aujourd’hui une  » pensée durable « , consistant à se préoccuper du bien-être des générations à venir.

Il existe une troisième source, constituée par le commentaire biblique de Rabbi Isaac Abravanel, qui a vécu en Espagne au 15ème siècle. Il écrit :

 » Voici la signification du verset : « … afin qu’il te soit fait du bien et que tu prolonges les jours » (Deutéronome 22, 7). Cette mitsvah – l’obligation faite de chasser la mère dont on veut s’emparer des œufs ou des oisillons dans un nid – n’a pas été instituée par égard pour le monde animal, mais pour le bien de l’espèce humaine qui continuera de trouver dans la nature de quoi s’alimenter. Voilà aussi ce que veut dire :  » … et que tu prolonges les jours « , à savoir que, puisque tu vivras de longues années sur terre, tu as besoin de pouvoir compter sur une création qui se perpétue de telle manière que tu disposeras toujours de nourriture à suffisance. « 

LA  » DURABILITE  » DANS LA PRATIQUE

Chaque ville était constituée par une combinaison de terrains bâtis, affectés à l’habitation et aux industries légères, d’un migrach – ceinture naturelle vide de toute construction et de toute activité agricole – et de champs cultivés

Idéalement, le concept de  » durabilité  » devrait être largement accepté.

Cependant, étant donné qu’il est difficile de le définir clairement et parce qu’il est contraire à la tendance actuelle de notre société de consommation, il n’a qu’un faible impact pratique dans la plus grande partie du monde.

En revanche, ce concept fait partie intégrante de la loi juive depuis des milliers d’années, ainsi que vont l’illustrer les exemples suivants :

1. Le Chabbath et l’année sabbatique

L’exploitation intensive de la nature à laquelle nous nous livrons met à rude épreuve les ressources qu’elle nous procure, en réduisant leur efficacité et leur vitalité, et en dernière analyse les nôtres.

En cessant périodiquement cette exploitation, nous revivifions nos liens avec le monde naturel et nous permettons à ses ressources de se régénérer et de se revitaliser.

Dans la loi juive, l’observance du Chabbath nous oblige à cesser, un jour sur sept, d’exploiter la nature. De même une année sur sept constitue l’année sabbatique, pendant laquelle nous avons l’obligation de nous abstenir de presque toutes les activités agricoles, ce qui permet à la terre de se reposer et de rajeunir.

2. L’interdiction des activités économiques destructrices de l’environnement

A l’époque talmudique, l’élevage des moutons et des chèvres était considéré comme une activité très rentable. Malencontreusement, les moutons et les chèvres sont aussi, compte tenu du climat sec du Moyen-Orient, très destructeurs de l’environnement.

La loi juive interdit leur élevage dans les parties habitées de la Terre d’Israel à cause des dommages qu’ils leur causent. Cette interdiction peut être considérée comme un modèle de refus de tout développement inapproprié qui génère des profits lucratifs au prix de dommages écologiques importants à long terme.

3. La planification de l’occupation des sols

Selon la loi juive, les villes en Israël devaient jadis être entourées par une ceinture de terrain non cultivée connue sous le nom de migrach. Le migrach était situé hors des murs des villes et à l’intérieur des terrains agricoles, dont dépendait l’essentiel de l’économie.

Chaque ville, par conséquent, était constituée par une combinaison de terrains bâtis, affectés à l’habitation et aux industries légères, d’un migrach – ceinture naturelle vide de toute construction et de toute activité agricole – et de champs cultivés.

Il ne fait aucun doute que la société d’alors connaissait, tout comme celle d’aujourd’hui, des conflits d’intérêts sur la manière d’occuper les sols. De plus grandes superficies réservées à la construction auraient favorisé la construction de logements plus nombreux et moins chers, ainsi que le développement d’industries. Si l’on avait pu disposer de plus de temps.

Le rabbin Akiva Wolff est directeur de recherche au JCT [Centre pour le judaïsme et l’environnement].

etincelles de machiah

Posté le 27.01.2008 par israelsionisme

L’éternité de nos actes

Parmi les descriptions et les promesses qui sont faites au sujet de la venue de Machia’h, nous trouvons (Isaïe 66 :22) : “Car, comme les cieux nouveaux et la terre nouvelle que Je ferai, dit D.ieu, resteront devant Moi, ainsi ta descendance et ton nom resteront”. S’il semble que l’assurance d’une certaine forme d’éternité soit ainsi donnée, il convient d’en comprendre profondément les termes. En premier lieu, il faut préciser que “les cieux nouveaux et la terre nouvelle” ne font pas référence à une disparition et une apparition éventuelles d’un nouveau monde matériel. Les deux termes désignent ici deux degrés différents de la Lumière Divine qui se manifeste alors de façon dévoilée. Plus spécifiquement, “les cieux nouveaux” désignent une “Lumière infinie”, transcendant la création tandis que “la terre nouvelle” symbolise une “Lumière” immanente, qui pénètre le monde et reste à sa mesure. Ainsi, précise le texte, malgré l’ampleur de cette révélation, “ta descendance et ton nom resteront”, c’est-à-dire que l’œuvre accomplie pendant le temps de l’exil, qui aura conduit à la venue de Machia’h, gardera toute sa valeur. (D’après Likouteï Torah sur Chir Hachirim)

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Comment  voir nos prières exaucées ?

par le Rabbin Noah WEINBERG
  Avez-vous l’impression de parler à un mur lorsque vous priez ? Voici cinq clés fondamentales pour voir vos prières exaucées.

Commençons par établir un principe de base : D.ieu veut répondre à nos prières. Il est notre Père Qui est au Ciel et nous sommes Ses enfants. Il nous aime d’un amour inconditionnel.

Alors pourquoi semble-t-il que D.ieu ignore tant de prières ? Et s’Il sait déjà ce que nous voulons, à quoi nous sert donc la prière ?

UN AMOUR INFINI

Même ceux qui restent à distance d’une synagogue savent au fond d’eux-mêmes que D.ieu existe. Comme on dit dans l’armée, il n’y a pas d’athées dans un bunker. Lorsqu’un gars se trouve pris dans une attaque dans une tranchée et que l’ennemi arrive, il s’écrie : « Tout Puissant, sors-moi de là ! Je veux vivre ! »

Mais que dit-il en réalité ?

« Cher D.ieu : Bien que je T’aie ignoré durant toutes ces années, que j’aie nié Ton existence et que je n’aie pas apprécié tout ce que Tu as fait pour moi, je me trouve dans une situation difficile. Et je sais que Tu es le seul Qui peut m’aider. »

Pour pouvoir prier correctement, nous devons comprendre que non seulement D.ieu nous aime, mais que Son amour pour nous est infini.

D.ieu nous a donné des yeux, des oreilles, de l’intelligence et même la vie ! Chaque matin, un Juif récite des bénédictions de remerciement à D.ieu pour tout ce qu’Il nous a accordé. Ces bénédictions nous rappellent à quel point D.ieu nous aime.

Si nous sommes en mesure d’apprécier ce que D.ieu peut faire pour nous, il est dommage de ne pas maintenir le contact.

QUEL BESOIN AVONS-NOUS DE PRIER ?

Lorsque nous prions, il est clair que nous n’apprenons rien de nouveau à D.ieu. Il n’a pas besoin de nous pour Lui rappeler ce dont nous avons besoin. Alors, pourquoi D.ieu ne nous donne-t-Il pas ce qu’il nous faut sans que nous ayons à le demander ?

Parce que la prière nous est nécessaire. Elle nous aide à préciser et à affirmer ce que nous attendons de la vie. Elle constitue un processus de maturité.

Si un père milliardaire donnait à son fils de l’argent à volonté, présenté sur un plateau d’argent, l’enfant deviendrait gâté et irresponsable.

C’est vrai aussi pour nous : Si D.ieu nous accordait toutes nos demandes automatiquement, nous ne pourrions jamais définir ce que nous voulons dans notre existence. Il est vrai que la vie serait plus facile, mais nous ne pourrions pas grandir.


Comme D.ieu a nos intérêts à coeur, Il veut que nous gagnions ce que nous demandons. Parce que c’est ainsi que nous nous élèverons.

La prière nous aide à préciser et à affirmer ce que nous attendons de la vie

POURQUOI AVONS-NOUS DES PROBLEMES ?

D.ieu sait tout sur tout. Il peut vous trouver le conjoint idéal. Il peut résoudre vos problèmes financiers. Mais alors pourquoi donc avons-nous tous ces problèmes ?

Parce que même si vous êtes une personne extrêmement brillante et puissante, vous ne pourrez jamais vivre l’existence de vos enfants à leur place. En fait, l’amour sincère que vous portez à vos enfants implique que vous les laissiez faire leurs propres expériences, être indépendants.

Si nous n’étions que de simples robots, suivant mécaniquement chaque instruction, le monde serait peut-être net et ordonné, mais la vie n’aurait aucun sens.

D.ieu veut que nous soyons indépendants, que nous réfléchissions et que nous effectuions nos propres choix.

Nous avons le « libre arbitre » pour prendre des décisions qui seront lourdes de sens pour l’éternité. Nous pouvons choisir de nous éloigner de D.ieu et Il nous laissera faire. Non pas parce qu’Il souhaite que cela arrive, mais parce qu’Il veut que nous ayons notre indépendance, même au risque qu’elle soit mal utilisée. Nous aurons peut-être à souffrir des conséquences, mais cela maintiendra notre indépendance intacte.

UNE REPONSE A VOS PRIERES

Avez-vous jamais eu une prière exaucée ?

Réfléchissez un instant et mesurez-en les conséquences…

Vous vivez dans un petit village de la France profonde. Il y a un trou extrêmement large et disgracieux sur la route devant votre maison. Durant les quatre derniers mois, la municipalité a ignoré votre requête incessante de réparer la route. Finalement, dans un accès de frustration, vous appelez l’Elysée et demandez à parler au président. (On peut toujours essayer, non ?)

A votre plus grand étonnement, c’est le président lui-même qui répond au téléphone. Vous expliquez rapidement votre problème. Le président vous écoute pendant un instant puis raccroche. Vous ne vous attendez pas vraiment à ce que quelque chose soit fait à ce sujet.

Le lendemain matin, vous regardez par la fenêtre et c’est alors que vous apercevez les ingénieurs du génie militaire en train de réparer votre route. Le président de la République a pris votre requête au sérieux et vous a envoyé l’armée à la rescousse !

Voilà ce que signifie avoir une prière exaucée.

Bon, mais quelle est la seule personne qui peut, à tout moment, parler au président ?

Le fils du président, bien sûr.

C’est précisément la relation que nous avons avec D.ieu, Père et enfant. De même qu’un parent satisfait la requête de son enfant, D.ieu aussi répond aux prières. Le Génie Infini Qui créa chaque molécule sur cette terre, peut également modifier le cours de l’existence pour exaucer votre prière.

Pour parler réellement à D.ieu, il vous faut savoir qu’Il veut et qu’Il est capable de tout faire. Sans cela, vous ne faites que parler à votre concept fini de D.ieu et non à votre véritable Père dans les Cieux.

D.ieu veut que nous soyons indépendants, que nous réfléchissions et que nous effectuions nos propres choix.

LA PRIERE D’UN ATHEE

Voici une histoire vraie au sujet d’un jeune homme qui a vu ses prières exaucées :

De nombreuses personnes qui visitent Jérusalem sont des touristes voulant mieux connaître la culture et l’histoire juives. Un jour, on fit entrer dans mon bureau de Aish HaTorah un jeune touriste du nom de Jeff.

« Que faites-vous dans la vie ? » lui demandai-je.

« Je prépare un MBA à l’université de Harvard. Et je suis athée. »

« C’est merveilleux ! Un véritable athée ! Celui qui a réussi à convaincre un athée comme vous de parler à un rabbin comme moi mérite une médaille. »

« Mais non, répondit Jeff, il ne mérite rien. Je vais vous raconter comment ça s’est passé… »

Jeff était en Norvège, pour rendre visite à sa fiancée norvégienne quand il se dit que c’était le moment ou jamais : s’il n’allait pas maintenant en Israël, il n’irait sans doute jamais.

Il se rendit donc à Jérusalem et au Mur des Lamentations. Il pensait faire un arrêt au Mur pour admirer de vieilles pierres, mais dès son arrivée, il fut ébahi. Il sentit un poids sur son cœur : il était ému.

Jeff se tint debout devant le Mur et improvisa une prière d’athée. Il regarda les pierres et dit :

« D.ieu, je ne crois pas en Toi. Pour autant que je le sache, Tu n’existes pas. Mais je ressens quelque chose. Aussi, si je fais erreur, je voudrais que Tu saches, D.ieu, je n’ai rien contre Toi. C’est juste que je ne sais pas si Tu existes. Mais D.ieu, au cas où Tu existerais vraiment et que je suis dans l’erreur, envoie-moi quelqu’un qui me fera Te connaître. »

Jeff finissait sa prière lorsqu’un des étudiants de Aish HaTorah qui se trouvait être sur place, l’aperçut et se dit : « Peut-être aura-t-il envie d’étudier un peu de Torah. »

Il tapa sur l’épaule de Jeff, le faisant tellement sursauter qu’il fit un bond d’un mètre sur place. Jeff se retourna brusquement et s’écria :

« Mais qu’est-ce que vous me voulez, bon sang de bonsoir ?! »

« Je suis désolé. Je voulais juste savoir si vous aimeriez en apprendre un peu plus sur D.ieu. »

Cette question lui fit l’effet d’un coup de massue sur la tête. Il venait juste de finir de demander à D.ieu de lui envoyer quelqu’un pour le mettre en contact avec Lui et voilà qu’immédiatement quelqu’un se proposait de faire les présentations.

Jeff étudia à Aish HaTorah durant les six semaines qui suivirent. Il se montra très sérieux dans ses études, puis retourna aux Etats-Unis avec l’engagement de continuer à étudier. Un an plus tard, Jeff était de retour en Israël et me raconta la fin de son histoire.

Au cours de l’été précédent, il errait dans les ruelles pavées de la Vieille Ville lorsqu’il croisa une douce et jolie jeune fille religieuse. Il se dit alors : « Regarde le charme de cette jeune femme juive. Si seulement le Tout Puissant pouvait m’aider à rencontrer quelqu’un comme elle. »

Un Chabat matin de l’année suivante, Jeff entra dans une synagogue de Boston pour l’office du matin et là, debout, se tenait la même jeune femme qu’il avait aperçue dans la Vieille Ville. Il se fraya un passage jusqu’à elle et lui dit :

« Excuse-moi, mais je crois que je t’ai vue l’été dernier à Jérusalem. »

Elle lui répondit : « Tu as raison. Je t’ai vu, moi aussi. »

Ils sont maintenant mariés et vivent dans le New Jersey.

Souvenez-vous de la prière de Jeff et si vous connaissez des athées, vous pouvez la leur enseigner. Lorsque vous êtes sincères avec D.ieu, vos prières sont exaucées.

 » Le Tout Puissant est proche de tous ceux qui L’appellent dans la vérité. «  (Psaumes 145:18)

« Mais qu’est-ce que vous me voulez, bon sang de bonsoir ?! »

CINQ CLES POUR ETRE SINCERE AVEC D.IEU
CLE n° 1 : ATTENDEZ-VOUS A QUELQUE CHOSE DE BIEN

Partez du principe que D.ieu veut vous aider. Tout ce que vous pouvez Lui demander est infiniment petit comparé à tout ce qu’Il vous a déjà donné.

Si vous ne vous attendez pas à quelque chose de bien, D.ieu ne va pas s’imposer dans votre vie. Il veut que vous vous connectiez à votre Père Qui est au Ciel. Néanmoins, Il veut que ce soit vous qui effectuiez ce travail.

En ne nous exauçant pas, D.ieu est en train de nous dire que nous avons un problème, que nous devons changer. Et là, Il nous rend un grand service parce que s’Il ne faisait pas ça, nous resterions bercés par nos illusions, sans être vraiment surs que D.ieu peut tout faire.

Vous avez 22 ans et vous conduisez dans Paris à une heure de pointe, en pleine chaleur. Les feux rouges… Les bouchons… Les klaxons… La canicule… Le sommet de la contrariété !!!!

Et si c’était votre père qui était chargé de la régulation de tous les feux rouges de Paris et qu’il était en mesure de vous localiser à n’importe quel moment ? Il ferait en sorte que vous n’ayez que des feux verts sur votre route ! Feu vert! Ding… feu vert ! Ding… feu vert !

Le Tout Puissant peut vous arranger ça. Il a créé l’univers. La circulation dans Paris, ce n’est pas trop ardu pour Lui.

Alors, voilà, vous y êtes. Feu vert, feu vert, feu vert, feu vert. Vous vous dites : C’est trop beau pour être vrai. Je ne le mérite pas.

Feu rouge.

Si vous ne vous attendez pas à ce que D.ieu vous aide, c’est donc que vous avez perdu de vue l’idée que D.ieu est votre Père. Alors D.ieu arrête le mouvement pour se réajuster sur votre mise au point.

Dirigez plutôt votre objectif sur le fait que le Tout Puissant ne vous veut que du bien. Si vous faites cela, Il déplacera des montagnes pour exaucer votre prière.

Il ferait en sorte que vous n’ayez que des feux verts sur votre route !

CLE n° 2 : SOYEZ CHOQUES SI VOUS N’OBTENEZ PAS CE QUE VOUS DEMANDEZ

D.ieu ne fait rien par accident. Si les choses ne vont pas si bien que ça, votre première réaction doit être : « Que se passe-t-il ? Pourquoi D.ieu fait-Il cela? Pourquoi essaye-t-Il d’attirer mon attention ? »

Un oncle écrivait de longues lettres à son neveu qui était en internat dans un lycée afin de lui donner des nouvelles de la famille. Après six mois et de nombreuses lettres, le neveu n’avait pas répondu une seule fois.

Dans la lettre suivante, l’oncle écrivit les nouvelles habituelles, mais cette fois, il ajouta un P.S. : « Je t’ai mis dans l’enveloppe un chèque de cent euros. » Puis, il posta délibérément la lettre sans le chèque.

Le neveu reçut la lettre et (bien sûr) ne trouva pas le chèque. Comme il pouvait s’y attendre, l’oncle reçut rapidement une réponse à sa lettre : « Le lycée est super… J’aime bien ma chambre… Ma matière préférée est la physique. Au fait, tu as oublié de me mettre le chèque. Je t’embrasse, ton neveu bien-aimé. »

Le Tout Puissant sait comment attirer notre attention. Lorsque nous oublions qu’Il nous aime, Il nous envoie un clignotant pour nous aider à refaire le point.

Toutefois, il existe une immense différence entre l’oncle et D.ieu : D.ieu n’est pas blessé lorsque nous L’ignorons. Mais nous, oui. D.ieu n’a besoin de rien. Il n’a donc pas besoin d’entretenir une relation avec nous. C’est nous qui avons besoin d’une relation avec Lui. Notre plus grand plaisir est d’être en contact avec D.ieu. C’est pour cette raison qu’Il arrange quelques petites mésaventures pour attirer notre attention. Tout cela pour notre seul bienfait.

CLE n° 3 : ECOUTEZ LES LECONS DE D.IEU

Si vous êtes sérieux dans votre relation avec D.ieu, vous comprendrez alors que D.ieu est toujours en train de vous enseigner quelque chose.

Lorsque soudain votre vie est remplie de désagréments qui se mettent en travers de votre route, arrêtez-vous et posez-vous la question : Pour quelle raison s’efforce-t-Il d’attirer mon attention ?

Lorsque les problèmes dépassent les petits ennuis, comme un accident de voiture ou un grave souci financier, c’est que D.ieu vous interpelle à un niveau différent. Il y a quelque chose tout au fond de vous que vous devez rectifier.

Un jeune homme arriva à Aish HaTorah pour me rencontrer. « Rav, me dit-il, j’ai de merveilleuses nouvelles à vous raconter. Je n’ai pas besoin d’une yéchiva. Vous savez, D.ieu et moi, nous sommes très proches. Il fait des miracles pour moi. »

Je lui jetai un regard un peu soupçonneux. « Cela vous dérangerait-il de me décrire un miracle ou deux ? »

« Non, pas du tout. Un jour, j’étais en moto sur une route sinueuse de montagne lorsqu’un camion a débouché à un tournant et a fait une embardée sur ma voie. Je n’avais pas d’autre choix que de m’écraser sur le flanc de la montagne ou de sauter dans le ravin. La dernière chose dont je me souviens est d’avoir volé dans les airs et de n’avoir sous moi que des rochers. J’ai hurlé :  » Mon D.ieu ! Aide-moi ! « 

« J’ai touché le sol comme par miracle. Ma moto a atterri entre deux rochers, qui ont agi comme des amortisseurs atténuant l’impact de la chute. Quant à moi, j’ai été gentiment désarçonné de ma moto pour atterrir dans une haie de buissons. Je n’avais pas une seule égratignure ! Alors, vous voyez, D.ieu fait des miracles pour moi. »

Je le regardai fixement et lui dit : « Dites-moi, mon cher ami. Qui, d’après vous, vous a fait tomber du haut du ravin ?! »

D.ieu n’est pas Superman. Il n’attend pas le moment où vous tombez d’un ravin pour voler jusqu’à vous à la dernière minute pour vous sauver. Il contrôle tout dans votre vie : les problèmes et les solutions.

N’attendez pas que D.ieu vous pousse du haut d’un ravin pour vous rattraper. Soyez attentifs dès maintenant et demandez-vous : « Qu’attends-Tu de moi, D.ieu ? Quel est le message ? Et si Tu veux attirer mon attention, s’il Te plaît, fais-le sans que j’aie à dégringoler du haut d’un ravin ! »

D.ieu n’attend pas le moment où vous tombez d’un ravin pour voler jusqu’à vous à la dernière minute pour vous sauver.

CLE n° 4 : CONCENTREZ-VOUS SUR CE QUE VOUS VOULEZ

Pour avoir nos prières exaucées, nous devons être surs que ce que nous demandons est vraiment ce qu’il nous faut et non un simple caprice du moment.

Lorsque j’avais 8 ans, la Foire Internationale est arrivée à New York. Toute ma classe décida de sécher les cours pour se rendre à la Foire. Toutefois, il y avait une condition à cela : Tout le monde devait apporter un dollar. On n’acceptait pas les pique-assiettes. Si vous n’apportiez pas un dollar, vous ne veniez pas.

Je n’avais pas d’argent et la seule manière d’obtenir un dollar de mon père était d’apprendre un chapitre de Michna par coeur. Mais, c’était impossible de réussir à apprendre tout un chapitre en si peu de temps. Alors je me suis dit : il va falloir aller à l’école ce jour-là. Je serais le seul présent : un véritable héros !

J’ai commencé à marcher en direction de l’école, lorsque soudain, j’ai eu une idée : Garde tes yeux fixés sur le trottoir, Noah, tu vas peut-être trouver un dollar !

Je me suis mis à inspecter le sol. Un pâté de maisons. Pas de dollar. Deux pâtés. Pas de dollar. Je me suis mis à prier : « Tout Puissant, un billet d’un dollar… On en trouve tout le temps dans la rue. Juste cette fois-ci, fais-moi trouver un billet d’un dollar. »

Deux pâtés de plus, pas de dollar. Je me suis dit peut-être que D.ieu attend quelque chose de moi. Alors, je Lui ai dit : « Tout Puissant, je sortirai la poubelle. Et je ne me disputerai plus avec ma soeur. » J’étais déterminé à tout pour obtenir ce que je voulais.

Mais toujours pas de dollar.

Puis, j’ai tourné à un coin de rue et j’ai aperçu mon école. C’était le moment de vérité. « Tout Puissant, donne-moi un dollar et plus jamais, je ne ferai quelque chose de mal de toute ma vie. »

Et là, je me suis repris moi-même. « Noah, mais à qui tu veux faire croire ça ? Si tu trouves un dollar, tu vas sécher les cours ! »

Très souvent, le Tout Puissant nous envoie ce dont nous avons véritablement besoin, mais nous ne nous en rendons pas compte parce que nous n’avons pas accompli la tâche de définir nos besoins ! La réponse de D.ieu – que ce soit oui ou non – nous apprend toujours quelque chose d’important sur nous-mêmes.

Alors, avant de demander, assurez-vous que c’est bien ce qu’il vous faut.

CLE n° 5 : FAITES UN EFFORT

La prière n’est pas un moyen d’échapper aux efforts ou aux responsabilités personnelles. Elle constitue pour nous un vecteur qui nous permet d’affiner nos choix et de réaliser que D.ieu est la source de tout ce que nous accomplissons.

La prière nous aide à nous concentrer sur la réalité et nous permet de toujours connaître la direction qu’emprunte notre vie. Ce n’est pas juste un canal par lequel s’écoulent vos rêves. Il vous faut travailler pour obtenir ce que vous voulez. Si vous faites les choses à moitié, c’est que vous n’êtes pas vraiment sérieux à ce sujet.

Lorsque vous priez, faites une réévaluation de chaque étape du chemin :

Est-ce que c’est vraiment ce que je veux ?

Que suis-je prêt à sacrifier pour cela ?

Cela en vaut-il la peine ?

Mes objectifs sont-ils réalistes et convenables pour moi ?

Puis-je l’obtenir ?

La finalité de la vie est l’élévation personnelle. La prière n’est pas un bouton magique permettant d’échapper au processus. En nous obligeant à faire un effort, D.ieu nous donne les moyens de nous élever véritablement.

D.ieu attend en permanence notre appel. La communication est gratuite. Appelez sans tarder.

Le rabbin Noah WEINBERG est le doyen et le fondateur de Aish HaTorah International. Au cours des 40 dernières années, ses programmes éducatifs imprégnés d’intuitions visionnaires ont rapproché de leur héritage des centaines de milliers de Juifs

Sous le signe du Verseau

par Tzipporah HELLER
  La signification spirituelle du mois de Chevat


Le symbole astrologique (mazal) du mois de Chevat, le cinquième mois de l’année juive, est le seau, qui correspond au signe du Verseau. Un seau n’est qu’un récipient ordinaire, destiné à contenir de l’eau, mais l’eau, dans le judaïsme, est dotée d’une très forte connotation spirituelle. C’est, avec la terre, l’air et le feu, l’un des  » quatre éléments « . Examinons-les chacun à leur tour.

Le feu : la flamme tend naturellement à s’élever. Son action peut être soit créatrice, soit destructrice. De même, la passion, créée pour nous inciter à nous élever et à nous rapprocher de notre Source initiale, peut, en cas de déviation, transformer cette aspiration positive en fureur qui consume et détruit tout sur son passage.

La terre : Elle est stable par nature. Sa résilience et sa permanence sont la source spirituelle de l’humilité et de la tolérance, qui peuvent, en cas de mauvais usage, donner lieu à de la passivité, ou, pire encore à du désespoir.

L’air : Il est constamment en mouvement. Il nous fournit l’oxygène, indispensable à la vie. Nous avons tendance à associer vie et mouvement. Il symbolise, sous sa forme la plus accomplie la tension interne qui nous permet de dépasser le stade léthargique de l’auto-satisfaction. Sa force utilisée de manière négative conduit à une agitation perpétuelle qui fait que nous ne nous soucions jamais de rien ni de personne

L’eau : Elle aussi permet la vie. En hébreu, le mot qui signifie la matérialité est  » gashmi « , qui signifie littéralement  » pluvieux « . L’eau s’écoule naturellement vers le bas. En raison de ces deux facteurs, la Torah est considérée comme le complément spirituel de l’eau. Elle nous donne la vie au sens le plus fondamental. C’est à partir de ses enseignements que les concepts moraux essentiels (l’intégrité, le dépassement de soi, la justice) sont devenus la base du lexique moral universellement admis.

La mission du peuple juif est d’agir comme un récipient permettant à la spiritualité de  » l’eau  » de se déverser

De par sa nature fluide, l’eau est insaisissable à moins que nous n’ayons le moyen de la transporter là où elle est nécessaire. Nous disposons, de nos jours, de réservoirs, de tuyauteries et de réseaux d’irrigation sophistiqués. Si nous oublions un instant toute cette technologie à laquelle nous sommes maintenant habitués, nous voyons que le récipient le plus élémentaire permettant de transporter l’eau est le seau.

La mission du peuple juif est d’agir comme un récipient permettant à la spiritualité de  » l’eau  » de se déverser, rendant ainsi les enseignements de la Torah accessibles au monde entier, grâce à l’exemple et à l’étude. Pour cela, il faut nous emplir constamment de la force vitale de la Torah et l’exprimer dans les actes de notre vie quotidienne.

L’HISTOIRE DU MOIS DE CHEVAT

Le 1er Chevat est le jour où Moïse a commencé à commenter la Torah qu’il avait transmise aux Hébreux dans le désert. Moïse était un  » récipient  » vivant d’où s’écoulait en permanence une sagesse qui est en nous pour l’éternité.

Nous sommes bien le seul peuple au monde dont les héros sont des maîtres, plutôt que des conquérants ou des chefs de guerre. Depuis Moïse et rabbi Akiva, qui, au risque de sa vie, enseignait ouvertement la Torah pendant l’occupation romaine, jusqu’à nos maîtres actuels qui étudient encore dix-huit heures par jour alors qu’ils ont largement dépassé les quatre-vingts ans, nous avons toujours idéalisé ceux qui donnent suffisamment de prix aux  » eaux  » de la Torah pour consacrer une part importante de leur vie à remplir la fonction de  » récipient  » humain.

Tous ne sont pas célèbres. Ainsi, ma voisine est, à sa manière, une héroïne dans ce récit ininterrompu qu’est l’histoire de notre peuple. Leah Horowitz, aujourd’hui âgée de 80 ans, était arrivée aux Etats-Unis juste après la première Guerre Mondiale. Elle termina sa scolarité à l’école publique en ayant acquis une certaine fierté de son identité juive, assez inattendue à une époque où la plupart des Juifs américains faisaient tout pour être considérés d’abord Américains, et accessoirement Juifs. Elle se maria et s’installa avec son mari à Canarsie, au sud de Brooklyn. Ils respectaient la cacherout et observaient scrupuleusement le Chabbath. Mais ce n’était pas suffisant. Son  » récipient  » était vide, et elle le savait.

Sa vie prit un tour nouveau le jour où son mari, Zelig, rentra à la maison en lui disant qu’on avait commencé une collecte dans leur synagogue, à la suite de la visite d’un rabbin qui estimait que le moment était venu de construire une yeshiva à Brooklyn
(à l’époque, les seules écoles juives à temps plein se trouvaient à Manhattan). Il était aussi important pour les enfants d’étudier la Torah que de manger ou de se vêtir. Le jeune couple tint conseil dans leur minuscule cuisine. Ils calculèrent combien ils pouvaient prélever sur les 40 dollars mensuels que gagnait Zelig sans se ruiner, et parvinrent à la conclusion qu’ils ne pouvaient donner que 5 dollars.

Elle vit l’expression de son mari lorsqu’il introduisit l’unique billet dans l’enveloppe qu’il remettrait à l’envoyé de la yeshiva lorsqu’il repasserait le mois prochain. Son visage était défait. Elle ne l’avait jamais vu ainsi, même lorsque des voisins leur avaient annoncé qu’ils déménageaient pour aller vivre plus confortablement en dehors de New-York, ou que des amis leur avaient dit qu’ils avaient trouvé un travail mieux payé, mais où ils seraient obligés de travailler le samedi.

 » J’ai une idée  » s’exclama soudain Léah.  » Attends. Tu vas pouvoir faire un don digne de ce nom « .

Elle se mit au travail. Elle rédigea à la main des affichettes qu’elle accrocha dans tous les lieux où des femmes juives avaient l’habitude de se réunir. On pouvait y lire :  » Soirée Mélavé Malka. Animation musicale. Buffet à volonté. Venez passer un bon moment « , suivi de son nom et de son adresse. Leah emprunta des chaises pliantes à des voisines non-juives. Ses belles-sœurs préparèrent leurs plats favoris et son amie Blanche chanta accompagnée par le piano mécanique du salon.

La soirée rapporta 50 dollars. Deux jours plus tard, Zelig apporta l’argent au représentant de la yeshiva. Ce fut un moment très important pour les deux hommes.

Pour Zelig, c’était la preuve tangible qu’il pouvait apporter sa contribution à un grand projet. Quant au rabbin, c’était pour lui le début de la réalisation d’un rêve et de l’affirmation que la Torah continuerait à vivre dans le Nouveau Monde.

Le rabbin dit à Zelig :  » Cet argent sera consacré à payer le premier salaire du directeur de notre yeshiva. Nous avons en vue un jeune homme très prometteur : le rabbin Haïm Pinchas Scheinberg. « 

Au cours des cinquante années suivantes, le rabbin Scheinberg devait se révéler être l’un des grands érudits, décisionnaires et leaders spirituels de sa génération.

TOU BI-CHEVAT

Le 15 du mois de Chevat (Tou Bi-Chevat) est appelé dans la Mishna le nouvel an des arbres. On ne lui accorde pas le statut de fête, mais les Juifs ont coutume de le fêter. Nos coutumes ont une origine très particulière : elles trouvent leur source dans l’âme juive.

Comment célèbre-t-on Tou Bi-Chevat, et qu’apprenons-nous de cette célébration en tant que peuple ? La tradition veut qu’en ce jour nous consommions des fruits. De préférence, les sept espèces qui font la richesse de la terre d’Israël : le blé, l’orge, la figue, la grenade, le raisin, l’olive et la datte. On peut ajouter autant de fruits que l’on veut (y compris des fruits secs) jusqu’à arriver à un total de quinze en tout.

Au 16ème siècle, le grand cabbaliste Isaac Louria (le Ari’zal) et ses disciples avaient créé un court  » seder  » qui mettait en lumière le sens profond de cette journée. Pour entrevoir comment la Cabbale envisage Tou Bi-Chevat, nous devons examiner trois de ses composants : l’arbre, le fruit, et le sens à donner à ce jour du mois qui va marquer un  » nouvel an « .

 » L’arbre du champ, c’est l’homme même  » nous dit la Torah en nous donnant l’ordre d’épargner les arbres fruitiers lors du siège d’une ville (Deutéronome ch20, v19). En quoi l’être humain est-il comparable à un arbre ? Comme pour l’arbre, ce sont nos racines qui nous maintiennent en vie. Lorsqu’un homme se coupe de ses racines, c’est-à-dire, pour un Juif, de la Torah et de ses commandements, il y a inévitablement des conséquences. Il ne saura plus, quoi qu’il fasse, comment se relier à notre Source. Chaque mitzva que nous accomplissons réveille l’aspiration à la vie spirituelle qui sommeille toujours en nous.

La Mishna nous dit qu’en ce jour la sève recommence à monter. C’est un jour de renaissance et d’espoir.

Alors que deux des sept espèces (le blé et l’orge) fournissent la base de notre alimentation, les fruits, eux, ne nous ont été donnés que pour notre plaisir. Le blé et l’orge, qui sont des aliments de base, sont comparés à la loi juive, la  » hala’ha « , qui, en hébreu signifie  » la manière de marcher « . Les êtres humains ont un sens de la destinée, et les directives de la loi juive nous disent quelles sont les voies qui ne nous amèneront pas où nous voulons aller, et quelles sont celles qui nous permettront d’y accéder.

Le message transmis par les fruits, qui ne sont pas des aliments de base, mais qui agrémentent nos vies par leur variété, leur goût, leur parfum et leurs couleurs, est que la joie fait partie du voyage. Aller de l’avant, s’éloigner des habitudes routinières et des automatismes nous procure un grand plaisir. Lorsque nous répondons aux milliers de sollicitations auxquelles nous sommes confrontés quotidiennement en interrogeant notre conscience et en faisant toujours le choix de la vie au sens le plus haut du terme, nous nous rendons compte que nous découvrons de nouvelles  » saveurs  » à nos actions. Lorsque nous servons Dieu avec cette qualité de joie et de conscience, nous  » mangeons  » en quelque sorte, les fruits qu’Il a plantés pour nous.

Tou Bi-Chevat se place au milieu du mois, lorsque la lune est pleine. C’est le symbole de la plénitude et de l’unité entre Dieu, le dispensateur de toute chose, et la terre en tant que réceptacle.

Puisse Tou Bi-Chevat être un jour d’émerveillement et de renouveau pour nous tous. Puissions-nous nous emplir jusqu’à saturation de son pouvoir, de telle sorte que nous puissions également abreuver ceux qui cheminent à nos côtés.

Traduction et Adaptation de Monique Siac

YTRO

(Exode 18:1 – 20:23)

  • Le don de la Thora

  • Cinquante jours apres l’ouverture de la mer Rouge, D-ieu se devoile encore plus dans l’evenement du don de la Thora sur le Mont Sinai.
    C’est la seule et l’unique fois, dans l’histoire de l’humanite, ou les hommes ont entendu D-ieu leur parler directement. Ce caractere public de la revelation constitue la preuve la plus irrefutable de son historicite; un homme peut etre trompe par son imagination, mais on ne peut tromper un peuple entier.

    NAASSE VENISHMA
    (Nous ferons et nous ecouterons)

    Lorsqu’ils recurent des mains de Moise la Thora: tout le peuple dit, pour eux memes et pour les generations a venir, d’une voix unanime: « nous ferons et nous ecouterons »; (Ex.24:7) sous entendu tout ce que D-ieu exigera, d’avance sans meme en connaitre le contenu, nous proclamons que nous le ferons; et maintenant nous sommes prets a ecouter quelles sont ces exigences.

    Accepter un contrat sans en connaitre les clauses, c’est evidemment un acte de foi; mais surtout cela signifie qu’apres avoir globalement accepte la Loi (Naasse); je suis maintenant pret a en entendre le detail de son contenu point par point (Nishma).
    En disant « Naasse » les Hebreux ont adhere au projet global de D-ieu, en disant « Nishma » ils ont accepte les commandements.

    Nous meme face a une decision a prendre, nous decidons tantot par esprit d’analyse, tantot par esprit de synthese, ces deux modes de decisions correspondent respectivement: au fonctionnement ordinaire de l’intelligence, et l’autre a celui de l’instinct.

    LA SUPERIORITE DE L’INSTINCT

    Lorsque nous sommes face a une decision a prendre, c’est parfois apres avoir reflechi et analyse le contenu du probleme, et une fois que nous en ayons compris les tenants et les aboutissants, nous agissons.
    Et c’est parfois, sans reflexion prealable, nous suivons notre intuition, et dans ce cas c’est notre instinct qui nous eclaire; il y a des choses dont nous comprenons instinctivement la justesse et la necessite. Au Sinai, l’instinct a pris le pas sur la raison.

    En realite les fonctions les plus fondamentales de la vie, celle aussi vitales que la respiration ou le battement du coeur sont commandees par l’instinct et non pas par la raison ou la reflexion.
    Il est des choses qui s’imposent avec tellement d’evidence que la reflexion est des lors superflue; c’est ce qui s’est passe avec le don de la Thora, celle ci ne s’est pas imposee comme une contrainte exterieure mais comme une evidence premiere.

    Le retour a l’instinct, au primitif, a ce qu’il y a de premier dans l’etre, c’est le retour a l’essence meme de l’ame, non encore alteree par la creation, le temps et l’espace. L’essence d’avant la naissance ou l’ame est entierement consciente; une fois incarnee elle oublie.
    Ce « nous ferons » prononce au pied du Mont Sinai est de l’ordre de la memoire au sens Platonicien du terme: cette exclamation signifie: je le savais, mais je l’avais oublie !

    LA « HOKHMA » ET LA « BINA »

    « Nous ferons » c’est cette intuition globale; la « Hokhma » en terme cabalistique, qui est la connaissance immediate et instinctive de la verite.
    « Nous ecouterons » c’est l’entendement, la « Binah » ou les choses deviennent intelligibles parce qu’elles se differencient.
    La Thora, c’est la « Hokhma »; les 613 commandements, c’est la « Binah ».
    Ces deux « Sephirot » ces deux categories sont respectivement figurees et exprimees par les cabalistes par la vision et par l’ouie.
    La « Hokhma c’est la perception premiere; la « Binah » c’est l’extension intellectuelle et rationnelle de cette perception.
    De meme la vision est immediate; je vois la chose telle qu’elle est je decouvre son essence.
    En revanche lorsque j’entend, je percois au second degre, a travers un message, que je dois dechiffrer; developper un systeme intellectuel qui m’en revelera les details.

    VOIR LES VOIX

    D’autre part la Thora manifeste de maniere eclatante cette unification des deux formes d’intelligence, puisqu’elle dit que les Hebreux « voyaient les voix »: « Et tout le peuple voyait les voix, les flammes, le son du chofar… » (Ex.20:15)
    Voir ce que j’entends, c’est une situation tout a fait exeptionnelle: la capacite d’apprehender dans leur totalite, et immediatement les choses que je ne percois generalement qu’au second degre.

    Lorsque D-ieu s’est revele sur le Mont Sinai les Hebreux ont subi un choc: Ils ont rencontre l’infini, l’absolu; et cepandent, ils sont restes vivants ! Leur ame, chaque fois, s’envolait atteignait les cieux et les cieux des cieux, mais ils restaient hommes face au createur ! C’est cet extraordinaire melange de presence divine et infinie et de presence humaine et finie qui explique la grande crainte que les Hebreux ont ressenti « et tout le peuple qui etait dans le camp fut saisi d’epouvante. » (Ex.19:16)

    Il y a un texte qui dit que Moise aurait entendu la voix divine partout, a tous les points cardinaux et qu’il entendait meme depuis ses doigts de pieds! Autrement dit les Hebreux sont devenus une sorte de caisse de resonnance de l’infini.
    Tout en restant hommes, ils ont cesse d’etre separes. Ils ont entendu la voix non pas de l’exterieur mais de l’interieur, depuis leur propre interiorite ! C’est la le sens profond de l’expression: « Et tout le peuple voyait les voix. »

    L’INFINI DANS LE FINI

    Le Divin a penetre dans l’etre. D-ieu en descendant sur le Mont Sinai, c’est l’infini qui envahit le materiel.
    L’evenement du Sinai c’est essentiellement l’irruption de l’infini dans le fini.
    La realite materielle acquiert ainsi une dimension nouvelle; l’infini est en moi ! je ne peu meme plus me refugier en moi meme: je suis envahi par lui.

    D-ieu en revelant sa volonte dans l’expression des dix commandements, a en quelque sorte revele son essence; car le devoilement de la volonte c’est, dans une certaine mesure, l’essence meme de la personne.
    En comprenant l’essence de la Thora, je percois ce qu’est l’essence de D-ieu, en tous cas de son immanence. Car tout ce que je puis connaitre de D-ieu c’est sa volonte; donc connaitre sa volonte, c’est le connaitre. Je ne puis aller au-dela.

    Le pouvoir de la Thora emane uniquement du fait que D-ieu y a integre sa precieuse influence. Ainsi, parler ou s’instruire de la Thora engendre automatiquement l’epanchement de cette influence. Or cette influence de la Thora releve d’une dimention divine, et exprime le niveau supreme parmi tous les niveaux de l’emanation de D-ieu s’epanchant sur les hommes.

    Base sur: Le chandelier d’or de Josy Eisenberg et Aldin Steinsaltz

    paracha ytro et fetes des garcons

    Posté le 19.01.2008 par israelsionisme

    UNE COUTUME DU JUDAISME TUNISIEN :LA « SE’UDAT YTRO » OU FETE DES GARCONS

    (Par Claude Nataf Président de la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie)

    A côté des fêtes édictées par la Halakhah, les Juifs de Tunisie ont
    coutume de célèbrer chaque année deux fêtes particulières, Rosh Hodesh el Bnat «
    la fête des filles » et Se’udat Ytro « la fête des garçons ».
    L’origine de cette dernière célébrée le jeudi de la semaine de la
    sidra de Ytro (Exode, XVIII), n’est pas connue avec certitude. Trois
    hypothèses sont généralement retenues et s’appuient toutes les trois uniquement sur
    des sources orales, qui ne sauraient valoir preuves en histoire. On
    s’accorde généralement pour considérer qu’elle fut instituée au XVIIIème
    siècle, mais là encore, faute de document écrit, il est difficile de distinguer la
    légende de la réalité. C’est donc avec prudence et humilité que nous livrons cet
    article, laissant au lecteur le soin de choisir.

    – La première hypothèse se veut historique. Une épidémie de peste
    aurait sévi à Tunis au début du XVIIIème siècle et aurait frappé particulièrement
    la communauté juive et plus précisément les jeunes garçons. Le jeudi de
    la paracha de Ytro, un pigeon blanc aurait avalé un excrément
    pestilentiel et se serait envolé. L’épidémie aurait immédiatement disparu. Le souvenir
    de ce miracle expliquerait la fête destinée aux jeunes garçons et symbolisé
    par le plat principal : le pigeon, offert à chaque enfant mâle jusqu’à son
    mariage.

    Cette hypothèse séduisante est cependant mise à mal par les
    historiens, car les chroniques de l’époque ne mentionnent nullement une épidémie qui
    aurait frappé la seule communauté juive en épargnant ses voisins musulmans,
    et vaincue par l’arrivée providentielle d’un pigeon. Un tel événement
    par son caractère singulier n’aurait pas manqué d’attirer l’attention des
    historiens contemporains.

    – La seconde hypothèse puise ses références dans la Bible : le
    chapitre XVIII de l’Exode nous décrit l’arrivée de Ytro beau-père de Moïse
    accompagné de la femme et des deux fils de ce dernier. Moïse offre un repas en
    l’honneur de son beau-père qui avait reconnu le D. d’Israël et qui conseille à son
    gendre de choisir des hommes intègres et craignant D. pour constituer à ses
    côtés les Chefs d’Israël. Les communautés juives auraient longtemps commémoré
    cette institution des premiers responsables communautaires.

    Cette fête des Chefs «Hagigat-Nesnéim » serait tombée en désuétude et n’aurait été
    conservée que par la communauté tunisienne, dont le rituel supprime les « Tahanounim »
    (rogations) à la prière du jeudi matin comme pour les jours de fêtes
    traditionnelles. Mais, on peut se demander pourquoi la communauté
    tunisienne commémorerait cette institution des Chefs de la communauté sous la
    forme d’un repas de fête destiné aux garçons ? Les tenants de cette thèse se
    réfèrent encore au texte biblique et au repas offert par Moïse à son
    beau-père. Ils font valoir que Moïse particulièrement heureux de retrouver ses fils
    circoncis en son absence par leur mère Tsipora, aurait réservé à leur intention
    une partie du festin sous forme de plats à leur mesure, ce qui
    expliquerait la tradition tunisienne des plats miniaturisés.

    La troisième hypothèse qui a ma préférence, peut être qualifiée de «
    pédagogique » et trouve sa source dans les « Pirké Avot » et se
    réfère également à la paracha, en ce qu’elle contient les Dix Commandements.
    Nos Anciens Rabbins, voulant caractériser les différentes époques de la
    vie des individus avaient décidé qu’il convenait d’enseigner la Loi Ecrite à
    partir de l’âge de cinq ans, de célébrer la Bar-Mitsva à l’âge de treize ans,
    et de commencer l’étude de la Michna à l’âge de quinze ans. Il en résultait
    donc que le tout jeune enfant de cinq ans était appelé à lire au « koutab » ou
    Talmud-Torah, les Dix Commandements pour la première fois, le jeudi
    de la sidra de Ytro.

