Tsion Eisenfeld 4 octobre, à 12:13 RépondreSignaler
TANYA :

Igueret Hakodech: chapitre 25
L’Admour Hazaken explique l’enseignement de nos Sages, selon lequel « celui qui se met en colère est comparable à celui qui sert une idôle ». En effet, tout ce qui se produit ne peut avoir pour origine que D.ieu Lui-même. Ainsi se mettre en colère, revient à contester l’origine divine de chaque chose.
La Hassidout explique que toute créature ne peut exister que parce que la parole créatrice de D.ieu se maintient à chaque instant en cette créature. Si, à D.ieu ne plaise, cette parole n’habitait pas une créature donnée à un instant donnée, alors celle-ci retournerait au néant.
Selon le niveau spirituelle des créatures, l’origine de la Parole de D.ieu qui a permis de créer ces créatures n’est pas la même. Ainsi, l’âme de Adam, des Patriarches et des prophètes qui furent complètement soumis à D.ieu proviennent du niveau le plus élevé de la parole de D.ieu.
La vitalité qui anime les idolâtres provient, quant à elle, d’un niveau inférieur de la « parole de D.ieu » qui entoure les « anges » des 70 nations. Ces dernières reçoivent alors leur vitalité à travers leur « prince » céleste.
La Parole de D.ieu subit l’effet de voiles qui atténuent plus ou moins le dévoilement et l’influence de celle-ci. Ainsi, la lumière qui brille dans le monde d’Atsilout est plus élevée que celle du monde de Bria qui est elle-même supérieure à celle de Yetsira… Mais, la lumière qui se trouve en chaque monde est fondamentalement la même, ce n’est que par l’effet de « voiles » et d’occultations que celle-ci brille plus ou moins.
Les 10 forces de l’âme de l’homme sont à l’image des 10 Sefirot (attributs) de D.ieu. La force de la « parole » de l’homme correspond à l’attribut de la « Parole » divine encore appelé « Che’hina » (présence divine). C’est pourquoi, lorsqu’une personne prononce des paroles de Torah, il éveille et unifie la Che’hina. De là, découle l’importance de prononcer les prières et les paroles de Torah que l’on étudie et pas simplement de les prononcer dans la pensée.
En correspondance avec les 10 Sefirot, il existe 10 forces de l’impureté desquelles les idôlatres tirent leur existence.
Pour en revenir à notre premier sujet (à propos de celui qui se met en colère qui est comparé à un idolâtre): si quelqu’un est en train de prier et qu’un non-juif vienne à côté de lui, parle et le perturbe, il faut bien comprendre que tout ceci n’est possible que parce que la Parole de D.ieu permet à ce non-juif de parler. Ainsi, il faut considérer cet acte en redoublant de ferveur dans sa prière sans se laisser perturber.

HOUMACH :

Noa’h entre dans l’arche avec tout sa famille et deux membres (mâle et femelle) de chaque espèce animale.

TEHILIM :

Lire les Tehilim 20, 109 (קט) et 119 (versets 97 à 176)(קיט)

SEFER HAMITSVOT (Rambam) :

Mitsva négative N° 124 :
Il nous est interdit de faire cuire avec du levain les restes des oblations.
Mitsva positive N° 88 :
Il s’agit du commandement incombant aux prêtres de consommer les restes des oblations.
Mitsva positive N° 83 :
Il s’agit du commandement qui nous a été enjoint d’accomplir la totalité des devoirs qui nous incombent lors de la première des trois fêtes de pélerinage [qui suit] de sorte qu’elle ne passe pas sans que chacun de nous ait présenté toutes les offrandes qu’il doit apporter.
Mitsva négative N° 155 :
C’est l’interdiction qui nous a été faite de tarder dans l’accomplissement d’un vœu, de dons volontaires et des autres offrandes que nous nous sommes engagés à faire.

HAYOM YOM :

Le commentaire du verset est mentionné par l’Admour Hazaken (Chaar Hayi’houd Vehaémouna, chapitre 1, Igueret Hakodech 25) au nom du Baal Chem Tov, bien qu’il figure dans le Midrach Tehilim, comme le dit également le Likouteï Torah dans le discours commençant par « Ki Bayom Hazé Yi’haper ».
La raison en est la suivante: c’est le second jour de la création que fut prononcée la parole « que soit l’espace » qui se trouve dans le ciel. Associer cette citation au Baal Chem