    Soucieux de marquer un fait aussi capital et de
    frapper l’imagination de l’enfant pour faciliter l’appréhension par lui des
    Dix Commandements, les rabbins tunisiens instituèrent une grande fête en
    l’honneur de cet événement. Cérémonie strictement privée à l’origine, célébrée
    au sein du Talmud-Torah, et dénommée « Henoukh Nharim » ou Initiation des
    jeunes, elle était exclusivement consacrée aux enfants qui se trouvaient dans la
    situation que nous venons de définir. Des familles prirent l’habitude de fêter
    le soir à la maison ceux de leurs enfants qui avaient lu le matin pour la
    première fois les Dix Commandements.

    Le Grand Rabbin Abraham Taïeb dit « Baba Sidi » (décédé en 1741)
    conseilla aux parents de faire profiter de cette fête tous les garçons qui liraient
    ce jour là les Dix Commandements qu’il s’agisse de leur première lecture ou
    d’une répétition de la lecture des années précédentes. Autrement dit, ce
    Sage voulut que la fête soit une occasion pour les garçons de répéter les Dix
    Commandements pour s’en imprégner davantage. D’ailleurs à l’instar de
    la «feuille miel » éditée pour Roch Hachana, on publie la feuille d’Ytro
    (Ouarkat Ytro) destinée aux enfants, reproduisant le Shema Israël et les Dix
    Commandements, que dans certaines familles, l’enfant lisait à haute
    voix en langue vulgaire avant le repas.

    Cette fête était impatiemment attendue par les garçons qui étaient
    les rois de la journée. Après l’école et le repas de midi vite avalé, les parents
    donnaient généralement quartier libre à leurs enfants qui
    s’ébattaient dans la ville, allaient au cinéma, lançaient des pétards, regardaient avec
    envie les vitrines des magasins souvent décorées avec la mention « fête des
    garçons »,tandis que les pâtisseries exhibaient pièces montées et petits
    gâteaux traditionnels.

    Dans les maisons juives, les mères s’affairaient pour préparer le
    repas de fête. Le soir, la table était décorée et illuminée par des petites
    bougies de différentes couleur. Après les bénédictions d’usage et la lecture
    éventuelles des Dix Commandements, le repas était servi dans une vaisselle
    miniature.

    Chaque famille disposait d’un service spécial consacré à la fête
    comprenant des casseroles, des assiettes, des verres, des couverts, des
    bouteilles en verre ou en argile, le tout en miniature. Le plat d’honneur était le
    pigeon qui remplaçait le poulet des soirs de fête ; les gâteaux (yoyo,
    manicotti, brick au miel, makhoud) étaient tous petits, de même que les pâtes
    d’amande en forme de fruits de couleur différentes.

    Les rabbins ont parfois déploré le caractère profane de plus en plus
    affirmé de cette festivité et le relâchement du lien avec l’étude de la
    Torah. Le Grand Rabbin Haïm Bellaiche(Z’L), Grand Rabbin de Tunisie de 1939 à
    1947 ne manquait pas de rappeler qu’il ne s’agissait pas d’une fête
    comparable aux autres fêtes de l’année religieuse et ne cachait pas son agacement
    devant l’exaltation qu’elle entraînait chez les adolescents. Son successeur,
    le Grand Rabbin David Bembaron(Z’L), dont le doux visage s’illuminait à la vue
    de la joie des enfants, la qualifiait de « charmante coutume », mais
    soulignait que les dépenses qu’elle occasionnait ne devaient pas faire oublier le
    devoir de tsedaka.

    Mais cette fête était chère aux familles. Elle secrétait une ambiance
    particulière qui dépassait le cadre de la communauté et bien des
    pères de famille chrétiens et musulmans ne manquaient pas d’acheter eux aussi
    chez les pâtissiers juifs les douceurs spéciales de la fête pour leurs
    enfants.La communauté juive de Tunisie qui comprenait cent mille membres à la
    veille de l’indépendance de ce pays ne compte plus qu’un millier de membres
    aujourd’hui. Mais ceux qui en sont issus et qui sont dispersés en
    France et en Israël continuent de célébrer pour leurs garçons, avec autant de
    ferveur cette coutume de leur communauté d’origine.

    Liberté et esclavage dans le judaïsme

    par le Rabbin Ariel MESSAS
      Dans le dessein divin, l’homme doit pouvoir choisir librement les modes de fonctionnement des modalités de son être, qui seront en adéquation avec le projet divin. La condition première pour la réussite de ce projet est l’exercice libre du libre arbitre.


    En un temps où les résurgences de comportements sauvages que nous croyons d’un autre temps apparaissent, où les instincts les plus bas et les plus destructeurs peuvent régner en un être humain.

    Oui, en un temps où la sauvagerie réapparaît, je pense qu’il est urgent de cerner les mécanismes psychologiques et sociaux qui lui ont permis d’émerger.

    Il est urgent de comprendre comment celle-ci a pu se propager. Il faut étudier la nature du terreau qui – sans en être directement à l’origine – lui a cependant donné le moyen de prospérer.

    Cette réflexion doit mener l’individu et la société à réagir de façon concrète, judicieuse et réfléchie afin de trouver les véritables moyens permettant à cette folie humaine de disparaître.

    Les manifestations, les réactions dans les médias, les pressions sur le politique sont nécessaires mais insuffisantes. Il est indispensable de briser l’enfermement de certaines personnes vivant dans des sociétés parallèles autosuffisantes, permettant à un individu de vivre sa folie meurtrière et raciste sans être directement inquiété par son entourage.

    Il faut pénétrer ces mondes parallèles afin d’y faire entrer la lumière de la tolérance, du respect de l’autre, de la différence, de l’égalité entre tous les êtres humains, quelque soit leur appartenance ethnique ou religieuse.

    Une vigilance sans concession est indispensable en France et dans les pays démocratiques, afin de veiller à ce que les « droits de l’homme » – si difficilement acquis dans les sociétés occidentales – soient respectés et pénètrent réellement les cœurs de tous.

    Il est bon de rappeler ici quelques enseignements du judaïsme qui, depuis trois milles ans, proclament pour les juifs et, par leur biais, pour l’humanité dans son ensemble, des idées fortes, seules capables de mener l’humanité au bonheur auquel elle aspire.

    Portons un regard sur la question de la « Liberté » telle qu’elle est développée dans le Torah et ses commentaires.

    Les premiers chapitres de l’Exode sont une véritable ode à la Liberté. Ils relatent l’histoire d’un peuple soumis à un esclavage abjecte pendant plusieurs centaines d’années, l’histoire d’un peuple qui a pu accéder à la Liberté, créant un « traumatisme » planétaire, et livrant un enseignement de la première importance, à savoir qu’il est possible de s’affranchir d’un régime totalitaire. Il est possible de faire voler en éclats un système d’esclavage organisé ayant fait ses preuves des décennies durant.

    QUATRE NIVEAUX DE LIBERTE

    Ainsi, une réflexion sur les quatre coupes de vin autour desquelles s’articulent la soirée du Sédère, la soirée pascale, va nous permettre de mieux cerner les différentes facettes de ce droit fondamentale auquel tout être humain aspire : le Liberté.

    Les maîtres remarquent que D.ieu dans la Torah emploie quatre formes verbales différentes pour annoncer la future libération d’Israël.

    En l’espace de deux versets seulement (Ex. 6 – 6,7) D.ieu annonce qu’Il « soustraira » (Véhotséti) le peuple juif aux souffrances des Egyptiens, puis qu’Il le sauvera (Véhitsalti) et le délivrera (Végaalti). Enfin, D.ieu promet qu’Il prendra (Vélakahti) le peuple juif pour être Son peuple.

    Cette multiplicité des formes verbales utilisées par la Torah est à l’origine de l’obligation rituelle de boire quatre coupes de vin le soir de Pessah. Chacune de ces coupes devant célébrer une des formes de notre accession à la liberté.

    Cependant, on peut légitimement s’interroger sur la raison d’être de cette multiplicité de termes évoquant la libération du peuple juif.

    Pourquoi D.ieu n’annoncerait-il pas cette libération avec une seule forme verbale ?

    Cette remarque a conduit les maîtres du Judaïsme à expliquer que la Torah indiquait ici les quatre types de liberté auxquelles l’homme a droit. Elle évoque par ce biais les différentes facettes de la Liberté, strictement différentes les unes des autres, et dont l’obtention de l’une n’implique en rien l’obtention de l’autre.

    Mais quelles sont donc les différentes modalités de « la Liberté » ?

    Les maîtres de la ‘Hassidout décrivent l’être humain comme le lieu où résident quatre forces essentielles et différentes l’une de l’autre.

    La première est la force corporelle, appelée dans la terminologie hassidique gouf.

    La seconde est la force sensitive, dénommée néfech.

    La troisième est la force intellectuelle : se’hel.

    Enfin, la quatrième, couronnant les trois premières, est appelée Tsélem Elokim, l’image de D.ieu ; caractéristique qui permet à l’homme de définir la finalité de son être dans le monde qui l’entoure.

    La liberté d’un homme doit être vécue à ces quatre niveaux.

    L’homme est libre de disposer de son corps, de ses sentiments, de son intelligence. Il est donc nécessairement libre de définir la place qu’il estime être la sienne dans le monde.

    Le projet divin est de permettre à l’homme, par l’exercice de son libre arbitre, et à la lumière des enseignements contenus dans la Torah, de choisir librement les modes de fonctionnement des modalités de son être qui seront en adéquation avec le projet de D.ieu pour l’homme ; projet défini au moment de la création du monde et de l’homme.

    La condition première pour la réussite de ce projet est l’exercice libre du libre arbitre.

    Un homme, une nation, voire même une civilisation, emprisonnant un homme en l’empêchant de disposer de son corps selon son bon vouloir, en l’empêchant de vivre ses émotions à sa guise, en contrôlant les recherches intellectuelles qu’il tente d’entreprendre, en contrôlant dés lors, de facto, la représentation de son Moi, lui fait perdre toute chance d’atteindre la félicité qu’il recherche.

    Par ailleurs, il ne faut pas que l’exercice de la Liberté puisse nuire à autrui et à soi même. C’est dans ce difficile et étroit chemin que se trouve la voie du bonheur.

    L’Egypte était le lieu de l’asservissement total de l’être des hébreux. Les sages voient dans le verset qui suit l’expression de la souffrance des enfants d’Israël.

    « Ils leur rendirent la vie amère
    par des travaux pénibles
    sur l’argile et la brique,
    par des corvées rurales,
    outre les autres labeurs
    qu’ils leur imposèrent
    tyranniquement »

    La sortie d’Egypte est considérée comme le moment où les hébreux accèdent à la liberté, comme le un moment où ils retrouvent le pouvoir de diriger librement les quatre éléments constitutifs de leur être.

    Les sages veulent que nous prenions conscience de la mesure de l’événement de la sortie d’Egypte, de ce qu’est réellement la liberté à laquelle l’individu a droit. C’est pourquoi, ils ont institué l’obligation de boire quatre coupes de vin au cours de la soirée pascale, afin que nous puissions célébrer chacune des facettes de notre liberté retrouvée en ce moment.

    RETOUR SUR L’ESCLAVAGE

    Si les sections de l’Exode jusqu’à la Paracha de Ytro évoquent la notion de Liberté, la paracha qui suit : Michpatim semble faire une retour en arrière caractérisé, puisque la première des lois qu’elle évoque concerne les normes concrètes gérant les lois de…« l’esclavage » !!!

    La Paracha qui suit le don de la Torah, qui suit les dix commandements et la sortie d’Egypte, semble faire comme si de rien était. Elle évoque la possibilité d’«acquérir » un esclave, les modalités de son « asservissement » et celles de son « affranchissement ». Autant de dispositions qu’il va nous falloir commenter à la lumière des idées mises à jour dans notre étude.

    Abordons dans un premier temps, le thème de « l’esclave hébreu ».

    Les premiers versets de la section Michpatim statuent que la durée maximale de l’esclavage d’un hébreu est de six années et qu’il recouvrira « automatiquement » – c’est à dire sans avoir à être racheté ou à avoir à payer quoique ce soit à son « maître » – sa liberté.

    Puis, la Torah évoque la possibilité qu’un esclave hébreu ne désire pas retrouver la liberté, qu’il déclare « aimer son maître, sa femme et ses enfants » et qu’ainsi il préfère une vie de servitude à une vie de liberté. La Torah statue qu’en de telles circonstances, l’esclavage pourra se poursuivre, mais uniquement jusqu’au Jubilée, et seulement après que l’on ait procédé à une cérémonie d’un genre tout à fait particulier :

    « Son maître l’amènera par devant le tribunal,
    on le placera prés d’une porte, du poteau,
    et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon,
    et il le servira indéfiniment »
    (Exode 21 – 6).

    Evidemment ce texte laisse le lecteur attentif perplexe et doit être commenté.

    UNE REAPPROPRIATION DE LA LIBERTE

    L’exigence première que la Torah réclame au sujet est de veiller constamment, et avec la plus grande attention à toujours préserver en soi sa qualité de « sujet » et à ne jamais la perdre, en devant un « objet ».

    La Liberté existentielle qui existe en tout être humain, lui permettant de faire ses choix dans tous les domaines de l’existence, doit être préservée afin que jamais l’individu n’agisse dans aucun des registres de son être en suivant ce que d’autres choisissent pour lui.

    Lorsque cela advient, l’être humain perd sa qualité de sujet et se transforme en objet entre les mains de celui qui a fait le choix à sa place. Cette idée a largement été développée par mon père Rabbi David Messas, Grand Rabbin de Paris.

    Un individu peut perdre sa qualité de sujet, lorsqu’il se laisse guider dans ses choix de vie par un environnement qui le conditionne sans en vérifier la pertinence.

    Dans le même ordre d’idées un individu peut perdre sa qualité de sujet, lorsqu’il se laisse guider dans ses choix de vie, par ce qu’il voit, par le spectacle parfois infâme qu’offre le monde environnant, ou par les idées fausses qui lui sont exposées, lorsqu’il ne les a pas suffisamment étudiées, afin de vérifier leur pertinence.

    La Torah réclame du sujet qu’il ne se laisse pas entraîner par ses yeux et par son cœur.

    Cette injonction dont la source se trouve dans le livre Bamidbar :

    « Et ne vous égariez pas
    à la suite de votre cœur et de vos yeux
    qui vous entraînent à l’infidélité »
    (Nombre 15-39)

    Ce verset fait partie du « Shéma », des passages de la Torah que nous lisons matin et soir au cours de la prière lorsque nous rappelons notre croyance en un D.ieu unique.

    Le cœur et les yeux peuvent entraîner l’homme à l’infidélité, à ne plus agir en tant qu’homme libre, mais en tant qu’homme soumis aux influences étrangères, donc dans une certaine mesure en tant « qu’esclave ».

    Et bien c’est de cela dont il est question dans la Paracha Michpatim

    Les cas où un hébreu devient esclave sont limités à deux. Le premier, est celui d’un retour de situation soudain qui plonge un individu dans la misère :

    « Si ton frère près de toi réduit à la misère, se vend à toi,
    ne lui impose point le travail d’un esclave.
    C’est comme un mercenaire, comme un hôte, qu’il sera avec toi…
    Car ils sont mes esclaves, à Moi,
    qui les ait fait sortir du pays d’Egypte ;
    ils ne doivent pas être vendus à la façon des esclaves.
    Ne le régente point avec rigueur, crains d’offenser ton D.ieu ! »
    (Lévitique 25 – 39, 43)

    Le second une effraction commise que l’individu n’a pas les moyens de réparer dans l’immédiat :

    « Si un voleur est pris sur le fait d’effraction…
    Lui (le voleur) cependant doit réparer ;
    et s’il ne le peut, il sera vendu pour son vol. »
    (Exode 22 – 2)

    A chaque fois, on rencontre une personne en phase de grande détresse, de perte de repères.

    Dans ces conditions, son nouveau statut sera salutaire. Celui-ci permettra une rencontre entre cette personne et une autre qui a gardé son statut de sujet. Dés lors, par le respect qui lui sera octroyé, contractuellement et moralement, « le maître » pourra aider la personne en souffrance à retrouver son statut de sujet.

    Il se peut qu’une période de six ans ne soit pas suffisante pour permettre à un individu de retrouver son « autonomie », et qu’à la fin de cette période l’individu réclame une extension de sa période de rencontre avec autrui avant de s’élancer seule dans l’aventure de la vie. La Torah l’accepte, mais l’encadre d’un garde fou supplémentaire. On procède à la cérémonie décrite précédemment. Celle-ci a été commentée par Rabbénou Béhayé comme suit :

    Le processus de libération du peuple juif en Egypte a débuté lorsque les enfants d’Israël eurent le courage de prendre un agneau – divinité des égyptiens d’alors – de le tuer, de prendre son sang et d’en oindre les poteaux et les linteaux se leurs portes.

    Cet acte de courage leur a valu d’éviter la mort de leurs premiers-nés, lors de la dixième plaie d’Egypte, puisque l’ange sautait au dessus des portes où se trouvait ce sang, laissant en vie les premiers-nés qui se trouvaient dans ces maisons.

    C’est donc cet acte de rébellion contre l’oppresseur, cette brisure du symbole du pouvoir, sous les yeux des tortionnaires, sans craindre ses représailles éventuelles, qui est à l’origine du début du processus de libération du peuple juif de l’exil en Egypte.

    C’est donc par cette prise de conscience que l’homme hébreu devient un sujet et cesse d’être un objet et que la sortie d’Egypte débuta.

    Au moment, où « l’esclave » hébreu, après avoir passé un certain nombre d’années chez un maître réclame que sa période de dépendance soit prorogée, on l’approche de la porte, on lui poinçonne son oreille sur les poteaux, afin de lui rappeler quel fut l’événement à l’origine de l’avènement de la Liberté, en espérant ainsi qu’avec le temps, il sera capable de la retrouver et de la vivre pleinement.

    Tel est donc l’idéal de vie selon la Torah pour l’être humain.

    Il s’agit de créer un monde d’hommes libres, à même de ne pas êtres les esclaves du lustre et des paillettes, et de ne pas se laisser diriger par toutes sortes de frustrations, à des agissements incontrôlés et abjectes.

    Les individus ayant un regard sur le monde qui les entoure des plus superficiels ne peuvent accéder à la liberté. Ils sont constamment soumis à toutes les influences, à tous les préjugés, à tous les stéréotypes, aux diktats de leur bestialité qui règne en eux sans partage et les emprisonne dans les geôles de sa volonté la plus terrifiante.

    Le psalmiste nous ordonne :

    Ne soyez pas comme le cheval, comme le mulet,
    auxquels manque l’intelligence,
    qu’il faut retenir par les reines et le mors, – leur parure qu’ils rognent –
    pour qu’ils ne s’approchent pas de toi.
    (Psaumes 32-9)

    Et le prophète Jérémie compare l’homme qui ne se pense pas au cheval fou dans la bataille dont personne ne peut plus contrôler la course :

    J’ai prêté attention et j’ai écouté : ils profèrent des mensonges,
    personne parmi eux ne regrette ses mauvaises actions
    et ne dit : Qu’ai –je fait ?
    Tous, ils reprennent leur course,
    tel qu’un cheval qui se précipite au combat
    (Jérémie 8-6)

    D.ieu attend de nous que nous soyons des hommes libres qui exercent leur liberté dans tous les registres de leur être en s’éclairant des paroles de la Torah et des sages de toutes les générations afin de trouver notre chemin, non pas par une effet de suivi mais bien par un choix personnel et profond.

    Nous avons évoqué au cours de cette étude le cas de l’esclave hébreu. La Torah a imaginé un autre statut, celui de l’esclave dit « cananéen » dont l’étude approfondie nous livrera des enseignements inattendus et d’une actualité terrifiante.

     

    par Larry DOMNITCH
    Contraint de fuir l’Espagne à l’âge de 72 ans, le grand sage releva Jérusalem de ses ruines.

    Sept cents ans avant que les parachutistes israéliens ne remettent la Vieille Ville de Jérusalem entre les mains des Juifs, un grand sage fit redémarrer une vie juive dans la ville sainte, posant ainsi la première pierre pour les nombreuses générations à venir.

    Na’hmanide, également connu sous le nom de Ramban (un acronyme de Rabbi Moïse ben Na’hman), est né en Espagne en 1195. Il fut médecin de son métier, mais est surtout célèbre pour être l’auteur de brillants commentaires sur la Bible, le Talmud et la philosophie.

    Na’hmanide vécut à une époque où la Terre d’Israël fut conquise et dévastée par toute une vague de souverains. En 1099, les Croisés mirent à sac Jérusalem et en massacrèrent les habitants juifs comme musulmans. Le Musulman Saladin leur ravit le contrôle de Jérusalem en 1187 et au cours des 50 années suivantes, une succession de conquérants arriva : les Tartares, les Mongols et les Mamelouks.

    Ces invasions vidèrent Jérusalem de ses habitants juifs et transformèrent la cité en ruines.

    LA DISPUTE DE BARCELONE

    Pendant ce temps, en Espagne, un sentiment de haine envers les Juifs incitait ces derniers à se convertir. (Ce mouvement prit finalement sa pleine ampleur avec l’Inquisition et l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492.) Une des techniques en cours pour parvenir à ce but était de « prouver que le Judaïsme était dans l’erreur » en tenant un débat religieux -une dispute- entre un rabbin et un prêtre.

    Une telle opération n’était pas sans danger. Si le rabbin perdait (i.e. on avait prouvé que le Judaïsme « avait tort »), les Juifs étaient forcés de se convertir en masse et s’il gagnait, la situation n’était pas forcément meilleure : au cours de l’une de ces disputes, c’est le rabbin qui l’emporta, mais on brûla quand même de pleines charretées de volumes de Talmud.

    En 1263, le Roi Jacques d’Espagne autorisa une disputation entre Na’hmanide et un Juif converti au Christianisme, Pablo Christiani. Na’hmanide accepta de prendre part au débat avec quelques réticences et seulement après que le roi lui eut garanti une totale liberté d’expression. Le thème du débat était centré sur la différence essentielle qui existait en le Judaïsme et le Christianisme : définir qui est le messie et prouver si, oui ou non, il était « déjà arrivé ».

    Na’hmanide gagna la bataille mais pas la guerre. Ses arguments lui valurent l’estime du roi (ainsi qu’un prix de 300 pièces d’or !), mais l’Eglise ordonna que Na’hmanide soit jugé pour blasphème, ce qui le contraint à fuir l’Espagne.

    C’est ainsi qu’à l’âge de 72 ans, Na’hmanide décida d’aller vivre dans les ruines désolées de Jérusalem.

    Conscient de la sombre situation qui régnait en Israël, Na’hmanide sembla avoir planifié le renouveau de Jérusalem avant son arrivée. Juste avant son départ, il délivra un sermon sur la sainteté de la Terre et l’importance de donner la charité. Il préparait peut-être les membres de sa communauté à soutenir les tentatives pour bâtir des institutions religieuses au sein de la Terre.

    PROPHETIE BIBLIQUE

    En 1267, après un voyage long et périlleux, Na’hmanide arriva à la cité portuaire de Acco. Après un bref séjour, il se rendit à Jérusalem où il fut frappé par l’état de désolation dans lequel se trouvait la ville. Les bâtiments y étaient en ruines et abandonnés et il s’y trouvait si peu de Juifs qu’il ne put même pas trouver 10 hommes pour constituer un minyan pour la prière !

    Dans une lettre à son fils, Na’hmanide écrivit :

    Nombreux sont les lieux abandonnés [en Israël] et grande est la profanation. Plus un endroit est sacré, plus il a été dévasté. Jérusalem est l’endroit le plus désolé de tous.

    Pourtant Na’hmanide garda espoir. Il se rappela les versets de la Torah (Lévitique 26:32-33) dans lesquels D.ieu décrit Israël durant la période d’exil :

    Je laisserai la terre si dévastée que vos ennemis qui y vivront en seront stupéfaits… Votre terre restera déserte, et vos cités en ruines.

    Na’hmanide écrivit un commentaire sur ce verset :

    Ce que D.ieu affirme là, « Je laisserai la terre si dévastée que vos ennemis… » constitue une bonne nouvelle, qui proclame que durant tous nos exils, notre terre n’acceptera pas nos ennemis. Il s’agit d’une grande preuve et d’une garantie pour nous, car dans tout le monde habité, on ne peut trouver une aussi bonne et grande terre qui a toujours été habitée et qui pourtant est aussi en ruines qu’elle ne l’est [aujourd’hui].Car depuis le moment où nous l’avons quittée, elle n’a accepté aucune nation ou peuple et ils ont tous tenté de s’y installer, mais en vain.

    Effectivement, au cours des nombreux siècles d’exil d’Israël, loin de sa Terre, aucun conquérant n’a jamais réussi à s’y installer de manière durable ou faire fleurir le désert. Dans les ruines de Jérusalem, Na’hmanide vit l’accomplissement de la promesse de D.ieu que la Terre attendait le retour des Juifs.

    LA PREMIERE PIERRE D’UNE COMMUNAUTE

    Na’hmanide entra immédiatement en action pour reconstruire la communauté juive. Il choisit une maison délabrée à l’extérieur des murs de la Vieille Ville sur le Mont Sion – une maison avec des piliers en marbre et une magnifique arche – et entama la construction d’une synagogue. Des rouleaux de la Torah qui avaient été déplacés avant l’invasion mongole et transportés dans la ville de Chekhem, furent rendus.

    La nouvelle de la présence de Na’hmanide encouragea plus de personnes à venir vivre à Jérusalem. En trois semaines seulement, la – judicieusement nommée – Synagogue Ramban fut prête juste au moment de Roch Hachana. En ce grand jour saint, Na’hmanide délivra un sermon encourageant vivement les nouveaux arrivants à rester à Jérusalem.

    La tâche suivante fut de monter une yéchiva. Grâce au bouche à oreille, des élèves se rendirent à Jérusalem pour être à proximité du grand érudit, enseignant et dirigeant. Na’hmanide réussit à poser les fondations d’un renouveau juif et après une année, il retourna à Acco pour y diriger la communauté.

    DE RETOUR VERS LE FUTUR

    Après la mort de Na’hmanide en 1270, la Synagogue Ramban fut déplacée à l’intérieur des murs de la Vieille Ville. Elle fut construite en dessous du niveau du sol, parce qu’à l’époque, la loi musulmane interdisait qu’un lieu de culte juif soit plus élevé que ceux des musulmans.

    Au fil du temps, la communauté juive de Jérusalem grandit jusqu’à devenir à nouveau le centre de la vie juive en Israël. Des Sépharades et des Ashkénazes priaient et étudiaient ensemble dans la Synagogue Ramban au cours des 300 années suivantes. Puis en 1589, sur l’incitation des Musulmans, le gouverneur de la ville, Abou Soufrin, transforma la synagogue en entrepôt. A ce moment-là, toutefois, la communauté juive était bien établie. Elle allait continuer à se développer durant des siècles, jusqu’en 1948.

    Au début de la Guerre d’Indépendance d’Israël, les forces armées de la Haganah combattirent vaillamment dans une bataille désespérée pour garder le contrôle de la Vieille Ville. Ils capitulèrent finalement devant les Jordaniens, qui occupèrent la Vieille Ville et en expulsèrent tous les habitants juifs. Des dizaines de synagogues furent détruites et les vestiges de centaines d’années d’existence juive à Jérusalem furent pratiquement effacés. La Synagogue Ramban elle-même fut transformé en décharge.

    L’indépendance était atteinte, mais les rues anciennes de Jérusalem étaient à nouveau désertées, comme durant la période sombre des Croisades.

    Ce n’est que 19 ans plus tard, en juin 1967, que Jérusalem fut réunifiée. Un grand nombre d’anciennes synagogues furent reconstruites et la communauté juive de la Vieille Ville fut rétablie.

    Au centre du Quartier Juif florissant actuel s’élève la Synagogue Ramban. L’histoire et la sainteté de ce lieu peuvent être ressenties dans chacune des briques qui constituent les murs et la voûte de cet édifice, un endroit d’où jaillit la prière et l’étude de la Torah et dont la présence est un témoignage vivant des efforts de Na’hmanide qui, 700 ans après, se ressentent encore fortement.

    Traduction et Adaptation de Ra’hel KATZ


    Va’eira (Exode 6:2-9:35)
    Le coeur de Pharaon Un des épisodes les plus intrigants de l’histoire de l’Exode est indéniablement la « confrontation » entre D-ieu et Pharaon. Bien qu’en réalité ils n’aient jamais eu d’échanges directs, il est évident qu’ils sont les acteurs principaux de cette histoire. Moïse pour sa part, se retrouve faisant le va-et-vient entre D-ieu et Pharaon, transmettant messages et prophéties.Bien entendu, D-ieu a le dessus, et si ce n’était l’arrogance et la mégalomanie de Pharaon, on pourrait presque avoir de la peine pour ce dernier. Bien sûr, le lecteur discerne l’absurdité de la position de Pharaon: il ne sait même pas contre qui il s’insurge, et de surcroît, ses bras sont de loin trop « courts » face à D-ieu.

    Les dés sont pipés, le combat est inégal. D-ieu peut non seulement transformer en sang le Nil bien-aimé de Pharaon, mais il peut également ravager toute la nature et jouer avec les lois de celle-ci. Pharaon n’a aucune chance.
    La manipulation suprême est atteinte quand D-ieu contrôle « le coeur » de Pharaon.


    L’Eternel endurcit le coeur de Pharaon (Exode 9:12)

    Dans ces circonstances, nous comprenons alors combien est futile, voire absurde, une bataille avec le Tout-Puissant. Pharaon est comme une marionnette attachée à des ficelles, manipulée par D-ieu.

    Une question simple et souvent posée1 surgit alors: comment D-ieu peut-il punir Pharaon, si ce dernier n’agissait pas selon sa propre volonté?

    De plus, pourquoi le plan Divin devait-il passer par une violation d’une loi naturelle: la suspension du libre arbitre de Pharaon? Cette deuxième question peut d’ailleurs être posée à propos de toutes les plaies. En effet, il y a une certaine similitude entre les plaies qui constituent une violation de la nature, et la limitation du libre arbitre de Pharaon qui représente quant à elle une violation de la nature humaine.

    Cette question présuppose la place centrale qu’occupe le libre arbitre dans la philosophie Juive. Cette idée, que nous possédons en effet une telle liberté, est la pierre angulaire du Judaïsme. Selon Maïmonide, la vie sans une telle liberté serait sans signification, un véritable cauChemar théologique. Si l’Homme était simplement programmé pour exécuter diverses actions, il n’aurait aucune responsabilité pour ces actions, et la vie elle-même serait au mieux futile, et au pire stupide.

    LA QUESTION ÉVIDENTE

    Le Midrash reformule cette question, notant qu’elle ouvre la porte aux pensées hérétiques:

    Au sujet de « J’ai endurci le coeur de Pharaon », Rabbi Yo’hanane a dit:

    « Cela ne donne-t-il pas aux hérétiques l’opportunité d’argumenter qu’il (Pharaon) n’avait aucun moyen de se repentir, puisqu’il est écrit: « car J’ai endurci son coeur ». (Midrash Rabba, Shémot 13: 3)


    Le Midrash fournit une réponse:

    Rabbi Shimone ben Lakish lui a répondu: « Que les bouches des hérétiques se ferment… Quand D-ieu avertit un homme une première fois, une deuxième puis une troisième, et qu’il ne se repent toujours pas, alors D-ieu ferme son coeur au repentir afin qu’Il le punisse selon ses péchés. Il en était de même avec Pharaon l’impie. Puisque D-ieu l’a mis en garde à cinq reprises, et qu’il n’en a pas pris note, alors D-ieu lui dit: ‘tu as raidi ta nuque et durci ton coeur; Eh bien, j’ajouterai cela à ton impureté’.  » (Midrash Rabba, Exode 13: 3).

    Selon cette réponse, l’endurcissement du coeur de Pharaon par D-ieu était en soi la punition. Ce n’était pas comme nous l’avons initialement supposé, la cause des actes de Pharaon. La punition que Pharaon reçoit effectivement, est tout à fait justifiée et appropriée: mesure pour mesure. Pharaon avait fermé son coeur et ignoré D-ieu; alors D-ieu le punit en endurcissant son coeur et en lui fermant aussi les portes du repentir.


    LES CINQ PREMIERES PLAIES

    Le Midrash cité ci-dessus parle de cinq occasions où Pharaon n’a pas tenu compte de D-ieu. Une analyse grammaticale du texte biblique montre que D-ieu n’a pas endurci le coeur de Pharaon au cours des cinq premières plaies. Bien au contraire, c’est Pharaon lui-même qui endurcit son coeur et ignore la force de D-ieu contre laquelle on ne peut rivaliser.

    1. Le Sang:

    Ils firent ainsi, les magiciens d’Egypte avec leurs incantations; le coeur de Pharaon s’endurcit, il ne les écouta pas comme l’Eternel avait dit. Pharaon s’en retourna, alla vers sa maison et ne mit pas son coeur (ne se préoccupa pas) de cela aussi. (Exode 7: 22-23)

    2. Les Grenouilles:

    Pharaon vit qu’il y’avait du répit; son coeur s’alourdit et il ne les écouta pas, comme l’avait dit l’Eternel. (Exode 8: 11)

    3. Les Poux:

    Les sorciers dirent à Pharaon: « C’est le doigt de D-ieu ». Le coeur de Pharaon s’endurcit, et il ne les écouta pas comme l’avait dit l’Eternel. (Exode 8: 15)

    4. Les bêtes sauvages:

    Pharaon endurcit son coeur aussi cette fois-là et il ne renvoya pas le peuple. (Exode 8: 28)

    5. La Peste:

    Pharaon envoya (vérifier) et voici, il n’était mort de parmi le bétail d’Israël, même (pas) un (animal); le coeur de Pharaon s’endurcit, il ne renvoya pas le peuple. (Exode 9: 7)

    LE CHANGEMENT

    Après les cinq premières plaies, nous notons un subtil, mais essentiel changement dans la formulation.

    6. Les ulcères:

    L’Eternel endurcit le coeur de Pharaon et il (Pharaon) ne les écouta pas, comme l’Eternel avait dit à Moïse. (Exode 9: 12)

     

    7. La Grêle:

    Pharaon vit qu’avaient cessé la pluie, la grêle et les tonnerres. Il continua de pécher, et endurcit son coeur, lui et ses serviteurs. Le coeur de Pharaon s’endurcit, et il n’envoya pas les enfants d’Israël, comme l’Eternel l’avait dit par l’intermédiaire de Moïse. (Exode 9: 34-35)


    L’Eternel dit à Moïse: « Va vers Pharaon, car Moi, J’ai endurci son coeur et le coeur de ses serviteurs, afin que Je place Mes signes, ceux-là, à l’intérieur de lui. (Exode 10: 1)

    8. Les Sauterelles:

    L’Eternel endurcit le coeur de Pharaon, et il (Pharaon) ne renvoya pas les enfants d’Israël. (Exode 10: 20)

    9. Les Ténèbres:

    L’Eternel endurcit le coeur de Pharaon et il n’accepta pas de les renvoyer. (Exode 10: 27)

    10. La Mort des Premiers-Nés:

     » J’endurcirai le coeur de Pharaon, et il les poursuivra; et Je me glorifierai par Pharaon et par toute son armée. Et les Egyptiens sauront que c’est Moi l’Eternel ». Ils firent ainsi. Il fut rapporté au roi d’Egypte que le peuple avait fui. Alors le coeur de Pharaon fut retourné, (et celui) de ses serviteurs, contre le peuple et ils dirent: « Qu’avons-nous fait là, que nous ayons renvoyé Israël, de ne plus nous servir? » (Exode 14: 4-5)

    Il est donc clair que pour ces cinq dernières plaies, c’est D-ieu qui endurcit le coeur de Pharaon.

    LA PUNITION

    Cette constatation du changement dans la formulation a été faite par Resh Lakish. Les cinq premières fois où Moïse l’aborde, Pharaon ignore l’expression de la puissance de D-ieu. A cet instant, Pharaon a perdu la capacité de se repentir. Cette perte de possibilité à corriger ses erreurs, et de se repentir, fait déjà partie de la punition.

    Ainsi, au cours des cinq dernières plaies, D-ieu endurcit le coeur de Pharaon après chaque plaie, non pas parce que Pharaon refuse de laisser partir Son peuple, mais parce qu’il l’a refusé au cours des cinq premières plaies.

    Toutefois, d’autres commentateurs soulignent que bien avant cela, Pharaon méritait déja d’être puni. « La solution finale » qui consistait à tuer les nouveau-nés mâles, et qui avait été envisagée et mise à exécution par Pharaon au début du livre de l’Exode, était une raison suffisante pour le punir. Cela, ajouté à l’esclavage dur et amer auquel les Juifs ont été soumis, justifie amplement les tortures infligées à Pharaon et à son peuple.

    Cette idée est exprimée plus succinctement dans un autre Midrash :


    J’endurcirai son coeur… afin que Je puisse les châtier pour leurs fautes. (Midrash Rabba, Exode 5: 7)

    Une subtile différence entre cette approche et celle de Resh Lakish citée ci-dessus4 devient alors évidente.

    En effet, dans l’explication de Resh Lakish, l’endurcissement du coeur de Pharaon est en soi la punition, « mesure pour mesure ». Ainsi, la question concernant la suppression du libre arbitre ne se pose pas. Les Hommes ne peuvent être punis que pour des actions commises de plein gré, lorsqu’ils disposent d’un total libre arbitre. Dans notre cas, Pharaon est en effet puni pour des crimes commis délibérément contre les Juifs, en pleine possession de son libre arbitre. La punition: D-ieu révoque et supprime le libre arbitre de Pharaon.

    Dans ce second Midrash , lorsque D-ieu endurcit le coeur de Pharaon, ce n’est pas la punition en soi, mais une étape indispensable pour rendre possible la punition. D-ieu ne peut punir l’Homme que s’il agit en homme libre, que s’il dispose de son libre arbitre. En endurcissant le coeur de Pharaon, D-ieu ne le prive pas de son libre arbitre, bien au contraire il le rétablit!

    En effet, si Pharaon n’avait pas été endurci face aux phénomènes surnaturels qui ravageaient son peuple et sa terre, il aurait capitulé à un moment ou à un autre. Il fallait que D-ieu manipule ses émotions pour rétablir l’équilibre, face à la démonstration écrasante de Sa suprématie. Il fallait qu’il endurcisse le coeur de Pharaon pour rétablir son libre arbitre et pour pouvoir ainsi le punir.

    LA NATURE DU LIBRE ARBITRE

    Nous pouvons maintenant répondre à notre question précédente en formulant le problème différemment. Les plaies ont certainement retiré, ou tout au moins limité, le libre arbitre de Pharaon. Un Pharaon battu et malmené n’a certainement pas la liberté nécessaire pour prendre une décision rationnelle et dépassionnée, objective et impartiale, au sujet de la croyance en D-ieu. Pour rétablir efficacement l’équilibre chez un Pharaon « diminué », son coeur a donc dû être endurci, et ce, afin de lui laisser le libre choix pour accepter ou rejeter D-ieu.5

    Cette idée peut nous aider à comprendre un autre événement, et d’une façon bien plus générale, un concept qui était de mise durant la période biblique.

    Les enfants d’Israël qui se sont tenus au pied du mont Sinaï, ont certainement été extrêmement marqués par leur rencontre avec D-ieu. Il est donc difficile d’imaginer que quiconque, témoin de la révélation Divine, n’ait pu être transformé par un tel événement, et ‘affecté’ à vie! Entendre D-ieu déclarer: « Je suis l’Eternel » et ordonner: « Ne faites pas d’idoles », marque sans nul doute les esprits et les coeurs à tout jamais. Pourtant, à peine quarante jours plus tard, les Juifs adorent un veau d’or. Cette chute, si rapide, peut se comprendre à travers le problème du libre arbitre que nous avons expliqué dans le cas de Pharaon.

    En effet, après avoir été témoins de la révélation Divine, les Juifs ont perdu une partie de leur libre arbitre. Ils n’avaient plus la liberté d’accepter ou de rejeter D-ieu dans leur existence. L’implication de D-ieu dans leurs vies était devenue claire, immédiate et palpable, voire pesante. Ainsi, leur croyance en D-ieu et l’accomplissement des commandements, auraient été teintés d’un mérite moindre: ils auraient été la résultante de la force Divine.

    L’ÉQUILIBRE

    La révélation qui rapproche l’Homme de D-ieu, limite en même temps le libre arbitre individuel, rendant les actions postrévélation de l’individu, sans signification. D-ieu a rétabli l’équilibre dans Sa relation avec l’Homme, en insérant dans la nature de celui-ci le désir de se révolter contre D-ieu, et contre l’essence même de D-ieu. C’est la clef et l’explication de la faute du veau d’or.

    Les Juifs, témoins de la toute-puissance divine au pied du mont Sinaï n’avaient plus aucun mérite à pratiquer les mitsvot. D-ieu était présent à leur esprit à chaque instant. Ils ne pouvaient plus fauter. Alors, pour rétablir leur libre arbitre D-ieu a développé en eux le désir de servir des idoles.

    De façon bien plus générale, durant l’ère prophétique, le même dilemme existait. Lorsque les Hommes vivaient le divin de façon directe (lorsqu’un feu descendait du ciel et brûlait les sacrifices) ou indirecte (par l’intermédiaire des prophètes), leur liberté était réduite. Voilà pourquoi durant l’ère prophétique, afin de rétablir leur libre arbitre, il existait une envie forte et puissante d’adorer des idoles. Ce n’est que durant la période du second Temple, où le feu céleste avait disparu et la prophétie faisait partie du passé, que l’envie de servir des idoles s’évanouit.6

    L’idolâtrie n’était plus alors une nécessité: la relation entre l’Homme et D-ieu avait changé.

    Nombreuses sont les personnes qui espèrent la Révélation, ayant terriblement envie d’une relation simple et directe avec D-ieu, et savourant le plaisir qu’une telle révélation leur procurerait. Nous oublions qu’une révélation de cette ampleur est lourde à assumer, rendant la croyance qui s’ensuit presque dénuée de toute signification et de tout mérite, à moins qu’elle ne soit accompagnée d’une tentation ‘inverse’ faisant le contrepoids.

    L’Homme croit que le libre arbitre est un droit inaliénable. Il oublie parfois que ce droit peut être perdu, cette perte étant en soi une punition, ou faisant partie d’un schéma bien plus grand. La Torah nous rappelle cet enseignement avec l’épisode de Pharaon.7


    NOTES
    1)Na’hmanide écrit: « l’explication de la question que chacun pose… » (Ramban Shémot 7: 3)
    2)Le Midrash
    introduit un jeu de mots avec le lev, signifiant le coeur, et kaved, signifiant le foie: le coeur de Pharaon était devenu comme un foie. Que signifie hikhbadti? D-ieu a rendu son coeur comme un foie dans lequel même un jus bouilli une deuxième fois n’entre pas; Ainsi était donc devenu le coeur de Pharaon, comme un foie, qui ne peut pas recevoir les propos de D-ieu. De là « car j’ai endurci son coeur. » (Midrash Rabba, Shémot 13: 3)
    3)Ceci se lit comme si Pharaon avait endurci son propre coeur, mais selon le verset suivant, les changements dans la formulation montrent que cela était le travail de D-ieu. Voir les commentaires du ‘Hizkouni.
    4)Voir les commentaires de Na’hmanide (7: 3) où il apporte les deux explications et déclare qu’elles sont toutes deux vraies!
    5)Voir les commentaires du Sforno dans 4: 21 où cette idée pourrait être comprise, quoique peut-être la thèse exposée ici aille au-delà de l’intention du Sforno.
    6)Voir Yoma 69b, Shir Hashirim Rabba 7: 8.
    7)Le cas curieux de « A’her », Elisha Ben Avouya, le sage qui est devenu hérétique et meurtrier, et qui a apparemment perdu sa capacité de repentir, de réhabilitation spirituelle, ne sera pas traité ici.


    Le rabbin Ari Kahn, un disciple de Rav Yossef Dov Soloveitchik, est diplômé de la Yeshiva University. Il se consacre actuellement à l’enseignement à Aish HaTora ainsi qu’à l’Université Bar Ilan, où il est Directeur des programmes pour étudiants étrangers. Il donne fréquemment des conférences aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud pour le compte de cette université et d’Aish HaTora.

    myauthor=le Rabbin Ari KAHNauthor_name

    Quelques femmes rabbins [modifier]

    * Regina Jonas, première femme à avoir été ordonnée rabbin, en 1935, par un rabbin lié au courant libéral du judaïsme. Après la Seconde Guerre mondiale et la Shoah, la portée historique de son ordination fut oubliée.
    * Paula Ackerman est la première femme a avoir exercé les fonctions de rabbin aux États-Unis, dans les années 1950 et 1960, mais sans avoir jamais été ordonnée.
    * Sally Priesand, première femme a avoir été ordonnée rabbin aux États-Unis, en 1972 (mouvement réformé).
    * Jackie Tabick, première Britannique à avoir été ordonnée rabbin, en 1975.
    * Amy Eilberg , la première femme du mouvement Massorti a avoir été ordonnée rabbin, en 1985.
    * Pauline Bebe, première Française rabbin, ordonnée en 1990, fondatrice de la Communauté juive libérale d’Île-de-France.
    * Celia Surget, seconde femme rabbin française, ordonnée en 2007, faisant partie du Mouvement juif libéral de France. [2]

    On doit aussi noter, pour être plus complet, que Asenath Barzani une Juive kurde du XVIIe siècle reçu le titre de Tanna’it et dirigeait une yechiva.

    par Sarah WEIZMAN
    Plus qu’une simple célébration de la nature, Tou Bichevat est le temps de la réflexion sur l’évolution personnelle de chacun.



    Sefer Hamitzvot précédents

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    Notons que bon nombre de ces lois ne sont pas la halakha, c’est-à-dire la pratique observée dans les communautés juives. Elles ne sauraient donc en aucun cas être prises comme référence. Veuillez noter également que cette version est un premier essai qui fera l’objet de corrections ultérieures.

    Cours N° 164

    Mitsva positive N° 84 :
    Il s’agit du commandement nous incombant d’apporter tous les sacrifices au Temple exclusivement. C’est tiré du verset: « Là tu accompliras tout ce que je t’ordonne ». La preuve amenée par nos Maîtres au sujet de cette interdiction d’apporter une offrande quelconque en dehors[du Temple] est la suivante: « Garde-toi d’offrir tes holocaustes en tout lieu où bon te semblera ». Le Sifra dit à ce sujet: « On ne parle ici que des holocaustes. De quel texte le tire-t-on, s’agissant des autres sacrifices? De ce verset: là tu offriras tes holocaustes; là, tu accompliras tout ce que je t’ordonne. Je pourrais encore dire que c’est seulement dans le cas d’un holocauste qu’il s’agit à la fois d’un commandement positif [l’apporter au Temple] et d’un commandement négatif [nous interdisant de l’apporter en dehors du Temple]. Pour les autres offrandes, ne s’agit-il que d’un commandement positif? Le verset dit: là tu accompliras… » C’est ce que j’expliquerai en son temps lorsque nous parlerons de l’interdiction. L’affirmation selon laquelle « dans le cas de l’holocauste, il s’agit à la fois d’un commandement positif et d’un commandement négatif » signifie que celui qui apporte un holocauste en dehors du Temple transgresse à la fois un commandement positif et un commandement négatif, le commandement négatif: garde-toi d’offrir des holocaustes [en tout lieu où bon te semblera] et le commandement positif: là tu accompliras tout ce que je t’ordonne, car il ne les a pas offerts « là » (au Temple). Les autres sacrifices pourraient certes [théoriquement] n’être régis que par un commandement positif, car l’on ne ferait qu’enfreindre le commandement là tu accompliras tout ce que Je t’ordonne: [toutefois] on explique là que dans le cas des autres sacrifices également, on viole un commandement négatif en plus du commandement positif [si on les apporte en dehors du Temple]. A la fin du Traité Zeba’him, il est expliqué que tous les sacrifices qui auraient été offerts en dehors [du Temple] constituent une violation [à la fois] d’un commandement positif et d’un commandement négatif et sont passibles de la peine de retranchement.
    On comprendra donc que, vu tout ce que nous avons exposé, lorsqu’il est dit: là tu accompliras tout ce que Je t’ordonne, il s’agit d’un commandement positif indubitable.

    Mitsva positive N° 85 :
    Il s’agit du commandement qui nous a été ordonné d’apporter au Temple toute offrande nous incombant, qu’il s’agisse d’un sacrifice expiatoire, d’un holocauste, d’une offrande délictive, ou d’un sacrifice rémunératoire, même si ladite offrande se trouve en dehors du pays [d’Israël]; en d’autres termes, bien que cette obligation ait pris pour nous naissance hors du pays [d’Israël], nous devons néanmoins les apporter au Temple. Il nous incombe de les apporter quelle que soit la distance, ainsi qu’il est dit: « Quant aux choses saintes que tu posséderas et à tes offrandes votives, tu les apporteras au lieu qu’aura choisi le Seigneur ». Le Sifri commente ainsi ce verset: « Tes choses saintes ne concernent que les offrandes [dont l’obligation a pris naissance] en dehors d’Israël; tu les prendras et tu viendras nous enseigne que l’on est tenu de s’occuper de leur transport jusqu’à ce qu’on les ait amenées au Temple ». A ce sujet, le Sifri explique aussi qu’il ne s’agit que du sacrifice expiatoire, de l’offrande délictive, de l’holocauste et de l’offrande de rémunération qu’il incombe à l’homme d’apporter.

    Mitsva négative N° 90 :
    Il nous est interdit d’immoler aucun animal destiné au sacrifice en dehors [du parvis du Sanctuaire] et c’est ce que l’on appelle « immoler à l’extérieur ». Lorsque nos Maîtres, au début du Traité, ont énuméré tous les cas pour lesquels on encourt la peine de retranchement, ils ont compté le fait d’immoler et celui de sacrifier [en dehors du parvis du Sanctuaire] comme deux cas.
    Celui qui immole en dehors [du parvis du Sanctuaire] même s’il n’a pas encore offert le sacrifice, est passible de retranchement. Ce principe est tiré de la Torah où il est écrit: « [Tout homme de la maison d’Israël] qui égorgera une pièce de gros bétail ou une bête à laine ou une chèvre, dans le camp, ou qui l’égorgera hors du camp, sans l’avoir amenée à l’entrée de la Tente d’Assignation pour en faire une offrande à l’Eternel, devant son tabernacle, il sera réputé meurtrier; cet homme, il a répandu le sang; et cet homme-là sera retranché du milieu de son peuple ». Cette interdiction d’immoler en dehors [du parvis du Sanctuaire] un animal destiné au sacrifice ne se trouve pas explicitement dans la Torah, mais elle est déduite du principe suivant: « La Torah ne punit que si elle a (auparavant) mis en garde ». Cela s’accorde avec les règles que nous avons énoncées dans l’Introduction à ces commandements.
    Dans le Traité Zeba’him, il est expliqué que celui qui immole et qui offre un sacrifice en dehors [du parvis du Sanctuaire] encourt une punition pour l’avoir immolé et une autre pour l’avoir offert en sacrifice: “ Pour l’offrande en sacrifice, on nous communique la punition aussi bien que l’interdiction. La punition car il est écrit: « A l’entrée de la Tente d’Assignation… et il sera retranché” et l’interdiction car il est écrit: “Garde-toi d’offrir des holocaustes”. Rav Avin, au nom de Rav Ilay, a dit que tout endroit où il est dit: “Garde toi, de peur que” ou ne pas signifie que c’est un commandement négatif qui est énoncé. Pourtant, en ce qui concerne le fait d’immoler [en dehors du parvis du Sanctuaire] la Torah nous communique la punition: “…sans l’avoir emmené à l’entrée de la Tente d’Assignation… et il sera retranché”. Mais où trouvons-nous l’interdiction? ” Après plusieurs discussions [de Nos Maîtres], voici ce qui a été décidé: « En disant: là tu offriras et là tu accompliras, la Torah nous permet de traiter par analogie l’action d’offrir et l’action d’accomplir: de même que pour l’action d’offrir la punition et la mise en garde ont été données, de même pour l’action d’accomplir, il faut considérer qu’il y a à la fois la sanction et l’interdiction ».
    Nos Maîtres se réfèrent au verset: « Là, tu offriras… et tu accompliras » car “là tu offriras tes holocaustes” se rapporte au sacrifice, c’est-à-dire au fait de brûler sur le feu de l’Autel. La suite du verset est la suivante: « Là, tu accompliras tout ce que je t’ordonne ». Elle inclut aussi bien le fait de brûler que celui d’immoler, puisqu’Il nous a également ordonné d’immoler.
    Tu dois savoir que celui qui offre des sacrifices en dehors [du parvis du Sanctuaire] de manière non intentionnelle doit aussi offrir une offrande expiatoire fixe. Tu dois aussi savoir que tout homme qui présente un animal destiné au sacrifice en dehors [du parvis du Sanctuaire] à l’époque actuelle est passible de retranchement. Nos Maîtres ont affirmé explicitement: « Au sujet de celui qui apporte des offrandes en dehors [du Temple] à l’époque actuelle, Rabbi Yohanan dit qu’il est coupable ». Et son opinion à force de loi. En effet, [bien que le Temple n’existe plus] les sacrifices ne sont pas périmés, d’après la règle bien établie suivante: « Nous pouvons offrir des sacrifices bien qu’il n’y ait plus de Temple ».
    Les dispositions relatives à ce commandement ont été expliquées dans le chapitre 13 de Zeba’him.

    [Haut de page] (c) Beth Loubavitch

    TORAH & MITSVOT
    Paracha : CHEMOT

    Une société anonyme

    Par Rabbin Philippe HADDAD

    Espace fermé
    « Mitsrayim » est traduit par « Egypte ». Historiquement le pays se nommait « Ham ». « Mitsrayim » serait, comme souvent dans la Bible, une réécriture hébraïsée. De ce point de vue, ce terme est ô combien éloquent !
    La racine est ici « TSAR » = ETROITESSE.
    La forme finale en AYIM indique la dualité (comme oznayim = 2 oreilles, yadayim = 2 mains, etc.) Le suffixe M indique grammaticalement un lieu (michkane = lieu de résidence, mikdach = lieu de sainteté, makom = lieu où on se tient debout, etc.)
    Traduisons MITSRAYIM : Lieu de la double étroitesse. L’espace clos, l’espace totalitaire, l’espace de l’oppression où le souffle est court et l’avenir incertain. Un pays qui est l’opposé de celui de Canaan qui est « la bonne terre large » à entendre sur le plan éthique. Quitter l’étroitesse pour la largesse, voici le sens d’une libération.

    La mort du Nom
    Ce qui nous frappe en lisant le texte biblique, c’est l’occultation du nom et la présence massive de la fonction. Les deux premiers chapitres du livre de « Chemoth », du livre des « Noms » sont en effet curieusement marqués par la disparition des noms. Le pharaon ne possède pas de nom, juste un titre « roi d’Egypte », « roi de la double étroitesse. » Chiffra et Pouah sont selon Rachi Yokheved et Myriam (Ex. I, 15), désignées ici dans leur fonction de sages-femmes. Plus loin nous apprenons qu’un « homme de la tribu de Lévi prit une femme de Lévi » (Ex. II, 1), plus tard nous comprendrons qu’il s’agit des parents de Moché. Et même le petit bébé ne porte pas de nom à sa naissance. Quand on pense à la valeur de la nomination dans la tradition biblique, il y a de quoi être surpris !
    Mais voilà la mission du libérateur, la mission de Moïse, la mission du Messie est de faire que l’anonymat, que la fonctionnalité, que le fonctionnariat,- se transforme en rencontre du nom, celui de l’homme, en référence à Celui qui parla et le monde fut. Dans les camps nazis le remplacement du nom par un numéro, ou le discours xénophobe et raciste qui détruit les êtres par des termes génériques : « c’est un juif ! », « C’est un noir ! », « C’est un arabe ! » participe de ce même meurtre du visage divin, du « tselem Elokim. »
    La sortie d’Egypte devint alors paradigmatique de toutes les libérations psychologiques, sociologiques, historiques : découvrir la valeur incommensurable de la personne humaine. Moïse apparaît alors comme l’anti-Mitsrayim, l’anti-anonymat. Il se rebelle contre une société qui produit de la violence gratuite, de la haine gratuite, qui engendre la déshumanisation des oppresseurs et des oppressés. Tel est l’un des sens de ce verset : « Et Moïse regarda ici et là et il vit qu’il n’y avait plus d’HOMME, plus de ICH. » (Ex. II, 12). Il regarde du côté de l’Egypte, il regarde du côté d’Israël, il ne vit qu’une mort de l’Humain.

    Au nom du Nom
    Et voici que Moïse, que Moché (notre maître, sur lui la paix) va devoir réaliser sa propre recherche, son propre voyage intérieur : redécouvrir le nom. Il le devra à trois femmes, qui apparaissent pourtant comme anonymes (elles ne sont pas nommées) : il s’agit de « sa mère » de « sa sœur » et de « la fille de pharaon ». Ces trois femmes, parce qu’elles sont femmes, parce qu’elles sont porteuses de vie », vont briser le carcan égyptien. Elles vont risquer leur vie, elles vont oser l’amour et la compassion. Alors « elle le nomma Moché. » C’est par « Moché » que l’Eternel appellera son prophète depuis le buisson ardent. MOCHE qui lut en sens inversé (règle du hipoukh) donne HACHEM : le NOM.

    TORAH & MITSVOT
    Paracha : CHEMOT

    Les sandales de Moïse

    Par le Rabbin Philippe HADDAD

    Le chapitre III de l’Exode nous décrit la première rencontre de Moïse avec L’Eternel. Le berger voit une flamme sur un buisson qui ne se consume pas. Il constate que l’intensité d’une vie ne détruit pas l’environnement. L’infini est dans le fini. Moïse s’approche pour voir. La vision est toujours totalitaire, a-historique. Dieu appelle Moïse. Dieu égrène des syllabes du nom Moïse pour redonner de la fluidité au temps. Au moment où le prophète décide de s’approcher de cette source de vie, il entend : « Ne t’approche pas, retire des sandales de tes pieds car la terre sur laquelle tu te tiens est une terre de sainteté ». Surtout ne pas s’approcher de l’Eternel, garder ses distances pour vivre ici bas, dans le temps, dans l’espace et dans l’Histoire. Et pour ritualiser cette vigilance, Moïse doit retirer ses sandales, comme plus tard les prêtres dans le Temple.
    Le religieux doit garder les pieds sur la terre, matrice d’Adam. Toute rencontre avec Dieu se fait sur « une terre de sainteté », non une terre sainte, c’est-à-dire un espace d’élévation, d’émotions, mais où la vie l’emporte sur la mort.

    Paracha

    Paracha Chemot

    Le livre de CHEMOT dont nous commençons cette semaine la lecture, nous relate en détail l’asservissement des enfants d’Israël en Egypte, leur libération de l’esclavage et leur constitution en peuple.

    Tout d’abord, en guise d’introduction, la première paracha du livre de CHEMOT nous énumère les noms des douze enfants d’Israël qui se sont rendus en Egypte et dont les descendants ont formé le peuple d’Israël. Or, ces noms, nous les connaissons déjà. Ils sont rapportés à plusieurs reprises dans le livre de CHEMOT. En particulier, la Torah nous en a fourni la liste au moment où, en compagnie de leur père Jacob, les Hébreux sont partis pour l’Egypte. Alors, à quoi bon les détailler une fois encore au début de notre SIDRA ?

    Si la Torah qui, en règle générale, s’exprime d’une façon très concise, a repris ici les noms des enfants d’Israël, c’est pour nous faire comprendre – au moment où allait commencer pour les descendants de Jacob un séjour à l’étranger – l’importance qu’allaient revêtir pendant leur exil les noms hébreux qu’ils avaient. Ces noms, ils se devaient absolument de les maintenir et de les conserver si, le moment venu, quand aura sonné l’heure de la libération prévue et prédite par l’Eternel, ils voulaient qu’on les retrouvât en tant qu’enfants d’Israël au milieu des Egyptiens.

    II ne fallait pas que, tentés par l’assimilation, les Hébreux, petit à petit, en arrivent à adopter des noms égyptiens, puis la manière de vivre et de se comporter des étrangers au milieu desquels ils séjournaient provisoirement. En conservant leurs noms, ils maintenaient, en même temps, leur propre personnalité et préservaient leur véritable identité. Mais, de plus, ils gardaient, dans leur for intérieur, leur liberté malgré l’asservissement; ils conservaient enfin leur foi en un avenir meilleur, leur espoir de se retrouver un jour libres, sur leur propre terre, comme l’Eternel le leur avait assuré.

    Aussi, la Torah a-t-elle tenu à signaler aux enfants d’Israël, au moment de leur départ à l’étranger, l’extrême importance de leurs noms. Cette répétition constitue une sorte de mot d’ordre, une consigne de dernière heure, qui continue d’ailleurs à garder toute sa valeur aujourd’hui comme alors, pour tous ceux qui vivent en dehors d’Israël : leurs noms hébreux constituent leur sauvegarde et sont les garants de leur identité.

     

     

     

    Le messianisme juif et l’actualité

    samedi 1er décembre 2007, par Admin

    Manitou, le Rav Yehouda Léon Ashkénazi


    Le messianisme juif et l’actualité

    Manitou, le Rav Yehouda Léon Ashkénazi

    Ci-jointe une allocution publique de Manitou en français lors de la conférence organisée par le Centre Yaïr et Atid LeIsrael à l’Hôtel Windmill à Jérusalem, avec la participation du professeur Benno Gross, sur le thème « le messianisme juif en relation avec la situation actuelle ». Datée du 30 Shevat 5756 (20 Février 1996). Suite aux accords d’Oslo A entérinés en Septembre 1993 et aux accords d’Oslo B du début 1995. Le pouvoir est alors entre les mains du gouvernement Pérès, succédant à Rabin après son assassinat en Novembre 1995. Les élections qui suivirent en Mai 1996 virent la montée de Binyamin Netanyahou au poste de Premier Ministre.

    La très longue histoire de notre patrimoine si dense met en évidence une tension entre un optimisme irréversible à long terme et, à court terme, un désarroi indéniable. Benno Gross précise que le désarroi procède de l’impression de se trouver devant une situation non seulement imprévue, mais radicalement contraire à ce qu’on pouvait prévoir. Devant cette situation tellement inattendue, les possibilités de réponse semblent manquer. L’espoir qui se réalisait en dépit de tout, après 2000 ans de patience et d’impatience, semble subitement déçu. Les intellectuels de gauche du pays et de la diaspora se gargarisent de l’expression « l’ère post-sioniste » sans se rendre compte de la dynamite qu’ils manient avec ces mots assassins. Avant la guerre des Six Jours, il fallait se féliciter que les prophéties du Talmud et du Zohar ne se soient pas réalisées. Après la Shoah, nous étions soulagés qu’il n’y ait eu « que » la Shoah. C’est là une affirmation énorme. Mais ce que le Talmud prévoit sur ce qui risquerait de se passer en Eretz Israël au moment du Retour est tellement plus apocalyptique, qu’il fallait vraiment faire des efforts pour étudier ces textes. Il fallait se féliciter de ce que l’Histoire- qui relève de la Providence, mais que nous faisons- n’ait pas pris ce chemin décrit dans le onzième chapitre de la Guemara Sanhédrin, le Péreq Héleq pages 97 a-b, 98 a-b. Nous avons pris actuellement la voie négative alors qu’il semblait jusqu’à la guerre des Six Jours, que nous avions emprunté la voie positive. Positive, dans la mesure où, malgré toutes les difficultés- et elles étaient énormes- la réussite du Retour des juifs de l’univers entier après 2000 ans a été inouïe, massive. Devant cette fulgurante mise sur pied d’un Etat qui subjuguait le monde entier, le Retour semblait être porté par une grâce de bonté, מידת החסד. Dieu nous souriait. Et subitement on perçoit le contraire, ,פנים זועפות un visage de colère.

    L’identité

    Des personnes de la Diaspora, ayant raté leur Alyah, imputent à Israël, avec des amalgames de mauvaise foie, des intentions imaginaires. Le problème est vraiment un problème de sionisme au sens messianique simple du Retour des juifs de l’exil dans la patrie hébraïque. Il ne s’agit pas de la « Terre sainte » mais, de la « Terre enceinte ». Non seulement, elle est enceinte des récoltes, mais elle porte la germination de la Nation hébraïque à partir du Rassemblement des juifs rescapés.

    On trouve parfois, dans des journaux juifs de diaspora, des placards invitant les juifs de l’exil à venir faire un pèlerinage en « Terre sainte ». Cela rappelle les pèlerinages chrétiens.

    L’histoire d’Israël commence à Abraham, et notre Dieu, c’est celui des Pères et non le Dieu de Moïse. Moïse se réfère toujours au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob et pas au Dieu de Moïse. C’est ainsi que le christianisme, négligeant cette évidence de la conscience hébraïque, a commencé à transformer l’histoire d’Israël et sa réalité en une sorte d’abstraction religieuse, spirituelle.

    Très rapidement, un abîme s’est creusé entre les judéo-chrétiens et les juifs de ce temps-là. C’est malheureusement ce genre d’abîme qui est en train de se creuser à l’intérieur du Peuple juif, entre nous, juifs fidèles à la Tradition de ces trois critères indissociables : le Peuple, la Terre et la Thora- il faudrait préciser quel est l’ordre d’urgence aujourd’hui- et ceux qui ont finalement démissionné sur tel ou tel point :
    -  ceux qui sont fidèles à la Thora, mais qui en fin de compte n’entretiennent plus de solidarité avec le Peuple et la Terre ;
    -  ceux qui sont fidèles au Peuple, mais qui en fin de compte n’entretiennent plus de solidarité avec la Thora et avec la Terre ;
    -  ceux qui ne parlent que de Terre sans la Thora et sans le Peuple, mais qui finalement témoignent que leur attachement à la Terre était suspect parce qu’il y manquait les deux autres coordonnées essentielles.

    Le Talmud et le Zohar également nous mettent en garde contre ces phénomènes. La situation que nous vivons y est désignée comme un risque. Jusqu’à la guerre des Six Jours, je me félicitais qu’il ne s’agissait que d’un risque dans la sagesse de notre Mémoire. Depuis une dizaine d’années, on pouvait craindre d’être entré dans l’ère de ces textes. Même lorsque les partis de droite étaient au pouvoir, un fléchissement était perceptible dans la volonté de réaliser ce messianisme juif. Le Likoud, par omission, a ouvert la voie aux accords d’Oslo, parce qu’il n’a pas eu le courage de dire la vérité : cette Terre est nôtre et ne peut être ni la terre ni le pays de deux peuples ennemis. Même lorsque le Peuple juif veut faire la paix, l’autre reste l’ennemi. Laissons de côté les analogies entre la situation que nous avons vécue à la veille et au début de la Guerre mondiale, pendant et immédiatement après la Shoah, et ce que nous vivons maintenant. C’est plus qu’une analogie. L’Histoire ne se répète jamais de la même manière, mais c’est la même Histoire. On ne peut qu’être frappé par la sagesse de diagnostic de nos Maîtres, dans la Tradition orale mise par écrit, qui est d’une aveuglante précision.

    Messianisme national et messianisme universel

    Le messianisme juif existe en deux dimensions, deux étapes, deux perspectives, deux niveaux.

    L’un des niveaux est celui du messianisme national juif, dont le slogan est le rassemblement des exilés. A partir du moment où les exilés du Peuple d’Israël se rassemblent (les références foisonnent chez les prophètes et dans la tradition orale elle-même), le processus messianique commence. Il s’agit d’un très long processus de rassemblement des juifs exilés pour reconstituer la Nation hébraïque qu’on appelle le messianisme du Mashia’h Ben Yossef, le messie fils de Joseph. La Loi du Retour est en question dans les projets du gouvernement actuel, dans ceux du ministre Yossi Beilin de la gauche laïque militante, et dans les déclarations de l’écrivain A.B. Yehoshoua. Dans Information Juive de ce mois-ci, on trouve tout un dossier sur cette inquiétude panique des juifs de Diaspora : Israël va t’il nous lâcher ? Quel humour ! Ils sont en plein désarroi. Et effectivement la question se pose déjà. L’Etat d’Israël n’est-il pas en train d’envisager de mettre en question la Loi du Retour ? Pas seulement pour faire plaisir aux arabes qui ne cessent de le réclamer, mais parce qu’il y a précisément, chez ceux qui le préparent la mise en doute qu’il s’agit vraiment de l’Histoire du Peuple juif. Pour eux, il s’agirait de l’histoire d’une société de type cananéen d’origine juive qui se coupe de tout ce qui fait le patrimoine commun entre israéliens et juifs jusqu’à notre temps.

    La première étape est donc le messianisme national, le sionisme au sens le plus simple du terme. Les juifs, Peuple dispersé, indexé sur les peuples de cités étrangères, décident- peu importe les raisons secondes ou les raisons immédiates- de redevenir la Nation hébraïque. La mutation d’identité déclanchée par Herzl a été voulue, rêvée, de différentes manières, autres que celles décrites dans l’Etat juif. C’est un Etat des juifs que voulait Herzl, mais c’est lui qui a catalysé cette mutation.

    Une des premières fois où je menais un groupe d’étudiants français rendre visite au Rav Kook, pour étudier dans son petit bureau, il y avait sur le bahut la photographie des grands rabbins de sa familles. Impressionnant ! Et au milieu, une photo un peu plus grande de Herzl. Un jour, surprenant mon regard interrogateur, il m’a fait lire avec sa prononciation ashkénaze le mot « Herzl » : HaRabbonim Zikhronom Livrokho ! Tout ce qu’ils espéraient, Herzl est venu le réaliser. C’est là une anecdote très sérieuse, mais bien des juifs de tous bords y sont imperméables.

    L’origine de cette première étape remonte à la destruction du Royaume du Nord lors du schisme après le règne du Roi Salomon. Le Royaume du Nord- Royaume d’Israel- est appelé par les prophètes la Maison de Joseph- Beit Yossef – ou la Maison d’Ephraïm, du nom de la principale tribu des descendants de Joseph. Le Royaume du Sud- Royaume de Juda- avait pour capitale Jérusalem. C’est du Royaume du Sud que les juifs procèdent dans leur identité judéenne.

    Le mot « juif » en français est la corruption du mot « judéen ». Dans d’autres langues, il est très clair qu’il s’agit de Yehoudi au sens de « membre du Royaume de Juda » : en araméen, Yehoudaï ; en espagnol, Judio, du mot Yehoudi. En français, c’est devenu Juif. Les juifs sont les judéens.

    Le messianisme des judéens est cette espérance hébraïque de la fin des temps, d’un monde vivable tel que Dieu avait voulu le créer. Mais il nous a demandé de le fabriquer et de le mériter en le construisant. Au point de départ, bien et mal sont mêlés, mais le monde de l’espérance messianique est un monde du bien triomphant du mal. A ce messianisme hébraïque de la fin des temps de l’Histoire, est venu s’ajouter un messianisme nationaliste chez les judéens. Mais lorsque les judéens ont voulu reconstituer la Nation hébraïque détruite, les dix tribus perdues du Royaume du Nord avaient disparu.

    Ce très long processus messianique appelé Mashiah Ben Yossef, commence par le rassemblement des exilés et se poursuit avec le Mashiah Ben David.

    Le deuxième messianisme à l’échelle universelle est la résurrection des morts, chose que nous ne pouvons ni comprendre, ni expliquer- pas plus que nous ne pouvions, avant 1948, comprendre ni expliquer comment les juifs allaient se rassembler malgré l’opposition du monde entier. Et pourtant, c’est arrivé : nous sommes les contemporains de la réalisation d’un évènement inouï.

    Lorsque j’étais enfant (je suis né en Algérie), notre langue était le judéo arabe, et on ne disait pas « aller en Palestine » ou « aller en Israël » ; on disait « aller à Jérusalem », tout en sachant que c’était un rêve. Lorsqu’on me demandait, dans ma famille, ce que je voulais faire quand je serai grand, je répondais naïvement : rabbin à Jérusalem. C’était de l’ordre du rêve ! Et subitement cela arrive. Et comme c’est arrivé, on croit que c’est normal, que c’est facile, alors que c’était vraiment irréalisable. De même que nous ne savions pas comment le Mashiah Ben Yossef allait travailler : le Bon Dieu a décidé qu’il travaillerait avec l’Agence Juive ! Le Rav Hillel de Shklov, élève du Gaon de Vilna, précise dans son livre Kol Hator que, selon son maître, la fonction du Mashiah Ben Yossef est l’Alyah. Mais ce qui a provoqué l’Alyah, c’est le Sionisme fondateur de Herzl. Désormais, les problèmes sont tellement urgents, intenses et paroxysmiques, qu’il faut quitter le stade de la langue de bois et dire les choses en les appelant par leur nom : le Sionisme politique fondateur de notre Etat d’Israel, purement et simplement, réalise les objectifs du Mashiah Ben Yossef.

    Depuis les élections de 1992, le Mashiah Ben Yossef est en question. Le fait qu’une telle politique et de telles décisions aient été prises à une seule voix de majorité (y compris les voix des députés arabes et les voix de deux transfuges de droite, achetés pour des ministères fantômes) est tellement énorme qu’il faut y voir un doigt de la Providence. C’est là quelque chose qui nous dépasse, apparemment nécessaire, qui nous coûte cher. Il faut savoir que la Tradition a prévu cette éventualité.

    Un processus inéluctable

    Un processus s’est déclenché avec le Rassemblement des exilés. C’est la réalité de ce rassemblement qui permet d’être optimiste à long terme. Pour le juif croyant, si Dieu a commencé une mitsva après 2000 ans d’attente, on peut compter sur Lui jusqu’à la fin. Pour un croyant, c’est une certitude. Pour le juif incroyant mais qui croit en son histoire, le critère, c’est l’histoire. Le Rassemblement des exilés au bout de 2000 ans est un évènement tellement massif qu’il est irréversible. Ce n’est ni Yossi Beilin, ni A.B. Yehoshoua qui vont remettre en question le Retour des juifs dans leur patrie : les juifs reviennent malgré eux. Certes, certains juifs, les pionniers, les haloutsim, ont d’eux-mêmes décidé de revenir. Ils étaient le fer de lance mais ils furent si peu nombreux ! Si c’étaient les juifs qui avaient décidé de revenir, on pourrait se dire qu’il s’agit de l’œuvre humaine de personnes qui ont une foi : l’espérance du Retour. Et en réalité, ce phénomène serait alors soumis aux aléas d’une œuvre humaine. Mais ce ne sont pas les juifs (à l’exception des fondateurs) qui ont décidé de revenir. C’est malgré eux qu’ils sont revenus, ce qui signifie que c’est l’œuvre de Dieu. Pour reprendre le langage d’immanence des non-croyants, cela veut dire que l’Histoire du Peuple juif s’est mise en marche et c’est irréversible. Même pour un non-croyant, le Rassemblement des exilés est évidement le point de départ d’une aventure qui arrivera à terme. Il faut être mystique, au sens négatif du terme, pour croire que ce sont les juifs qui ont décidé ce Retour.

    Il y a très longtemps, sur un bateau qui faisait route vers Israel (peut-être le Negba), avec un groupe d’étudiants, j’ai rencontré un aumônier qui accompagnait un groupe de pèlerins chrétiens et qui disait « Les promesses des prophètes se réalisent. Le désert refleurit, les exilés se rassemblent, mais pourquoi sont-ce des incroyants qui réalisent cela ? » Je lui ai répondu que c’est une calomnie ! Ces juifs laïcs qui font le pays, qui ont fait le Sionisme, sont plus croyants que nous, car nous avons des raisons de croire, alors qu’eux n’ont même pas besoin de croire. Cela veut dire que leur foi est plus profonde que la nôtre ! Il faut bien comprendre que la foi des pionniers du Sionisme était beaucoup plus profonde que celle des croyants, puisqu’ils n’avaient pas l’aide de la foi. Leur foi était vraiment une foi et nous pouvons donc être tranquilles. Certes, les croyants ont aidé les laïcs, mais on ne peut pas dire qu’ils ont fondé l’Etat d’Israël. Si la recréation de l’Etat d’Israel était le fait des croyants, elle serait aléatoire. Mais ce n’est pas le cas : c’est Dieu qui est intervenu et l’on peut dès lors être tranquille. Quand Dieu se sert des incroyants pour faire l’Etat d’Israël, c’est plus sérieux que s’il se servait de l’Agoudat Israël !

    Lorsqu’on me demandait si je pensais vraiment que c’est Teddy Kollek qu’on attendait pour construire Jérusalem, je répondais que, pour construire Jérusalem, on a besoin d’un architecte et pas d’un Rosh Yeshiva. Mais surtout d’un architecte qui ne se mêle pas de livres religieux, sinon il n’a pas le temps de faire son travail d’architecte. C’est ainsi que nous avons vécu la fondation du pays. Quels que soient les aléas, les hauts et les bas, le processus ira jusqu’au bout, aussi bien pour le croyant que pour l’incroyant.

    La vérité bafouée

    Bien sûr, nous avons prié et nous prions pour éviter le pire, mais le prix à payer, pour arriver au terme bienheureux de la réussite du projet messianique qui a commencé, risque d’être très lourd du fait de l’aveuglement, de l’inconscience qui atteint parfois le camp des sionistes religieux, y compris les rabbins eux-mêmes. C’est inquiétant. Il est sûr qu’on arrivera au bout finalement parce que le processus a commencé et qu’il est irréversible. Le prix à payer semble terrifiant. Peut-être entrons nous dans une ère où l’amour de la vérité, l’une des valeurs juives la plus forte et la plus profonde, est bafouée. Ce n’est même pas un manque de foi, c’est le règne du mensonge éhonté. La Guemara Sanhédrin page 97a dit : « Il y a un temps où la vérité disparaîtra, sera néantisée, האמת נעדרת. Quelle est l’explication de ce texte ? מהי ותהי האמת נעדרת ? אמרי דבי רב, à l’école de Rav on enseigne : מלמד שנעשית עדרים עדרים והולכת לה. Cela nous apprend qu’elle se transforme en « troupeaux différents » et disparaît. Il ne s’agit pas ici d’un jeu de mots, mais de quelque chose de très important. La vérité ne va pas disparaître magiquement, elle va devenir « des troupeaux différents » – עדרים עדרים. Des troupeaux, chaque troupeau ayant son berger. C’est ce qu’on appelle les courants – זרמים – les tendances – שיטות. La Guemara est très claire : la vérité disparaît lorsque se multiplient les différentes tendances. Nous sommes au cœur de ce problème. Il n’y a plus de repères, il y a des tendances. Selon l’une de ces tendances, on pourrait lire la Thora de manière différente, en ce qui concerne la Terre d’Israel, en fonction de l’option politique préalable du lecteur. Quel est alors le critère ? La Thora dirait ce que tel ou tel rabbin veut dire d’après ses options politiques ?! C’est le signe même qu’une des valeurs fondamentales – l’amour de la vérité – disparaît. Il faut s’en méfier parce que le vocabulaire et le langage sont piégés. La Guemara est d’une extrême lucidité. Dans cette réalité qui nous trompe, on arrive à un inversement des critères. « Former des troupeaux », c’est se réduire à l’état de moutons. C’est souligner qu’on n’a plus de route ni de vrais bergers. Aujourd’hui, ce sont les troupeaux qui sont valorisés et non l’amour de la vérité. Nous nous trouvons à une croisée des chemins : l’eschatologie bienheureuse, ou l’eschatologie catastrophique. Mon opinion personnelle, malgré mon tempérament optimiste incoercible, me fait craindre d’être dans la situation suivante : optimiste pour le long terme, mais très très très pessimiste pour le court terme.

    Trois piliers : dans quel ordre ?

    Pendant 2000 ans, on s’interrogeait de manière suivante : des trois critères, le Peuple, la Thora, la Terre- quel est le critère collectif, les deux autres concernant l’option individuelle ? L’appartenance au Peuple a-t-elle la préséance sur la Thora et sur la Terre, deux options considérées comme individuelles ? Si l’appartenance au Peuple est garantie, l’essentiel est garanti. C’était l’une des stratégies de survie des juifs. Si la Thora est le critère de collectivité, ceux qui ne s’y relient pas seraient mis en dehors du Peuple juif, l’appartenance au Peuple ou l’appartenance à la Terre étant renvoyées à l’option individuelle. Telles sont les deux options que nous avons vécues jusqu’à l’Etat d’Israël. Pendant l’exil, nous devions lutter pour préserver le Peuple et la Thora. Personne n’a encore vraiment raconté cette histoire héroïque. Avec le monde entier contre lui, y compris certains juifs, le Peuple juif se retrouve au bout de 2000 ans, existant. Nous sortons de la Shoah et de la grande crise de l’assimilation, ayant gagné la guerre pour la survie du Peuple. Cette bataille doit continuer à être menée, mais elle est déjà gagnée. Au bout de deux mille ans, alors que le monde entier a essayé de nous couper de notre Thora, nous revenons sur notre Terre, avec la Thora. Nous avons sauvé la Thora.

    Pendant 2000 ans, nous avons été coupés de la Terre. Ce n’était pas le souci du jour. C’est maintenant de notre temps, que cette problématique doit être renouvelée. Quel est le problème le plus urgent ? Quel est le combat qu’il serait insensé de perdre ? Le combat pour la survie du Peuple doit se poursuivre. Il a été gagné, mais à quel prix ! La Thora n’est pas acquise une fois pour toute. Le combat pour le sauvetage de son patrimoine doit continuer, sérieusement afin que l’âme d’Israël – la Thora – soit préservée.

    La lutte qu’il serait insensé de perdre – et c’est la première fois que le problème se pose à nous depuis 2000 ans – c’est le combat pour la Terre. Voilà dans quelle problématique j’envisage ce drame existentiel que nous sommes en train de vivre : une espérance totale et irréversible pour la fin du processus, mais surtout la crainte de ce qui se passe à court terme.

    Que l’opinion électorale israélienne ait tellement changé après le rite païen des funérailles de Rabin est très inquiétant. D’où mon pessimisme. (Ce n’est pas parce que Rabin a été assassiné que sa politique n’a pas été désastreuse. Sa politique était désastreuse.)

    Ce cancer de désarroi touche précisément ceux qui devraient être les porte-parole de la vérité de la Thora. Les causes profondes résident dans les motivations différentes de l’Alyah qui a créé le pays :
    -  Les sionistes politiques laïcs ont décidé de mettre fin au statut sociopolitique des juifs de l’exil sans se préoccuper de judaïsme. La plupart du temps, ils rejettent le judaïsme comme ils rejettent les frontières historiques du pays. Nous subissons toujours les conséquences de cette prise de position des fondateurs du sionisme politique laïc. Mais c’est à lui qu’on doit l’Etat.
    -  Les sionistes religieux, eux, sont revenus en Israel pour redevenir Hébreux, pour être vraiment juifs. C’est tout le contraire de la première motivation et aujourd’hui, ces contradictions se dévoilent.
    -  La troisième tendance est celle des harédim qui ne participent pas au projet sioniste, mais vivent en Eretz Israël grâce à l’Etat sioniste. Ils en contestent la légitimité religieuse tout en souhaitant vivre en « Terre sainte ». Ils ont un poids de fléau dans la balance électorale, fléau dans son sens simple, chaque fois qu’il y a une élection déterminante.
    -  Enfin, il y a aussi beaucoup de juifs qui sont là parce qu’ils sont là, sans motivation idéologique qui ressemble peu ou prou à quelque sionisme que ce soit, ni « d’avant sionisme », ni de « pendant sionisme », ni de « post sionisme ». Ce sont des juifs cosmopolites parlant hébreu. Ils ont actuellement le pouvoir et mettent en question le messianisme juif du sionisme.

    Tout cela doit nous conforter à passer de l’inquiétude du temps présent à l’optimisme pour le long terme. Je connaissais ces textes avant d’avoir des enfants et cependant j’ai eu des enfants ! On peut donc connaître ces textes et avoir des enfants : c’est cela l’optimisme juif.

    Question : Selon vous, le problème de la Terre est aujourd’hui le plus urgent. Quelle est votre opinion en ce qui concerne le Peuple ? Il a survécu et semble avoir surmonté les dangers physiques. Par contre, l’état de division entre religieux et laïcs, mais aussi, au sein des religieux, entre harédim et sionistes, et même entre sionistes, représente un danger interne. Ce mouvement autodestructeur semble menaçant. Ne pose t’il pas un problème plus urgent que celui de la Terre ou de la Thora ?

    Rav Ashkénazi : Les divisions au sein du Peuple et au les divisions à propos de la Thora concernent toutes la Terre. Par conséquent, le problème essentiel, c’est vraiment Eretz Israel.

    Intervention : L’histoire juive nous apprend que Dieu attend quelque chose de nous. J’ai l’impression que nous assistons passifs à tout ce qui se passe….. Les Rabbanims ne disent rien, le Peuple est là en spectateur.

    Rav Ashkénazi : Nous sommes habitué à des attitudes de sensibilité religieuse qui risquent de fausser le diagnostic de ce que nous vivons. Car après 2000 ans de judaïsme d’exil, nous vivons quelque chose de nouveau. Nous vivons la confrontation avec la vérité de notre identité. Nous avons eu le privilège d’avoir une foi parfaite pendant ces 2000 ans d’exil parce qu’elle n’était pas confrontée à la réalité. Jusqu’à nos pères et nos grands pères, nos ancêtres avaient cette foi parfaite que le moment venu, nous reviendrons en Israël. Mais cela est démenti par la réalité. Le moment venu, les juifs ne veulent pas venir. C’est malgré nous que nous sommes là. Nous sommes venus ici à coup de pied au cœur. Sauf les pionniers, les méyassedim, les fondateurs. Quand au bout de 2000 ans, les nations du monde ont donné le feu vert au Foyer national juif avec la Déclaration Balfour, les juifs de France ont réagi en revendiquant leur nationalité française. Pour eux, ce foyer ne concernait que les apatrides. Les juifs britanniques, italiens etc. … eurent la même réaction qui d’ailleurs perdure. Il faut souligner l’étonnement devant le fait que c’est malgré nous que tout cela nous a été donné. C’est malgré nous que tout cela s’est fait et cela nous est imposé. C’est précisément parce que cela ne dépend pas de nous que je suis optimiste. Ce qui dépend de nous, c’est le prix à payer. A court terme, on ne peut que s’inquiéter des illusions de certains. Les juifs, auraient-ils subitement perdu leur intelligence ? Les arabes ne veulent pas la paix, ils veulent un état O.L.P., ce qui n’est pas exactement la même chose. Tout le monde le sait, y compris nos dirigeants. Nous savons très bien à qui nous avons à faire.

    Il s’agit d’une question d’identité profonde. Cette crise d’identité se dévoile à propos de la Terre, beaucoup plus qu’à propos du Peuple ou qu’à propos de la Thora. Nous avons été, nous, de cette génération de juifs religieux qui fermions les yeux sur les juifs non religieux en leur disant, en toute bonne foi, que d’après la Thora, ils sont aussi juifs que nous. Nous avons été de cette génération de juifs non assimilés – ce n’était pas facile avant la guerre mondiale – qui fermions les yeux sur les assimilés en leur disant : vous êtes juifs comme nous. C’est maintenant que la crise d’identité se dévoile, qu’elle rend la situation impossible, précisément à cause de ceux qui mettent en question l’identité juive par rapport à l’intégrité d’Eretz Israël. Cette foi parfaite de l’époque où nous n’étions pas du tout confrontés à la réalité, est maintenant suspecte. Avons-nous vraiment cru à ce que nous avons dit croire pendant 2000 ans ? C’est le cas pour beaucoup, mais une part du peuple juif, confronté au problème de la Terre, semble disqualifier sa prétendue foi à son identité.

    La guerre que les arabes mèneront pour Jérusalem est la catastrophe annoncée par le Talmud et dans le Zohar. Nous ne savons pas comment cela va se passer, pas plus que nous ne savions comment pouvait avoir lieu la libération de Jérusalem.

    Une année au moment de Pessah, alors que nous nous trouvions chez le Rav Kook (ndlt : le Rav Tsvi Yehouda Ha Cohen Kook, le fils, décédé en 1982) pour étudier, il nous a amené sur la plus haute tour de la partie juive de la ville pour voir à la jumelle le site du Kotel et dire la prière de Pessah. Ce qu’on voyait à la jumelle, c’était l’horizon jordanien avec les chameaux, les autobus brinquebalants et les soldats jordaniens avec leurs casques à pointe allemands. Qui aurait dit que c’était à portée de la main ? C’était un rêve inaccessible et cela nous a été imposé.

    Ceux qui ont vécu la Guerre des Six Jours se souviennent que tous les dirigeants de l’époque, Moshé Dayan en tête, attendaient un coup de téléphone des arabes pour savoir à qui rendre ces fameux territoires : le coup de téléphone n’est pas venu. Si Hussein n’avait pas attaqué en 1967, il serait encore aujourd’hui dans la Vieille Ville. Mais, en musulman pieux, Hussein a agi comme s’il voulait restituer Jérusalem aux juifs ! Alors, il a attaqué. C’est une histoire invraisemblable !

    L’héritage israélien que nous possédons nous a été imposé. Sauf pour les fondateurs, les pionniers qui, eux, ont créé avec leurs mains. L’initiative de chaque fin d’exil vient des hommes, pas de Dieu. C’est ensuite Dieu qui confirme. Si les hommes méritent, cela se développe en bien ; s’ils ne méritent pas, il faut payer le prix et nous sommes à ce carrefour. Abraham donne le premier exemple de cette prise d’initiative. Il n’y a aucune trace que Dieu se révèle à Abraham pour lui demander d’aller au pays de Canaan. Il décide de quitter le pays d’exil et Dieu lui donne rendez-vous au Mont Moriah pour le sacrifice d’Isaac. Il se rend de lui-même au pays de Canaan parce qu’il sait que c’est sa patrie. De la même manière pour la sortie d’Egypte : Moïse l’a déclanchée et Dieu l’a confirmée. Le Ben Ish Haï dit en clair dans une de ses préfaces : l’initiative, en matière de fin d’exil, vient des hommes et Dieu confirme. Il faut être très précis à ce sujet : c’est à propos d’Eretz Israël que les crises d’identité des juifs se dévoilent. C’est donc le problème le plus urgent. C’est parce que l’initiative est venue des hommes que les harédim ont entretenu une attitude de suspicion vis-à-vis du sionisme et c’est une erreur théologique de leur part. Ils ont affirmé que ce mouvement humain n’était pas cachère alors que c’est précisément cela qui est cachère. C’est là la grande différence entre les sionistes religieux et les harédim en ce qui concerne Eretz Israël. Il faut étudier les textes pour savoir qu’il en est bien ainsi. Il y a dix ou quinze ans, il était extrêmement difficile pour un rabbin orthodoxe d’afficher une attitude positive vis-à-vis du sionisme laïc. Mes propos ne proviennent pas de mes idées politiques mais des textes de la Thora.

    C’est ainsi que se déroule l’époque du mashiah ben Yossef : l’histoire de Joseph en Egypte en est le modèle. Dès le début, il reconnaît ses frères, mais eux ne le reconnaissent pas. Ils le prennent pour un égyptien, un assimilé de la pire espèce qui a pris partie pour le Pharaon, « ki kamokah képhar’o » « car tu es l’égal de Pharaon »(Genèse XLIV, 18). A la fin de sa vie, on sait qu’il est Yossef Hatsadik, mais pendant toute sa vie il est le juif assimilé, le juif diasporique le plus assimilé. C’est cela l’époque du mashiah ben Yossef. C’est précisément Joseph, ce juif le plus assimilé qui dira à ses frères : « viendra le temps où vous partirez, ramenez mes ossements avec vous. » C’est effectivement du milieu des juifs assimilés que le sionisme est apparu. Cette crise d’identité par rapport au Peuple ou par rapport à la Thora concerne bien la Terre. Pour les harédim, Eretz Israël est la « terre sainte », que seul le Messie doit nous livrer. Ce n’est écrit nulle part et c’est une erreur théologique pure et simple. Il faut donc refaire toutes ces analyses, ces études pour retrouver la confiance que le processus historique que nous avons vécu est bien celui qui devait être. Précisément, on a buté sur le problème de la Terre qui dévoile l’insincérité des juifs. Il suffit d’entendre tous ces alibis des juifs qui veulent donner la Terre. Ils se racontent des mensonges et ces hommes aveuglés, des bandeaux sur les yeux, nous mènent à la catastrophe. Avant la Shoah, avant la dernière guerre mondiale, l’Europe entière était Shalom akhshav ] « La Paix Maintenant »]. Résultat : 50 millions de morts, y compris la Shoah. J’ai peur d’une dynamique de l’aveuglement telle qu’on risque d’aller jusqu’au bout. Nous ne sommes pas dans une réunion électorale où l’on donne des consignes de vote. Pour les textes, la seule réponse est la vérité. Il ne faut plus se camoufler derrière une langue de bois. On risque d’en arriver à ce que les juifs laïcs qui sont contre Eretz Israël ne soient plus des juifs, même laïcs ; que les rabbins harédim qui sont contre Eretz Israël ne soient plus des rabbins, même harédim. Nous sommes encore dans le temps où tous les juifs sont juifs. Même les juifs enrhumés. A plus forte raison les autres. Mais c’est vers cela que nous risquons d’aller. J’ai été élevé dans l’ambiance pluraliste que j’ai retrouvée dans le mouvement des Eclaireurs : tous les juifs sont juifs. C’est cela qui est en question aujourd’hui, et ce qui le met en question, c’est la Terre d’Israël.

    Question : Si le Peuple juif est le tenant du vrai messianisme, il est aussi celui qui est capable de fabriquer des faux messianismes : le christianisme, le karaïsme, le sabbataïsme, etc. A l’encontre de Shalom akhshav, ne faudrait-il pas dénoncer toute la mise en scène construite autour de la politique du gouvernement actuel, amplifiée par les mass média comme un faux messianisme ?

    Rav Ashkénazi : Les militants de base de Shalom akhshav en général sont francs et honnêtes. C’est au gouvernement qu’il y a des stratégies de mensonge. Un haut responsable a reconnu à propos du Golan qu’on a menti à Israël à la manière dont un médecin ment à un malade dont l’état est grave. Il faut lui mentir pour le sauver. Mais personne n’est dupe. Les gens de Shalom akhshav disent en clair qu’ils ne veulent plus faire la guerre aux arabes. Ils sont donc prêts à négocier aux conditions des arabes, et c’est ce qui se passe. Il faut renoncer à ce vocabulaire de demi-vérité. Un juif, même s’il n’est pas un juif de la Thora est un juif. A quelle condition ? Un juif, même vivant en diaspora est un juif. A quelle condition ? Nous devons renouveler notre vocabulaire dans le sens de la franchise et de la vérité, parce que nous sommes tombés dans les pièges que nous avons nous-mêmes fabriqués. L’heure de vérité est arrivée. Encore une fois, cette heure de vérité était prévue dans les textes aussi. C’est Eretz Israël qui la déclenche. Emet meEretz titsma’h « La vérité germera de la Terre » (Psaumes LXXXV, 12) C’est une autre manière de lire le verset : c’est la Terre qui va nous obliger à dire la vérité. Je continue à considérer mes amis non religieux comme des juifs à part entière. Peut-être, en réalité sont-ils entièrement à part ? Ayons le courage de se parler en clair. Je considère qu’un juif de diaspora est un juif à part entière, mais à condition qu’il sache qu’il est dans l’erreur. Haïm Ben Betsalel, grand talmid Hakham (sage) quelque peu oublié dans l’ombre de son frère le Maharal de Prague, donne dans son livre, le Séfer Ha’Haïm, quatorze explications de la Galout (exil) dont l’une est très importante : nous avons été envoyés en exil pour savoir si vraiment nous considérons ce pays comme notre pays. Ne reviendront que ceux qui sont persuadés que ce pays est leur pays. On nous a donné toutes les occasions de chercher ailleurs et, finalement, seuls ceux qui sont convaincus que ce pays est le leur sont revenus. Et c’est au moment où nous sommes revenus que l’interrogation s’est faite interrogatoire. Crois-tu vraiment que ce pays est le tien ? Ytshak Navon (qui fut un grand président de l’Etat d’Israel à défaut d’avoir été un grand ministre) disait : « Ce pays est le nôtre. Nous avons des intérêts politiques à nous arranger avec les arabes, mais ce pays est le nôtre. » Aujourd’hui, c’est le langage inverse qu’on entend : « Ce pays est le pays des arabes et c’est nous qui avons à nous justifier d’être là où nous sommes. » C’est vraiment une interpellation d’identité très profonde. L’assimilation est un problème très grave, surtout en diaspora, en Israel aussi d’ailleurs. Mais un juif, même assimilé est un juif, sauf lorsque la question de confiance se pose. Qu’est ce qu’un juif même assimilé ? Est-il citoyen français ou citoyen du pays des Hébreux ? Quand il est citoyen du pays des Hébreux, considère-t-il que c’est la Palestine ou que c’est Eretz Israel ? Là est le vrai problème. D’ailleurs, beaucoup de non juifs attendent que la vérité soit dite et nous leur offrons actuellement un spectacle kafkaïen du Peuple de Dieu doutant de son identité. Croyons-nous vraiment à ce que nous croyons depuis 2000 ans si, le moment venu, nous sommes prêts à brader le pays ? Le Rav Kook (ndlt : le Rav Abraham Ytshak Ha Cohen Kook, le père, décédé en 1935) dans son livre Orot, au chapitre Orot HaTe’hiya (paragraphe 44) a écrit un texte véritablement prophétique : « Nous savons qu’un révolte contre l’esprit aura lieu en Eretz Israel. C’est au début de la restauration de la nation qu’elle apparaîtra. Une partie de la population jouissant d’une aisance matérielle se croira arrivée au but ultime, ce qui amoindrira son âme. « Alors viendrons des jours quand tu diras ne pas en avoir le désir. » (Ecclésiaste XII, 2) L’exigence d’un idéal supérieur de sainteté disparaîtra et par là même l’esprit déclinera et sombrera jusqu’à ce qu’advienne une tempête qui mènera à une révolution. »

    Nous sommes précisément arrivés à ce déclin de l’esprit parce qu’on croit que, le but économique étant atteint, tout est atteint. On peut se demander si cette tempête, ce ne sont pas aussi ces comportements scandaleux à l’encontre des minorités juives en Israel : les yéménites, les marocains, les éthiopiens. Ces scandales là nous obligent à nous poser la question de l’unité du Peuple et de ce qu’en dit la Thora.

    Qu’est ce que c’est cette unité du Peuple lorsqu’elle est mise en question à ce niveau là ? La tempête prévue par le Rav est peut-être le sursaut de moralité et la recherche de la vérité auxquels nous serons contraints. « Alors il sera évident que la force d’Israel se trouve dans la sainteté immémoriale qui vient de la lumière de Dieu, et dans sa Thora dans l’émergence de la clarté spirituelle. C’est elle la véritable puissance qui parvient à vaincre les mondes et toutes leurs forces. L’inévitabilité de cette révolte contre l’esprit vient de la tendance à la matérialité qui naîtra inéluctablement dans la collectivité nationale sous une forme agressive. Cela provient du temps très long où ont disparu complètement la nécessité et la possibilité de s’adonner à la tâche matérielle. Lorsque cette tendance émergera, elle se manifestera avec une frénésie agressive et amènera des tempêtes. Ce seront là en vérité les tribulations du Messie qui submergeront le monde entier par les souffrances qu’elles entraîneront. »

    Que dit ici le Rav dans sa langue très particulière ? Dès qu’Israel sera fondé, il se produira une révolte contre les valeurs spirituelles, de la part de ceux qui, croyant, croyant le but économique atteint, estimeront que le but su sionisme est réalisé. Il se produira alors un déclin de tous les idéaux jusqu’à ce qu’une révolution survienne. Les pionniers, les habitants des « territoires » (les mitna’halim) luttent pour la vérité. Mais le vrai combat, c’est ce qui se passe dans le pays.

    Question : Mais n’est-ce pas pour la Terre qu’ils se battent ?

    Rav Ashkénazi : Oui, c’est très bien, mais le pays est en train de se préparer à les abandonner. Nous avons tous des enfants en Judée, en Samarie et à Gaza, et ils ont déjà fait la preuve de leur héroïsme. C’est la sincérité du pays qui est en question concernant le lien avec sa Terre. On est arrivé à démoniser les meilleurs des ‘Haloutsim (pionniers) de l’histoire d’Israel. Le problème ne se pose pas en termes de choix électoraux. Si vous ne savez pas pour qui voter, nous n’avons rien à vous dire. Le problème, c’est celui de la vérité mise en congé. Il faut prendre conscience que ce qui est prévu par nos textes risque d’arriver et a déjà commencé. Certes, il y a dans la Bible des prophéties bienheureuses, où les prophètes voient les princes du monde portant les juifs sur leurs épaules avec des offrandes d’or, d’argent et de myrte pour venir à Jérusalem remercier le Dieu d’Israel. Mais dans toutes ces sources, depuis la Bible, puis dans la Michna, la Guemara, le Midrash, au fur et à mesure que le temps s’écoule, les sources pessimistes sont plus nombreuses que les sources optimistes. Dernièrement, au niveau des évènements de la Shoah par exemple, nous n’avions que des sources pessimistes. Le ‘Hessed léAvraham, le Tomer Dévora, et le Em Habanim Seme’ha, tous ces livres décrivent ce qui risque d’arriver : la Shoah, l’inouï, mais qui s’est produit.

    Le Talmud utilise trois termes pour décrire notre temps :
    - Yemot Hamashia’h, les temps du Messie, le premier signe étant le rassemblement des exilés ;
    - Mashia’h ben Yossef, le Messie fils de Joseph ;
    - Mashia’h ben David, le Messie fils de David. Le Talmud (Sanhédrin, 97) dit : « la génération où le ben David se dévoilera est une génération où la vérité sera cachée, où la sagesse des scribes sentira la pourriture. » ‘חוכמת סופרים תסרח. C’est ce qui est en train de nous arriver. La sagesse des scribes commence à sentir le pourri. Si nos maîtres ont eu le courage de nous laisser ce message qui vient du fond des siècles, c’est qu’ils avaient diagnostiqué au sein de leur Peuple une tendance à la mise en question de son identité. Et cela doit se dévoiler au moment du Retour à Sion. Voilà de quoi il s’agit dans ces textes. Nous avons le devoir et pas seulement le droit d’être d’un optimisme total : ce processus amorcé ira jusqu’au bout. A quel prix ? Cela, c’est mon pessimisme immédiat, ma génération ayant traversé toutes ces tempêtes.

    Kissinger a reçu le prix Nobel pour la paix au Vietnam. Résultat de sa paix : d’innombrables victimes. « Victimes de la paix », comme on a dit de notre temps en Israel. Ce n’est pas la même chose, mais cela ressemble.

    L’espérance messianique commence avec le premier homme ; elle ressurgit avec Abraham et elle ira jusqu’au bout. Dieu sait que nous avons traversé, nous, ces porteurs d’espérance. Mais le prix à payer, le prix de notre identité, c’est le pessimisme à court terme. On peut craindre d’avoir pris la voie qui mène à une guerre terrible avec le monde arabe, qui tient à ce que Jérusalem soit sa capitale. C’est là que nous serons acculés à dire qui nous sommes. Comme cette guerre est décrite dans le Zohar et que nous la gagnerons, je suis tranquille, mais encore une fois, à long terme.

    Sommaire de Historique

    1. Les institutions le mouvement Massorti au cours de son histoire a créé des institutions prestigieuses.
    2. Personalités du mouvement Massorti Par sa rigueur et son ouverture, le mouvement Massorti a toujours attiré de fortes personnalités en quête d’un judaïsme d’avenir authentique.

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    Judaïsme Conservateur (Massorti)

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    Extraits de l’Encyclopédie du Judaïsme. – Mouvement religieux apparu en Europe au cours de la période qui suivit l’Emancipation ; il se développa à l’instigation de « l’école historique positiviste » prônée par Zacharias Frankel directeur du Sémi¬naire théologique juif de Breslau (1854-1875). Suite…
    <!–29 juin 2006, par Yeshaya Dalsace –>

    Les Responsa du Mouvement Massorti

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    Une Responsa est une réponse halakhique à une question donnée. C’est une des plus anciennes formes de la littérature rabbinique, particulièrement intéressante à étudier. Suite…
    <!–7 août 2006, par Yeshaya Dalsace –>

    Mouvement Massorti

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    Article Wikipedia – Le judaïsme Massorti (Masorti en anglais et parfois Masorati), appelé également conservateur (conservative) d’après le nom qu’il porte aux États-Unis, est une forme de judaïsme se rattachant à la mouvance progressiste apparue en Allemagne au XIXe siècle. Suite…
    <!–29 juin 2006, par Yeshaya Dalsace –>

    Naissance des trois grands courants du Judaïsme

    <!– –>

    Réforme, Orthodoxie, Massorti – En Occident, à partir du XIXe siècle, aucune communauté juive n’a pu rester purement « traditionnelle », c’est-à-dire continuer à vivre comme elle le faisait depuis des siècles. Suite…
    <!–28 novembre 2007, par Yeshaya Dalsace –>

    Mitzvah

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    Mitzvah (Hébreu: מצווה, ; pluriel, mitzvot) signifie prescription (de צוה, tzavah, « commander »). Il s’agit d’une occurrence particulière au Judaïsme pour désigner soit les prescriptions contenues dans la Torah, dont la tradition rabbinique estime le nombre à 613, soit la Loi juive elle-même.

    Ces prescriptions étant essentiellement (mais pas seulement) d’ordre éthique ou moral, le terme mitzvah en est venu à désigner un acte de bonté humaine, comme la tsedaka, la visite aux malades ou l’enterrement d’une personne inconnue. Selon les enseignements du judaïsme, toute loi morale est issue ou dérivée des commandements divins.

    Les rabbins se sont souvent posé la question de savoir s’il faut chercher la finalité des mitzvot, ou non. Les tenants de la dernière attitude disent que si la raison de chaque mitzvah pouvait être déterminée, les gens seraient tentés de réaliser ce qu’ils considèrent comme la mitzvah, sans accomplir la mitzvah elle-même.

    Sommaire

    [masquer]

    israel biblique ou eretz israel

    Passages bibliques [modifier]

    Plusieurs versets de la Torah, un verset du livre de Josué, et un passage du livre d’Ézéchiel définissent les frontières de la Terre Promise.

    • Genèse 15:18-21
      • A ta postérité Je donne ce pays, du Fleuve d’Égypte jusqu’au Grand Fleuve, le fleuve d’Euphrate, les Qénéens, les Qenizzéens, les Qadmonéens, les Hittites, les Perizzéens, les Rephaïm, les Amoréens, les Cananéens, les Girgashites et les Jébuséens.
    • Exode 23:20-33
      • Voici, J’envoie un ange devant toi, pour te protéger en chemin, et pour te faire arriver au lieu que J’ai préparé. Tiens-toi sur tes gardes en sa présence, et écoute sa voix; ne lui résiste point, parce qu’il ne pardonnera pas vos péchés, car Mon Nom est en lui. Mais si tu écoutes sa voix, et si tu fais tout ce que Je te dirai, Je serai l’ennemi de tes ennemis et l’adversaire de tes adversaires. Mon ange marchera devant toi, et te conduirai chez les Amoréens, les Héthéens, les Phérézéens, les Cananéens, les Hévéens et les Jébuséens, et je les exterminerai. Tu ne te prosterneras point devant leurs dieux, et tu ne les serviras point; tu n’imiteras point ces peuples dans leur conduite, mais tu les détruiras, et tu briseras leurs statues. Vous servirez l’Éternel, votre Dieu, et Il bénira votre pain et vos eaux, et J’éloignerai la maladie du milieu de toi. Il n’y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile. Je remplirai le nombre de tes jours. J’enverrai Ma terreur devant toi, Je mettrai en déroute tous les peuples chez lesquels tu arriveras, et Je ferai tourner le dos devant toi à tous tes ennemis. J’enverrai les frelons devant toi, et ils chasseront loin de ta face les Hévéens, les Cananéens et les Héthéens. Je ne les chasserai pas en une seule année loin de ta face, de peur que le pays ne devienne un désert et que les bêtes des champs ne se multiplient contre toi. Je les chasserai peu à peu loin de ta face, jusqu’à ce que tu augmentes en nombre et que tu puisses prendre possession du pays. J’établirai tes limites depuis la mer Rouge jusqu’à la mer des Philistins, et depuis le désert jusqu’au fleuve; car Je livrerai entre vos mains les habitants du pays, et tu les chasseras devant toi. Tu ne feras point d’alliance avec eux, ni avec leurs dieux. Ils n’habiteront point dans ton pays, de peur qu’ils ne te fassent pécher contre Moi; car tu servirais leurs dieux, et ce serait un piège pour toi.
    • Nombres 34:1-12
      • L’Éternel parla à Moïse, et dit: Donne cet ordre aux enfants d’Israël, et dis-leur: Quand vous serez entrés dans le pays de Canaan, ce pays deviendra votre héritage, le pays de Canaan, dont voici les limites. Le côté du midi commencera au désert de Tsin près d’Édom. Ainsi, votre limite méridionale partira de l’extrémité de la mer Salée, vers l’orient; elle tournera au sud de la montée d’Akrabbim, passera par Tsin, et s’étendra jusqu’au midi de Kadès Barnéa; elle continuera par Hatsar Addar, et passera vers Atsmon;depuis Atsmon, elle tournera jusqu’au torrent d’Égypte, pour aboutir à la mer.Votre limite occidentale sera la grande mer: ce sera votre limite à l’occident.Voici quelle sera votre limite septentrionale: à partir de la grande mer, vous la tracerez jusqu’à la montagne de Hor;depuis la montagne de Hor, vous la ferez passer par Hamath, et arriver à Tsedad; elle continuera par Ziphron, pour aboutir à Hatsar Énan: ce sera votre limite au septentrion. Vous tracerez votre limite orientale de Hatsar Énan à Schepham; elle descendra de Schepham vers Ribla, à l’orient d’Aïn; elle descendra, et s’étendra le long de la mer de Kinnéreth, à l’orient; elle descendra encore vers le Jourdain, pour aboutir à la mer Salée. Tel sera votre pays avec ses limites tout autour.
    • Deutéronome 1:7 11:24
      • Tournez-vous, et partez, et allez à la montagne des Amoréens et dans tous les lieux voisins, dans la plaine, dans la montagne, et dans le pays plat, et dans le midi, et sur le rivage de la mer, au pays des Cananéens et au Liban, jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate.
    • Deutéronome 11:24
      • Tout lieu que foulera la plante de votre pied sera à vous : votre limite sera depuis le désert et le Liban, depuis le fleuve, le fleuve Euphrate, jusqu’à la mer d’occident.
    • Josué 1:4
      • Vous aurez pour territoire depuis le désert et le Liban jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate, tout le pays des Héthiens, et jusqu’à la grande mer vers le soleil couchant.
    • Ezéchiel 47:13-20
      • Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Voici les limites du pays que vous distribuerez en héritage aux douze tribus d’Israël. Joseph aura deux parts. Vous en aurez la possession l’un comme l’autre; car j’ai juré, la main levée, de le donner à vos pères. Ce pays vous tombera donc en partage. Voici les limites du pays. Du côté septentrional, depuis la grande mer, le chemin de Hethlon jusqu’à Tsedad, Hamath, Bérotha, Sibraïm, entre la frontière de Damas et la frontière de Hamath, Hatzer-Hatthicon, vers la frontière de Havran; ainsi la limite sera, depuis la mer, Hatsar-Enon, la frontière de Damas, Tsaphon au nord, et la frontière de Hamath: ce sera le côté septentrional. Le côté oriental sera le Jourdain, entre Havran, Damas et Galaad, et le pays d’Israël; vous mesurerez depuis la limite septentrionale jusqu’à la mer orientale: ce sera le côté oriental. Le côté méridional, au midi, ira depuis Thamar jusqu’aux eaux de Meriba à Kadès, jusqu’au torrent vers la grande mer: ce sera le côté méridional. Le côté occidental sera la grande mer, depuis la limite jusque vis-à-vis de Hamath: ce sera le côté occidental. Vous partagerez ce pays entre vous, selon les tribus d’Israël. Vous le diviserez en héritage par le sort pour vous et pour les étrangers qui séjourneront au milieu de vous, qui engendreront des enfants au milieu de vous; vous les regarderez comme indigènes parmi les enfants d’Israël; ils partageront au sort l’héritage avec vous parmi les tribus d’Israël. Vous donnerez à l’étranger son héritage dans la tribu où il séjournera, dit le Seigneur, l’Eternel.

    Notes [modifier]

    La taille de la Terre Promise décrite dans le Tanakh (l' »Ancien Testament » des Chrétiens) représente une région s’étendant de la « Grande Rivière d’Égypte » jusqu’à l’Euphrate, ce qui comprend l’État moderne d’Israël incluant la Cisjordanie, le Liban, la majeure partie de la Syrie moderne, ainsi que la péninsule du Sinaï. En fait, cela reprend la route empruntée par les Hébreux lors de l’Exode hors d’Égypte.

    Cependant, les descriptions les plus précises, celles des Nombres et d’Ezéchiel, décrivent une aire 350px-1695-Eretz-Israel-map-in-Amsterdam-Haggada-by-Abraham-Bar-Jacob.jpgbeaucoup plus limitée, restreinte par le Jourdain à l’Est, le Nil à l’Ouest. Elle n’inclut pas non plus une grande partie du désert du Néguev mais comprend tout de même une petite portion de territoires actuellement sous contrôle égyptien, le Sud-Liban et la pointe Sud de la Syrie.

    Un autre point de désaccord concerne les Hittites dont les terres sont incluses dans les frontières de la Terre d’Israël. S’agit-il d’une des tribus occupant le sol du pays de Canaan conquis par Josué, ou d’un plus grand empire qui occupait la majeure partie du centre de la Turquie actuelle ?

    le talmud suite

    Posté le 15.11.2007 par iisraelsionisme

    Le Talmud n’est pas comme n’importe quel corps de savoir. Apprendre le Talmud n’est pas identique à la manière d’apprendre n’importe quelle autre discipline, mais c’est:

    * apprendre à apprendre

    * se remettre en question

    * faire parler la parole

    1. Apprendre à apprendre

    La pédagogie est seulement en train de découvrir que l’enseignement ou l’éducation, tels qu’on les pratiquait traditionnellement, sont à la fois une aliénation pour l’enseigné et une illusion, tant pour l’enseignant que pour l’élève. Aliénation par le fait qu’enseigner c’est transmettre une idéologie qui, généralement, n’ose pas dire son nom; c’est endoctriner des individus, jeunes ou âgés, qui n’ont pas les moyens de se défendre contre cette manipulation.

    Un second aspect de l’aliénation est la fabrication de castes, la constitution d’un mandarinat du savoir, de confréries de diplômés de telle ou telle grande école ou académie, transformant ainsi la science, l’intelligence, en moyen de pouvoir, en outil de domination.

    C’est exactement le contraire que nous enseignent nos Sages (1): « Ne fais pas de l’étude un diadème pour t’en glorifier, ni une bêche pour retourner la terre « .

    Enfin, chacun s’accorde à dire aujourd’hui que notre système scolaire inhibe, sinon mutile, le pouvoir créatif de l’enfant.

    Illusion que l’enseignement qui croit transmettre un savoir de celui qui sait à celui qui ne sait pas. Les psychanalystes expliqueront cette illusion par le fantasme d’allaitement: la mère fait ingurgiter au nourrisson son lait maternel. Illusion de l’enseignant qui croit transmettre quelque chose d’inerte à l’élève qui « boirait » sa parole. Illusion de l’étudiant qui pense pouvoir « assimiler » passivement un savoir, « puiser » aux sources un objet tout fait, à l’élaboration duquel il n’aurait pas contribué par son propre effort.

    II n’en est pas ainsi de l’étude du Talmud.
    Qu’est ce qu’un savant? C’est un talmid ‘ha’hame: un « élève sage », celui qui sait étudier

    Qu’est ce qu’un savant? C’est un talmid ‘ha’hame: un « élève sage « , celui qui sait étudier. En yidiche on dit: « Er kenn lernen « , il sait apprendre; à l’opposé du mandarin, qui sait tout court.

    Quant à la hiérarchie du savoir, nous lisons, quelques paragraphes plus loin: « Rabbi Eliézère ben Chamoua dit: Que l’honneur de ton élève te soit plus cher que le tien propre, l’honneur de ton camarade comme la crainte de ton maître, et la crainte de ton maître comme celle du ciel « . En d’autres termes, toi, le maître (M), tu dois respecter ton élève (E) plus que toi même (E > M), ton camarade comme ton maître (El = M) et ton maître (M) comme l’Eternel. La boucle est donc ainsi bouclée:

    E > M
    E ->El = M
    M = comme l’Eternel

    En fait, on n’apprend pas pour savoir, mais pour enseigner et accomplir. II ne s’agit pas d’une transmission aliénante, mais d’une quête en commun d’une vérité qui se découvre, se fait, s’accomplit par son étude. Car (ha Torah Lo bachamaime hi), la loi n’est pas au ciel (4). Elle est la parole vivante que nous faisons parler en l’étudiant et en l’accomplissant.

    2. Se dépouiller, se remettre en question

    Apprendre le Talmud ce n’est pas accumuler, mémoriser, stocker un savoir. C’est une quête, une exploration et une construction, qui n’est possible que par une action continuelle sur soi même.

    Ainsi Réche Lakiche enseigne (5): « Les paroles de la Torah ne peuvent s’accomplir (exister, se perpétuer) que par celui qui se mortifie (ou se met à mort) pour elle. Car il est écrit (6): « Voici la Torah: un homme meurt dans une tente . .. « .

    Nous savons que la Torah dans sa totalité Loi écrite et Loi orale a été donnée en un endroit aride, que personne n’a cultivé, une terre vierge. « Un homme meurt dans une tente « . Juste un bout de toile pour le protéger du soleil, pas de palais ni même de maison confortable.

    Ben Zoma enseigne (2): « Qui est le sage? Celui qui apprend de chaque homme ». Car il est écrit (3): « De tous mes enseignants j’ai appris », Le vrai sage apprend de chaque homme, et l’expression « tous mes enseignants » des Psaumes a bien cette signification: tous les hommes peuvent m’enseigner quelque chose, ils sont donc mes maîtres.
    Pour accomplir vraiment la Torah, l’homme doit se dépouiller de son orgueil, de ses préjugés, de ses prétentions

    Même dans cette tente, pour accomplir vraiment la Torah, l’homme doit se dépouiller de son orgueil, de ses préjugés, de ses prétentions. II doit se remettre en question complètement et à chaque instant, se libérer de ses faux fuyants, de ses justifications ou excuses, se mettre à nu et se regarder lucidement en face, sans complaisance. C’est cela « se mettre à mort dans une tente « .Juste un bout de toile pour le protéger du soleil , pas de palais ni même de maison confortable.
    3. Faire parler la parole
    Apprendre le Talmud, c’est faire exister le latent, c’est donner une signification au chaotique

    Parole en hébreu se dit: (davar). Les trois lettres de ce mot se retrouvent dans (midbar),désert. La parole est comme un désert. Elle ne devient vivante, elle ne prend toute sa signification, que pour celui qui sait l’entendre, l’écouter.

    La guemara (7) commente ainsi les paroles d’Isaïe (8): « II discerne le dessein et magnifie la sagesse « : Le mot (touchia) que nous avons traduit par sagesse signifie devarim chel téou chéolame « Des paroles chaotiques (vides de sens manifeste) sur lesquelles le monde repose ».

    Pour celui qui ne veut pas écouter, ce sont là, en effet, des mots vains, vides de sens. Le monde ne peut devenir un monde humain que si la parole est rendue à la parole. Si nous réapprenons à écouter et à découvrir le sens latent, la signification cachée. Voilà l’enseignement que l’on peut tirer de l’étude du Talmud. Le terme (touchia) est composé de (tohou) chaos et de (yéche) être. Apprendre le Talmud, c’est faire exister le latent, c’est donner une signification au chaotique.

    L’homme est seul à disposer de la parole, cet outil extraordinaire, aux possibilités infinies de construire et de véhiculer des concepts. Mais nous sommes loin de savoir maîtriser cet instrument qu’est le discours. Au contraire, dans notre société tout se conjugue pour l’aliéner, pour le chosifier, pour le transformer en mots objets ou mots gadgets.

    Le but du Talmud est de rendre à la parole sa voix vivante et d’établir ainsi une véritable communication à l’intérieur de nous-mêmes et avec les autres.

    (1) Avott 4, 5
    (2) Avott 4,1
    (3) Psaumes 119,99
    (4) Deutéonome 30, 12; Baba Metsia 59b
    (5) Chabatt, 83b
    (6) Nombres 19, 14
    (7) Sanhédrine, 26b
    (8) Isaie 28, 29
    (Ce texte est paru dans un ouvrage de la collection Oui… sur le judaïsme. Reproduit avec l’aimable autorisation du Département de l’Education et de la Culture par la Torah de l’Agence Juive.)

    Emeric Deutsch est sociologue et psychanaliste. Il est un ancien Professeur de Psychologie sociale à l’ Institut d’Etudes Politiques de Paris et ancien Directeur Général de la SOFRES.

    qu’est ce que le talmud

    Posté le 15.11.2007 par iisraelsionisme

    En une époque de chaos, les rabbins décident d’agir à l’encontre de tous les précédents : rédiger la Loi Orale

    A divers moments pendant les persécutions d’Hadrien, les Sages ont été forcés de se cacher, bien qu’ils aient réussi à se réunir à Oucha en 122. Dans un climat plus calme, ils se sont rassemblés de nouveau à Yavné en 158.
    Avec tant de persécutions et d’agitation, avec le peuple juif qui fuyait Erets Yisrael, les rabbins savaient qu’ils ne pourraient pas encore longtemps garder en état de fonctionnement un siège central de pouvoir rabbinique.
    Cependant, ces grandes périodes de chaos ont été marquées par quelques uns des esprits rabbiniques les plus subtils. Parmi eux :
    Rabbi Akiva (dont nous venons de parler).
    Le principal disciple de Rabbi Akiva, Rabbi Méir, mari de la célèbre Berouria.
    Rabbi Chim’on bar Yo’haï, l’auteur du Zohar, texte de base de la Kabbala.
    Rabbi Eliézer, fils de Rabbi Chim’on bar Yo’haï.
    Rabbi Chim’on ben Gamliel II, descendant de la Maison de Hillel et du roi David.

    Yehouda ha Nassi

    C’est à cette époque que va émerger et laisser sa trace une autre éminente personnalité, Rabbi
    Si grand était Yehouda ha-Nassi qu’on ne le désigne plus aujourd’hui, dans les ouvrages d’érudition juive, que sous l’appellation affectueuse de Rebbi.
    Il était si grand qu’on ne le désigne plus aujourd’hui, dans les ouvrages d’érudition juive, que sous l’appellation affectueuse de Rebbi.
    Homme aux multiples facettes, il était à la fois un grand érudit en Tora et un éminent dirigeant, ce qui lui a donné l’aptitude de conduire le peuple juif en cette époque chaotique. Il possédait aussi une grande fortune personnelle, ce qui le mettait en situation de pouvoir négocier et traiter, non seulement avec les Juifs en Erets Yisrael mais aussi avec les autorités romaines.
    Pendant une période de relative tranquillité, Rabbi Yehouda ha Nassi a noué des rapports d’amitié avec les Empereurs romains qui ont succédé à Hadrien, particulièrement Marc Aurèle. Voici ce qu’écrit à ce sujet le rabbin Berel Wein dans son ouvrage Echoes of Glory (p. 224) :
    Providentiellement, au cours de la guerre contre les Parthes, Marc Aurèle Rabbi rencontra Yehouda ha Nassi, et ils sont devenus des amis et plus tard des confidents… Marc Aurèle consultait son ami Yehouda sur des affaires politiques ainsi que sur des questions personnelles…
    Les années du règne de Marc Aurèle, qui est mort en 180, ont été le point culminant des rapports entre Rome et les Juifs. Les Juifs, sous la direction de Rabbi Yehouda ha Nassi, ont employé cette période de bienheureux répit à se préparer pour la lutte qu’il leur faudrait certainement mener ensuite.
    C’est à cette époque, vers 170 à 200, qu’est née la Michna.

    La Michna

    Qu’est ce que la Michna ?
    Dans nos précédents chapitres, nous avons vu que le peuple juif a reçu au Mont Sinaï la Tora écrite et la Tora orale, cette dernière étant l’explication orale de la manière dont les lois écrites doivent être exécutées et suivies.
    La Tora orale a traversé les générations et n’avait jamais été écrite. Pourquoi ? Parce qu’elle devait conserver toute sa fluidité. Les principes restaient les mêmes, mais leur application devait être adaptée à tous types de nouvelles circonstances.
    Cette faculté d’adaptation a parfaitement fonctionné aussi longtemps que l’autorité centrale, le Sanhédrin, est resté intact, et que la chaîne de transmission n’a pas été interrompue, ce qui veut dire : aussi longtemps que les maîtres étaient en mesure de propager librement leur sagesse à la génération suivante. Mais dès la destruction du Temple, le Sanhédrin a été souvent contraint à la clandestinité et les maîtres ont dû se mettre au secret.
    Rabbi Yehouda ha Nassi se rendit compte que les choses ne s’amélioreraient pas de sitôt. Il pressentit que ni sa génération ni de nombreuses générations après la sienne ne verraient la reconstruction du Temple. Il constata que les Juifs s’enfuyaient du pays à la suite de persécutions continuelles et compte tenu de conditions de vie intolérables. Il observa que l’autorité centrale était plus faible que jamais et qu’elle pourrait cesser complètement d’exister. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé au quatrième siècle, comme nous le verrons plus loin.
    Pour assurer que la chaîne de transmission ne serait jamais rompue, il décida que le moment était venu de coucher par écrit la Tora orale.
    C’était là une tâche monumentale. Rabbi Yehouda ha Nassi a dû aller consulter tous les rabbins qu’il lui a été possible de rencontrer afin qu’ils lui communiquent tout ce dont ils se souvenaient. Il leur demanda de lui livrer tout ce qu’ils savaient des traditions légales qu’ils avaient reçues et que l’on pouvait faire remonter jusqu’à Moïse au Mont Sinaï. Il rassembla tous ces souvenirs, les rédigea, et le résultat final fut la Michna, la  » répétition « , parce qu’elle était étudiée en répétant. Le mot Michna, par extension, signifie  » étude « .

    Les six  » ordres  » de la loi juive

    La Michna a été divisée en six traités fondamentaux, correspondant aux grands domaines de la loi juive :
    Zeraïm, littéralement  » graines  » : toutes les règles et lois agricoles pour les nourritures ainsi que toutes les bénédictions.
    Mo’èd, littéralement  » jour férié  » : rituels du Chabbath et des autres jours fériés juifs.
    Nachim, littéralement  » femmes  » : tous les problèmes entre hommes et femmes tels que le mariage, le divorce, etc.
    Nezikine, littéralement  » dommages  » : loi civile et pénale.
    Kodchim, littéralement  » choses sacrées  » : lois concernant le Temple.
    Taharoth, littéralement  » choses pures  » : lois concernant la pureté et l’impureté rituelles.
    Rabbi Yehouda ha assi acheva la Michna en 219 dans la ville de Tsipori, en Galilée. On peut aujourd’hui en visiter le site, très intéressant d’un point de vue archéologique. A un endroit appelé Beith Ché’arim, les archéologues ont trouvé une série de catacombes sur le flanc d’une montagne. Et ils y ont réellement trouvé sa sépulture, avec son nom inscrit sur une pierre tombale, aux côtés de celles de beaucoup d’autres grands érudits de cette époque.

    La rédaction du Talmud

    Rabbi Yehouda ha Nassi n’avait pas fini de rédiger la Michna que les rabbins se rendirent compte qu’elle n’était pas suffisante. Elle était écrite dans un style sténographique et parfois sibyllin. Elle était en effet très concise, et écrite sur la présupposition que celui qui la lirait serait déjà bien familiarisé avec le sujet.
    C’est ainsi que se sont bientôt engagées des discussions à son sujet, et que l’on a commencé de rédiger les procès-verbaux de ces discussions.
    Etant donné qu’à cette époque une partie importante de la population juive vivait en Babylonie, qui était hors d’atteinte de l’Empire Romain, c’est là que les rabbins ont mis par écrit leurs discussions, dont les comptes-rendus ont pris le nom de Talmud de Babylone. En Erets Yisrael, d’autres discussions ont eu lieu, dont le résultat final a été le Talmud de Jérusalem. (Signalons incidemment que le Talmud de Jérusalem n’a pas été écrit à Jérusalem, mais à Tibériade, le lieu où il a siégé en dernier lieu. On lui a cependant, par déférence, donné le nom de la ville où il aurait dû légitimement siéger.)
    Yehouda ha Nassi ( » Juda, le Prince « ), fils de Rabbi Chim’on ben Gamliel II.
    En cette époque de chaos, les rabbins décident d’agir à l’encontre de tous les précédents : rédiger la Loi Orale.
    Rabbi Yehouda a été une personnalité qu’il est absolument indispensable de comprendre lorsqu’on étudie cette époque, car il fut l’un des personnages majeurs de l’histoire juive.

    Le Talmud est l’encyclopédie de toute l’existence juive.
    Le Talmud de Jérusalem, qui a été rédigé à la hâte, est beaucoup plus court et beaucoup plus difficile à comprendre que celui de Babylone. La situation en Israël était très périlleuse, tandis qu’elle était beaucoup plus stable en Babylonie. Les étudiants qui étudient aujourd’hui le Talmud dans les yechivoth utilisent surtout le Talmud de Babylone.
    Le Talmud n’est pas seulement un développement des détails de la loi juive telle qu’elle est enseignée dans la Michna. Il est l’encyclopédie de toute l’existence juive.
    Le Talmud contient aussi beaucoup de agadtoth, anecdotes censées illustrer des points importants dans la vision juive du monde. Ces anecdotes contiennent des informations d’une grande richesse sur une foule de sujets.
    Cette information était substantielle pour le peuple juif parce que la loi n’a jamais été appliquée au vu d’une lecture littérale de la Tora. Prenons par exemple :  » Un œil à la place d’un œil, une dent à la place d’une dent  » (Exode 21, 24). Il n’a jamais été enseigné par le judaïsme que si quelqu’un crève les yeux d’autrui, on doit lui crever les siens. A quoi bon deux aveugles ? Ce verset a toujours été compris comme voulant dire :
    1) Que la justice doit être proportionnelle : on ne prend pas une vie pour un œil.
    2) Que c’est la valeur de l’œil qui compte, et donc qu’il s’agit là d’une réparation pécuniaire.
    C’est ainsi que le Talmud présente tout à la fois les traditions orale et écrite.
    L’étude du Talmud passe par beaucoup de polémiques. On a l’impression, à chaque page, que les rabbins se complaisent à des discussions sans fin. Cette sorte d’échange, où il s’agit de parvenir au cœur d’une vérité, est appelée pilpoul. Ce mot possède souvent, en dehors du monde des yechivoth, une connotation négative, dans la mesure où il semble à l’esprit non averti que les rabbins ne font que couper des cheveux en quatre, et que leurs débats se situent le plus souvent à des années-lumière de la vie de tous les jours. Il n’en est rien.
    La raison pour laquelle les rabbins du Talmud s’entretiennent de sujets qui peuvent ne pas trouver leur application dans l’existence quotidienne est qu’ils cherchent à trouver une vérité abstraite, à dégager un principe. Ces rabbins s’attachent à découvrir la réalité qui se dissimule derrière l’acte méritoire. Ce que cherche à dépister le judaïsme, c’est une réalité, la réalité ultime étant Dieu.
    Autre remarque importante au sujet de ces discussions : elles ne se développent jamais autour de questions essentielles. On n’assistera jamais à des débats sur la question de savoir si l’on peut allumer du feu le Chabbath ou manger du porc. Ces points sont acquis définitivement aux débats, et ils ne font l’objet d’aucun désaccord. Seuls des points de détail sont sujets à discussion. Et ces rabbins étaient assez sages pour savoir qu’un jour viendra où les principes dégagés en parvenant au cœur de la vérité comporteront des implications à long terme.

    La Guemara

    Quand on examine aujourd’hui une page du Talmud, on trouve au milieu de celle ci le texte hébreu de la Michna. Insérées à l’intérieur de ce texte sont les explications en araméen appelées la Guemara.
    Le mot araméen Guemara signifie  » tradition « . En hébreu, il veut dire  » achèvement « . De fait, la Guemara est une compilation de diverses discussions rabbiniques sur la Michna, qu’elle permet ainsi de mieux comprendre.
    Les textes de la Michna et de la Guemara sont entourées par d’autres apports et commentaires introduits postérieurement.
    Le texte de la Guemara cite des rabbins qui ont vécu de l’an 200 à 500 environ.
    Le texte de la Michna cite des rabbins qui ont vécu depuis les alentours de l’an 100 avant l’ère commune à 200 après. Ces rabbins sont appelés les Tannaïm ( » professeurs « ). Figurent dans ce groupe des grands Maîtres comme Rabbi Yo’hanan ben Zakkai, Rabbi Chim’on bar Yo’haï, Rabbi Akiva, et bien sûr Rabbi Yehouda ha Nassi. (Dans la Guemara, ils portent tous le titre Rabbi avant leur prénom.) Le texte de la Guemara cite des rabbins qui ont vécu de 200 à 500 environ. Ces rabbins sont appelés les Amoraïm ( » ceux qui expliquent  » ou  » interprètes « ). Dans ce groupe sont inclus Rav Achi, Rav Yo’hanan, etc. (Les noms des Amoraïm, qui ne sont pas aussi célèbres, sont tous précédés du titre de Rav.) Les textes qui entourent aujourd’hui le Talmud sont ceux des Richonim, littéralement :  » les premiers « , autorités rabbiniques antérieures à Rabbi Yossef Caro, auteur au XVIème siècle du code de loi juive connu sous le nom de Choul’han ‘aroukh. Parmi les plus célèbres Richonim nous citerons Rachi, ses disciples et descendants devenus les auteurs principaux des Tossafoth, ainsi que Maïmonide et Nachmanide. Nous évoquerons plus loin les contributions apportées par ces rabbins. L’importance de l’œuvre de Rabbi Yehouda ha Nassi et de ses continuateurs apparaîtra en pleine lumière pendant les siècles suivants, quand le peuple juif aura à affronter une autre menace à sa religion. C’est quand l’Empire Romain décidera de convertir toute sa population au christianisme. Notre prochain chapitre : La naissance du christianisme.

    Traduction et adaptaton de Jacques KOHN

    Le rabbin Ken SPIRO, originaire de New Rochelle, NY (Etats-Unis), a obtenu au Vasser College un BA de langue et de littérature russe, et il a poursuivi ses études à l’Institut Pouchkine à Moscou. Il a été ordonné rabbin à la Yeshiva Aish HaTorah à Jérusalem, et il est titulaire d’une maîtrise d’histoire conférée par le Vermont College de l’Université de Norwich. Il habite à Jérusalem avec sa femme et ses cinq enfants, et il travaille comme conférencier et comme chercheur sur les programmes éducatifs d’Aish HaTorah.

    Voir d’autres articles du Rabin Ken SPIRO

    paracha de la semaine ‘haye sarah

    Paracha ‘Haye Sarah

    Sommaire

    1 – Les feux de l’amour.
    2 – Une présence irremplaçable.
    3 – Achat ou cadeau.
    4 – Pourquoi Abraham fit-il l’acquisition de la grotte de Ma’hpélah ?
    5 – ‘Hevron
    6 – Le vrai miracle
    7 – Le doute d’Eliezer
    8 – L’effort du dévoilement.
    9 – Le Zivoug (le couple)
    10 – La succession
    11 – Harmonie

    1 – Les feux de l’amour…

    Rabbi Akiva dit :

    Un homme et une femme s’ils ont du mérite, la présence divine réside parmi eux, sinon, c’est le feu qui les dévore. Sota 17a.

    Rachi explique ce que signifie que la présence divine réside parmi eux :

    Une partie du nom de D-ieu comporte la lettre ioud, se trouve dans l’homme (ish), et la lettre hé qui se trouve dans la femme ishah.
    Donc, si homme et femme ont du mérite, la lettre ioud rencontre la lettre hé et le nom de D-ieu réside parmi eux. Sinon le ioud de ish (homme), et le hé de Ishah (femme) s’envolent, et il reste le feu dévorant, esh (feu).

    2 – Une présence irremplaçable.

    « Abraham vint pour dire sur Sarah les paroles funèbres et pour la pleurer. »
    Genèse 23, 2.

    Si la Torah est avare en lettres et en mots pour nous enseigner parfois une loi, sur une seule lettre, ou sur un seul mot supplémentaire, pourquoi avoir dit alors : « la pleurer » (lifkota-h) au lieu de dire « pleurer » (lifkoth) ?

    C’est pour nous apprendre qu’Abraham pleurait certes sur la perte de son épouse Sarah, mais aussi sur le hé de lifkota-h. Ce hé là est une partie du nom de D-ieu que sa femme représentait merveilleusement et dont le mérite amenait la présence divine, Chekhina.
    Il pleurait donc sur ce hé qui lui manquait : la Chekhina elle-même.

    Rabbi David HaCohen de Constantine Algérie, 19ème siècle.

    3 – Achat ou cadeau.

    Pour quelle raison Abraham ne discuta-t-il pas le prix de l’achat de la tombe de Ma’hpélah ?

    « Sarah mourut à Kiriat Arba qui est ‘Hevron. » (Genèse, 23, 2.)

    Le Zohar, (Paracha Térouma), nous enseigne qu’il ne faut pas chercher à acquerir une mitsva gratuitement sauf si on n’a pas les moyens.

    Et le Kaf Ha’haïm explique de la même manière, dans le chapitre 659, 4, qu’il n’est pas bien de chercher à acquérir les choses gratuitement, car l’impureté tire sa subsistance de cela.

    Enfin, au sujet des mitsvot, le Arizal qui n’était pas homme avare, rapporte que quand il voulait acheter des objets destinés à l’accomplissement d’une mitsva, comme des teffilines ou un étrog, dès que le commerçant annonçait son prix, sans discuter, il déposait directement l’argent sur la table.

    Shaar hamitsvot, paracha Ekev.

    4 – Pourquoi Abraham fit-il l’acquisition de la grotte de Ma’hpélah ?

    Voulant nourrir ses invités, ‘il s’était lancé à la poursuite du veau en fuite.
    Abraham aperçut un rayonnement lumineux provenant d’une grotte. Il y entra, et il put sentir une odeur merveilleuse, celle du Gan Eden. Il entendit alors des anges lui annoncer : « Ici, est enterré Adam et Eve ».
    Il comprit alors que c’était là l’entrée du Gan Eden, et il choisit cet endroit comme lieu de repos éternel.

    Zohar, 1, 127.

    5 – ‘Hevron

     » ‘Hevron, où se trouve la sépulture des Patriarches, est l’une des quatre villes saintes d’Israël. Une communauté juive y vécut sans interruption pendant presque huit cents ans. En 1924, le Rav Nosson Tsvi Finkel et le Rav Moché Morde’haï Epstein amenèrent une centaine d’élèves pour y fonder une filiale de la grande yechiva lituanienne de Slobodka. D’autres yechivoth l’imitèrent, diffusant la Torah dans le nouveau yichouv. Petit à petit ces semences prenaient racine et, avec la renaissance physique du pays, l’esprit de la Torah allait aussi germer et fleurir.
    Les Arabes réagissaient au fur et à mesure que continuait l’immigration juive, en 1929, ils attaquèrent ‘Hevron. Cinquante Juifs qui ne se doutaient de rien, dont vingt-quatre élèves de la yechiva, furent massacrés par leurs voisins arabes – auparavant si amicaux. La plupart d’entre eux furent cruellement et brutalement poignardés et taillés en pièces. La yechiva fut détruite et les propriétés juives furent saccagées. Les Anglais annoncèrent qu’ils étaient dans l’impossibilité de garantir la sauvegarde des Juifs de ‘Hevron, et ceux-ci furent évacués. Ce n’est qu’après la guerre des Six jours, en 1967, qu’une nouvelle communauté put être établie dans cette ancienne ville sainte où les Juifs avaient vécu plus de mille cinq cents ans. »

    Histoire vraie d’Israël, Yaffa Ganz, 1981, Editions Raphaël.

    6 – Le vrai miracle :

    Avraham en envoyant Eliézer chargé de richesses, s’efforça de trouver une épouse pour Itsh’ak :

    Eliézer s’interroge : « Peut-être la fille refusera-t-elle de venir ? » (Genèse, 24, 5)

    Avraham répond : « En aucun cas, tu n’amèneras mon fils là-bas. Le D-ieu des Cieux qui m’a retiré de la maison de mon père et du pays de ma naissance… Lui, Il enverra un ange devant toi et tu prendras une femme pour mon fils, là-bas ». (Genèse, 24, 6-7)

    Avraham savait pertinemment que D-ieu était prêt à faire un miracle. Mais il souhaitait que toute la démarche se fasse par des voies naturelles.

    Un homme, imprégné de la Torah peut provoquer des événements qui dépassent l’ordre de la nature. Mais D-ieu lui demande de faire le maximum pour ne pas dépendre de miracles dévoilés. Tous nos actes doivent, si possible, s’intégrer au déroulement des phénomènes naturels.

    7 – Le doute d’Eliezer :

    « Il n’avait pas encore fini de parler que voici venir Rivka, la fille de Bethouel, fils de Milka, épouse de Nahor, frère d’Avraham, la cruche sur l’épaule ». (Genèse, 24,15)

    Eliezer vit sa prière exaucée immédiatement.

    Pourtant plus loin, la Torah poursuit (Genèse 24, 21) :
    « Et cet homme émerveillé, la considérait en silence, désireux de savoir si l’Eternel avait béni son voyage ou non ».

    Le ‘Hatam Sofer se demande comment il se fait que, quelques instants après tous ces signes manifestes de la Providence divine, Eliezer est encore capable de s’interroger si D-ieu avait bel et bien béni son voyage ou non ? (Genèse 24, 21)

    Pour répondre à la question, le ‘Hatam Sofer fait usage de la valeur numérique des lettres : En hébreu la valeur numérique en milouï de « Im Lo » (« si oui ou non ») équivaut à la même que celle d’Essav (376), tandis que la valeur numérique classique équivaut à 72, la même que celle des 70 âmes descendues en Egypte, uxquelles s’ajoutent Yaakov (1) et la Chekhina (1) (présence divine). Au total, 72.

    Eliezer eut donc un instant d’hésitation : « Il vit que Rivka mettrait au monde d’un côté Essav, sachant les conséquences néfastes qui procéderaient d’un tel engendrement (shoa, pogrom, croisades… ) pour le peuple d’Israël. Et de l’autre il vit que Yaakov, Père du peuple d’Israël, devait naître de cette union. » Ce doute était fondé. La suite des événements lui permit de comprendre que cette union entre Its’hak et Rivka était l’expression de La Volonté divine.

    8 – L’effort du dévoilement.

    Le ‘Hatam Sofer demande quel est le secret (sod) de la bénédiction (Birkat haTorah) : « Béni sois-Tu qui nous as donné la Torah, Torah de vérité, et qui a implanté en nous une vie éternelle » ? Il répond : l’homme ne doit pas attendre de recevoir une Torah du Ciel, mais c’est par l’effort personnel qu’il consacre à l’étude qu’il dévoilera la Torah implantée en lui.

    La question du Rav de Brisk :

    Concernant le dévouement sans limite de Rivka pour Eliezer et ses chameaux, le Rav de Brisk pose la question suivante :

    « N’était-il pas normal pour une jeune fille gardant les troupeaux de son père et voyant soudain survenir un homme imposant, suivi de chameaux chargés des plus fastueuses richesses, de vouloir l’aider de son mieux, espérant ainsi être appelée à se lier à sa famille et être promue à un rang et à une condition plus élevée

    Le Rav de Brisk répond magnifiquement :

    « Si Rivka n’avait pas été animée des sentiments les plus purs et les plus désintéressés, elle n’aurait jamais eu la force d’aller jusqu’au bout de ses actes de bonté. »

    En effet, une personne qui n’est pas motivée des meilleures intentions mais qui est plutôt mue par un intérêt quelconque (les honneurs, l’argent ou la recherche de toutes sortes de profit) dans l’accomplissement d’un acte de charité, se trouvera forcément confrontée à une difficulté, et obligatoirement freinée dans son élan, elle risque ainsi de délaisser la réalisation définitive de la mitsva.

    9 – Le Zivoug (le couple) :

    « Et Dieu bénit Avraham dans tout. » (Genèse, 24,1)
    Rabbi Avraham Azoulaï nous enseigne :

    Il n’est pas recommandé de vouloir rechercher un conjoint que pour des raisons de richesse, de beauté ou d’intérêts sociaux. Une telle union ne risque pas de réussir.

    Mais parfois pour qu’une certaine rencontre ait lieu, D-ieu fait en sorte qu’une personne s’enrichisse, afin qu’elle puisse trouver grâce aux yeux de sa belle-famille.

    Tel fut le cas de Rivka pour laquelle son père Bethouel consentit à la laisser partir à la vue des magnifiques cadeaux ont toute sa maison fut gratifiée.

    Quelle Providence Divine !

    quand l’Amour se devoile t-il ?

    « Its’hak conduisit Rivka vers la tente de Sarah sa mère ; il prit Rivka pour femme et il l’aima… » (Genèse, 24, 67)

    Le verset n’aurait-il pas du dire plutôt :

    « Il l’aima et il la prit pour femme » ?

    De cela, nous apprenons une leçon fondamentale du judaïsme : Le vrai amour vient après le mariage.

    Il débute certes par le passage sous la ‘Houpa (dais nuptial), dont la puissance propre est d’imprégner sur cette nouvelle union la marque de la sainteté divine. Mais cet amour ira en grandissant au fur et à mesure où les conjoints s’investiront mutuellement dans la construction d’un foyer juif.

    (Rav S.R. Hirsch)

    10 – La succession.

    Quand Sarah mourut il n’y avait plus le miracle des lumières allumées d’un Shabbat à l’autre, la bénédiction (brakha) dans le pain, ni la nuée au-dessus de la tente.

    « Its’hak conduisit Rivka vers la tente de Sarah sa mère ; il prit Rivka pour femme et il l’aima… » (Genèse, 24, 67).

    Sa consolation fut que les trois miracles étaient revenus avec l’arrivée de Rivka.
    Il est bon pour une femme de parfaire l’amour qu’elle porte à son mari, en prenant sur elle les coutumes et les habitudes de la mère de son époux. Cela améliore encore la paix et la chaleur du foyer.

    11 – Harmonie.

    Pourquoi Eliezer est-il parti pour choisir la femme d’Its’hak ?

    « La jeune fille à qui je dirai, penche ta cruche pour que je boive et qui dira bois, puis je ferai boire aussi tes chameaux… » (Genèse 24, 14.)

    Pourquoi Eliezer a-t-il posé cette condition et pas une autre ?

    Etant donné qu’Its’hak vécut dans une maison de ‘hessed (bonté), il lui fallait une femme qui soit en harmonie avec son mari et qui ait en elle les mêmes caractères (middoth) que son mari.

    Leçon pour célibataires.

    Quand on cherche une jeune fille pour se marier, la première chose qu’il faut savoir c’est si elle est vraiment prête à donner d’elle-même, à s’investir, après seulement on peut s’intéresser aux autres traits de caractères.

    Mariés deux fois.

    « Et Abraham prit une nouvelle épouse nommée Ketoura,  » Genèse 25, 1.

    « Tu as semé dans ta jeunesse et tu sèmeras dans ta vieillesse »

    De là nous apprenons qu’il n’est pas bien qu’un homme reste seul. C’est la raison pour laquelle Abraham, après avoir perdu son épouse tant aimée, se remaria.

    C’est pour cela aussi que les enfants, que D-ieu nous en préserve, s’ils se trouvaient dans cette situation, surtout ne doivent pas empêcher leur père de se remarier, au contraire ils doivent se réjouir de cet acte. Car, tout comme personne ne pouvait remplacer Sarah aux yeux d’Abraham, de même la femme avec laquelle il a vécu ses plus belles années ne pourra jamais trouver la même place aux yeux d’un homme. Et, bien qu’il se soit malgré tout remarié, rien dans cet acte ne peut faire qu’un homme oublie son épouse.

    Malheureusement, aujourd’hui nous voyons souvent des enfants qui empêchent les pères de se remarier ou plus simplement qui voient d’un mauvais œil, comme le signe d’une trahison envers leur mère

    Quelle sagesse !

    « Quant aux autres fils d’Abraham, (à part Its’hak); il leur fit des présents tandis qu’il vivait encore et il les relégua vers l’Orient. » Genèse 25, 6.

    Pourquoi Abraham donna de son vivant?.

    Il est bien que l’homme éloigne la querelle parmi ses enfants au sujet de l’héritage, selon ses possibilités ? C’est pour cela qu’Abraham donna à ses enfants alors qu’il était encore vivant. Ralbag.

    Afin que Its’hak ne soit pas dérangé dans son service divin par ses autres frères turbulents, Abraham préféra donner de son vivant l’héritage et ayant reçu leurs parts il les éloigna d’Its’hak, quelle sagesse. Ralbag

    « Il fut inhumé par ses fils Its’hak et Ishmaël dans le caveau de Ma’hpéla. » (Genèse 25, 9.)
    Il est bien que les enfants s’occupent de l’enterrement de leur père . Ralbag

    par le Rabbin Elazar BARCLAY et le Rabbin Yitz’hak JAEGER

    Allumage des bougies de Chabbat, de ‘Hanoucca, prière de Min’ha : y voir plus clair

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  • La Toupie
  • Perles de nos Sages sur ‘Hanoucca
  • GENERATION GUEOULA
     
    Machiah’ Arrive ! Le Saviez-Vous ?

    «Les douze mois de l’année sont à l’image du premier celui de Tichri »

    Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre  « lettre de Thora » !

    « A vous maintenant de faire tout ce qui est en votre pouvoir, afin que Machiah’ vienne ! » (28 nissan 5751)             

    q       B”h12 Tichri 5768 Lundi 24 Septembre 2007

    q       Paracha : Vezot Haberah’a

    q       Fêtes : Souccot (Premières fêtes) : Jeudi 27 et Vendredi 28 septembre 2007

    q       Evenement : 13 Tichri ( 25 septembre 07) : Hilloula du Rabbi Maharach de Loubavitch (1882)

    ·         Sujet : La bénédiction sur les quatres espèces

    Nous bénissons à Souccot les quatre espèces. Elles composent la mitsva du loulav. Chacune de ces variétés désigne une classe de notre peuple.

    L’étrog est un fruit à l’odeur sublime et au goût exquis. Il représente ceux qui s’emploient à l’étude de la thora et à l’accomplissement des mitsvots. Le loulav est une branche issue d’un palmier. Il a un goût mais n’a pas d’odeur. Il incarne ceux qui s’adonnent à l’étude de la thora sans chercher à accomplir des mitsvots.

    Dès lors pourquoi la bénédiction réalisée sur ces quatre espèces n’évoque que le loulav ? Il aurait été plus juste qu’elle mentionne  l’étrog ? Lui qui a toutes les qualités. L’étude de la thora et  l’accomplissement des mitsvots !

    Le traité Soucca (37b) justifie le choix du loulav dans la bénédiction des quatre espèces par le fait que cette plante est la plus grande des quatres variété présentes.

    Pour autant sa grandeur n’est pas que physique. La H’assidout souligne l’élévation qu’un homme connaît lorsqu’il s’unit à D… grâce à l’étude de la thora. Cette symbiose avec le créateur ne peut être atteinte à travers l’accomplissement des autres mitsvots.

    Pourquoi cette différence ?

    En saisissant un raisonnement intellectuel issu de la thora, l’homme a la possibilité de mêler son cerveau aux enseignements de D…  L’union est si intense qu’il ne sera plus possible de dissocier l’idée comprise du cerveau qui s’en imprègne.

    Pour autant ces hommes qui étudient avec intensité la thora accomplissent aussi les mitsvots. Pour autant ce second mérite n’est pas mentionné. Seule l’étude de la thora est retenue à leur actif, lorsque nous les comparons au « Loulav ». Quelle est la raison ?  Faire une mitsva n’est pas leur premier désir.

    Leur première aspiration va à l’étude de la thora. C’est pourquoi ils sont représentés par le loulav qui n’a qu’ un goût et pas d’odeur.

    Ces personnes se distinguent du reste du peuple juif par la part de temps plus importante qu’ils consacrent à l’étude. Ils s’unissent ainsi plus puissamment à D… .  C’est pourquoi nos sages ont désiré louer à travers la bénédiction sur les quatre espèces l’effort de ces hommes durant toute l’année.

    Nous sommes maintenant plus à même de comprendre le choix des mots « Al nétilat loulav – prendre le loulav » pour bénir les quatres éspèces.

    Que D… fasse qu’en cette année 5768 où Yom Kippour est tombé pour la troisème fois depuis la création du monde un chabbat, dans une année de chemita et comprenant 13 mois (méoubéret). La première fois ayant été l’année du don de la Thora et la deuxième à la sortie d’Egypte. Qu’elle soit aussi l’année où L’Eternel nous enverra le juste Machiah’.       

    Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch – Likoutei Sih’ots Vol IV

    MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat – MESSIEURS : aux Tefilines

    Chaleureusement – L’équipe d’Ezra

      Une bonne et douce année matériellement et sprituellement

    gueoula

    GENERATION GUEOULA
     
    Machiah’ Arrive ! Le Saviez-Vous ?

     

    «Les douze mois de l’année sont à l’image du premier celui de Tichri »

     

    Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre  « lettre de Thora » !

     

    « A vous maintenant de faire tout ce qui est en votre pouvoir, afin que Machiah’ vienne ! » (28 nissan 5751)             

     

     

     

     

    q       B”h 07 Tichri 5768 Mercredi 19 Septembre 2007

     

    q       Paracha : Vezot Haberah’a

     

    q       Fêtes : Yom Kippour : Chabbat 22 septembre 2007

     

     

    ·         Sujet : Le service du Grand-Prêtre le jour de Yom Kippour

     

    Les dix jours de pénitence débutent à Roch Hachana et se concluent à Yom Kippour. Ils débutent avec le son du choffar. Cette sonnerie retranscrit le cri du cœur que nous adressons à D… . A travers cet appel nous demandons à l’Eternel de nous inscrire pour une bonne et douce année.

    Ces jours de pénitence se concluent à Yom Kippour. Jour où le grand-prêtre servait l’Eternel dans le Beth Hamikdach, vétu alternativement d’habits en or et d’habits blancs.

    Aujourd’hui le Beth Hamikdach de pierre est détruit. Cependant celui qui perdure en chacun d’entre nous, nul ne pourra l’anéantir même s’il le désirait.

    Le jour de yom kippour chacun d’entre nous doit réaliser en son fort intérieur le service du grand-prêtre. Il ne peut espérer qu’une autre personne le fasse à sa place. Comment peut-on définir ce service à notre niveau ?

    Les habits en or que le grand-prêtre revêtait sont à l’image du devoir de tsédaka que nous avons à l’égard de notre prochain. Nul ne peut se détourner de cette obligation. En tentant de justifier que son seul impératif est d’étudier la thora et d’accomplir les autres mitsvots.

    Cependant être généreux financièrement ne nous disculpe pas de la deuxième partie du service du grand-prêtre. Moment où il entrait dans le Saint des Saints vêtu de vêtements blancs. Comment peut-on intérioriser cette démarche matérielle ? 

    Pour nous ces habits sont les moments consacrés à la thora et les autres mitsvots réalisées durant l’année échue. Entrer dans le Saint des Saints vêtus de ces « habits », c’est demander à l’Eternel de considérer ces actions avec bienfaisance et d’accepter de percevoir  notre retour à Lui comme agréable à Ses yeux.

    Sachons laisser de côté durant ces instants sacrés nos réticences intellectuelles ou sentimentales. Laissons notre « moi profond » s’adresser à son créateur en ce jour où nous revenons vers Lui. En trouvant grâce devant l’Eternel nous aurons l’assurance d’être scellés pour une bonne et douce année matériellement et spirituellement.

    Que D… fasse que les préparatifs que nous réalisons pour nous présenter devant l’Eternel le jour de Kippour nous donnent le mérite de connaître la délivrance ultime avec notre juste Machiah’ dès aujourd’hui.

     

     

    Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch – Likoutei Sih’ots Vol II

     

     

    MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat – MESSIEURS : aux Tefilines

     

     

    Chaleureusement – L’équipe d’Ezra

     

    Gmar H’atima  Tova

     

     Que nous soyons tous inscrits et scellés pour une bonne et douce année matériellement et sprituellement

     

    par la vraie sioniste publié dans : histoire du peuple juif, thora et judaisme communauté : amour d’eretz israel
    0 // recommander

    Mercredi 19 septembre 2007

    yom quippour

    Yom Kippour

    Erev Yom kippour

    21 Septembre

    Yom Kippour

    22 Septembre

    10 Tichri

    TORAH & MITSVOT
    Paracha : HAAZINOU

    Haazinou

    Par le Rabbin Philippe HADDAD

    « Cieux prêtez l’oreille et je parlerai
    Et que la terre entende les dires de ma bouche »

    C’est par ces mots que Moché (notre maître, sur lui la paix) inaugure sa prophétie sous forme de chant adressé à tout Israël, et avant de bénir chaque tribu.
    Il est intéressant de noter que la Torah commence par la référence aux cieux et à la terre :
    « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » et que le plus grand prophète reprenne cette référence à son compte pour son dernier discours. Mais alors que dans le verset inaugural du Pentateuque, les cieux et la terre sont les éléments inertes crées par le Créateur, le décor de l’Histoire, voilà qu’ici ils sont personnifiés, puisqu’ils possèdent des oreilles. Rachi soulignera d’ailleurs cet aspect en affirmant que les cieux et la terre sont des témoins permanents vis-à-vis du peuple d’Israël.
    En ce Chabbat Chouva, de repentir, qui précède Kippour, la leçon mérite d’être soulignée.

    Science et Torah
    La Bible ne s’intéresse pas à la science, et rien dans la Torah ne nous renseigne sur la réalité physique de l’univers qui nous entoure. Tous ce que nous savons du monde physique, nous le devons à la science, ou pour employer un langage religieux, nous le devons aux capacités intellectuelles que l’Eternel a placées dans l’homme en lui enjoignant de conquérir la terre. L’objet de la Torah n’est pas du tout d’offrir un cours de physique quantique ou de génétique appliquée ( la Révélation divine n’est pas utilitariste), mais d’apprendre aux hommes à servir l’Eternel. Si nous lisons dans la Genèse que le monde fut créé par le Créateur, c’est uniquement pour nous apprendre que le monde n’est pas identifiable à Dieu, et que la seule relation qui puisse exister entre le Créateur et sa créature ne peut passer que par une alliance (bérith), qui est un partenariat « visage à visage » pour reprendre l’expression biblique.

    Porter le monde

    Tel est le sens de la démarche de Moïse ici. S’adressant à tout Israël, il annonce que sur le plan moral les cieux et la terre, c’est-à-dire le cosmos, n’ont de sens que par la pratique des mitsvoth, en introduisant la justice et la charité dans tous les domaines de la vie. On connaît le mythe d’Atlas, cet homme condamné à porter le monde sur ses épaules. Pour le judaïsme, la condamnation est remplacée par la responsabilisation. La réalité physique suit son cours imperturbable depuis l’origine du monde, mais en acceptant le joug de la royauté divine, cette réalité prend une dimension nouvelle : elle est achevée par l’Homme.
    Tout se passe comme si Dieu créait la nature et appelait l’homme à y introduire la morale révélée.

    Valeur du Kippour
    La semaine prochaine, les synagogues seront pleines de fidèles pour le grand jour du Pardon. Moment de crainte, si l’on prend au sérieux le sens de cette journée, mais moment de joie simultanément, car le pardon est offert à tout repentant.
    Le monde de la nature ne connaît pas l’oubli, chaque cellule, chaque atome, porte la mémoire du monde, et si nous devions être jugés selon cette rigueur absolue, malheur à nous ! Mais la miséricorde divine transcende cette rigueur et recouvre (telle est l’étymologie de kippour) la faute, par notre effort d’amélioration.
    Plus la mémoire sera ouverte, plus le pardon sera grand, car nous aurons alors prouvé que nous voulons vraiment être partenaire de Dieu, responsables des cieux et de la terre. Et que l’Eternel nous inscrive dans la livre de la paix

    Vidéos sur Yom kippour

    The Meaning of Yom Kippur    http://www.youtube.com/watch?v=iOxQN13NkgU 

    Rabbi Rivkin – Yom Kippur 5767 Blessing     http://www.youtube.com/watch?v=mmPLtIYzMVs 

    Calendrier juif

    Fêtes juives

    Autres fêtes juives

    Images et vidéos des fêtes juives

    Présentation de la fête de Souccot

    Après Pessah et Shavouot, Soukkot est la troisième fête de pèlerinage. Elle est encore appelée Fête des Tentes. Célébrée durant une semaine, elle commence le 15 Tishri.

    1. Origines de la fête Comme les deux autres fêtes de pèlerinage, Soukkot a une double signification, agricole et historique.

    Signification agricole

    Se situant au seuil de l’automne, Soukkot était une fête d’action de grâce pour la récolte d’automne et pour les bénédictions accordées par Dieu au travers de la nature durant l’année écoulée. La dimension agricole de la fête est biblique et se retrouve notamment en :
    – Ex 23, 16 : « Tu observeras la fête de la Moisson (hag ha-qatsir = Shavouot), des prémices de tes travaux de semailles dans les champs, et la fête de la Récolte (hag ha-asif), en fin d’année, quand tu rentreras des champs le fruit de tes travaux. »
    – Dt 16, 13 : « Quant à la fête des Tentes (hag ha-Soukkot), tu la célébreras pendant sept jours lorsque tu auras rentré tout ce qui vient de ton aire et de ton pressoir. »

    Signification historique

    Pessah fait mémoire de la sortie d’Egypte et Shavouot le don de la Torah au Sinaï ; ainsi Soukkot commémore l’errance des israélites dans le désert, et c’est la raison pour laquelle on construit des tentes. « Vous habiterez sept jours sous des huttes (Soukkot). Tous les citoyens d’Israël habiteront sous des huttes, afin que vos descendants sachent que j’ai fait habiter sous des huttes les Israélites quand je les ai fait sortir du pays d’Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu. » (Lv 23, 42-43)

    Autres noms de la fête

    En Nb 29,12 Soukkot est désigné tout simplement par le mot ha-‘hag (« la fête »). Les rabbins feront de même afin de suggérer que Soukkot est la fête par excellence (de même, on appelle Kippour : ha-Yom, c’est-à-dire « le jour »).
    Zman simhatenou (« temps de notre joie ») est l’appellation liturgique de la fête de Soukkot, et en vérité, la joie est très présente à Soukkot.

    2. La mitsva de la souka (« Tente » ou « hutte »)

    Construction :
    La Torah ordonne d’habiter dans une souka durant la fête de Soukkot. Avant le 15 Tishri, chaque famille construit sa souka dans le jardin ou sur le balcon, et durant la fête tous les repas doivent être pris dans la souka à moins que les intempéries ne l’empêchent. Au moins, dire le qidoush et manger un petit peu du repas du premier soir de la fête dans la souka est obligatoire. On s’efforcera aussi d’y recevoir les amis, d’y dormir et d’y étudier la Torah.
    Ce doit être une construction provisoire dont le toit est composé de feuillages et de branchages, à travers lesquels il est possible de voir les étoiles du ciel. Il s’agit de faire mémoire des habitations précaires dans lesquelles s’abritèrent les israélites durant la traversée du désert, habitations qui symbolisent aussi l’abandon à la protection divine. En retournant chaque année pendant une semaine dans la souka, on affirme qu’il n’y a pas de résidence permanente ici-bas, et qu’en fin de compte, Dieu est notre seul abri.

    BénédictionLe premier soir, on fera 4 bénédictions : 1- la bénédiction sur le vin (qidush)
    2- Avant d’accomplir la mitsva de demeurer
    dans la souka, il faut prononcer la bénédiction suivante : « Béni sois-tu, Seigneur notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par ses commandements et nous a ordonné de demeurer dans la souka. »
    3- La bénédiction shé-héhéyanu
    4- La bénédiction sur le pain (motsi)

    Les sept ‘oushpizin Selon le Zohar, lorsque un juif habite la souka, il est digne de recevoir la shekhina et les sept bergers fidèles que sont Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aaron, Joseph et David. De là est née la coutume d’accueillir chaque jour de la fête, un de ces ’oushpizin (« invités d’honneur »). En général, on inscrit leur nom sur une feuille et les 7 feuilles sont affichées sur les murs de la souka ; Elie a parfois aussi un siège qui lui est réservé.

    3. La mitsva du Loulav (« branche de palmier »)

    La mitsva de prendre le loulav se trouve en Lv 23, 40 : « Le premier jour vous prendrez un fruit de l’arbre Hadar, des rameaux de palmier, des branches de l’arbre Abot et des saules de rivière, et vous vous réjouirez pendant sept jours en présence du Seigneur votre Dieu. »
    On rassemble donc dans un bouquet appelé loulav quatre espèces (arba‘ minim) : une branche de palmier, un rameau de myrte, une branche de saule et un cédrat (sorte de gros citron). Chaque jour de la fête qui n’est pas chômé, on emmène le loulav à la synagogue pour la prière du matin ; au cours de la récitation du hallel, on prononce la bénédiction relative à cette mitsva, et l’usage est de secouer les quatre espèces en direction des quatre points cardinaux, ainsi que de haut en bas.
    L’interprétation de ce geste est multiple : rendre grâce à Celui qui a fait le ciel et la terre, à Celui qui a tout créé, conjurer les vents néfastes et les mauvaises influences atmosphériques, demander la pluie à Dieu. De même la symbolique des quatre espèces est riche. Chacune représente : une caractéristique du Saint Béni soit-Il, un des 4 patriarches ou une des 4 matriarches, un des quatre types de juifs, une partie du corps humain.

    4. La joie

    La joie est aussi une mitsva, un commandement. La Torah dit en effet : « Tu célébreras la fête des Tentes pendant sept jours, au moment où tu rentreras le produit de ton aire et de ton pressoir. Tu te réjouiras à ta fête [ve-sama’hta be-‘haguekha], toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, le lévite et l’étranger, l’orphelin et la veuve qui sont dans tes portes » (Dt 16, 13-14).
    A l’époque du second Temple, les libations d’eau versées sur l’autel, afin de mettre en valeur les prières pour la pluie au cours de la fête de Soukkot, étaient aussi accompagnées de grandes manifestations de joie. Il y avait au Temple d’énormes chandeliers d’or et des torches fabriquées à partir des vieux habits du grand prêtre. On raconte que la lumière était tellement grande que les femmes pouvaient trier les lentilles la nuit. Des danses s’organisaient dans les parvis du Temple et selon les sages, il n’y avait pas de joie plus grande que lors de ces festivités.

    5. Liturgie

    Le Hallel est récité en entier chaque jour. Chaque soir, dans la bénédiction qui suit le Shema‘ Israel, on demande à Dieu d’étendre la souka de sa paix sur son peuple.

    Les lectures
    Le rouleau propre à la fête de Soukkot, c’est le livre de l’Ecclésiaste ou Qohélet. Il est lu à la synagogue durant le shabbat qui se trouve dans la semaine de Soukkot (ou à Shemini ‘atseret s’il n’y a pas de shabbat intermédiaire, ou le premier jour de Soukkot en Israël). Ce livre rappelle la petitesse de l’homme face à Dieu, et que « tout est vanité ». Dans ses derniers chapitres, il propose aussi une réflexion sur le cycle de la vie de l’homme de sa jeunesse à sa vieillesse.

    Le 1er jour, Lv 22,26 à 23,44 présente les commandements de la fête de Soukkot ; la Haftarah est Za 14 où les temps de la fin sont décrits comme une immense fête des Tentes. Le 2ème jour, la Haftarah est 1 R 8,2-21 qui raconte l’inauguration du Temple de Salomon, un huitième jour de la fête des Tentes. Lors du Shabbat intermédiaire, on lit Ex 33,12 à 34,26 et Ez 38 qui raconte le combat de Gog et Magog et conclue ainsi : « Je manifesterai ma grandeur et ma sainteté, je me ferai connaître aux yeux des nations nombreuses, et ils sauront que je suis le Seigneur. » (Ez 38,23)

    6. Hosha’na rabba et les hoshanot

    Durant les sept premiers jours de la fête, au terme de l’office du matin, une procession s’organise autour d’un rouleau de la torah, le loulav en main et au rythme de prières et d’hymnes appelés hosha’not. Le refrain Hosha‘-na (= Hosanna) signifie « de grâce sauve-nous ».
    Le 7ème jour de la fête est appelé Hosha‘na rabba et ce jour-là, on fait sept fois le tour de la Torah tandis que les hosha‘not sont plus développées. Le nombre de tours est fixé à sept, car Dieu a sept qualités selon 1 Ch 29,11 : la grandeur, la puissance, la gloire, l’autorité, la majesté, la royauté et la domination suprême. Il s’agit en quelque sorte de la conclusion de la fête. La miséricorde obtenue le jour de kippour est annoncée à Hosha‘na rabba. Les hosha’not peuvent être comprises comme les dernières invocations pour que soit achevé le salut accordé le jour de Kippour. Le loulav représente en quelque sorte les palmes de la victoire de la miséricorde de Dieu.

    Quatre versets introduisent les hosha‘not :
    « Sauve, nous t’en prions à cause de Toi, notre Dieu, sauve, nous t’en prions ;
    Sauve, nous t’en prions à cause de Toi, notre Créateur, sauve, nous t’en prions ;
    Sauve, nous t’en prions à cause de Toi, notre Rédempteur, sauve, nous t’en prions ;
    Sauve, nous t’en prions à cause de Toi qui nous recherche, sauve, nous t’en prions. »
    Le jour de Hosha‘na rabba, à la fin de l’office du matin, on voit tout le monde frapper le sol avec son loulav. Ce rite symbolise le renouveau de la vie : les branches ainsi dénudées de leurs feuilles bourgeonneront au printemps. Au niveau spirituel, ce rite exprime le désir de sortir des fêtes d’automne dépouillé et purifié. Et à la fin de ce jour, on chantera La-shana ha-baa biroushalayim (« l’année prochaine à Jérusalem »).

    Conclusion

    La souka et le loulav sont les éléments les plus marquants de cette fête emprunte d’une liesse très grande. Mais les 8 ou 9 jours de Soukkot ne sont pas achevés :
    Shemini ‘atseret et Simhat Torah concluront réellement le cycle de la fête des tentes et des fêtes d’automne.

    Source : Ziv, bulletin de la commission judaïsme de la Cté des Béatitudes.


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    GENERATION GUEOULA Machiah’ Arrive ! Le Saviez-Vous ?

    «Le Roi ( D…) est dans les champs ( proche de nous), durant le mois d’Eloul» Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Thora » ! « A vous maintenant de faire tout ce qui est en votre pouvoir, afin que Machiah’ vienne ! » (28 nissan 5751) Enseignement Du Jour q B”h – 20 Eloul 5767 – Lundi 03 Septembre 2007 q Paracha : Nitsavim – Vayéléh’ q Fêtes : Roch Hachana 5768 : Jeudi 13 et vendredi 14 septembre 2007 · Sujet : Le repentir Le midrach Yalkout Tehilim commentant le verset dans Michlé, « Il acceptera un acte corrompu de la main des mécréants » s’interroge : Quel est cet acte corrompu que D… accepte des mécréants ? Il s’agit de leur repentirs (techouva) nous enseigne-t-il. Pour autant, durant ces jours qui précédent le nouvel an, quel retour l’Eternel attend de nous ? Seule la situation où un juif retourne à D… de toutes ses forces, peut lui permettre de voir ses fautes effacées. En effet, le repentir qui émane du fond du cœur déracine jusque dans ses fondements, le mal qui a pu un jour être réalisé. Cependant nous ne sommes pas toujours à même de réaliser un tel retour vers l’Eternel. C’est pourquoi la thora a définit des étapes de repentir intermédiaires. Elles s’articulent en différents niveaux. · Regretter sa faute et décider de ne plus avoir un tel comportement est aussi considéré par D…, comme une forme de repentir (techouva). Nul ne peut témoigner pour autant, que cette personne ne trébuchera pas dans le futur. Seul D… sait si cet individu a réellement perdu toute inclinaison, pour la faute réalisée dans le passé. Cependant, le tribunal terrestre doit considérer cet homme qui s’est acheté une nouvelle conduite, comme un homme lavé de ses fautes. Le fait qu’il respecte sa décision de ne plus se comporter comme de par le passé, est pour nous un niveau de techouva (repentir) suffisant. L’Eternel aussi accepte ce premier niveau de retour à Lui . Satisfait de cet effort, Il accepte de pardonner les fautes que nous avons commis. Même si nous n’avons eu la force de déraciner dans notre cœur toute inclinaison vers ces méfaits, D… accepte cet « acte corrompu ». Il associe ce retour à un repentir où notre coeur se serait définitivement détourné de toutes tentations. A l’approche de la nouvelle année juive, qui parmi nous peut se suffir de ses propres efforts pour se présenter devant le Roi des Rois, le jour de son Couronnement à Roch Hachanna ? C’est pourquoi il est une coutume d’écrire au Rabbi en ces derniers jours d’éloul, afin qu’Il nous évoque dans ses Prières auprès de l’Eternel. Que de la sorte, nous soyons tous inscrits dans le Livre de la Vie, de la Santé, de la Prospérité Matérielle et Spirituelle. Que D… fasse que cette année 5768 soit celle du dévoilement de notre Juste Machiah’, qui nous emmérera en Israël avec le Troisiéme Beth Hamikdach reconstruit. Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch – Likoutei Sih’ots- Vol XXXIV MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat – MESSIEURS : aux Tefilines Chaleureusement – L’équipe d’Ezra Chana Tova Oumetouka Que nous soyions tous inscrits et scellés pour une bonne et douce année matériellement et sprituellement

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    Machiah’ Arrive ! Le Saviez-Vous ?

    «Le Roi ( D…) est dans les champs ( proche de nous), durant le mois d’Eloul»

    Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre
    « lettre de Thora » !

    « A vous maintenant de faire tout ce qui est en votre pouvoir, afin que
    Machiah’ vienne ! » (28 nissan 5751)

    Enseignement Du Jour

    q B”h – 15 Eloul 5767 – Mercredi 29 Août 2007

    q Paracha : Ki Tavo

    q Evenement : 18 Eloul (chabbat ki tavo) : Naissance du Baal Chem Tov (1698),
    et de l’Admour Hazaken (1745)

    · Sujet : Les guides de notre peuple

    La guemara soucca (52b) distingue deux catégories de justes,
    qui éclaireront et guideront le peuple juif au fil des époques.
    Les «rohims-bergers » au nombre de 7, nous dirigeront à travers
    des directives et des enseignements très précis.
    Moché rabbénou fait partie de ces bergers qui nous ont délivré
    explicitement, des directives et des forces toutes particulières pour servir D… .
    Les « nessih’ei adam-hommes oints par D… » constituent le second
    groupe de justes. Au nombre de 8, ils se distingueront par leur
    personnalités et leur comportements. Ils ne nous influeront pas
    de façon directe. Leur présence sera à elle seule, une source
    d’inspiration pour tout israël. Le père de David, Ichaï fit partie
    de ces hommes. Lui qui marqua son époque par sa grandeur spirituelle.
    Le Machiah’ fera lui aussi partie de ces justes, qui éclaireront le
    monde par leurs œuvres. Il est cependant inscrit dans la liste
    des « nessih‘ei adam » !
    Parmi ces justes qui ne se mêleront pas au monde de façon
    directe, pour le guider !
    Comment comprendre une telle classification ? Lui qui dirigera le peuple
    juif pour l’emmener en israël. Lui qui enseignera la thora aux plus grands
    sages. A Avraham notre patriarche, comme aux gens simples de notre
    génération. Lui qui opérera un changement radical dans le mode de
    pensée de notre univers !
    Comment peut-il être classé parmi les « nessih’ei adam » ?
    Les nombreuses entreprises qu’il ménera, ne nous permettront pas de
    saisir sa vraie dimension. Il demeurera caché de nous. La thora
    témoigne à son égard qu’il fera partie des « nessih’ei adam ». De ces
    hommes qui ne révéleront pas au peuple, l’essence de leur personne.
    Pour sa part, Il servira D… à un niveau bien plus élevé de celui
    qu’il laissera paraître. Pour autant, son régne sera explicite.
    A travers ses directives et ses enseignements, nous reconnaitrons
    en lui notre roi.
    Que D… fasse que nous ayons le mérite dès aujourd’hui, de vivre
    sur notre terre avec à notre tête notre roi, le juste Machiah’.

    Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch – Likoutei Sih’ots- Vol XXXV

    MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat
    – MESSIEURS : aux Tefilines

    Chaleureusement – L’équipe d’Ezra

    La Thora au Quotidien

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    Machiah’ Arrive ! Le Saviez-Vous ?

     

    «Le Roi ( D…) est dans les champs ( proche de nous),
    durant le mois d’Eloul»

     

    Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre
    « lettre de Thora » !

     

    « A vous maintenant de faire tout ce qui est en votre pouvoir, afin que Machiah’
    vienne ! » (28 nissan 5751)             

     

     

     

     

    q       B”h 2 Eloul 5767 Jeudi 16 Août 2007

     q       Paracha : Choftim

          Sujet : Israël 

     Israël est notre terre. Elle est notre propriété, parce que D… a promis à

    Avraham, qu’Il donnerait cette terre à sa descendance. L’Eternel resta fidèle
    à son engagement, en nous permettant de conquérir le pays de Canaan,
    à l’époque de Yéhochoua. Ce territoire devint alors notre pays, Israël.

    Depuis cette époque, elle est notre propriété pour toujours. Nous nous
    devons dès lors de défendre, avec
    certitude et détermination, notre héritage.

    Aucun autre argument, ne peut justifier cet acquis. Avancer l’idée,
    qu’avoir
    résidé sur cette terre dans le passé, nous permet de justifier
    sa propriété aujourd ‘hui, est une
    erreur. Les indiens vécurent
    en Amérique,
    bien avant l’arrivée des colons américains. Pour autant
    personne n’envisagerait aujourd’hui de considérer les indiens,
    propriétaires
    de cette terre.

    La reconnaissance d’Israël par l’O.N.U en 1948, comme un pays à part
    entière, ne donne pas plus de poids, pour légitimser notre existence.

    Cette organisation n’est pas habilitée à attribuer à un tiers, ce qui n’est pas
    sa propriété.

    De plus, à supposer que l’O.N.U change aujourd’hui d’opinion à notre égard,
    Israël serait-il
    moins notre pays ?

    Il résulte de cette analyse, que seule la promesse de D… à Avraham,
    s’enguageant à nous donner la terre d’Israël, justifie notre propriété pour toujours.

    Cette affirmation est inscrite dans la « Bible », en laquelle toutes les
    religions
    croient. Leurs prières sont fondées sur les textes de ce livre.
    L’O.N.U elle-même débute ses cessions, en citant des textes de la Bible.

    Cela nous montre à combien, affirmer qu’Israël est notre possession, en
    s’appuyant sur ce saint livre est
    fondé.

    Que D… fasse qu’aujourd’hui encore, nous ayons le mérite de monter en
    Israël, avec la venue de notre juste Machiah’
    Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch-Chlémout Haarets- Y.Y Goutnick

     

     

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    Chaleureusement – L’équipe d’Ezra

    paracha de la semaine

    PARACHA REE

    Le début de ce chapitre explique un phénomène qui ne peut être accepté par les scientifiques ou toute personne considérant la nature comme une puissance soumise à des lois physiques. En effet le premier verset bouleversera nos académies qui enseignent des règles qui font que le système météorologique est indépendant de toute relation métaphysique.

    La bénédiction comme la malédiction du produit de la terre obéissent au seul bon vouloir de D. En réalité D. se soumet au bon vouloir de l’homme dès l’instant où il applique les Mitsvot. La bénédiction lui est acquise à profusion. A contrario, D. se doit de sévir par une malédiction lorsque l’homme se détourne des Mitsvot.

    Les sages ont voulu par des maximes ou des paraboles expliciter ce phénomène parce qu’il est difficile de le concevoir, par nos sens humains. Nous sommes soumis au gré des savants qui expliquent que la planète a une sorte d’indépendance. Elle se moque de nos volontés ou de nos sentiments. Elle a ses propres règles qui définissent les climats et les reliefs. Les déserts ont une histoire plausible d’anciens paradis terrestres, et les effets de serre se traduisent par le réchauffement de la planète et le dégel des glaciers.

    On suppose que la société scientifique est très sérieuse et ses recommandations louables et intéressantes. La difficulté dans ce concert si rigoureux est de taille. Les sages posent une question simple. Que fait D. depuis qu’il a terminé la création du monde ? Les uns ont répondu qu’il s’occupe des relations humaines fort complexes et souvent opposées à l’extrême. Les mariages ne sont pas une simple affaire et les divorces sont là pour attester de la dure réalité de la vie d’un couple qui ne résiste pas à la durée. D’autres ont donné une autre explication. D. teste les humains sur leur capacité de maintenir l’équilibre de la terre, création divine offerte à l’humanité pour s’y installer et l’entretenir. Les lois divines réagissent comme une marque de respect et de remerciements au Créateur. Comme tout propriétaire, D. félicite ceux qui bonifient Sa maison et s’en prend aux contrevenants. En fait les sages et les savants sont d’accord sur un constat : la maison Terre est en danger de disparition. Les êtres humains devront prendre la peine de changer de comportement avant qu’il ne soit trop tard. Les uns préconisent des changements au niveau mondial, les autres des attentions individuelles qui rapprochent D. des hommes. Nous sommes persuadés de l’intérêt des deux recommandations.

    LA TABLE D’INVITE

    Il était une fois deux mendiants, un juif et un non-juif allemand, qui voyageaient ensemble.
    Le juif dit au Gentil de faire croire qu’il était juif pour que les juifs le prennent en pitié.
    Comme Pessa’h approchait, le mendiant juif apprit a son camarade comment se conduire pendant le « Seder ».
    Il lui parla du « Kidouch », de « Netilath yadaim », de la « Matsah » etc… mais il oublia de lui mentionner le « Maror ».

    L’Allemand fut naturellement invite à célébrer « Pessa’h » dans une famille juive. Il attendit impatiemment tous les bons plats dont le juif lui avait parle.
    Cependant, ce qu’on lui servit en premier fut une petite branche de céleri trempée dans de l’eau salée.
    Il fut ensuite oblige d’attendre encore pendant la lecture de la « Hagadah » qu’on récitait en chantant. Il était de plus en plus affame, mais ne put rien dire.
    On distribua finalement la « Matsah »: il en éprouva une grande joie, car le juif l’avait prévenu qu’âpres la « Matsah », on lui servirait un repas royal.
    A sa grande surprise on lui tendit une branche de raifort – le « maror »! Pensant que c’était la tout le repas, il sortit en toute hâte, la bouche en feu … et le ventre creux. « Ah ces juifs! »
    grommela-t-il, « c’est tout ce qu’ils servent âpres toute cette cérémonie! » Il rentra chez lui et s’endormit bientôt.
    Quelques instants plus tard, arriva le juif, tout heureux et rassasie des plats succulents.
    « Alors, comment était-il, ton « Seder »? » demanda-t-il. L’Allemand, tout décontenance, lui raconta alors tout ce qui s’était passe.
    « Tu es sot! » lui dit le juif. « si tu avais juste attendu un peu, on t’aurait servi d’excellents plats, comme on m’en a servi ».

    Il en est de même pour celui qui veut se rapprocher de D-ieu. Apres les grands efforts du début, il commence à sentir une certaine amertume. Cette amertume est indispensable pour purifier son corps. Mais il peut être induit en erreur et penser que c’est la tout ce que constitue la dévotion et il risque de se décourager et de partir … S’il attend juste un peu – le temps de se laisser purifier- il éprouvera toute la joie et tous les délices du monde; il se sera rapproche de D-ieu.

    Musique : « The Yeshiva Boys Chior »  :  http://www.leava.fr/blog/index.php/2007/08/05/

    Une Torah pleine de contraintes ? :   http://www.leava.fr/cours-video.php?id=315

    Regarder le KOTEL en direct avec 3 cameras  : http://www.simha.fr/kotel

    Mon BLOG : http://salutmic.skyblog.com

    Msn : salutmic@hotmail.fr

    télécharger la bande dessinée : il faut cliquer sur la pomme rouge :

    http://www.lamed.fr/paracha/biblebd/?categorie=Devarim&page=ree

     

    CHABBAT CHALOM

    L’exode des Juifs des pays arabes
    By ELIAS LEVY, Reporter   
    Thursday, 02 August 2007
    856000 Juifs ont été expulsés des pays arabes en 1948, quelques mois avant et après la création de l’État d’Israël.Depuis 1947, le centre des préoccupations de l’Assemblée Générale des Nations Unies a été les réfugiés palestiniens. Les griefs formulés par plusieurs centaines de milliers de réfugiés juifs originaires des pays arabes contraints à l’exil ont été jusqu’ici totalement ignorés par les instances onusiennes et les organismes chargés de gérer le problème des réfugiés du Moyen-Orient.

    Sur les 681 Résolutions de l’ONU sur le conflit au Moyen-Orient, 101 ont été consacrées à  la question des réfugiés palestiniens.

    Des organismes de l’ONU ont été spécialement créés pour protéger et prodiguer de l’aide aux réfugiés palestiniens.

     Depuis 58 ans, des dizaines de milliards de dollars ont été alloués par la communauté internationale pour subvenir aux besoins et porter assistance aux réfugiés palestiniens.

    “Pendant cette même période, il n’y a eu aucune Résolution de l’ONU, aucune assistance apportée par les Agences de l’ONU, ni aucune assistance financière fournie par la communauté internationale pour améliorer la situation, parfois désespérée, des Juifs réfugiés originaires des pays arabes. Pourtant, dans tous les accords internationaux bilatéraux ou multilatéraux applicables (par exemple, la Résolution 242 de l’ONU, la Conférence de Madrid de 1991, la Feuille de Route…) la référence aux “réfugiés” est générique, ce qui, en principe, doit permettre la reconnaissance et l’inclusion de tous les réfugiés du Moyen-Orient, indépendamment de leur religion et de leur origine ethnique -Juifs, Chrétiens…”, rappellent dans un communiqué commun les responsables de l’Organisation Mondiale des Juifs Originaires des Pays Arabes (WOJAC) et du groupe La Justice pour les Juifs Originaires des Pays Arabes (JJAC).

    Ces deux organisations se sont fixé comme mandat de:

    -Revendiquer les droits légitimes des réfugiés originaires des pays arabes en menant une campagne internationale qui examinera les violations massives des droits de l’homme dont ces derniers ont été victimes.

    -Cataloguer les vastes pertes individuelles et communales subies par les Juifs expulsés des pays arabes.

    -Mettre en branle des programmes éducatifs et de sensibilisation pour le public sur le patrimoine spolié et les droits des réfugiés juifs natifs des pays arabes.

    -Publier les récits des familles des Juifs bannis des pays arabes.

    Quarante pays participent déjà à la Campagne internationale pour les droits et la réparation des réfugiés originaires des pays arabes lancée en novembre 2006 par WOJAC et JJAC.

    En 2003, le gouvernement d’Israël a demandé que des efforts soient faits pour “recueillir des informations, des données, les détails des registres des propriétés juives et communales dans les pays arabes, des plaintes déposées pour dommages, des violations des droits dont les Juifs ont été l’objet…”

    Si en 1948, l’UNRWA, organisme des Nations Unies chargé d’aider les réfugiés, dénombrait 540000 réfugiés palestiniens, on a dénombré entre 1945 et 1980 856000 Juifs du monde arabe, dont plus de 600000 trouvèrent refuge en Israël et environ 300000 en Europe et dans les Amériques. Bien avant le départ des puissances coloniales et la création de l’État d’Israël, la xénophobie des mouvements nationalistes arabes les avait engagés au départ.

    Une série de pogroms avaient éclaté dans plusieurs capitales: en Irak en 1941 (le Farhoud, c’est-à-dire le pogrom), à Tripoli en Libye en 1945, en Syrie en 1944 (la majeure partie des Juifs quitta alors le pays), à Alep et à Aden en 1947…

    En 1948, la guerre décrétée contre l’État d’Israël au lendemain de sa proclamation -et perdue- par six États arabes devait conduire à une aggravation de la condition juive. De 1948 à 1949, des centaines de Juifs furent internés dans des camps en Égypte. En 1956, la nationalité égyptienne fut retirée aux “Sionistes” (ainsi définis: “non une religion mais le lien matériel et spirituel entre les Sionistes et Israël”). En 1957, leurs biens furent mis sous séquestre. En Irak, en 1948, le Sionisme fut rangé dans la catégorie des crimes d’opinion, passibles de sept ans de prison et d’une amende. En 1950, les Juifs y furent privés de leur nationalité et, en 1951, dépouillés de tous leurs biens. Cette même année, la Synagogue de Bagdad où ils s’enregistraient pour l’émigration fut la cible d’un attentat. Dans la péninsule arabique, les Juifs furent aussi expulsés par la violence et l’intimidation. Dès le début du XXe siècle, l’exclusion avait durement frappé les Juifs yéménites (16000 émigrèrent de 1919 à 1948). La mise en pratique de la loi islamique prônant l’islamisation forcée des orphelins poussa définitivement les Juifs du Yémen sur les voies de l’exode qui les conduisit vers Israël. Les Juifs du Najran, région voisine annexée par l’Arabie Saoudite, se joignirent à eux (43000 Juifs en 1948-1949). Victimes d’un subterfuge du pouvoir, ils furent dépouillés de tous leurs biens…

    C’est ainsi que 129539 Juifs d’Irak, 37395 Juifs d’Égypte, 50619 Juifs du Yémen et d’Aden, 8523 Juifs de Syrie, 4032 Juifs du Liban, 35802 Juifs de Libye, 52118 Juifs de Tunisie, 24067 Juifs d’Algérie, 266304 Juifs du Maroc trouvèrent refuge en Israël, pour la plus grande part entre 1948 et 1958 et en moindre mesure de 1970 à 1980 (statististiques établies par WOJAC).

    “Ces centaines de milliers de réfugiés juifs sont les témoins du “péché originel” des États-nations arabes”, estime le philosophe et universitaire français Shmuel Trigano, qui aborde la question des réfugiés juifs des pays arabes dans son excellent essai L’ébranlement d’Israël. Philosophie de l’histoire juive (Éditions du Seuil, 2002).

    D’après cet intellectuel, la partie sépharade de la population israélienne fonde la légitimité morale et politique de l’existence de l’État juif, qu’elle incarne autant que d’autres, dans une historicité partagée avec les États arabes et dans laquelle ces derniers n’ont pas la part belle.

    “Dans la perspective de l’histoire des Sépharades, les Israéliens ne proviennent pas uniquement d’une population importée d’Europe qui aurait chassé les Palestiniens, mais du processus d’autodétermination d’une minorité, le peuple juif sépharade, opprimé par le monde arabe et se libérant en son sein -la Palestine mandataire-, au moment où s’y  créent les États-nations dans leur singularité.”

    Pour Shmuel Trigano, loin d’être innocents, les Arabes sont, au contraire, coupables d’un péché congénital, pour avoir chassé ou exclu et dépouillé plus de 850000 Juifs établis dans les contrées arabes depuis plus d’un millénaire et maintenu comme un abcès ouvert 540000 réfugiés palestiniens dans des camps pour les transformer en bombe à retardement contre Israël.

    “C’est le seul problème de réfugiés de l’Histoire contemporaine qui n’a pas trouvé de solution dans une époque où l’on en a dénombré 60 millions. Je ne veux ici qu’évoquer les 1300000 Grecs chassés de Turquie et les 400000 Turcs expulsés de Grèce dans les années 1920 ou les 13 millions de personnes déplacées entre l’Inde et le Pakistan. Entend-on parler d’eux aujourd’hui? Comment 540000 réfugiés palestiniens n’ont-ils pas trouvé leur place? Alors que tous les réfugiés du monde dépendaient du Haut-Commissariat pour les réfugiés, les Palestiniens ont même bénéficié d’une Agence spéciale de l’ONU, l’URNWA, entretenant ainsi depuis presque soixante ans une bureaucratie de 17000 employés et engloutissant annuellement plusieurs dizaines de millions de dollars de frais auxquels les États arabes ont toujours très peu cotisé.”
    Several groups are continuing to address the question of why Jewish refugees expelled from Arab lands and other refugees groups have not received any compensation or help, while the UN and other agencies focus on Palestinian refugees.

      

    GENERATION GUEOULA
     
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                     « C’est à vous maintenant, de faire tout ce qui est en votre pouvoir, afin que Machiah’ vienne ! » (28 nissan 5751)             

    q       B”h22 Av 5767 Lundi 06 Août 2007

    q       Paracha : Reéh

    ·         Sujet : Le rôle de l’homme ici-bas 

    Chaque jour que nous vivons est identifiable, à travers deux critères. Le jour de la semaine qui le désigne : Lundi, mardi. Ainsi que d’après sa date : Le 1, 2 , 3 du mois.

    Les jours de la semaine sont fixés d’après le cycle solaire. Lundi débute au lever du soleil et se conclut à son coucher. Le mois est quand à lui, fixé par l’homme. Son commencement dépend du tribunal terrestre. C’est un calcul du cycle lunaire, qui déterminera le jour où il débutera.

    Une même journée est donc le mélange, de deux dimensions différentes : Du cycle naturel des choses (lundi, mardi…), et de  l’intervention de l’homme (1er, 2éme jour du mois).

    Ces deux « tendances » reflétent deux univers. Le monde, tel qu’il a été crée par D… de façon accomplie. A ce stade de l’analyse, nul n’attend de l’homme qu’il intervienne, pour porter une modification quelconque à la création.

    Cette idée se retrouve à travers les jours de la semaine (lundi, mardi…), qui eux aussi sont la toute expression du cycle naturel des choses, crées par D… de façon parfaite.

    A l’inverse, le jour du mois est déterminé d’après le calcul de l’homme. Il s’apparente à un élément nouveau, dont le monde n’était pas doté jusqu’à présent. A travers cette recherche, l’homme apporte au monde une dimension, non révélée jusqu’alors. Cette innovation concerne aussi la création parfaite du monde, telle qu’elle émane des mains de D… . 

    La compréhension de ces deux notions, nous permettront de mieux comprendre le rôle et le mérite de l’homme ici-bas.

    A suivre….

    Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Torah Menah’em H’oukat 5751

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    Chaleureusement – L’équipe d’Ezra

    Dimanche 5 août 2007

    rachida dati dans le code de la thora

    Rachida Dati , citée dans la Torah

    RACH-SCAN.jpg

    Que disent les codes de la Torah de Rachida Dati ?

    Après mon article « Rachida Dati, qu’est ce que ça veut dire en hébreu ? », j’ai décidé de me livrer à un autre genre d’exercice. A savoir, verifier si   « Rachida Dati », en hébreu, bien sûr, est citée dans la Torah et si c’est le cas  à quoi est- elle associée et dans quel contexte ?

     

    La méthode que j’utilise est identique à celle employée par Michael Drosnin dans son fameux livre   » la Bible : le code secret », qui a défrayé la chronique. Elle se fonde sur les travaux du mathématicien israélien Ripes.
     Il suffit de posséder les  codes et savoir s’en servir. Mon atout par rapport à Michael Drosnin, c’est que je connais l’hébreu et un peu la Torah, en hébreu qui plus est. Je vous épargne ma cuisine interne. 
     

    La méthode a ses fans et ses détracteurs. Je ne fais partie, pour le moment, d’aucune des deux catégories. Je me contente de vérifier certaines hypothèses et de les valider par le code.

     

    Dans le cas de Rachida Dati, j’ai voulu vérifier si son nom figurait dans la Torah et plus précisément dans Berechith (la Genèse) et s’il était associé à quelque chose de pertinent, en l’occurrence à justice ou procès ? Justice, parce qu’elle est magistrat et Garde des Sceaux et procès, parce qu’un membre de sa famille a des ennuis avec la Justice. 

     

    Les résultats ont dépassé mes espérances. Non seulement le mot Mishpat qui signifie « procès » est associé à son nom mais en plus il le croise. Ce qui est fort rare et indique une probabilité élevée. En outre Mishpat croise le patronyme Dati. Il s’applique donc non seulement à Rachida mais à des membre de sa famille.

     

    Ce résultat n’apparaît qu’une seule fois dans le Livre de Berechith, dans le passage où Joseph interprète les rêves de Pharaon.

     

    Je vous livre la grille telle que. Je pense pousser l’analyse un de ces jours.

     

    Mercredi 18 juillet 2007

    Rachida Dati, ça veut dire quoi en hébreu ?


    Rachida.jpg

    Une princesse communicante, femme 
    de tête et de foi mais, attention à la chute


    Dans la série « qu’est ce que ça veut dire en hébreu ? », j’ai eu envie de m’intéresser à  un personnage qui défraie pas mal la chronique ces jours ci. Je veux parler de Rachida Dati. J’ignore tout de cette dame, si ce n’est ce que je vois à la télé ; à savoir qu’elle est plutôt jolie et n’a pas l’air bête. Je n’ai aucune envie de m’attacher à « ses origines », comme se complaisent à le faire certains  journalistes  et hommes politiques, de tous bords d’ailleurs.

    Quant au discours moralisateur adressé aux jeunes beurs et blacks un peu chahuteurs : « si tu travailles bien à l’école tu seras Ministre comme Rachida », je trouve ça vulgaire, racoleur, indécent et en plus contre productif. Qui a envie de croire à ça ?

     

    Alors fidèle à mes habitudes, je mes suis attaché à son nom en hébreu, en essayant de trouver quelque signifiants pertinents. Un nom n’est jamais neutre et certainement pas dû au hasard. Les lettres qui le composent – sachant qu’en hébreu, seules les consonnes prennent sens – devraient nous apprendre quelque chose sur cette dame. Et puis, il n’y a pas de triche possible : je ne fais que rapporter les mots que je trouve ; libre à chacun de les associer et de les interpréter  à sa guise. Enfin, cet exercice n’est pas parole d’Evangile, comme je l’ai déjà écrit dans l’article sur Sarkozy.

     

    Première constatation, Rachida Dati est un nom riche de mots, donc de sens. Par ailleurs, j’ai affiné ma technique. Mais ça c’est mon secret !!

     

    D’abord le prénom Rachid au féminin. Un mot hébreu émerge, sans partage, en début de son prénom, c’est RoCH qui signifie « tête ». Cette dame a une tête et manifestement une tête bien faite, bien pleine. C’est une femme de tête. A ce stade, personne n’est surpris, n’est ce pas ?

     

    Vient ensuite RaCHaÏ qui signifie autorisé, habilité,  pour faire, agir. Rachida manifestement est autorisée ou s’autorise à faire à des choses… tant qu’à faire, importantes.

     

    ChaDaR, CHiDouR qui renvoie sur communication.  Là, on rentre dans le domaine médiatique : on parle d’elle ou elle sait se fait entendre. Elle sait se vendre et les Média adorent la mettre sur la sellette.

     

    ChéD qui littéralement veut dire démon. Omniprésents dans les Textes eschatologiques juifs arabes ou musulmans, des démons divers et variés foisonnent, s’activent. En général de façon peu sympathique. 

     

    RéD, YaRiD renvoie sur la descente. Quelle descente ? Je n’en sais rien. Descente aux enfers à cause des démons, descente à ski, dégringolade politique ? Je précise encore une fois, je suis hébraïsant et non pas devin.


    SaR(a), un mot qui revient souvent dans les personnages jusque là analysés, Sarkozy, Chirac. Comme eux, elle est ministre. Mais en plus on retrouve Sarah dans son prénom, princesse. La classe !! 
     


    Au tour de Dati maintenant. Un mot émerge si fortement que l’on n’a plus envie de chercher ailleurs. C’est le mot DaT qui signifie foi, religion, croyance.
    J’ignore si Madame Dati est croyante. Ca n’a d’ailleurs aucune espèce d’importance. Ce qui compte c’est que son nom est associé à la religion, ou alors que des tiers, en généralement malveillants, l’y associe.

     

    Remarque à l’intention des hébraïsants : peu importe que DaT s’écrive avec Tét ou Tav. Dans ce genre d’exercice ce qui compte c’est la sonorité et non l’orthographe .

    Voilà pour aujourd’hui. En fouillant davantage on pourrait certainement trouver d’autres mots ou signifiants. Moi je n’ai plus le temps ni la patience de le faire mais  ne vous en privez pas.

     

    Pour conclure à ma façon : Rachida Dati, femme de tête et de foi, communicante, en proie aux media et/ou…..aux démons, ministre ou, encore mieux, princesse comme Sarah notre Mère, donc chargée de choses importantes – le Ministère de la Justice par exemple -. Son nom est attaché à une dégringolade possible. Ca me fait penser à Sarkozy, qui en hébreu, comporte le mot KaRaS , crise ou effondrement. Sachant que tous les deux me sont, jusqu’à preuve du contraire,  sympathiques, je mets simplement en garde. 

    Attention, ne me prenez pas pour Madame Irma. Quoique….?  Elle lit dans le marc de café et moi je lis dans l’hébreu. Je prétend que c’est plus fiable. 

    http://www.geopolitiquebiblique.com/

    Mercredi 1 août 2007

    paracha


      

    GENERATION GUEOULA
     
    Machiah’ Arrive ! Le Saviez-Vous
    ?

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    q       B”h 16 Av 5767 Mardi 31 Juillet 2007

    q       Paracha : Ekev

    q       Evénement : 20 Av – ( 04 Août 2007 ) : Hilloula de Rabbi Lévi Itsh’ak – Père de l’actuel Rabbi de Loubavitch.

    ·         Sujet : Sidra de la semaine 

    Moché nous enseigne, quelles sont les mitsvots que nous devons particulièrement choyer. Ceux sont celles que nous avons l’habitude de piétiner, selon l’interprétation de Rachi (7,12).

    Le Midrach Tanh’ouma est le commentaire originel sur lequel Rachi appuie son explication. Le consultant, il s’avère que le Midrach désigne les mitsvots que l’on relaie à plus tard, comme étant celles que nous devons privilégier.

    Finalement, quelles sont les mitsvots que nous devons particulièrement chérir. Celles que nous délaissons, ou celles que nous reportons ?

    Toutes les mitsvots n’ont pas la même importance. A l’image d’un corps, certaines d’entre elles sont l’équivalent de la tête. D’autres sont aussi importantes que le cœur. D’autres enfin, sont comparables au talon du pied. Un homme censé envisagera de réaliser en priorité, les commandements comparés à la tête.

    Celles-ci assurent à la nechama (âme divine), sa pérénité dans le corps. Selon cette même analyse, les mitsvots de moindre importance seront relayées à plus tard. Pour autant, cette approche est tronquée. Un juif se doit de considérer avec la même importance, les mitsvots primordiales, comme celles que nous « aurions pu » reporter à plus tard.

    En agissant de la sorte, un juif est assuré de recevoir toutes les bénédictions de D… . Qu’elles soient d’ordre matérielles ou spirituelles. C’est pourquoi Rachi souligne, que le respect immédiat de toutes les mitsvots ouvrira à l’homme toutes les portes.

    Que D… fasse qu’ajourd’hui encore, notre assiduité dans le respect  de tous les commandements de la thora, nous ouvre les portes de la délivrance ultime.         

    Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih’ots Vol XIX, Sih’a I

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    Chaleureusement – L’équipe d’Ezra

    Paracha :Vaet’hanane  (Deutéronome 3 :23-7 :11)

    Moïse raconte au peuple comment il a imploré D.ieu afin qu’il lui soit permis d’entrer sur la terre d’Israël. Mais D.ieu lui a opposé un refus, lui commandant de gravir une montagne pour apercevoir, de son sommet, la Terre Promise.
    Continuant sa
    répétition de la Torah, Moïse fait le rappel de l’Exode d’Egypte et du Don de la Torah : des événements sans aucun précédent dans l’histoire de l’humanité. Car « un peuple a-t-il jamais entendu la voix de D.ieu parlant au milieu du feu, comme toi tu as entendu, et a survécu ? »
    « A toi, il t’a été donné de voir que l’Eternel est D.ieu Qu’il n’existe
    rien d’autre que Lui ».
    Moïse prédit cependant qu’au cours des générations futures, le peuple s’éloignera de D.ieu, qu’il servira des idoles et sera exilé de sa terre, dispersé parmi les nations. Mais alors, ils chercheront D.ieu et reviendront au respect de Ses commandements.
    La paracha Vaet’hanane contient aussi la
    répétition des Dix Commandements et les versets du Chema qui expriment le fondement de la foi juive : l’unité de D.ieu (« Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un ») avant de commander l’amour de D.ieu, l’étude de Sa Torah, le port des téfilines (les phylactères) et la pose d’une mézouza aux portes de nos habitations.

    seminaire beth loubavitch

    3 semaines

    Chabbat

    Horaires et Bénédictons


     

    m

    Edito :
    De la peine à la joie
    Le récit :
    Chinese connection
    La Paracha :
    Vaet’hanane : Le Chema

    magazine loubavitch

    GARDEZ VOTRE HAUTEUR !

    loubavitch recit

    LE MAITRE ET L’ELEVE

    talmud torah

    Pourquoi persécuter les juifs ?

    enfant-ghetto-pied.JPGSi  la  réponse à la question « pourquoi Israël  ? »  est chose impossible,
    elle n’en est pas moins nécessaire.
    Emil L. Fackenheim.

    Pourquoi les juifs ont été et sont toujours persécutés, humiliés, trahis,
    insultés ?
    Voilà une fois de plus une question pregnante.

    Quel est leur crime ? En y regardant de près, même de très près, il est difficile de le voir. C’est bien justement parce qu’il n’y en a pas !
    Le Judaïsme n’a jamais prôné la guerre sainte, ni de croisade. C’est la seule religion qui ait les mains qui ne soient pas tâchées de sang. Cette religion respecte même scrupuleusement les animaux, alors leurs frères les hommes, vous pensez bien que les juifs ne vont pas les tuer au nom de la religion ni d’autre chose.

    Le peuple hébreu a donné au monde un trésor immense : la Torah (les cinq premiers livres de la Bible; Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome).
    C’est à dire qu’ils ont transmis : la rigueur morale, l’amour du prochain, le respect inconditionnel de la vie, l’obsession de la justice, le génie prophétique, le culte de l’étude et de l’intelligence.

    Pourtant, malgré cela, la haine continue encore aujourd’hui à être distillé avec un art consommé. Les peuples essaient d’éliminer le plus petit d’entre eux par le nombre.

    Alors pourquoi ? Afin de tenter de répondre à cette terrible question, j’ai beaucoup cherché et beaucoup lu aussi. Inutile ici de refaire l’histoire de l’Europe et de ses 2000 ans de christianisme. Inutile de jeter l’anathème sur les uns ou les autres. Ce ne serait pas « juif ». Non, il faut plutôt avoir un regard lucide.

    Et je pense avoir trouvé un élément de réponse. Dans le roman d’Elie Wiesel, le mendiant de Jérusalem,  (collection Points aux éditions du Seuil) on peut lire ce passage et ce sera la réponse que je vous propose :

    « Un souvenir : le neuvième jour du mois d’Av, dans la demeure de mon Maître, Kalman le Kabbaliste, dont la barbe est plus jaune que de coutume. Assis par terre, nous pleurons la destruction du Temple. Nous étudions les textes de la martyrologie juive : récits et lamentations d’une beauté déchirante. Les croisés, les bûchers, les pillages, les profanations, les progroms, les chasses à l’homme : toutes les larmes juives coulent dans la mer qui en fait un chant plus profond que l’abîme. J’interroge mon Maître : je conçois que D.ieu, pour des raisons qui sont les siennes et non les nôtres, veuille nous punir; mais pourquoi les peuples, tant de peuples, tiennent-ils à lui servir de fouet, de glaive ?
    Et mon Maître, le corps émacié par le jeûne, me répond sans me regarder : Nous sommes la mémoire de D.ieu et le coeur de l’humanité. Nous ne le savons pas toujours, elle oui.C’est pourquoi elle nous traite avec soupçon, avec cruauté. Elle châtie son coeur que la mémoire s’obstine à lui rappeler. Elle frappe la mémoire qui lui fait peur, qui la relie aux ténêbres du commencement. Aussi, en nous tuant, l’humanité espère devenir immortelle ; elle nous tue parce que, trop souvent, elle nous imagine immortels. En vérité, il ne nous est pas donné de mourir. Même si nous le voulions, nous ne le pourirons pas. Pourquoi ? Peut-être parce que le coeur, par nature, par vocation, ne peut pas ne pas interroger la mémoire ».

    tiree du site http://judaisme-au-present.over-blog.org

    origine du mot amen video cliquer ci dessus

    L’origine du mot « Amen »
    envoyé par Ben-Yehuda

    GEOPOLITIQUE , LE POIDS DES MOTS

    « Jusqu’en 1948, « Palestine » signifiait « pays de la Bible » ou « pays des Juifs ». En abandonnant ce terme aux nationalistes arabes, les Israéliens ont mis en péril leur légitimité historique. »
    (M. Gurfinkiel)

     

    20/07/07

     

    Texte repris du blogue de Michel Gurfinkiel.


    La commission de l’Une
    sco chargée de préserver les principaux lieux de mémoire de la planète – le « Patrimoine de l’humanité » – vient de prendre une décision a priori surprenante : elle a rebaptisé Auschwitz. En 1979, elle avait donné à ce site, en plein accord avec le gouvernement polonais, l’appellation de « Camp de concentration d’Auschwitz ». A l’époque, cela suffisait : chacun savait qui avait conçu, édifié et géré par l’Allemagne nazie. Mais le temps a passé. Les témoins directs de la Seconde Guerre mondiale et de l’Holocauste sont de moins en moins nombreux, et ce qui passait pour évident ne l’est plus. Afin de prévenir tout malentendu, et éviter en particulier qu’on attribue à la Pologne, en tant que nation ou Etat, la responsabilité de crimes commis par d’autres sur son sol, les autorités de Varsovie ont donc demandé à l’Unesco de modifier l’intitulé du site. Ce qui a été accordé jeudi dernier, 28 juin. Auschwitz s’appellera désormais : « Ausc
    hwitz-Birkenau, camp allemand nazi de concentration et d’extermination, 1940-1945 ».

    Ne sourions pas de la requête polonaise. Les mots, les noms propres, les appellations, ont leur importance. Ils pèsent parfois aussi lourd que les faits. Ils les oblitèrent parfois de manière irréversible. C’est vrai des sites historiques, mais aussi des Etats eux-mêmes. En 1992, la République fédérative socialiste de Yougoslavie éclate : quatre de ses six Républiques fédérées se séparent d’une Yougoslavie résiduelle composée de la Serbie et du Monténégro. Le plus méridional de ces quatre nouveaux Etats indépendants se nomme « Macédoine ». Il prend pour emblème une étoile à six pointes, un symbole découvert quelques années plus tôt sur le tombeau du roi antique Philippe de Macédoine, père d’Alexandre le Grand. La Grèce proteste immédiatement : l’existence d’un Etat souverain de Macédoine constitue, à ses yeux, une revendication et donc une menace à l’égard de sa propre province de Macédoine, située au nord-ouest de la mer Egée ; tout comme l’appropriation de l’étoile de Philippe, qui fait partie, selon elle, de son propre patrimoine culturel. Hypernationalisme, paranoia, exigences exagérées ? Voire. Les instances internationales – Conférence pour la paix et la sécurité en Europe, Union européenne, Nations Unies – ont fini par imposer à la Macédoine, dans l’intérêt de la paix, de porter officiellement le nom de « République anciennement yougoslave de Macédoine » (en anglais The Former Yougoslav Republic of Macedonia : ce qui a donné l’acronyme Fyrom), et de prendre pour emblème une version stylisée, donc méconnaissable, de l’étoile à six pointes.

    Ces précédents autoriseraient une autre démarche : rapatrier – rendre à Israël – le terme de « Palestine », « pays des Philistins ». Ce dernier a été forgé par les Romains du IIe siècle de l’ère chrétienne, au lendemain de la révolte de Bar Kokhva, afin de remplacer celui de Judée, donc de « pays des Juifs ». Mais, paradoxalement, il a fini par revêtir dans l’historiographie et la littérature européenne le sens qu’il devait effacer : la « Palestine » est devenue l’équivalent de la « Terre sainte », Terra Sancta, donc du « Pays d’Israël » biblique, Eretz-Israël. En revanche, les conquérants musulmans, arabes puis turcs, ne l’ont pratiquement jamais employé : ils ont préféré parler d’Al-Urdun (« le pays du Jourdain », c’est-à-dire la Jordanie), puis d’Al-Sham (« Nord, Syrie », un terme englobant l’ensemble du Levant).

    Il allait donc de soi, pour les premiers sionistes, notamment Theodor Herzl, de reprendre l’appellation de Palestine à leur compte ; un choix entériné par les conquérants britanniques, dès 1917, et confirmé par la Société des Nations (SDN), cinq ans plus tard, en 1922, quand elle créa le Foyer national juif. Jusqu’en 1948, le nom officiel du nouveau territoire était Palestine/Eretz-Israel. Ce qui est aujourd’hui la Bank Leumi Le-Israel s’appelait la Palestine Bank, le Jerusalem Post s’intitulait Palestine Post, et le drapeau de la Palestine, à la page « Pavillons » du Petit Larousse Illustré, était blanc et bleu avec une étoile de David dorée.

    En accédant à l’indépendance, l’Etat juif de Palestine prit le nom d’Etat d’Israël. Tombé en déshérence, le terme de Palestine fut peu à peu récupéré par les nationalistes arabes. Au début, les Israéliens étaient fort vigilants à ce sujet : David Ben-Gourion, Golda Méir, Menahem Begin et Yitzhak Shamir ne parlaient jamais des « Palestiniens » mais des « Arabes palestiniens », ou « Arabes d’Eretz-Israel ». C’est seulement à partir des accords d’Oslo, en 1993, que les gouvernements israéliens ont accepté la phraséologie de l’ennemi. Sans en mesurer les conséquences : permettre aux Arabes de la région de se déclarer « Palestiniens », c’était leur accorder une légitimité historique qui, rapidement, devait se superposer, ou se substituer à celle du peuple juif.

    Est-il trop tard pour inverser la tendance ? Il n’est jamais trop tard en politique. L’Autorité palestinienne créée à Oslo a implosé, Gaza a fait sécession. Même si un Etat arabe indépendant finissait par se constituer dans les Territoires dits palestiniens, les précédents de la Macédoine et d’Au
    schwitz permettent à Israël de faire valoir un droit national à l’image et donc d’exiger une autre terminologie. Au minimum, une telle revendication peut constituer une monnaie d’échange en vue d’obtenir l’abandon de demandes arabes de même nature.

     

    Reste à savoir, évidemment, si les dirigeants et les diplomates israéliens d’aujourd’hui sont capables d’en revenir au bon sens des pères fondateurs, ou s’ils sont prisonniers à jamais des errements des années 1990.


    © Michel Gurfinkiel

    Mis en ligne le 20 juillet 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

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    DEVARIM / Parachat DEVARIM

    guysen
    N°298

    Le cinquième Livre de la Torah débute par les mots « Voici les paroles que Moché adressa à tout Israël en deçà du Jourdain. » Moché revient sur l’ensemble des lois enseignées au peuple au cours des quarante années passées dans le désert. C’est la raison pour laquelle ce Livre est appelé MICHNE TORAH (du mot chinoune : répéter, inculquer).

    Les évènements qui se sont déroulés pendant ces quarante années de pérégrinations et que les béné Israël ont vécu en commun ont brisé les barrières, rapproché les cœurs, effacé les controverses, forgé l’identité de chaque individu, et le peuple auquel Moché s’adresse fait corps et obéit à une volonté unique.

    La première partie de Dévarim contient des paroles de morale et de remontrances sur les évènements qui avaient attiré la colère divine, et on peut se demander pourquoi Moché ne retrace pas plutôt des hauts faits tels que le passage de la mer, le don de la Torah ou le miracle de la manne dont a été nourri le peuple dans le désert. A cette question le RAMBAN répond : Moché a voulu enseigner à Israël qu’HaChem pardonne et efface la faute dès que le pécheur se repent.

    Le deuxième aspect de la réprimande de Moché à Israël est l’enseignement qui doit se dégager des fautes et des erreurs commises. Lorsque tout se déroule sans difficultés, il n’y a aucune raison de s’efforcer à se battre ou à s’améliorer. Nos Sages l’expriment ainsi : « l’homme ne s’instruit qu’à travers ses erreurs. »

    Notre Peuple a subi tout au long de son histoire l’inimitié des nations ; or, même lorsqu’il apparaissait que ceux qui se levaient pour nous anéantir viendraient à bout de notre endurance, D’ nous a sauvés et le secret de la survie d’Israël est ainsi exprimé par le prophète (Irmiyahou-Jérémie ch.31 v.35) « Ainsi parle l’Eternel qui créa le soleil pour la lumière du jour, donna mission à la lune et aux étoiles d’éclairer la nuit.. Si ces lois cessaient d’être immuables devant moi, alors seulement la postérité d’Israël pourrait cesser de former une nation devant moi, dans toute la durée des temps. » [b]Ce qui veut dire que tout comme le soleil et la lune font partie des lois immuables de la Nature et qu’ils ne peuvent subir aucun changement, le peuple d’Israël, quand bien même il subirait des épreuves, ne peut être effacé ; c’est la raison pour laquelle le prophète compare Israël à la lumière du soleil (qui suggère la réussite) et également à la lune et aux étoiles qui éclairent la nuit (qui suggère l’échec), pour enseigner que même lorsqu’Israël se trouve dans une période de chute, ou que le danger le menace, il ne peut disparaître, au même titre que la lune et les étoiles dureront toujours. [/b]
    Les Sages d’Athènes posèrent la question suivante à Rabbi Yéhochouâ ben ‘Hanina : qu’emploie-t-on pour remplacer le sel qui pourrit ? Il répondit : du placenta de mule. Ils lui dirent : est-ce que la mule peut produire un placenta ? Il répondit : est-ce que le sel peut pourrir ? Nous nous doutons bien que ce dialogue a un sens plus profond qu’il ne paraît. La question des Sages d’Athènes était en fait la suivante : le peuple juif est exilé en raison de ses fautes, mais dans son exil parmi les nations du monde, il côtoie les non-juifs et subit leur influence ; de ce fait, que peut apporter la galout ? Rabbi Yéhochouâ leur répondit : la mule ne subit pas les douleurs de l’enfantement et ignore même en quoi elles consistent, et elle s’en porte peut-être bien de ce fait ; il n’en reste pas moins que sa constitution est contre nature et souffre d’un manque, celui de se reproduire. Les douleurs de l’enfantement que la femme subit, bien qu’elles soient pénibles, sont pourtant annonciatrices de renouveau et de continuité ; il en est de même du rapport d’Israël avec la galout : c’est précisément dans l’obscurité de l’exil que se tisse la délivrance finale d’Israël.

    Le mot guéoula-délivrance dérive du mot galout-exil, ce qui explique que la guéoula naît de la galout qui sous-entend amertume ; c’est dans le creuset de la souffrance et de la douleur que s’est forgé le caractère spécifique du peuple d’Israël et sa miraculeuse conservation à travers les siècles de son histoire parmi des peuples qui ont disparu de la face de la terre.

    Lorsque nous lisons la méguila de Eikha (les lamentations) le soir du 9 av, nous répétons par deux fois le verset « ramène-nous vers toi, Eternel, et nous reviendrons, renouvelle pour nous les jours d’autrefois » ; nous disons une première fois ce verset suivi immédiatement de (nous reprenons ici la traduction du Mikhtav mé-Eliyahou) : « car si tu nous as totalement rejetés, tu as exercé contre nous ton courroux jusqu’à la limite » et nous répétons « ramène-nous …. »

    Âd méod – jusqu’à la limite, c’est-à-dire « jusque devant la limite » mais pas « au-delà de la limite ». Même s’il semble que Hachem nous ait complètement rejetés à cause de nos fautes et qu’il ait déversé sa colère sur nous, ce courroux n’a pas atteint la dernière extrémité. Et puisque D’ agit « mesure pour mesure », en fonction de notre propre comportement, cela signifie que nos fautes non plus n’ont pas atteint la dernière limite. Il reste une particule de sainteté qui n’a pas été touchée par la faute, et c’est de là que peut venir la guérison. (Commentaire du rav DESSLER, Mikhtav mé-Eliyahou) »

    Nous pourrions l’illustrer par la parabole suivante : un commerçant employait dans sa boutique son fils et un ami. Il se rendit compte un jour que les recettes allaient en s’amenuisant. Intrigué, il observa de plus près le mouvement de la boutique et calcula mentalement ce que devait être la recette de la journée. Pourtant on ne lui remit en fin de journée que la moitié de la somme qu’il avait prévue. Et le même manège se poursuivit. Il convoqua son ami, qui avoua l’avoir volé, puis il le congédia en lui remettant une indemnité de licenciement. Puis il appela son fils qui lui avoua également avoir partagé le détournement de fonds. Il s’enferma avec lui dans une pièce et se mit à le rouer de coups. Le jeune homme finit par pouvoir s’exprimer : était-il donc moins important aux yeux de son père que le second employé, qui s’en sortait à son avis avec plus de dignité ! Le père lui répondit : c’est précisément parce que tu es très important à mes yeux que je ne t’ai pas rejeté ! Cette correction avait pour but de t’amener à regretter ton acte afin que la limite de laquelle il est difficile de s’amender ne soit pas franchie !

    les juifs de pologne racontent

    Les juifs de Pologne racontent leur histoire.

    Par Caroll Azoulay pour Guysen Israël News.

    Lundi 25 juin 2007 à 20:03

    Ce 26 juin, Varsovie inaugurera officiellement la pose de la première pierre du futur musée consacré à l’histoire des juifs de Pologne. La cérémonie se déroulera en présence du président d’Israël, Shimon Peres, et du président polonais, Lech Kaczynski. Tout un symbole, 60 ans après l’extermination d’une communauté juive jadis florissante.

    Chaque semaine, des dizaines de bus affluent vers le monument symbolisant le courage des combattants du ghetto de Varsovie qui, dans un dernier sursaut, se révoltèrent contre la barbarie nazie.

    Dans la capitale polonaise, ce sont plusieurs centaines de milliers de jeunes juifs du monde entier qui viennent chaque année se recueillir sur les imperceptibles traces du martyr de leurs aînés.

    Lors d’un périple d’une semaine, ils effectuent ensuite un douloureux pèlerinage retraçant les étapes incontournables du périple de l’enfer.

    Auschwitz, Treblinka, Birkenau, Maidanek, autant de cités polonaises qui engloutirent dans un effroyable silence plus de trois millions de juifs polonais, sans compter les millions d’autres juifs européens déportés dans ce pays froid et gris.

    Lasse d’être perçue comme « un grand cimetière » la Pologne a déployé d’importants efforts pour rappeler qu’elle fut, durant plus de huit siècles, un des plus vibrants foyers de la culture juive européen.

    Et c’est à travers un musée, qui sera officiellement ouvert au public en 2009, que le gouvernement polonais espère bien se refaire une nouvelle identité.

    Le Musée de l’histoire des juifs polonais sera situé sur le site de l’ancien ghetto de Varsovie, en face du mémorial Nathan Rappaport érigé à la mémoire des héros de l’insurrection du ghetto.

    C’est une équipe dirigée par Yeshayahu Weinberg — directeur et fondateur du musée de la Diaspora à Tel Aviv (Beit Atfoutsot) et directeur du Holocaust Memorial Museum de 1988 à 1994 — qui fut à l’origine de l’idée d’un musée de l’histoire juive polonaise.
    Avant sa mort en 2000, Weinberg créa une commission internationale afin de peaufiner ce projet qu’il voulait didactique et interactif. Une volonté pédagogique visiblement respectée par les actuels responsables.

    8 galeries centrales, représentant les périodes marquantes de l’histoire des juifs de Pologne depuis le moyen-âge jusqu’à nos jours, seront ainsi accessibles au public.
    Des installations multimédias et interactives ultra-sophistiquées permettront d’entrer de plein-pied dans l’histoire.
    En parallèle, les différentes collections du musée comprenant près de 60 000 objets collectés à travers le monde offriront un contact direct avec le passé.
    Une rue reconstituée, ainsi qu’un théâtre et des cafés permettront aux visiteurs de revivre l’âge d’or de la Varsovie juive.

    L’exposition permanente du musée a été conçue par une équipe d’experts américains, polonais, européens et israéliens sous la direction du Professeur Barbara Kirshenblatt-Gimblett, une éminente anthropologiste spécialisée dans la culture juive à travers l’histoire, dont le père avait fui la Pologne juste avant la guerre.

    Deux Finlandais, Rainer Mahlamäki et Ilmari Lahdelma, sélectionnés en 2005, suite à une compétition internationale, se verront confier la réalisation architecturale de l’ensemble, dont la vocation est de transmettre un message de vie dans un pays où l’antisémitisme et la Shoah sont les deux principaux thèmes que les touristes étrangers associent au judaïsme polonais.

    « Le musée servira les peuples de toutes les religions et de toutes les nationalités et enseignera l’histoire et la tolérance en racontant l’histoire de 1 000 ans de vie juive en Pologne » affirment les responsables.

    Financée en grande partie par des fonds privés, mais également par le gouvernement polonais à hauteur de 27 millions de dollars, et par l’Allemagne (6,5 millions de dollars), la construction du musée coûtera au total près de 65 millions de dollars. Son budget de fonctionnement est, quand à lui, estimé entre 10 et 15 millions de dollars.

    Le bâtiment de 5 étages sera bâti sur un terrain de 18 500 mètres carrés fourni par la municipalité de Varsovie, très heureuse de participer à ce projet qui devrait considérablement relancer le tourisme local à hauteur de 500 000 visiteurs par an.
    Un chiffre avancé suite aux calculs effectués par les responsables du projet, et selon lesquels entre 50 et 75 % du peuple juif actuel compteraient des ancêtres polonais à son actif.

    Parmi les ardents défenseurs de cet ambitieux projet figure notamment le président d’Israël, né en Pologne, et dont la présence lors de la pose de la première pierre de l’édifice représente tout un symbole pour Tad Taube, l’un des principaux financiers du musée.
    Philanthrope américain né en Pologne, ce dernier œuvre activement, via sa fondation (The Taube fondation for jewish life and culture) à la reconstruction de la vie juive en Pologne.
    Un pays dans lequel on compte actuellement près de 10 000 juifs parmi lesquels un bon nombre n’a découvert ses origines juives que depuis récemment.

    « La présence du président israélien pour cet événement rappelle avec force la riche histoire de la communauté juive polonaise et célèbre sa renaissance » a indiqué Tad Taube qui se félicite par ailleurs d’avoir entraîné dans son sillage de nombreux investisseurs et chefs de communautés américains qui assisteront à la cérémonie inaugurale le 26 juin.

    Un tiers de fonds privés récoltés provient de donateurs américains tels que Tad Taube, Victor Markowicz et Sigmud Rolat, chargé du fundraising en tant que président du conseil d’Amérique du Nord du musée.

    Le soutien américain au musée devrait en outre être particulièrement remarqué avec la présence de Tevi Troy, un des bras droit du président Goerges Bush, Cheryl Feldman Halpern, responsable de la société américaine de télévision publique et Mikael Kaiser, le président du ‘John F.Kennedy Center for the Perfoming Arts’.

    Leur venue, expressément décidée par la Maison Blanche, « fera grande impression sur la scène publique internationale » a précisé Ewa Wierzynska, la vice-présidente du futur musée.

    « Depuis la chute de Jérusalem en 70 après J-C, et jusqu’en 1939, il y eut plus de juifs en Pologne que n’importe où ailleurs.
    Quand l’Espagne et le Portugal expulsèrent leurs juifs, les juifs étaient en sécurité et bénéficiaient de privilèges en Pologne.
    Les juifs ont combattu lors des guerres menées par la Pologne, ont contribué à l’essor de la culture et du commerce polonais, ont aidé à la création de l’État d’Israël et ont gagné des prix Nobel.
    Mes enfants, mes petits enfants et la jeune génération doivent savoir tout cela » a indiqué Sigmud Rolat, New-yorkais né en Pologne et rescapé des camps de concentration.

    Jusqu’en 1900, date à laquelle New York la remplaça, Varsovie était le cœur de la Diaspora.

    La présence juive en Pologne fut significative à partir du XIIIe siècle. Au XVIe siècle, les juifs polonais furent les premiers juifs d’Europe à avoir le droit de s’auto gérer.

    La Pologne fut le berceau des plus grandes figures du judaïsme du mysticisme et de la culture juive.

    A la veille de la seconde guerre mondiale, 1 Polonais sur 10 était juif, et près du tiers de la population de Varsovie était juive.

    La fin de la guerre ne signifia malheureusement pas la fin de l’antisémitisme polonais qui se vérifia lors de nombreux incidents antijuifs contre les survivants d’alors.
    En 1968, 20 000 juifs polonais furent expulsés par les communistes aux commandes du pouvoir à l’après guerre.

    source guysen

    paracha

    GENERATION GUEOULA
     
    Machiah’ Arrive ! Le Saviez-Vous ?

    «Le mois de Av est propice pour la reconstruction du
     Beth Hamikdach ( temple)»

    Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre
      « lettre de Thora » !

                     « C’est à vous maintenant, de faire tout ce qui est en votre
     pouvoir, afin que Machiah’ vienne ! » (28 nissan 5751)             

    q       B”h 2 Av 5767 Mardi 17 Juillet 2007

    q       Paracha : Devarim 

    q       Evénement : 9 jours : Du 1er – (Lundi 16 Juillet)- au 9 Av – (Mardi 24 Juillet).   

    Sujet : Sidra de la semaine 

    Le chabbat doit être un jour détaché de toute tristesse, et empli de joie.
     Ce qui est valable pour chacun des chabbats de l’année, doit l’être avec
     encore plus de force, pour ce chabbat-ci, chabbat H’azon.

    Quelle en est la raison ?

    Le jour du chabbat nous permet de vivre avant l’heure, les temps
     messianniques
    . De même que durant cette période, il n’y aura plus 
    de raison d’être triste, ainsi doit-il en être durant le jour du chabbat. 
    Durant cette sublime époque, nous ne serons
    que
    joyeux, c’est donc 
    dans ce même esprit, que nous devons vivre le chabbat.

    Pour quelle raison serons-nous joyeux, durant les temps messianniques ?

    Nous comprendrons alors pourquoi a t-il été nécessaire de connaître
     
    toutes
    ces souffrances, pour accéder à ce bonheur. Cette analyse 
    sera pour nous une source de joie intense. Durant ces moments délicieux,
     
    rien
    ne viendra plus perturber cette allégresse. Il n’y aura donc plus 
    de raison d’être triste.

    Ces deux idées : l’absence de tristesse et l’euphorie, propres aux temps 
    messianniques, se doivent d’être présentes chaque chabbat. Pour autant,
     elles doivent s’exprimer avec encore plus de force ce chabbat-ci.

    Pour quelle raison ?    

    Ce chabbat précède le 9 Av (date de destruction des deux temples). 
    Il a donc la possibilité d’élever ce jour de jeûne, comme nous l’enseigne
     le zohar. C’est pourquoi, en étant tout particulièrement joyeux
    ce
    chabbat,
     nous avons là la possibilité de
    transformer
    les 3 semaines de deuil, 
    en jours d’allégresse. Cette euphorie permettra aux temps messianniques 
    de voir le jour, et les 9 jours que nous vivons deviendront
    dès lors
    , une 
    succession de jours de joie.

    C’est pour cette raison, qu’il est tout particulièrement important 
    d’être joyeux ce chabbat. Que D… fasse que ce bien-être devienne
     palpable, avec la venue de notre juste Machiah’.

    Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih’ot Vol II Sih’a II – Paracha Devarim  

    MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat –
     MESSIEURS : aux Tefilines.


    Chaleureusement – L’équipe d’Ezra

    Lundi 16 juillet 2007

    bientot amen

    Le Beit Hamikdache, aujourd’hui -1ère partie
    Liora Meer
    lundi 16 juillet 2007 – 20:52

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    Le miracle du retour du Peuple d’Israël sur sa terre n’est que le début d’un processus qui doit s’achever par la reconstruction du Temple et le retour des exilés.
    Le peuple a besoin du Beit Hamikdache pour assurer son équilibre social et spirituel, mais
    l’unité et la paix en son sein sous l’égide divine, sont les conditions sine qua non pour son édification.

    Nous vivons aujourd’hui l’époque de transition entre Mashiah’ Ben Yossef et Machiah’
    Ben David et nous refermons bientôt la boucle des 6000 ans de l’histoire.
    Il est donc de la plus haute urgence pour un minimum de respect de soi en tant que Bnei Israël et de reconnaissance envers D., d’être enfin capables, non seulement de reconnaître la Main Divine dans la résurrection du Peuple d’Israël sur sa terre, ce qui est logique et va de soi, mais surtout de tout mettre en œuvre pour se hisser à la hauteur du présent que D. nous a rendu depuis bientôt 60 ans pour clore rapidement ce processus de Guéoula.
    Pour cela, il faut analyser quels ont été les facteurs responsables de la destruction des Temples et de la Galout et réparer les erreurs du passé.
    Les Temples ont respectivement été détruits chacun pour des raisons différentes mais il est intéressant de remarquer que les deux évènements encadrant les 1379 ans d’histoire où le peuple s’efforça d’assurer la souveraineté sur la terre d’Israël ont été marqués par le Lachon Hara.
    Il s’agit tout d’abord de l’épisode des explorateurs et ensuite de la destruction du second Temple.
    Les explorateurs pour leur part, comme on le sait, ont médis sur la terre d’Israël, ce qui a provoqué le deuil du 9 Av tout au long de l’histoire.
    Nous savons que le second Temple fût détruit à cause des dissensions politiques qui déchiraient la société israélienne de l’époque à travers, on l’imagine, des discours emplis de haine visant à déchoir les uns des autres du pouvoir.
    Nous qui souhaitons être la génération digne de couronner le Roi Machiah’ et de voir son palais s‘élever aux cotés du Temple à Jérusalem, à l’image du Roi David dont il est
    le descendant, nous devons développer d’une part notre fierté d’être des Princes de D…, combattant pour la sécurité de notre pays et de l’autre nous exercer quotidiennement à l’apprentissage et à l’utilisation d’un langage positif: le Lachon Hatov; ce dernier nous permettant de remodeler notre société et de vivre unis et en paix avec nous-mêmes, avec les autres et avec D… .
    D… a crée le monde par sa Parole. D… s‘est dévoilé à nous par sa Parole au Har Sinaï.
    L’homme se doit de lui répondre dans un langage pur et unificateur comme nos grands l’ont déjà fait tout au long des évènements qui jonchent la Torah, en louant D… avec des discours et des chants que nous utilisons jusqu’à aujourd’hui, dans nos prières.
    La parole (et le chant pour D… :l’excellence du Lachon Hatov) détient un pouvoir qui surpasse le geste parce que il prend racine au niveau de mondes supérieurs aux nôtres. Sa source étant d’origine Divine, la parole confère à l’homme un plus grand pouvoir et de manipulation des évènements dans ce monde ici-bas (le olam Assia) que celui de l’acte.
    Il faut d’ailleurs nous rappeler qu’un korban n’était validé que lorsqu’il était accompagne de paroles de repentir du propriétaire et du chœur des Leviims.

    merci a aroutz 7

    paracha pin’has

    GENERATION GUEOULA
     
    Machiah’ Arrive ! Le Saviez-Vous ?

    «Le mois de Tamouz est nommé « mois de la délivrance » dans la h’assidout»

    Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre  « lettre de Thora » !

                     « C’est à vous maintenant, de faire tout ce qui est en votre pouvoir, afin que Machiah’ vienne ! » (28 nissan 5751)             

    q       B”h 18 Tamouz 5767 Mercredi 04 Juillet 2007

    q       Paracha : Pinh’as 

    q       Evénement : 3 Semaines : Du 17 Tamouz – (Mardi 03 Juillet)- au 9 Av – (Mardi 24 Juillet).   

    Sujet : Sidra de la semaine

    Balak suit le conseil de Bila’am et attire la colère de D… sur le peuple juif, en entrainant les enfants d’israël vers la débauche et l’idolâtrie, à travers les filles de Midiane et Moav. Face à cet événement, deux attitudes voient le jour, au sein de la communauté. Le prince de la tribu de Chimon, Zimri fils de Salou vient défier Moché. Alors que la colère de D… fait ravage, et décime le peuple juif, il ose demander à Moché. Cette fille de Midiane, est-elle autoriser ou interdite ? Si tu établis qu’elle nous est interdite, qui t’as permis d’épouser ta femme (issue elle aussi d’une famille « non juive ») ?

    La démarche de Zimri semble être empreinte de bonté. Il se soucie de sa tribu, et essaie de trouver un argument qui validera la conduite dépravée du peuple. Pour autant, son attitude n’est que l’expression de la cruauté et de l’égoïsme. Il n’a que faire de susciter davantage la colère de D…, en soumettant une telle question à Moché à cet instant crucial. Il habille son irresponsabilité dans un vêtement de bonté. Il est prêt à provoquer Moché en l’interrogeant, espérant ainsi « conforter » le peuple juif dans son erreur. Son attitude est donc inappropriéé.

    A l’inverse, Pinh’as a une toute autre question à soumettre à Moché. Ne nous as-tu pas enseigné Maître, que celui qui a commerce avec une Araméenne, les zélotes peuvent le tuer ? Toi qui as enseigné cette loi, mets la en application fut la réponse de Moché. C’est ainsi que Pinh’as tua Zimri et la princesse de Midiane, au moment de leur unions. L’épidémie qui frappait le peuple juif cessa immédiatement.

    De quel esprit était animé Pinh’as au moment de cet acte ? Désirait-il sauver l’honneur de D… baffoué, en tuant Zimri ? Ou fut-il guidé par son instinct cruel, hérité de son grand-père maternel Lavan, en assassinant un des princes d’israël ? Pinh’as n’est-il pas le petit-fils de Lavan, qui avait plaisir à engraisser les veaux, pour les offrir ensuite aux idoles !

    Les deux opinions virent le jour au sein au sein du peuple juif. Certains virent en Pinh’as, un homme à l’attitude remarquable. D’autres ne crurent voir ici, qu’un homme assoiffé de sang, qui trouva l’opportunité d’assouvir son désir, en tuant Zimri.

    Face à cette hésitation inacceptable, D… enseigna à Moché combien le comportement de Pinh’as avait été noble. L’Eternel contracta avec lui une alliance, et rallia sa personne et sa descendance à la dynastie des cohanims.

    Cette analyse laisse apparaître une idée. Même si le geste de Pinh’as était emprunt de force, un crime, sa motivation première était le fruit d’une démarche constructive, sauver le peuple juif du fléau qui sévissait. A l’inverse, Zimri voulut faire croire au peuple qu’il cherchait son intérêt. Pour autant, il était animé de sentiments cruels !

    En ces moments particuliers,Que D… fasse que la paix régne sur tout le peuple juif, avec la venue de notre juste Machiah’ aujourd’hui même.

    Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih’ot Vol VIII – Sih’a I 

    MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat – MESSIEURS : aux Tefilines.

    Chaleureusement – L’équipe d’Ezra

    MYTHES DU MOYEN-ORIENT


      La situation au Proche-Orient paraît simple pour tout le monde: les Palestiniens veulent une patrie et les Musulmans veulent le contrôle de sites qu’ils considèrent comme étant sacrés. Simple, non ?
      Et bien, en tant que journaliste Arabe Américain qui s’est forgé une connaissance approfondie de la situation au Moyen-Orient, à force de commenter jets de pierres et tirs de mortiers, je peux aujourd’hui vous  assurer que la justification de la violence et des émeutes ne trouve pas son origine dans la simple revendication palestinienne à une patrie, ni dans la volonté des Musulmans de contrôler des sites qu’ils considèrent sacrés.
      Surpris ?
      Alors comment expliquer qu’avant la guerre des Six Jours en 1967, il n’y eu aucun mouvement sérieux de revendication d’indépendance palestinienne ?
        « Avant 1967 ? » me direz-vous, « les Israéliens n’occupaient pas la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem » C’est vrai. Mais durant la guerre des Six-Jours, ce n’est pas des mains des Palestiniens, ni de Yasser Arafat qu’Israël conquît la Judée, la Samarie et Jérusalem Est. Ces territoires étaient de fait occupés par le Roi Hussein de Jordanie depuis 1948. A-t-on une seule fois demandé au souverain Hachémite de restituer ces territoires aux Palestiniens ? Est-ce qu’une seule résolution de l’ONU a vu le jour à ce sujet ? Non et non. Ne vous demandez-vous pas alors pourquoi tous ces Palestiniens ont soudainement découvert leur identité nationale après qu’Israël ait gagné cette guerre ?

      La vérité est que la Palestine est un Mythe !
      Le nom Palestine est utilisé pour la première fois en l’an 135 de l’ère actuelle par l’empereur Romain Hadrien, qui, non content d’avoir éradiqué la présence juive en Judée (une présence qui durait depuis plus de 1300 ans !), non content d’avoir détruit leur Temple à Jérusalem, non content d’avoir interdit l’accès du pays aux derniers Juifs, se persuada qu’il fallait  annihiler toute trace de civilisation juive dans le pays en le débaptisant au profit d’un nom dérivé des Philistins. Les Philistins étant ce peuple auquel appartenait Goliath et que les Hébreux parvinrent à vaincre des siècles plus tôt. Ce baptême était pour les Romains une façon d’ajouter l’insulte à la blessure. Ils essayèrent également de changer le nom de Jérusalem en « Alea Capitolina », mais cela ne rencontra pas le même succès.

      La Palestine en tant qu’entité autonome n’a jamais existé au cours de l’Histoire. Jamais ! Le pays fut dominé successivement par les Romains, par les croisés Chrétiens, par les Musulmans (qui n’ont d’ailleurs jamais fait de Jérusalem une capitale pendant qu’ils occupaient le pays), par les Ottomans et, brièvement, par les Britanniques au lendemain de la première Guerre Mondiale. Dès 1917, avec la déclaration Balfour, les Britanniques s’étaient montrés favorables à céder au moins une partie du territoire au peuple Juif afin qu’ils y établissent un Etat souverain.

      Il n’existe pas de langue proprement Palestinienne. Ni même de culture spécifiquement Palestinienne. Il n’y a jamais eu de Palestine dirigée par des Palestiniens. Ces derniers sont des Arabes, et sont indissociables des Jordaniens (la Jordanie étant elle aussi une invention récente, créée de  toutes pièces en 1922 par les Britanniques). Mettez-vous bien en tête que le monde Arabe contrôle 99.9% des terres du Moyen-Orient. Israël ne représente que O,1% de la superficie régionale !
      Mais cela est déjà trop pour les Arabes. Ils veulent tout. Et c’est précisément là que se situe le noud du conflit qui les oppose à Israël.
      Avidité. Fierté. Jalousie. Convoitise. Toutes les concessions que pourrait faire Israël n’y suffiront pas.

      Qu’en est-il des lieux saints de l’Islam ?
      Il n’y en a tout simplement aucun à Jérusalem.

      Cela vous choque ? Vous pouvez l’être. Je suis persuadé que vous n’entendrez  jamais cette vérité brutale de la part d’aucun média international. C’est politiquement incorrect.
      Je sais que vous me direz : « la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem représentent le troisième lieu saint de l’Islam », après la Mecque et Médine.
      Et bien, sachez que c’est faux ! En réalité, le Coran ne fait aucune mention de Jérusalem. La Mecque est citée des centaines de fois. Médine est mentionnée un nombre incalculable de fois. Mais Jérusalem, jamais (inversement, Jérusalem est citée 669 fois dans la Torah !). Il n’existe aucune preuve historique que le prophète Mohamed se soit rendu à Jérusalem.
      Alors comment Jérusalem est-il devenu le troisième lieu saint de l’Islam ?
      Les Musulmans, aujourd’hui, se réfèrent à un vague passage du Coran, la 17ème Sourate, intitulée « le Voyage Nocturne »(1). Il y ait fait état d’un rêve de Mohammed qui fut transporté de nuit « du temple sacré au temple le plus éloigné dont nous avons béni l’enceinte ». Au septième siècle, des Musulmans ont identifié les deux temples mentionnés dans ce verset comme étant la Mecque et Jérusalem. Voilà à quoi tient la connexion si étroite entre l’Islam et Jérusalem – connexion faite de rêve, d’imagination, d’interprétations et de mythe. Parallèlement, le peuple Juif voit son enracinement à Jérusalem remonter jusqu’à l’époque du patriarche Abraham.

      La dernière vague de violence qui sévit en Israël a eu comme origine, dit-on, la visite du chef du Parti Likoud Ariel Sharon sur le Mont du Temple, là où se trouvent les fondations du Temple construit par Salomon.
      C’est le site le plus saint du judaïsme.
      Sharon et son entourage y furent  accueillis à coups de jets de pierres et d’insultes. Je sais à quoi cela ressemble. J’y étais. Pouvez-vous imaginer ce que ressentent les Juifs  lorsqu’ils sont menacés, lapidés et tenus éloignés du lieu le plus saint du judaïsme ?
      Alors, me direz-vous, quelle est la solution pour apporter la paix dans ce  Moyen-Orient ? Franchement, je ne pense pas qu’un homme aujourd’hui puisse se prévaloir de détenir une solution durable. Mais s’il y en a une, elle se doit de commencer par rétablir la Vérité. La poursuite des mensonges n’apportera que plus de chaos. Continuer à mépriser un droit légitime vieux de 6,000 ans pour les Juifs, de surcroît renforcé par des preuves historiques et archéologiques éclatantes, en les confrontant à de fausses  revendications, ne pourra que donner une mauvaise réputation à cette diplomatie de menteurs.

      Note
      (1)  Mais existe-t-il une base solide qui prouverait qu’il est ici parlé de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem ? La réponse est : Non !. Au temps de Mahomet, qui mourut en 555 après Jésus Christ, Jérusalem était une ville chrétienne du royaume byzantin. Elle ne fut conquise que en l’an 732 par les omeyades par le calife Omar qui fit de Jerusalem une capitale administrative ( voir dossier archeologie dans migdal)
      Durant cette période, il n’y avait que des églises dans la ville et sur le Mont du Temple se trouvait une synagogue. Vers l’an 750, soit 200 ans après la mort de Mahomet, elle fut transformée en mosquée et appelée al-Aqsa uniquement par manque de place. Mahomet ne pouvait donc pas penser à cette mosquée quand ces descendants ecrivirent le Coran, puisqu’elle n’existait pas.
      D’ailleurs Mahomet n’éprouvait pas de sympathie particulière pour Jérusalem.  Il permit à ces fidèles de prier tournés vers Jérusalem pendant quelques mois, pensant ainsi convaincre les juifs de se tourner
      vers l’islam. La  tentative ayant échoué, il prononça, l’interdiction de prier en direction de Jérusalem.
      Cette ville ne fut jamais pour les musulmans un lieu saint.

      Francis NADIZI, islamologue
      Par Joseph Farah, journaliste Arabe Américain
       
      www.worldnetdaily.com

    les 3 semaines

    GENERATION 
    GUEOULA

     
    Machiah’ Arrive ! Le Saviez-Vous
    ?

    «Le mois de Tamouz est nommé « mois de la délivrance »
     dans la h’assidout»

    Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre  
    « lettre de Thora » !

                     « C’est à vous maintenant, de faire tout ce qui est en votre
     pouvoir, afin que Machiah’ vienne ! » (28 nissan 5751)             

    q       B”h 16 Tamouz 5767 Lundi 02 Juillet 2007

    q       Paracha : Pinh’as 

    q       Evénement : Jeûne du 17 Tamouz – Mardi 03 Juillet- Début du jeûne : 3h10 /
     Fin du jeûne : 22 h 55   

    Sujet : Du 17 Tamouz au 9 Av

    Dans le talmud Yerouchalmi, traité Taanit (chap 4, loi 5), nos sages 
    définissent la période qui s’étend du 17 tamouz au 9 av, comme un
    intervalle 
    de 21 jours, concerné par des lois particulières.

    Pour notre part, il est de coutume dans notre peuple d’assimiler cette période,
     à celle des
    « 3 semaines ».
    Pour  quelle raison, les sages de notre peuple ont
     
    choisi de nommer cette période de la sorte?

    D… met en application la thora qu’Il nous a donné. Selon la loi juive, il est 
    interdit
    de détruire une synaguogue. Serait-ce pour la plus grande mitsva,
     nul n’est autorisé à porter la main sur un lieu de prière. Le seul cas où
     la loi autorise une telle attitude est, lorsqu’elle a pour but de donner le 
    jour à une
    plus belle synaguogue. La destruction n’est plus
    perçue par 
    la loi comme telle. Chaque coup de pioche qui amenuise le précédent 
    édifice, est analysé comme la
    construction
    du nouvel édifice. En broyant
     pierre après pierre cette « ancienne » demeure, nous construisons
    coup 
    après coup
    la « nouvelle » maison de D… . La destruction de « l’ancienne »
     synaguogue est vue par la loi juive, comme
    faisant partie
    de la construction
     de la « nouvelle » maison de prière.

    C’est pourquoi cette entreprise est autorisée par la loi. Elle ne l’aurait
     pas été autrement ( cf mordeh’i- traité meguila chap 4).

    C’est dans cet esprit que D… a détruit les deux premiers temples. Afin de 
    nous offrir à chaque fois une demeure
    plus belle. Le second temple dura
    plus
     longtemps
    que le premier (420 ans contre 410 ans). Tandis que le troisième
     temple sera
    éternel, nous enseignent nos sages.    

    En nommant l’intervalle qui s’étend du 17 tamouz au 9 av, « les 3 semaines »,
     les sages de notre peuple ont voulu « 
    crier » à D… leur attente
    . Tu n’as pu
     
    détruire ces deux maisons, qu’à l’unique condition d’en construire
    une 
    autre
    plus belle. Nous le savons, car c’est Ta loi qui nous l’enseigne. Réalise
     pleinement ta promesse en cette période où tu as posé les premières
     bases de cette ultime construction, en détruisant les deux premiers temples.

    C’est pourquoi les sages ont nommé cette période du nom des « 3 semaines »
    Son appellation
    (trois comme troisème temple) rappelle à D…,
    qu’Il doit nous
     construire le beth hamikdach, comme il s’y est engagé.

    Que D… fasse que nous ayons le mérite de voir le troisième temple
     reconstruit au plus tôt, avec la venue de notre juste Machiah’.        

    Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Sefer Hassih’ot 5748 Vol II – Paracha Pinh’as. 

    MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat – 
    MESSIEURS : aux Tefilines.


    Chaleureusement – L’équipe d’Ezra

    בס » ד
    LA VERITE SUR LA « PALESTINE »!
    Voici quelques faits parmi tant d’autres, documentés de façon incontestable par l’ensemble des historiens de bonne foi.

    JERUSALEM ET NATION :

    1.. ISRAËL est devenue une nation en 1312 avant J.C, soit 2000 ans avant même la naissance de l’Islam

    2.. Jamais aucune entité géographique et politique indépendante, aucun pays, ne s’est intitulée « PALESTINE » au cours de l’histoire. Par extension aucun peuple ne s’est jamais appelé « PALESTINIEN ».

    3.. Les arabes de la « région » du Moyen Orient dénommée « PALESTINE » n’ont commence a s’identifier comme faisant partie d’un peuple « PALESTINIEN » que dans la 2eme moitie du 20eme siècle.

    4.. Depuis la conquête juive de 1272 avant J.C, les juifs ont établi leur nation sur cette terre et la nation juive y a prospère pendant 1000 ans, avec JERUSALEM comme capitale.

    5.. La présence juive sur la terre d’ISRAËL a été constante et ininterrompue pendant 3300 ans.

    6.. JERUSALEM n’a jamais été la capitale d’aucun état arabe ou musulman.

    7.. Même lorsque les Jordaniens occupaient JERUSALEM, ils n’ont jamais envisagé d’en faire leur capitale.

    8.. Durant la souveraineté Jordanienne sur JERUSALEM (19 ans), jamais un homme d’état arabe ne l’a visitée.

    9.. JERUSALEM est mentionnée plus de 700 fois dans le TANA’H, le livre saint du judaïsme.

    10.. JERUSALEM n’est pas mentionnée une seule fois dans le Coran.

    11.. JERUSALEM fut fondée par le ROI DAVID

    12.. Jamais MAHOMET n’a visité JERUSALEM.

    13.. Les juifs du monde entier prient en se tournant vers JERUSALEM.

    14.. Les musulmans pour prier tournent le dos à JERUSALEM.

    LES REFUGIES JUIFS ET ARABES :

    15.. Pendant la guerre Israélo-Arabe de 1948, les arabes ont été encouragés à fuir ISRAËL par les leaders arabes et en particulier le grand Mufti de JERUSALEM, allié d’ Hitler et son hôte a Berlin pendant la guerre 39-45

    16.. Les appels radio du Mufti annonçaient clairement le massacre de tous les juifs se trouvant en ISRAËL lors de l’invasion imminente par les armées arabes, ainsi que celui des Arabes qui auraient refusé de fuir et seraient considérés comme « collaborateurs ».

    17.. Il est honnête de rappeler que certains arabes, qui en ont eu connaissance, ont également fui suite au massacre de 300 personnes dans le village de DEIR YASSIN perpétré en représailles par le groupe STERN suite à l’assassinat de plusieurs des leurs par des éléments du village.

    18.. 70% des arabes ont ainsi quitte ISRAËL sans avoir jamais vu un soldat juif ou entendu parler de DEIR YASSIN.

    19.. 450 000 arabes sont réputés avoir ainsi fui ISRAËL en 1948.

    20.. Subséquemment 650 000 juifs ont été contraints de fuir les pays arabes, à la suite de brutalités, de persécutions, d’exactions et de pogromes, faits largement occultés par les bonnes ames si promptes à prendre fait et cause pour les réfugiés arabes.

    21.. Ce nombre doit être porte à 1 000 000 si on y ajoute les juifs d’Algérie, de Tunisie et du Maroc.

    22.. Les juifs vivaient dans ces pays parfois depuis 2000 ans et y possédaient des richesses dont ils ont été intégralement spoliés. Il est largement prouvé que les juifs étaient le véritable moteur économique des pays arabes jusqu’à leur expulsion.

    23.. Parler exclusivement du problème des « REFUGIES PALESTINIENS » est une distorsion intentionnelle et pernicieuse de l’histoire destinée à masquer le problème des « REFUGIES » au sens large, qui doit inclure les « REFUGIES JUIFS » et le problème des compensations faramineuses qu’ils sont en droit de réclamer.

    24.. Mais un REFUGIE JUIF a probablement moins de droits qu’un REFUGIE ARABE, dans l’esprit des bonnes ames qui vilipendent ISRAËL

    25.. Les réfugiés arabes ont été INTENTIONNELLEMENT parqués dans des camps par leurs « frères arabes » dans les pays dans lesquels ils avaient fui, afin de servir d’arme politique.

    26.. Ils n’ont jamais été intégrés dans leurs pays d’accueil malgré l’immensité des territoires arabes non utilisés et les fabuleuses richesses dérivées des revenus pétroliers dont ils disposaient et disposent encore.

    27.. Sur les 100 000 000 réfugiés dans le monde depuis la 2eme guerre mondiale, le groupe des réfugiés dit « PALESTINIEN » est le seul qui n’ait jamais été absorbé par les siens.

    28.. Les réfugiés juifs, rescapés des camps de la mort Hitlériens dans un premier temps, puis de plus de cent autres pays ont été intégralement absorbés en ISRAËL, un pays plus petit que l’état du New Jersey, couvrant 0,8% de la région dite du « Moyen Orient » ou dans d’autres pays d’accueil, ou ils se sont intégrés en participant au développement de leur nouvelle nation.

    PROTECTION ET DROITS RELIGIEUX :

    29.. Lors de la domination Jordanienne sur JERUSALEM, l’intégralité des lieux saints juifs ont été profanés et détruits. 58 synagogues, pour certaines d’une valeur architecturale et sacrée inestimables ont ainsi été anéanties.

    30.. Les tombes juives arrachées des cimetières ont été utilisées pour paver les routes et construire les urinoirs publics. (Cimetière du Mont des Oliviers entre autres)

    31.. Témoin de cette ignominie, l’ONU est curieusement restée silencieuse, elle si prompte à condamner ISRAËL en toute occasion. La vérité ne fut connue qu’en 1967 après la guerre des 6 jours.

    32.. Les juifs ont été interdits d’accès à leurs lieux de culte les plus sacrés en territoire arabe et en particulier à JERUSALEM. Politique d’apartheid, largement entérinée par l’ONU présente dans la ville.

    33.. Sous la juridiction ISRAÉLIENNE, tous les lieux de cultes, musulmans ou chrétiens ont été préservés, protégés et sont totalement libres d’accès pour toutes les religions.

    34.. Sur les 175 résolutions votées par le Conseil de Sécurité de l’ONU avant 1990, 97 l’ont été contre ISRAËL..

    35.. Sur les 690 résolutions votées par l’Assemblée Générale des Nations Unies avant 1990, 429 l’ont été contre ISRAËL…

    MALGRE 2000 ANS DE PERSECUSSIONS ET L’ABOMINATION DE LA SHOAH, LE MONDE N’A PAS CHANGE ET L’ETAT D’ISRAËL EST DEVENU LE « JUIF » DES NATIONS

    LES TEMPS ACTUELS SONT AUSSI INCERTAINS ET DANGEREUX POUR LE PEUPLE JUIF QUE LES EPOQUES PASSEES

    QUE DIRONS NOUS A NOS PETITS ENFANTS, DE NOTRE ACTION ET DE NOTRE ENGAGEMENT LORSQUE NOUS AVIONS L’OPPORTUNITE DE REVELER LA VERITE ET DE NOUS BATTRE POUR LA FAIRE CONNAITRE ?

    LA VERITE ET LA CAUSE DE LA PAIX SONT DES VALEURS UNIVERSELLES QUE NOUS DEVONS TOUS PARTAGER.

    JUIFS OU NON-JUIFS, QU’ELLE IMPORTANCE ? L’ANALYSE OBJECTIVE ET LE COURAGE INTELLECTUEL N’ONT PAS DE RELIGION.

    TOUT LE MONDE DOIT ETRE INFORME AVANT DE SE FAIRE UNE OPINION HONNETE, NON PARTISANE, JUSTE ET HISTORIQUEMENT CORRECTE

    POUR LES FEMMES JUIVES

    DIEU DIT A MOSHE

    PARLE A LA MAISON DE YAACOV…..PUIS AUX ENFANTS D’ISRAEL

    CECI NOUS MONTRE A QUEL POINT HACHEM LES AIME

    LE CHABBAT FAISANT LES ‘HALOT

    AVEC AMOUR ALLUMANT LES NEROT

    CHAQUE JOUR ELLES FONT DES MITSVOT

    QUI PEUT RIVALISER AVEC ELLES

    QU’ELLES SONT BELLES LES FEMMES D’ISRAEL

    CES FEMMES VAILLANTES ET VERTUEUSES

    N’ONT PAS EU PEUR DU PHARAON

    ELLES ONT ETE TRES COURAGEUSES

    SE FAIRE BELLES POUR AVOIR DES GARCONS

    QUE YOHEBED ET MYRIAM

    PROTEGEAIENT DU DECRET INFAME

    NOYER LES ENFANTS DANS LE NIL

    IMPOSSIBLE, LES FEMMES HEBREUES SONT HABILES

    CAR AVANT QUE NOUS SOYONS A LEURS CHEVETS

    ELLES SONT DEJA DELIVREES

    QUI PEUT RIVALISER AVEC ELLES

    QU’ELLES SONT BELLES LES FEMMES D’ISRAEL

    QUITTANT L’EGYPTE A LA HATE

    ELLES N’ONT PAS PU FAIRE LEVER LA PATE

    CE SONT DONC LESMATZOT

    TOUTES PLATES

    QU’ELLES EMPORTENT

    SEULS LES HOMMES PORTENT UN BATON A LA MAIN

    ET LA CEINTURE AUX REINS

    LES FEMMES EMPORTANT LA BELLE VAISELLE

    C’EST LE BUTIN PRIS AU PHARAON

    BIEN SURS SANS OUBLIER LES TAMBOURINS

    QUI PEUT RIVALISER AVEC ELLES

    QU’ELLES SONT BELLES LES FEMMES D’ISRAEL

    ELLES PRIENT TOUJOURS AVEC FERVEUR

    POUR QUE LEURS ENFANTS GRANDISSENT DANS LA JOIE

    ET QU’ILS ETUDIENT LA THORA

    AVEC LA CRAINTE DU CREATEUR

    EN CHAQUE CIRCONSTANCE, EN CHAQUE EPREUVE

    QUEL COURAGE? QUEL DON DE SOI

    ET CHAQUE FOIS ELLES FONT LA PREUVE

    QU’ELLES ONT LA FOI

    PAS DE BIJOUX POUR LE « VEAU D’OR

    MAIS LEURS BIJOUX POUR LE MIOCHKAN

    ALORS HACHEM DE SES TRESORS

    OFFRE LE ‘HOCH ‘HODECH AUX FEMMES

    QUI PEUT RIVALISER AVEC ELLES

    QU’ELLES SONT BELLES LES FEMMES  D’ISRAEL

    REVEILLEZ VOUS FEMMES VAILLANTES

    PRENEZ EN MAIN VOS TAMBOURINS

    PARES D’ETOILES SCINTILLANTES

    CAR AVEC DESCHANTS ET DESDANSES

    NOUS AURONS LA DELIVRANCE

    LERABBI NOUS L’A PROMIS

    DEPUIS LE SEVEN SEVENTY

    AVEC NOS FILS ET NOS FILLES

    NOS VIEILLARDS, TOUS ENSEMBLE

    NOUS IRONS CONSTRUIRE LE TEMPLE

    NOUS MARCHERONS LA TETE HAUTE

    D’UN PAS TRANQUILLE ET LESTE

    SUR LES NUEES CELESTES

    AVEC MACHIAH A NOTRE TETE

    VERS LA VILLE SAINTE? LA MONTAGNE SAINTE

    « SI JE T’OUBLIES JERUSALEM »

    QUI PEUT RIVALISER AVEC ELLE

    VILLE DE PAIX, VILLE ETERNELLE

    OU VIENDRA RESIDER HACHEM

    AMEN

    MALKA DE L’ECOLE DES FEMMES (LOUBAVITCH)

    qu’est ce que le 17 tamouz

    tiree de la sidra de la semaine beth loubavitch
    le coin de la hala’ha

    CETTE ANNEE, LE JEUNE DE 17 TAMOUZ EST LE MARDI 3 JUILLET 2007
    ON NE MANGE NI NE BOIT DEPUIS LE MATIN (3 H 10 HEURE DE PARIS JUSQU’A LA TOMBEE DE LA NUIT (22H 55  A  PARIS)
    C’EST LE JOUR QUE MOCHE RABBENOU (MOISE NOTRE MAITRE) BRISA LES PREMIERES TABLES
    DE LA LOI A LA SUITE DU PECHE DU VEAU D’OR. BIEN PLUS TARD, LE ACRIFICE QUOTIDIEN FUT INTERROMPU LORS DU SIEGE DE JERUSALEM.
    UNE PREMIERE BRECHE APPARUT CE JOUR LA DANS LES MURAILLES DE LA VILLE SAINTE.
    ENFIN, APOSTOMOS INSTALLA UNE IDOLE DANS LE TEMPLE ET BRULA UN ROULEAU DE LA THORA,  TOUJOURS UN 17 TAMOUZ 
    DURANT LES TROIS SEMAINES SUIVANTES, JUSQU’AU 9 AV (MARDI 24 JUILLET 2007)ON  AUGMENTE LES DONS A LA STEDAKA
    ON EVITE D’ACHETER DE NOUVEAUX VETEMENTS ET ON NE PRONONCE PAS LA BENEDICTION « CHEHE’HEANOU » . ON NE SE COUPE PAS LES CHEVEUX ET ON NE CELEBRE PAS DE MALRIAGE
    ON EVITE DE PASSER EN JUGEMENT
    SUITE A L’APPEL DU RABBI, A PARTIR DU 17 TAMOUZ. NOUS INTENSIFIONS L’ETUDE DES LOIS DE LA CONSTRUCTION DU TEMPLE DANS LE LIVRE D’EZECHIEL, LE TRAITE TALMUDIQUE MIDOT ET LE RAMBAM-MAIMONIDE) DURANT LES NEUF JOURS QUI PRECEDENT LE 9 AV ( A PARTIR DU DIMANCHE SOIR 15 JUILLET 2007) ON NE MANGE PAS DE VIANDE ET ON NE BOIT PAS DE VIN
    PAR CONTRE, ON ASSISTERA A UN SIYOUM (OU L’ON L’ECOUTERA A LA RADIO) CE QUI EST UNE JOIE PERMISE DURANT CETTE PERIODE
    FL

    GENERATION GUEOULA
     
    Machiah’ Arrive ! Le Saviez-Vous ?

    «Le mois de Tamouz porte est nommé « mois de la délivrance » »

    Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre  « lettre de Thora » !

                     « C’est à vous maintenant, de faire tout ce qui est en votre pouvoir, afin que Machiah’ vienne ! » (28 nissan 5751)             

    q       B”h11 Tamouz 5767Mercredi 27 Juin 2007

    q       Paracha : Balak 

    q       Evénement : 12-13 Tamouz – Jeudi 28 -Vendredi 29 Juin : Rabbi Yossef Itsh’ak est définitivement libéré de ses geôliers

    Sujet : Sidra de la semaine

    Le 12 tamouz 5687 (1927), Rabbi Yossef Itsh’ak est libéré de ses geôliers. Il quitte sa terre d’exil Kostroma où il n’a résidé que neuf jours, pour retrouver sa famille qui vit en Russie. En 5688 (1928), il nous enseigne que la libération qu’il a connu l’an passé n’est pas seulement un bienfait personnel. « Chaque personne qui chérit la thora, comme toute être humain qui appartient au peuple juif ont été délivré le 12 tamouz 5687 (1927) ».

    A travers cette libération physique, c’est l’âme de chacun des membres de notre peuple qui a pu redécouvrir ses valeurs juives. Ce jour, nous nous sommes sentis plus proches de notre créateur.

    « Je dors, mais mon cœur est éveillé ». C’est ainsi que la thora décrit notre situation en exil. « Je dors » : nous avons parfois oublié de mettre en application tous les enseignements de notre thora. Pour autant « mon cœur est éveillé » : mon âme est constamment unie à sa source, à son créateur, à D… .

    Ce 12 tamour 5687 (1927), chacun d’entre nous s’est « réveillé ». Nous avons réalisé à combien nous nous étions égarés, en ne mettant pas en application tous les commandements de la thora. Ce jour, notre comportement est redevenu en adéquation avec les aspirations de notre âme, «  mon cœur est (toujours) éveillé ».

    Chaque année, le 12 tamouz porte en lui les ingrédients bénis qui firent du 12 tamouz 5687 (1927) un jour de libération pour tout le peuple juif. Rabbi Yossef Itsh’ak enseigna en 5688 (1928) que ce jour devait être mis à profit pour « renforcer l’étude de la thora, et le judaïsme dans chaque endroit selon ses spécificités ».

    Mettons donc à profit ce 12 tamouz pour débuter une nouvelle étude de thora, et pour prendre sur nous une mitsva supplémentaire. Ces efforts à n’en pas douter, nous ouvriront les portes de la bénédiction matériellement et spirituellement, et nous donneront le mérite de voir le juste Machiah’ venir nous délivrer de cet exil.            

    Issu de plusieurs Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih’ot Vol XXXIII, Sih’a II et autres. 

    MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat – MESSIEURS : aux Tefilines.

    Chaleureusement – L’équipe d’Ezra

    SUJET : La Hassidout à la portée de tous

    TITRE : Treizième leçon

    Nos Maîtres disent que le monde a été créé selon le modèle de la Torah.

    Puisqu’il existe, dans notre monde, deux dimensions, l’une voilée (bien que présente), l’Essence de Dieu, le Tétragramme et l’autre dévoilée, le rayonnement de Dieu, appelé Elokim, il existe aussi, nécessairement, ces deux dimensions à l’intérieur de la Torah.

    Il s’agit, bien sûr, de la partie cachée et voilée de la Torah, appelée, le Sod et l’autre partie, dévoilée, appelée le Talmud.

    Le Sod est au niveau du Nom représentant l’Essence de Dieu, le Tétragramme et le Talmud au niveau du rayonnement de Dieu appelé Elokim.

    Cet à ce niveau précis qu’il faut se rappeler ce qui a été dit plus haut.

    L’Essence ne s’est pas retirée du monde mais ce trouve à l’intérieur du monde, seulement voilée et cachée.

    Aussi, il est absolument faux de croire que les secrets de la Torah, le Sod, sont un aspect différent, éloigné et autre que celui représenté par le Talmud.

    De la même manière que l’Essence de Dieu se trouve exactement, au même endroit que Son rayonnement et c’est ce que nous affirmons en disant: « Hachem hou ha Elokim ».

    Les secrets de la Torah se trouvent à l’intérieur du Talmud et de l’aspect dévoilé de la Torah.

    Mais plus encore, les vrais secrets de la Torah se trouvent dans le Talmud et la dimension dévoilée, plus que partout ailleurs, c’est-à-dire qu’il y a plus de secrets encore dans le Talmud que dans le Zohar, lui-même.

    Comme les rayons du soleil qui ne sont que l’émanation de la boule elle-même et ne peuvent exister sans elle, tous les enseignements de la partie dévoilée de la Torah ne sont que le rayonnement des secrets.

    La Torah est comme un soleil: sa boule est le Sod et ses rayons, le Talmud.

    De la même manière que les rayons du soleil transforment la chaleur et la luminosité du départ, le Talmud transforme les secrets de la Torah pour les exprimer différemment, selon un langage et une forme nouvelle.

    Mais cette transformation ne signifie pas qu’il y a « autre chose » car il n’y a aucune coupure entre les rayons et la boule, entre le Sod et le Talmud, entre Hachem et Elokim.

    On peut comprendre qu’il y a deux approches, deux écoles, qui perdent le sens de l’Unité profonde qui existe à l’intérieur du monde et de la Torah.

    Ceux qui ne reconnaissent que la grandeur et la suprématie du Talmud et considèrent la dimension cachée comme une « autre Torah », différente et qui n’a rien à voir avec la première.

    Et ceux qui étudient essentiellement le Zohar et la Kabala en considérant l’étude du Talmud comme la « sagesse populaire des âmes standards ».

    C’est à ce niveau que la Hassidout prend tout son sens.

    Elle refuse de voir un antagonisme entre la Kabala et le Talmud, entre les secrets et la Loi.

    Elle va chercher à l’intérieur du monde et du Talmud la véritable lumière des secrets et révèle que l’Essence et le rayonnement ne font qu’un, puisque « Hachem hou ha Elokim ».

    Pour l’instant, dans le monde de l’exil, nous croyons encore que les secrets se trouvent « au dessus » du Talmud et nous allons les chercher dans la partie du Sod, puisque nous sommes incapables de les trouver et de les dévoiler « en bas », dans ce monde et dans le Talmud.

    Mais dans le monde de la Délivrance, lorsque tout reviendra à l’Unité et que l’Essence se dévoilera à l’endroit du rayonnement, nous seront alors capables de « retrouver la Loi » dans l’étude du Zohar et de retrouver les secrets dans celle d’une page de Guémara.

    Dans ce monde où « la matière se spiritualisera et où le spirituel se matérialisera »; Hachem et Elokim ne feront plus qu’Un.

    Dimanche 24 juin 2007

    david et goliath be ivrit CLIQUER ICI POUR VOIR LA VIDEO

    SOUVENEZ VOUS DAVID (ISRAEL)
    goliath (TOUTES LES NATIONS ARABES)
    QUI A GAGNE ?
    david grace a sa emouna
    LIZKOR MI DAVID (ERETZ ISRAEL)
    MI GOLIATH (HA FALESTINIM ET VE KOL MEDINOT ARAVIOTS)
    MI HA MENATZEAR 
    DAVID  LE EMOUNA CHELO BA HACHEM

    Samedi 16 juin 2007

    contes pour enfants

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    CONTES DE NOTRE GAONIM


    Contes de notre Gaonim
    Rabbin Pinchas de Koritz
    L’accusation fausse
    Le chercheur de la vie
    Le Chef de l’espoir
    L’anneau a valu la peine davantage
    La joie d’accomplir un Mitzva
    Comment un farceur a sauvé les juifs dans une ville
    Une famille juive appelée Satan
    La piété d’une sauge
    G-d est la meilleure caution
    Le cadeau royal
    Humilité
    La méthode de donner la charité
    L’hôtelier malhonnête
    Un goût du froid

    merci a torahtots

    http://www.youtube.com/watch?v=pDs9j7kWsek

    cliquer pour voir la video merci

    Autour de la figure d’Hérode

    Michel Remaud


    Beaucoup de revues et de sites Internet ont fait écho, de façon plus ou moins approximative, à la découverte de ce qui est très vraisemblablement le tombeau d’Hérode, et plusieurs d’entre eux ont fait un amalgame plus ou moins réussi entre le compte-rendu de cette découverte et l’histoire du massacre des innocents (Mt 2,16-18), auquel le professeur Ehud Netser, sauf erreur, n’a pas fait allusion dans sa conférence de presse. C’est du moins l’occasion d’évoquer l’arrière-fond de cet épisode dans la tradition juive.

    Découverte archéologique : le tombeau d’Hérode

    Michel Remaud

    La découverte récente du tombeau d’Hérode le Grand résout une des énigmes auxquelles les archéologues se heurtaient depuis plus de trente ans

    lire

    Le livre de l’Exode raconte comment Pharaon, inquiet de voir les Hébreux se multiplier en Égypte, avait décidé l’extermination de tous les nouveaux-nés de sexe masculin (Ex 2,8-16). Dans le texte biblique, il s’agit d’une simple mesure d’ordre en quelque sorte démographique, destinée à empêcher le peuple hébreu de proliférer. Les sources juives anciennes ont amplifié ce récit en lui donnant une toute autre signification. On trouve par exemple dans un targum cette paraphrase du verset 1,15 de l’Exode : « Or Pharaon dit (que tandis qu’) il dormait il avait vu dans son songe que tout le pays d’Égypte était posé sur le plateau d’une balance et un agneau, le petit d’une brebis, sur l’autre plateau de la balance et le plateau où se trouvait l’agneau s’abaissait. Aussitôt il envoya quérir tous les magiciens d’Égypte et leur confia son songe. Immédiatement Jannès el Jambrès, chefs des magiciens, ouvrirent la bouche et dirent à Pharaon : “Un fils est destiné à naître dans l’assemblée d’Israël par le moyen de qui toute la terre d’Égypte est destinée à être dévastée.” C’est pourquoi Pharaon, le roi d’Égypte, avisa et dit aux accoucheuses juives etc. » (Traduction R. Le Déaut). D’autres sources présentent des variantes qu’il n’est pas question de transcrire ici, mais qui confirment cette réinterprétation du texte biblique : si Pharaon décide l’extermination de tous les nouveaux-nés, c’est pour éliminer celui d’entre eux qui constitue une menace pour son propre pouvoir.

    On peut aisément faire le parallèle entre Pharaon et le roi Hérode, les magiciens consultés par le premier et les scribes interrogés par le second, Moïse et Jésus, qui échappent l’un et l’autre au massacre qui avait pour but de les éliminer, tandis que des enfants innocents sont exterminés. Il serait hautement invraisemblable que ce rapprochement soit fortuit, alors que Matthieu ne cesse de mettre en lumière, dans son évangile, les rapprochements entre Moïse et Jésus. Ajoutons que les noms des magiciens, dont le livre de l’Exode ne dit rien, se retrouvent dans la deuxième épître à Timothée (3,8), signe de l’antiquité de cette tradition.

    Il n’entre pas dans notre propos de discuter l’authenticité de l’épisode de la visite des mages et du massacre des innocents. Relevons seulement que ces récits s’inscrivent parfaitement dans l’histoire et la géographie. L’Hérodium, dont Hérode avait fait une de ses résidences, ne se trouve qu’à sept kilomètres de Bethléem, et l’on peut dire qu’Hérode avait fait du massacre des innocents une de ses spécialités, faisant mourir ceux qu’il soupçonnait de menacer son pouvoir, à commencer par ses propres fils. Flavius Josèphe nous raconte même quelle mesure il avait imaginée pour que son peuple pleure sa mort. Sachant à quel point il était détesté, il n’ignorait pas que sa disparition serait inévitablement cause de joie. Il avait donc ordonné de rassembler tous les notables dans l’hippodrome de Jéricho, sans leur révéler la raison de cette convocation, et de les tuer tous dès qu’il serait mort, afin qu’il n’y eût « personne dans tout son royaume qui ne répandit des larmes » à la nouvelle de son trépas. L’historien ajoute que l’ordre ne fut pas exécuté, la sœur et le beau-frère d’Hérode ayant pris l’initiative de faire libérer au dernier moment les notables enfermés.

    Et Flavius de conclure : « … il ne s’est jamais vu une si épouvantable inhumanité que la sienne, de vouloir, lorsqu’il était prêt d’abandonner la vie, qu’il n’y eût point de famille où quelqu’un des principaux ne souffrît la mort par son ordre, afin que le royaume se trouvât en même temps tout en deuil, sans pardonner à ceux même qui ne l’avaient point offensé et dont il n’avait aucun sujet de se plaindre ; au lieu que, pour peu que l’on ait de bonté, on pardonne à ses ennemis lorsque l’on se trouve réduit en cet état. »


     

     

    TORAH STUDIES: Parshat Korach‎

    De : Chabad.org


    « BH »

    Sivan 27, 5767 * June 13, 2007

    =========================
    T O R A H S T U D I E S
    =========================

    Parshat Korach
    ————–

    The Sidra of Korach concerns the revolt of Korach and his

    followers against the Priesthood of Aaron and his sons. But

    what exactly was Korach’s aim? On the one hand, he voiced

    protest against the whole institution of priesthood or at

    least against its carrying any special status. On the other,

    it is clear from the narrative that he was seeking the High

    Priesthood for himself. Can we make sense of his apparently

    contradictory aims? This is the central point of the Sicha’s

    inquiry. And as a result of its analysis we can understand two

    further difficulties: Why “Korach,” the name of an inciter to

    dissent, is eternalized by making it the name of one of the

    sections of the Torah, and why this one Sidra contains two such

    seemingly opposite themes: Korach’s revolt, and the conferring of

    the “twenty-four Gifts of Priesthood” on Aaron.

    1. Themes and Oppositions

    Each of the 53 Sidrot of the Five Books of Moses has a central

    theme: One that is carried through each of its verses, from first

    to last, and which is suggested in the name it bears. This connecting

    motif is so strong, that the thematic link between the first and last

    verses of a Sidra is stronger than that between the ending of one Sidra

    and the beginning of the next, even though it may continue what appears

    to be the same narrative. In fact, the very existence of a break between

    two Sidrot indicates that there is some discontinuity between them

    sometimes going so far as to point out an opposition: As we see in the

    ending of Beha’alotecha, where Miriam was punished for her evil report

    against Moses; and the beginning of Shelach, where the spies about to be

    sent to Israel saw the punishment and did not take heed of it, ultimately

    to repeat the sin.

    On the face of it, this general rule seems hard to apply to the Sidra of

    Korach, which begins with the accusation of Korach and his followers

    against Aaron and the priesthood: And ends with G-d giving the

    “twenty-four Gifts of Priesthood.” The initial accusation and the

    ultimate validation seem to stand as opposites to one another; and

    yet it is not merely that the latter is the outcome of the former.

    Rather, we must search for a way in which the “Gifts of Priesthood”

    are an integral

    part of the story of Korach. For the Sidra is called by his name—and

    this is where the core of the Sidra lies.

    But the search is beset by this problem: The insurrection of Korach

    was an opposition to the priesthood, as it stood in the hands of Aaron

    while the “twenty-four Gifts” were, as Rashi says, a way of “writing

    and sealing and recording in the court” the gift of priesthood to him.

    2. The Name of Korach

    There is an additional difficulty. How came the Sidra to be called

    Korach in the first place? For, on the verse “The name of the wicked

    shall rot” the Talmud comments, “Their names shall decay for we do no

    mention (the wicked) by name.” If we should not mention the wicked by

    name in ordinary conversation, still less should a Sidra of the Torah

    be named after one of them, for this is a way of perpetuating a name.

    And there is no saving grace in Korach, for though, as Rashi tells us,

    his sons repented, he himself did not. In the name itself there is n

    hint of righteousness: It means a bald spot, and as the Midrash explains

    it has the connotation of making divisions—creating a bald spot between

    two factions where previously there had been unity.

    Rambam writes that the Torah “was given to make peace in the world.” How

    then should a portion of it be called by a name that suggests divisiveness?

    3. Korach’s Claim

    And finally, there is an apparent inconsistency in the very claim that

    Korach made. On the one hand it appears that he was set against the very

    institution of the priesthood, or at least its special status, for he said:

    “For all the congregation is holy, and the L-rd dwells in their midst;

    and why therefore do you elevate yourselves above the congregation of

    the L-rd?” On the other hand, it was apparent that Korach and his follower

    sought the priesthood for themselves, as Moses explicitly says to them.

    One explanation is that they did not want the status of the priesthood to be abolished, merely that they did not want it confined to Aaron. They wanted many High Priests; they sought to be included in that rank. And yet it is clear from Rashi’s commentary that Korach sought the High Priesthood for himself alone: He thought that he alone would be vindicated in the trial that the accusers were to undergo. If he had this ambition, why then did he say, “Why do you elevate yourselves?”—for he had reason to wish to see the priesthood elevated.

    4. The Firmament which Divides the Waters

    The opening words of our Sidra, “And Korach took,” are translated in the

    Targum as “And Korach divided,” and in the book Noam Elimelech, Rabbi

    Elimelech of Liszensk compares Korach’s dissension to the firmament

    which G-d created on the second day to divide between the higher and

    lower waters.

    What is the analogy? One difference between the priests and the rest of

    the children of Israel was that the priests were withdrawn from the affairs

    of the world and entirely taken up with their holy office. Especially

    the High Priest (against whom Korach’s accusation was primarily intended)

    of whom it is written that “he shall not depart from the Sanctuary.”

    But despite this, he was not uninvolved with the rest of the people:

    On the contrary, he exercised his influence over them all, drawing them

    up to his own level of holiness. This was symbolized by the kindling of

    the seven branches of the Menorah. Aaron’s special attribute was “Great,

    or everlasting Love”—and he drew the people near to this service.

    But Korach did not see this. He saw only the separation between priest

    and people. And viewed in this light, he saw that just as the priests had their special role, so too did the people, in enacting G-d’s will in the practical world, which was, indeed, the whole purpose of the Torah. Seen as separate entities, the people had at least as much right to honor and elevation as the priests.

    And this removes the inconsistency from his claim. He sought the priesthood

    , but as an office entirely remote from the people. Hence his accusation,

    “Why do you elevate yourselves?” In his eyes, the two groups, utterly

    distinct, each had their special status.

    In this way Korach was like the firmament: His aim was to divide the people

    like the waters, and sever the connection between the Sanctuary

    and the ordinary world.

    5. Division and Peace

    On the second day of creation we find that G-d did not say:

    “And it was Good.” The Rabbis explain that this was because

    division (the firmament) was created on that day. It was not until

    the third day that this judgment was pronounced and repeated, once for

    the creation of that day, and once for the firmament, which was purified

    and its division healed. Thus we learn that in the Divine scheme, there

    has to be a division between the things of heaven and those of earth,

    but that its consummation is in their reuniting. And just as on the

    third day, so too in the third millennium Torah was given to bring

    together heaven and earth, G-d descending and Israel ascending to union.

    The same applies to the children of Israel. Although there are those who

    are totally involved in holy service and “do not depart from the Sanctuary,

    ” and those whose service is in the practical world (“In all your ways,

    know Him”); the one must not be separate from the other, but the former

    must lead the latter, in the manner of Aaron, ever closer to G-d. This

    the man of the world, the businessman etc., reaches through setting regular

    times for study of Torah. And this study should be of such intense

    concentration, that he is, at that time, as one who never departs

    from the Sanctuary!

    And just as the work of the second day was consummated on the third

    , so did G-d allow the division caused by Korach, so that it would reach

    its fulfillment in the “twenty-four Gifts of Priesthood.” For the

    priesthood was established as an everlasting covenant in a way that could

    not have happened had Korach not raised dissent about it previously. This is

    the connection between the beginning and the end of our Sidra. The dissension

    although it seems on the face of it to be opposed to the covenant of

    priesthood, was in fact a precondition of it.

    And this is why the name of Korach is perpetuated by standing as the

    name of the Sidra. Even though Korach represents division and Torah

    represents peace, the peace and union which Torah brings comes not merely

    in spite of, but through, the medium of division: That though there is

    a heaven and an earth, worship and service bring them together until

    G-d Himself dwells in our midst.

    (Source: Likkutei Sichot, Vol. VIII pp. 114-9)

    SUJET : « Comprendre ce qu’est la Hassidout »

    (Traduction libre du rav Dynovisz)

    (Première partie)

    Premier chapitre

    Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer la nouveauté apportée par la Hassidout, par rapport aux autres parties de la Torah qui ont été dévoilées avant elle.

    1)- A l’époque du Baal Chem Tov, le monde était dans un « état comateux ». En dévoilant la Hassidout, le Baal Chem Tov a réveillé et fait sortir le monde de son « état comateux ».

    2)- Le Hassid est celui qui est capable d’agir selon le sens profond de la Loi (et non, uniquement, en s’en tenant au sens littéral) et même lorsque cela lui porte préjudice.

    3)- La grandeur de la Hassidout est qu’elle transforme les forces naturelles en forces spirituelles. C’est ce qu’explique Rabénou ha Zaken, l’auteur du Tania et d’un code de Loi: la véritable raison d’être de la Hassidout est de transformer la nature de l’homme. Il ne s’agit pas seulement de changer la nature de l’homme, de mauvaise à bonne, mais plus encore, de l’élever au dessus de la nature afin qu’il n’ait en lui que des forces spirituelles.

    4)- La Hassidout est venue révéler que chacun, même celui qui n’est pas doté d’une âme élevée et qui ne s’est pas amélioré, peut se lier au divin. La Hassidout rend accessible les secrets de la Torah en montrant qu’ils font allusion à des notions que l’on peut retrouver dans l’homme, comme le dit le verset: « c’est à partir de mon être que je comprends le divin ». Chacun peut donc appréhender cette partie cachée de la Torah, pas seulement avec l’intelligence spirituelle, mais même avec la logique de ce monde, sous sa forme naturelle et matérialiste!

    Deuxième chapitre

    Comme ce qui va être expliqué plus loin, il est clair que la Hassidout, dans son essence, n’est pas la réunion de plusieurs notions différentes, mais une vérité fondamentale et unique.

    Et puisque toutes les raisons énoncées dans le premier chapitre évoquent des notions différentes, il est donc clair que ces raisons ne peuvent, en aucun cas, définir et fonder l’essence véritable de la Hassidout.

    L’essence de la Hassidout est un point fondamental et unique, dégagé de toute définition particulière et restrictive.

    C’est à partir de ce point fondamental que découlent les différentes raisons évoquées dans le premier chapitre.

    Le point essentiel et fondamental de la Hassidout est l’apparition, dans ce monde, d’une Lumière complètement nouvelle, provenant du niveau spirituel appelé « l’intériorité de la couronne » et, plus précisément encore, du niveau Atik (ce niveau est une perception extrêmement élevée qui dévoile que la seule véritable réalité existante est Dieu Lui-même et qu’en dehors de Lui, toute autre réalité est une « illusion » créée qui n’existe que par rapport à la créature, mais non, par rapport à Dieu. Explication du traducteur)

    Ce niveau dévoilé par la Hassidout est le Eïn Sof (l’Infini) qui se trouve dans « l’extrémité inconnue » (c’est-à-dire, un niveau spirituel qui est au dessus de toute perception et compréhension humaine. L’extrême nouveauté de la Hassidout est qu’elle fait descendre, dans ce monde, une perception du divin qui était, au départ, totalement au dessus de l’homme. Comme cela est indiqué dans le premier chapitre, « même celui qui n’a pas une âme élevée », peut percevoir et appréhender, grâce à la Hassidout, des niveaux du divin, que même les plus grands Tsadikim ne pouvaient percevoir, dans les autres générations.)

    C’est ainsi qu’il faut comprendre que toutes les autres raisons apportées dans le premier chapitre pour expliquer ce qu’est la Hassidout, découlent de ce point essentiel et fondamental.

    Puisque la Hassidout est le dévoilement de l’Infini, dans ce monde, c’est à ce niveau que se situe son essence.

    Toutes les autres explications découlent de ce point et sont donc secondaire à lui.

    Troisième chapitre

    Ce qui a été dit au sujet de la Hassidout concerne aussi la Torah dans son ensemble.

    La Torah contient tout ce qu’il y a de bien et de parfait, dans ce monde.

    Toutes les qualités de la Torah se trouvent, aussi, dans l’homme et se divisent en deux catégories: les qualités de l’intelligence et celles du comportement.

    Tout ce que la Torah enseigne au sujet du comportement et des qualités à développer dans l’homme, sont la perfection et la vérité absolues.

    Mais toutes les autres morales élaborées par les hommes comportent aussi des idées fausses et des mensonges.

    Et tout ce qui est juste et bien, dans ces morales, a pour source première, la Torah.

    Il y a à ce sujet une histoire qui concerne mon beau père, le saint Rabbi. Lors d’un voyage, il assista à un débat traitant du lien entre certaines idéologies et la Torah.

    Chacun des participants essaya de trouver des références à sa théorie dans la Torah.

    Lorsqu’ils demandèrent à mon beau père ce qu’il en pensait, il répondit: « puisque la Torah est le bien et la vérité absolus, elle contient nécessairement tout le bien qui se trouve dans toutes les autres idéologies. »

    En ce qui concerne les sciences, la Torah est la plus élevée des sciences, comme il est dit: « Elle est votre sagesse et votre intelligence, aux yeux des nations. »

    Plus encore, toutes les forces, les énergies et l’existence de ce monde (et des mondes supérieurs) dépendent du moindre détail, apparemment insignifiant, énoncé par la Torah.

    Et malgré toutes ces qualités (morales et intellectuelles), elles ne définissent pas encore son essence!

    L’essence de la Torah ne fait qu’un et est totalement unie avec la Lumière infinie de Dieu, au point qu’elle est le réceptacle parfait de l’Unité.

    Et puisque tous les mondes sont totalement insignifiants en rapport à la Lumière infinie de Dieu, ils le sont aussi face à la Torah.

    Aussi, il ne suffit pas de dire que la Torah est la source de vie des mondes, puisque, de toutes manières, ils sont insignifiants devant elle.

    Mais il faut comprendre qu’elle est fondamentalement unie à la Lumière infinie de Dieu et que ce point, contient, à lui seul, toutes les autres qualités et perfections qui en découlent.

    Bien que toutes les parties de la Torah ont pour essence l’union parfaite entre la Torah et la Lumière infinie de Dieu, ce n’est que la Hassidout qui met véritablement ce point en évidence.

    C’est elle, en effet, qui parvient à attirer, dans ce monde, la Lumière infinie qui se trouve dans « l’extrémité inconnue ».

    Toutes les autres parties de la Torah attirent elles aussi cette Lumière, mais sous une forme limitée, selon les critères propres à cette partie de la Torah.

    La structure propre à cette partie de la Torah (Pchat, Rémèz, Drach, Sod) voile la véritable dimension infinie de cette Lumière, de sorte que la structure et ses limites prennent le pas sur l’Infini.

    Par contre , la Hassidout, ne s’enferme dans aucune structure limitatrice et même lorsqu’elle utilise nécessairement des modèles et des formes de pensées, il ne s’agit que de moyens accessoires et tout à fait remplaçables.

    Elle peut donc s’exprimer à travers toutes les autres parties de la Torah, en utilisant, pour l’occasion, leur mode de pensée et d’expression, car elle ne laisse aucune forme voiler la véritable présence de l’Infini qui se trouve à l’intérieur de la Torah.


    les origines de l’histoire juive

    La plupart d’entre nous est familiarisée avec les origines de l’histoire juive grâce à la Torah. On peut retracer l’histoire du peuple juif depuis Abraham jusqu’à Moïse et probablement jusqu’à Josué, David et Salomon. On peut même arriver jusqu’à la destruction du Premier Temple.

    Mais peu de gens savent vraiment ce qui s’est passé à l’époque du Second Temple, et encore moins ce qui est arrivé après. Quand notre long exil de deux mille ans a commencé, pour beaucoup d’entre nous, l’histoire juive devient nébuleuse et vague.
    Deux mille ans, c’est long. Nous sommes toujours là, mais que nous est-il arrivé après la destruction de notre Temple, la perte de notre Terre, et notre dispersion sur la surface du globe?
    où sommes-nous allés?
    Qu’avons-nous fait?
    Comment avons-nous survécu dans un monde cruel et particulièrement hostile ? À quoi ressemblaient nos ancêtres qui erraient d’un endroit à l’autre, farouchement accrochés à la Torah?
    L’histoire d’Am Israël, pendant le plus long exil du monde, en temps comme en distance, est la plus incroyable des histoires de l’humanité. Pourtant cette fabuleuse histoire est rarement racontée comme il faut.

    Quand j’allais encore à l’école, l’histoire juive était un salmigondis de dates assommantes et de noms interminables, de persécutions, de misère, et de pogromes, une longue liste de rabbanim dont tous les noms se ressemblaient. Les événements se situaient dans un passé flou, lointain et aussi bien dans des lieux inconnus et très éloignés. il n’y avait que rarement des rapports entre les bribes éparses et les morceaux d’histoire juive que nous apprenions le matin et l’histoire générale du monde, claire et intéressante, qui nous était enseignée dans l’après-midi. L’histoire juive ne cadrait d’ailleurs jamais avec une chronologie classique.
    On croyait que c’était le roi David qui avait combattu les Grecs, que les Maccabées vivaient au temps des Croisades et que Rambam était le médecin de Napoléon!

    Nos Sages étudiaient autrement que nous le faisons aujourd’hui.
    ils n’étaient pas attachés à la chronologie des événements mais au sens de leurs messages. Nous sommes moins avisés. Quand le fil de l’histoire ne se déroule pas sans interruption du début à la fin, il nous est difficile d’y reconnaître l’œuvre de D-ieu, les liens infinis qu’il tisse entre les événements pendant qu’Il nous propulse dans notre voyage de la vie. Si l’on ignore à quel point l’Église de la Chrétienté médiévale était toute puissante, il nous est impossible d’apprécier le courage et la piété des juifs de cette époque.

    Toutefois, même l’histoire chronologique peut être une cause de confusion. Au contraire des mathématiques où, quoi qu’il arrive, deux et deux font quatre, une histoire peut être racontée de différentes façons. Qui raconte la véritable histoire du combat des juifs pour la Terre d’Israël aujourd’hui – les juifs ou les Arabes?
    Un célèbre historien a dit un jour que toute l’histoire est une interprétation. Même si tous les partis utilisent les mêmes « faits », les récits peuvent être très sensiblement différents.
    Parce que le peuple juif est inséparable de la Torah, notre histoire sera mieux comprise par ceux qui comprennent la Torah – nos érudits et nos rabbanim. Et c’est ainsi que j’ai essayé de vous la raconter ici. Elle est présentée dans le contexte de l’histoire générale du monde, car nous appartenons bien sûr au monde créé par D-ieu.
    Mais nous sommes plus que cela. Nous sommes, pour ainsi dire, le point visé par l’œil de D-ieu. Il organise les événements de l’univers selon Ses propres desseins, et, puisque nous sommes le peuple élu pour les accomplir, tout ce qui peut nous arriver a une résonance pour le reste du monde.
    Souvent, ce qui se passe dans le monde se produit directement à cause de nous. il y a eu un exemple frappant en 1492. Le neuf Av, date à laquelle les deux Temples de Jérusalem ont été détruits, la communauté juive d’Espagne a été brutalement chassée d’un pays où elle avait vécu depuis près de mille ans. Pourtant les plans de D-ieu se réalisaient. En ce même jour funeste, Christophe Colomb quittait l’Espagne et faisait voile pour découvrir un nouveau monde. Son voyage allait ouvrir de nouvelles terres et offrir de nouveaux refuges aux juifs opprimés.
    La main de D-ieu était à l’œuvre, sans aucun doute, en ce jour funeste!
    il y a un siècle, Mark Twain, le célèbre écrivain américain, remarquait:
    Si les statistiques sont vraies, les juifs ne représentent qu’un quart de pour Cent de l’espèce humaine… un pauvre souffle nébuleux de poussière d’étoiles perdu dans la voie lactée. En fait, on devrait à peine parler des juifs.
    Mais on en entend parler, depuis toujours…
    De tout temps, ils ont livré un magnifique combat en ce monde, et ils l’ont fait les mains attachées dans le dos… Les Égyptiens, les Babyloniens et les Perses ont recouvert la terre de bruit et de splendeur puis se sont évanouis comme des rêves et ont disparu; les Grecs et les Romains leur ont succédé, ont fait beaucoup de bruit également, et sont partis. D’autres peuples se sont levés pour brandir leur torche pendant un temps, mais elles se sont éteintes et ils vivent maintenant dans la pénombre ou ont disparu. Les juifs les ont tous vus, leur ont survécu et sont aujourd’hui tels qu’ils étaient hier.. Toute chose est mortelle sauf les juifs; toutes les autres forces passent, mais ils restent.
    Quel est le secret de leur immortalité?
    Notre « secret » et notre histoire ne font qu’un.
    Israël v’orayta v’koudcha b’r’ilhou ehad ou Les juifs, la Torah et D-ieu sont indivisibles.
    Nos héros ne sont pas des guerriers, mais des hommes de D-ieu. Notre courage ne se limite pas à la force physique; il est nourri par nos cœurs et nos âmes. Notre richesse ne se mesure pas en or mais en connaissance de la Torah. Notre but n’est ni la puissance ni la gloire, mais un monde de sainteté, de piété et d’amour. C’est pourquoi, tout au long de notre difficile errance sur la surface de cette terre, nous avons apporté des bienfaits insoupçonnés à tous les peuples du globe.
    Car notre histoire est complexe, faite de succès et d’échecs, de volonté et de détermination, de grandes réalisations et d’indescriptibles souffrances. C’est l’incroyable histoire d’un peuple immortel et de son Alliance éternelle avec D-ieu. Nous ne sommes pas cette « poussière d’étoiles » décrite par Mark Twain, mais plutôt un amalgame durable de ciel et de terre, d’esprit divin et de matière.

    D-ieu a promis à Abraham:
    Car je te bénirai et je multiplierai ta descendance, comme les étoiles dans les cieux et comme le sable des plages…GENÈSE 22:17.

    Comme les étoiles dans les cieux, nous apportons la lumière au monde. Comme les grains de sable sur la plage, minuscules mais durs, nous sommes constamment déplacés et remués, mais de même qu’ils ne disparaissent jamais, de même nous persévérons nous aussi.
    Comme les étoiles et le sable, nous sommes un peuple éternel qui ne peut être dénombré ou conquis.

    aroutz 7

     

    Ne surtout rien leur donner !
    Rav Haï Chemla
    jeudi 31 mai 2007 – 08:55

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    «Et ce fut le jour où l’on édifia le Michkan, la Nuée vint couvrir le Michkan sur la Tente du Rendez-vous et le soir elle était sur le Michkan comme un Feu jusqu’au matin…Les Bné Israël voyagèrent selon l’Ordre de D. et campèrent selon l’Ordre de D. tout le temps que la Nuée était sur le Michkan. Lorsque la Nuée reposait sur le Michkan de nombreux jours, les Bné Israël gardaient la Garde de D. et ne voyageaient point. Et il y avait des fois où la Nuée ne reposait que peu de jours sur le Michkan…Ou bien la Nuée restait des jours, des mois ou des années sur le Michkan et les Bné Israël restaient camper et ne voyageaient point ; ce n’est que lorsqu’elle se levait qu’ils se mettaient en marche»

    Le Baal Hatourim nous fait remarquer que le mot Michkan est répété 7 fois dans notre texte en rapport avec les 7 endroits où fut édifié le Michkan (compris le Beth Hamikdach): le désert, Guilgal, Chilo, Guivéon, le premier Beth Hamikdach et le deuxième Beth Hamikdach.

    Pourquoi la Résidence de D. fut-elle déplacée 7 fois ?

    La Tora nous raconte que notre ancêtre Abraham fit un pacte avec le roi des Philistins, Avimélekh. En effet, il y avait une dispute entre les bergers d’Abraham et ceux d’Avimélekh au sujet du puits qu’Abraham avait creusé. Les hommes d’Avimélekh s’en étaient emparés. «Abraham prit du menu et du gros bétail qu’il remit à Avimélekh et ils contractèrent ensemble une alliance. Abraham rangea à part 7 brebis de petit bétail. Avimélekh dit à Abraham : «Que signifient ces 7 brebis que tu as mises à part ?» Il lui dit : «Car tu prendras de ma main 7 brebis pour que ce soit un témoignage que j’ai bien creusé ce puits»

    D. lui dit alors : «-Tu lui as donné 7 brebis ! Par ta vie J’interromprai toute joie chez tes descendants durant 7 générations (il y a 7 générations depuis Abraham jusqu’à la sortie d’Egypte)

    -Tu lui as donné 7 brebis ! Par ta vie 7 Tsadikim parmi tes descendants seront tués par les gens d’Avimélekh ! Ce sont : ‘Hofni, Pin’has, Chimchon, Saul et ses 3 fils !

    -Tu lui as donné 7 brebis ! A cause de cela les descendants d’Avimélekh détruiront 7 fois le Sanctuaire chez tes descendants ! Que sont ces 7 Sanctuaires : Le Ohel Moed, Guilgal, Nov, Guivéon, Chilo et les deux Beth Mikdach !

    -Tu lui as donné 7 brebis ! A cause de cela Mon Arche sera retenue chez les Philistins durant 7 mois ! ».

    Quelle était la faute d’Abraham ?

    Le Ets Yossef nous explique qu’Abraham mérita cette punition car il fit un pacte avec un idolâtre. Il a donc été puni selon le nombre de brebis qu’il donna à Avimélekh.

    Si Abraham fut puni pour avoir donné 7 brebis à Avimélekh lors de la conclusion d’une alliance pour la propriété d’un puits, que pouvons-nous dire, nous qui avons conclu des soi-disant «Traités de Paix» avec les descendants de ces Philistins : les Palestiniens !

    Nous avons même été plus loin : ce ne sont pas des brebis que nous leur avons donné, ce sont nos terres, nos maisons !

    Nous leur avons abandonné nos synagogues qu’ils se sont empressés de souiller aux yeux du monde entier dans l’indifférence coupable de notre peuple qui se réjouissait d’être sorti du piège de la bande de Gaza !

    Et ce n’est pas tout; aujourd’hui nous leur abandonnons lâchement les populations du Néguev qui sont bombardées sans répit ! Des Juifs sont en danger de mort permanent comme peuvent le témoigner les victimes que nous avons enterrées ces derniers jours !

    En rendant le Sinaï à l’Egypte nous n’avons fait que nous affaiblir devant un ennemi qui n’a jamais respecté ce soi-disant traité de paix ! Il continue de nous menacer et laisse les terroristes passer des armes de toutes sortes en grande quantité. Ces armes servent ensuite à nous tuer, à D. ne plaise !

    En donnant les morceaux de la Arava à la Jordanie nous avons démontré aux Arabes qu’ils pouvaient prétendre récupérer chaque centimètre de ce qu’ils ont perdu à la Guerre des Six Jours (en attendant qu’ils revendiquent le reste d’Erets Israël) En leur donnant les «Clefs» du Mont du Temple, nous leur avons fait croire que nous n’avons aucune prétention sur ce lieu, à D. ne plaise !

    En évacuant les Yichouvim de Shomrom nous n’avons «qu’aiguisé» l’appétit de nos ennemis !

    Le drame est qu’au lieu de reconnaître nos folies, nous continuons à «tendre la main» aux monstres qui nous entourent !

    Notre paracha nous enseigne que nos ancêtres étaient sur le point d’entrer en Erets Israël lorsqu’ils ont commencé à se plaindre !

    Tous les préparatifs que nous lisons sur le camp des Bné Israël, son ordre de marche selon les tribus, ses drapeaux, ses chefs, tout ceci a été balayé par la folie qui s’est emparée de notre peuple au dernier instant ! Et au lieu d’entrer en 3 jours en Erets Israël, notre peuple fut bloqué durant 40 ans dans le désert. Et la quasi-totalité des hommes de cette génération n’a pas mérité d’entrer en Erets Israël !

    Il est temps de nous réveiller et d’arrêter ces concessions honteuses et inutiles : elles ne font que nous affaiblir. D. nous donne chaque jour de nouvelles forces afin que nous les utilisions dans la bonne direction : celle de la Tora.

    Et c’est justement la Tora qui nous a appris à ne rien donner de nos biens et surtout pas à conclure d’alliances avec des impies ! C’est ainsi que nous prendrons possession de toutes nos terres lors de la venue de notre juste Moshia’h très prochainement !

    Et nous reconstruirons le Troisième Beth Hamikdach qui sera éternel, à sa place : sur le Mont du Temple !

     

    GENERATION GUEOULA
    Machiah’ Arrive ! Le Saviez-Vous ?


    «Soyons tous unis, afin de pouvoir mieux recevoir la thora »


    Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Thora » !


    « C’est à vous maintenant, de faire tout ce qui est en votre pouvoir, afin que Machiah’ vienne ! » (28 nissan 5751)



    q B”h26 Sivan 5767Mardi 12 Juin 2007

    q Paracha : Korah’

    Sujet : Sidra de la semaine

    Korah’ désirait instaurer un nouvel ordre au sein du peuple juif. « Nous sommes tous égaux » affirmait t-il. L’unité et la paix semblaient être des idées qu’il défendait. Pour autant, il est présenté dans le traité sanhédrin (110a) comme l’expression de la discorde par excellence. La thora elle-même statue, qu’une personne à l’origine d’une dispute enfreint l’interdit « tu ne seras pas comme Korah’ et son assemblée ».

    Quelle fut l’erreur de Korah’ ?

    Gommer les différences au sein d’une communauté, n’est pas toujours source de paix et de salut. Le peuple juif lui-même n’est pas construit sur une base unique. Il est composé de trois groupes d’importance décroissante: cohen, lévi, israël. Le premier est lui-même divisé en deux sous-ensembles : grands et simples prêtres.

    L’existence de différents groupes au sein d’une même assemblée, n’est pas en soi quelque chose de mauvais. Pour exemple, la différence qui existe entre le rôle du cerveau et du pied chez une personne, est là pour nous le rappeller. Pour autant, la tête comme le pied ont tous deux des fonctions différentes, et sont tous deux nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme.

    Korah’ avait donc tort de vouloir briser les barrières qui existent au sein du peuple juif. C’est en désirant les supprimer, qu’il risquait d’amener au sein de la communauté, les plus grandes disputes. Imaginons un instant un pied qui prendrait la place du cerveau… !

    C’est pourquoi l’Eternel s’opposa à la proposition de Korah’, et le punit sévèrement lui et son assemblée.

    Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih’ots Vol XVIII, Sih’a III

    MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat – MESSIEURS : aux Tefilines.

    Chaleureusement – L’équipe d’Ezra

     

      TORAH & MITSVOT
    Fêtes

    Chabbat

    Quelques sources bibliques

    Quelques sources rabbiniques

    Les temps forts du Chabbat

    Les 39 travaux

    Dinim – Lois pratiques

    FAQ sur Chabbat

     

     

    Chabbat, c’est quoi ?

    Le Chabbat (samedi) est la solennité la plus importante du calendrier juif (première des convocations de sainteté), il rappelle :

    – La création du monde

    – La sortie d’Egypte

    En proclamant que l’Eternel est le Créateur du monde et qu’Il cessa le septième jour, le juif affirme que :

    – Le monde n’est pas le fruit du hasard

    – Dieu ne s’identifie pas à sa création,

    – L’homme est le partenaire de Dieu. A l’image du Créateur, il aménage le monde matériel durant six jours et cesse son activité le septième pour se concentrer à une vie plus spirituelle.

    La référence à la sortie d’Egypte signifie qu’aucun homme ne peut assujettir l’homme, car l’Eternel proclame la libération de l’humain.

    Le Chabbat est une alliance bérith, entre l’Eternel et Israël, un jour de rencontre des cieux et de la terre pour que le juif, séparé pendant tout un jour des préoccupations matérielles (39 travaux interdits), puisse prendre conscience du sens de son existence en tant que témoin du mesage divin.

    Quelques sources bibliques

    « Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu’il avait faite: et Il cessa au septième jour toute son oeuvre, qu’il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour Il cessa toute son oeuvre qu’il avait créée en la faisant. »

    (Genèse II)

    « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour de cessation pour l’Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et Il a cessé le septième jour: c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du Chabbat et l’a sanctifié. »

    (Exode XX)

    « Observe le jour du Chabbat, pour le sanctifier, comme l’Éternel, ton Dieu, te l’a ordonné. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour de cessation de l’Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton boeuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi. Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu: c’est pourquoi l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné d’observer le jour de cessation. »

    (Deutéronome V)

    « Si tu retiens ton pied pendant le Chabbat, pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour, Si tu fais du Chabat tes délices, pour sanctifier l’Éternel en le glorifiant, Et si tu l’honores en ne suivant point tes voies, En ne te livrant pas à tes penchants et à de vaines paroles. Alors tu mettras ton plaisir en l’Éternel, Et Je te ferai monter sur les hauteurs du pays, Je te ferai jouir de l’héritage de Jacob, ton père. Car la bouche de l’Éternel a parlé. »

    (Isaïe LVIII)

     

    Quelques références rabbiniques

    « Quiconque se réjouit du Chabbat percevra le monde comme une source de bien infini et verra se réaliser ses aspirations spirituelles, rabbi Shimon bar Yohaï enseigne : si Israël gardait deux Chabbat de suite il serait immédiatement sauvé. »

    (Traité Chabbat 118a)

    « Quiconque accueille le Chabbat par la prière du soir, deux anges l’accompagnent jusqu’à sa demeure et en posant leurs mains sur sa tête lui et disent : ta faute est éliminée et ton péché pardonné. »

    (Traité Chabbat 119b)

    « Rabbi enseigne : Quiconque garde convenablement le Chabbat, le verset le considère comme s’il avait gardé tous les Chabat depuis la création du monde jusqu’à la résurrection des morts, ainsi qu’il est dit : Et les enfants d’Israël garderont le Chabbat dans leur génération. »

    (Méhkilta sur Ki Tissa)

     

    Les temps forts du Chabbat

    La préparation :

    Elle consiste à arranger la maison, ses vêtements, à organiser les repas avant l’entrée du Chabbat. Le Chabbat est comparé à une reine (Chabbat hamalka) que l’on accueille avec joie, chaque membre de la famille a ici sa responsabilité dans la mise en ordre générale.

    L’office du vendredi soir :

    Il est marqué par quelques prières particulières comme les psaumes, le chéma Israël ou la amida, et surtout le lekha dodi de rabbi Salomon Halévy Elkabetz maître kabbaliste de Safed (XVIe siècle) qui rappelle dans ce chant la rencontre entre Dieu et Israël comme le fiancé et la fiancée le jour du Chabbat.

    Le Kiddouch :

    A la maison les bougies ont été allumées par l’épouse, et la table est dressée. Deux beaux pains recouverts d’un napperon et une coupe de vin sont accompagnés de différents mets raffinés. Le père entouré de sa famille récite le kiddouch, sanctification du jour, avant de partager le vin. Puis un bout de pain est offert à chaque convive et le repas commence, accompagné des chants du Chabbat et des commentaires de la Torah.

    Les trois repas :

    Le Chabbat est marqué par trois repas. « Si le repas de la semaine est un accident, celui du Chabbat est un évènement  » (Grand Rabbin Emmanuel Chouchana). La tradition associe ces trois repas aux trois patriarches comme pour signifier le lien entre le Chabbat et les pères fondateurs.

    La lecture de la Torah et des Prophètes :

    Le point culminant de la liturgie du Chabbat est atteint par la lecture publique du passage hebdomadaire de la Torah (paracha ou sidra). Cette section lue dans le parchemin est suivie de la lecture d’un passage des Prophètes Néviim. Ces quelques chapitres sont en général l’occasion du commentaire rabbinique ou de l’étude de l’après-midi.

    L’aspect communautaire :

    A côté de l’aspect familial, c’est l’aspect communautaire qui apparaît le jour du Chabbat : la prière, l’étude, le kiddouch à la synagogue. Cette ambiance conviviale contribue à faire du Chabbat un jour de ressourcement spirituel important.

    L’oneg Chabbat :

    Le délice du Chabbat s’exprime par le bien être physique et psychologique : le repas, le sommeil, l’unité familiale, l’étude, la discussion.

    La sortie du Chabbat :

    Le Chabbat doit être honoré à son entrée et à sa sortie. La cérémonie de la havdala (séparation) est suivie du quatrième repas en l’honneur du prophète Elie et du roi David, ancêtre du Messie. Ainsi, le juif affirme sa foi dans la venue d’une époque qui sera un Chabbat éternel, annoncé par le prophète Elie.

     

     
     
     
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    LA FEMME DE LOTH ( 1er chapitre )
    Par Judith Weber pour Guysen Israël News
    Jeudi 7 juin 2007 à 21:30

    On s’est souvent posé la question : pourquoi la femme de Loth, dans la Bible, ne porte-t-elle pas de nom ? Elle n’est mentionnée que comme ‘la femme de Loth’ tout au long du chapitre qui la concerne. Alors, autre point d’interrogation qui ne fait que susciter d’autres questions sans y apporter de réponse : d’où Internet tire-t-il cette information : Les Hébreux de l’époque appelaient la femme de Loth ‘Edith’ ou ‘Ildit’… ?
    C’est l’attitude du chien qui attira son attention. Elle avait rassemblé les moutons pour les ramener à la bergerie, donnant des petits coups de son long bâton à un réfractaire qui s’obstinait à rester en dehors du troupeau. La nuit allait bientôt tomber, il fallait se presser. Elle s’étonna de ne pas entendre les aboiements rageurs de Kloum et le chercha du regard dans le ciel encore clair, légèrement teinté de mauve et d’orange, ces couleurs extraordinaires qui donnaient un reflet sauvage aux lointaines collines. En levant la tête, elle l’aperçut, tout près d’elle, sur un de ces hauts rochers qui surplombaient le lac salé et sa pose raidie, dans un silence inhabituel la mit tout de suite en alerte.Elle connaissait bien les dangers de la région et savait pouvoir y faire face. Bêtes sauvages à l’affut d’une proie facile, bandits vagabonds au poignard toujours tiré, ou bien des excités sortis de Sodome à la recherche d’une aventure… Elle ne risquait rien, surtout avec Kloum et s’apprêtait à le rappeler d’un sifflement silencieux quand il tourna la tête lentement vers elle en retroussant les babines. Puis, il s’aplatit sur le rocher, comme pour s’y fondre et montrer qu’il n’avait pas l’intention de bouger. Elle comprit l’avertissement et en trois bonds gracieux le rejoignit sur le rocher, s’allongeant près de lui. Elle rampa sans bruit jusqu’au bord et regarda à son tour.

    Bien qu’elle ne connût pas les trois personnages assis sur le sable au bord du lac salé, elle sut tout de suite qui ils étaient et son cœur fit un bond terrible sans sa poitrine. Les vêtements qu’ils portaient et les instruments accrochés à leurs ceintures étaient édifiants. Par contre, elle connaissait très bien les cinq hommes debout et menaçants, entourant le groupe assis, des jeunes gens de la riche société de Sodome dont les parents étaient des amis de son mari.

    Elle pouvait comprendre leur stupéfaction. Les deux hommes et la femme assis étaient blonds. Ils portaient la combinaison de métal souple irisé sur laquelle se détachait l’insigne noir de la Brigade de l’Espace; les cinq Sodomites, évidemment, n’avaient jamais rien vu de tel. Partis en quête de distractions, comme on le faisait communément à Sodome, ils avaient dû, en passant sur les bords du lac salé, surprendre les trois étrangers par hasard, et maintenant, ils demeuraient là, muets, l’arme à la main, un peu dépassés par l’aspect de leurs victimes.

    On n’acceptait pas les étrangers à Sodome, mais on les aimait bien. Ils étaient une source de divertissement, surtout s’ils n’étaient pas très fortunés et ne pouvaient soudoyer largement leurs tourmenteurs. On s’en amusait des jours entiers, on les ridiculisait, on leur volait leurs affaires, on leur faisait subir des humiliations et des sévices corporels avant de les laisser repartir. C’était à qui inventerait, dans la joyeuse population de la ville, la plaisanterie la plus raffinée, parfois la plus cruelle à appliquer au malheureux qui avait osé traverser la ville.

    Les cinq jeunes gens qui se trouvaient là étaient les fils des plus riches négociants de la ville. Jeunes, hardis, surtout en nombre, cruels et avides de jeux nouveaux, blasés de tous les plaisirs offerts, souvent pervers, par la richesse et l’oisiveté.

    Elle eut, malgré elle, un petit sourire amusé. Ces cinq-là n’avaient aucune chance contre ces trois étrangers-là. Puis son visage se tendit, son cœur se serra douloureusement encore une fois quand elle réalisa avec angoisse qu’après toutes ces années calmes et heureuses, le passé venait de la rejoindre et peut-être lui demander des comptes.

    Des yeux, elle chercha l’appareil spatial mais ne le vit pas. Par contre, elle aperçut les cinq chevaux groupés près d’un arbuste et se dit qu’ils venaient certainement de sa propre écurie, car Loth vendait des chevaux aux habitants de Sodome. Puis son regard revint vers le groupe humain sur la plage. Un des Sodomites avait hurlé un ordre bref:

    – Vous trois, debout!

    Les têtes blondes se penchèrent sur une petite boite posée à leurs pieds, puis se relevèrent. Il n’y eut aucune autre réaction.

    – J’ai dit debout ! reprit celui qui avait parlé. Nous voulons vous emmener avec nous. Nous sommes très accueillants avec les étrangers, surtout quand ils sont aussi beaux que vous !

    Ses compagnons se mirent à rire, la tension fut rompue. Tous les cinq, ils s’approchèrent, une corde à la main, les yeux brillants de joie et d’expectative, et se trouvèrent brusquement arrêtés par un obstacle invisible qui les fit reculer d’un pas.

    Il y eut un instant de flottement. L’un des Sodomites leva brusquement son poignard et se jeta en avant, en jurant sourdement. La lame heurta l’obstacle, sans bruit, il y eu des étincelles dorées et il se retrouva jeté à terre, tandis que l’arme lui échappait des mains.

    Après ce phénomène, ce fut rapide. Du haut de son rocher, elle assista à leur fuite éperdue vers les chevaux qu’ils lancèrent à bride abattue en direction de la ville.

    Quand le bruit du galop se fut estompé dans le lointain, les trois étrangers se levèrent et échangèrent quelques paroles que le vent du soir porta jusqu’à elle:

    – Ils vont sans doute revenir, dit l’un d’entre eux. La planète est très hostile, il faut faire vite.

    – Nous avons deux jours, dit l’autre.. Nous la trouverons. Elle est là, dans ces parages.

    Dans la douceur du crépuscule, un mouton bêla plaintivement et automatiquement, le chien bondit avec un aboiement rageur. Elle baissa instinctivement la tête échappant aux regards soudain levés et recula en rampant, la gorge nouée par l’anxiété. Elle ne s’était pas trompée, ils étaient là pour elle, ils étaient venus la chercher.

    Elle revint près du troupeau. Pour le moment, les hauts rochers qui bordaient le lac salé lui offraient une protection efficace, mais elle savait bien que les visiteurs avaient des moyens puissants de détection; ils la retrouveraient, bien sûr, elle ne pourrait leur échapper longtemps. En attendant, avec un peu de chance, peut-être pourrait-elle brouiller leur piste et prendre des mesures pour protéger ses filles.

    La nuit était tombée quand elle rentra chez elle, les moutons en sécurité dans leur enclos. Dans la vaste salle brillamment éclairée par de nombreuses torches planées dans des coupes d’huile, elle trouva Loth en conversation avec son intendant Japour; les deux servantes, dans un coin, préparaient le repas du soir.

    Loth se tourna vers elle d’un air mécontent:

    – Comment se fait-il que c’est toi qui as rentré les moutons? demanda-t-il. Je croyais que Damil était avec le troupeau.

    – Oh, répondit-elle d’un air léger, Damil est tombé d’un rocher et s’est blessé au visage et aux mains. Comme il n’y avait personne d’autre ici, je suis allée ramener les bêtes.

    Loth resta silencieux un moment, puis reprit:

    – Il faut faire attention. Japour me raconte qu’on aurait vu des étrangers dangereux dans la région. Ils ont attaqué quelques jeunes de la ville qui se promenaient près du lac salé.

    – Oui, dit Japour, c’est Laban lui-même qui me l’a raconté. Il était encore tout secoué de la rencontre. Je crois bien qu’il a le poignet foulé.

    – Ils se sont battus ? demanda –t –elle.

    Japour eut un geste d’ignorance.

    – Tout ce que je sais, dit-il, c’est ce qu’il m’a raconté. Des personnages inconnus par ici; on n’en a jamais vu de tels. Avec des cheveux très clairs et sans armes à la main. Il y a une femme parmi eux.

    – Une femme! s’exclama Loth. Mais alors ce ne sont pas des guerriers mais sans doute des voyageurs. Ils ne font que passer… En quoi peuvent-ils être dangereux?

    – Ils sont dangereux, assura Japour, car Laban dit qu’il n’a pas pu s’approcher d’eux. Quand il a essayé, ils lui ont lancé des flammes. Il a reçu un tel coup sur la main qu’il a bien cru que son bras était cassé. Et ce ne sont pas des voyageurs, car il n’y avait pas de chariot à proximité, ni des chevaux, ni des mulets. Laban dit que ce sont des démons.

    – Il faut bien qu’il explique son échec, sourit Loth. Il n’y a que des démons qui en soient capables. Et encore!

    – En tous cas, reprit Japour, demain quand il fera jour, Laban veut réunir un groupe important et partir à leur recherche. Il m’a demandé d’en faire partie et je suis venu te demande ton accord.

    – Bien sûr, dit Loth Tu peux même prendre quelques autres hommes avec toi. Il ne sera pas dit que la maison de Loth reste indifférente aux problèmes de Sodome.

    Loth était très fier de sa maison. Après des années de vagabondage, lorsqu’il s’était séparé de son oncle Abraham et qu’il avait choisi la plaine du Jourdain, il avait dressé ses tentes aux abords de la ville dans l’espoir de s’installer enfin définitivement et d’abandonner sa vie nomade. Les habitants de Sodome lui avaient mené la vie dure mais ils s’étaient bientôt rendu compte qu’ils avaient besoin de lui, de ses troupeaux, des montures qu’il pouvait leur fournir et le temps aidant, ils avaient fini par l’accepter, lui, sa famille et ses serviteurs. Ils lui avaient même permis, en fin de compte, de construire une maison et s’ils restaient encore quelque peu méfiants à son égard, ils respectaient sincèrement son adresse à l’arc et au javelot, sa force herculéenne et son honnêteté.

    Lorsque Japour fut sorti, les servantes apportèrent le repas du soir, du fromage de chèvre et des galettes, du lait, du miel et des fruits. Dans la lueur vacillante des torches le visage de Loth rayonnait de joie et de satisfaction. Il se tourna vers sa femme et lui dit:

    – On est bien ici, hein?

    Elle hocha silencieusement la tête, le cœur brisé à l’idée de ce qu’elle allait lui dire plus tard, du chagrin qu’elle allait lui causer. Il contemplait avec orgueil les poutres solides qui soutenaient le plafond, les murs lisses et bien équarris, la lourde table de bois où les jours de fête, toute la famille pouvait s’installer à l’aise pour faire bombance et boire à plein gosier.

    Elle savait qu’il lui portait un sentiment profond fait de beaucoup d’amour, un peu de vénération et de crainte curieuse. Il avait eu du mal à croire son histoire, quand elle la lui avait racontée, mais il avait dû se rendre à l’évidence: elle lui avait montré l’appareil qui l’avait transportée. Elle se rappelait encore avec attendrissement son effroi, ses craintes, ses questions.

    – Tu viens du ciel? Tu es un ange? C’est le Seigneur qui t’envoie ? Pourquoi ?

    Si Loth était un être fruste et simple, il avait une intelligence vive et un esprit ouvert. Il n’avait sans doute pas absorbé toutes ses explications, mais il avait brusquement compris que cette femme était un être à part et qu’il devait garder un rigoureux silence à son sujet.

    Mais à l’époque, il dépendait encore d’Avraham et il avait dû le mettre dans la confidence. Le patriarche, dans sa profonde sagesse avait regardé la femme, les deux fillettes, presque des bébés, qui l’accompagnaient et c’est lui qui avait trouvé la solution pour éteindre les curiosités :

    -Il faut que tu la prennes pour épouse. Pour qu’on ne s’étonne point de ses cheveux clairs, tu diras qu’elle vient d’une des tribus que nous avons visitées dans le Nord, et pour expliquer les enfants, je dirai qu’elle est la veuve d’un fils de mon ami le plus cher et que s’étant placée sous ma protection, c’est moi qui te la donne. Comme tu es veuf depuis peu, tu as besoin d’une femme.

    Il avait voulu voir l’appareil, les instruments et avait hoché la tête.

    -Tout cela est bien bizarre, avait-il conclu. Elle dit sans doute vrai. Et si elle vient du ciel qui est le domaine du Seigneur, accueillons les dons du Seigneur et ne posons pas de questions. S’Il le veut, Il m’expliquera.

    Elle avait ainsi trouvé refuge pour elle et ses deux filles. Les années avait passé, nul n’avait mis en doute la parole d’Abraham. Ses cheveux blonds avaient foncé sous le soleil du désert et, sous la poussière des vents de sable, sa peau laiteuse avait pris une teinte hâlée, mais sa silhouette était restée fine et nerveuse, et ses yeux, étrangement dorés demeuraient vifs et brillants.

    (à suivre)

    Guerre des Six-Jours, réunification de Jérusalem : 40 ans
    5 juin 2007

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    Base aérienne égyptienne sous les bombardements d’avions israéliens (Photo : Israel National Photo Collection)


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    Des parachutistes israéliens au mur occidental à Jérusalem, le 7 juin 1967. Son accès avait été interdit aux Juifs par les Jordaniens 19 ans durant (GPO/D. Rubinger)
    Jérusalem, la capitale d’Israël, divisée durant la guerre d’Indépendance de 1948, a été réunifiée à l’issue de la guerre des Six-Jours. Cette année marque le 40ème anniversaire de cette guerre et de la libération de Jérusalem.

    Quels son les événements qui ont mené à cette guerre qui a failli être fatale à Israël ? Découvrez la montée en puissance des provocations égyptiennes dans le mois qui a précédé la guerre, la coalition des armées arabes, le mensonge de Moscou qui a chauffé le monde arabe, le sentiment montant d’annihiler Israël dans le monde arabe et l’angoisse grandissante en Israël…images, cartes, chronologie : découvrez le dossier sur la guerre des Six-Jours (format html)

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    Et aussi : quelques fait oubliés sur la rive occidentale (Cisjordanie) et la bande de Gaza

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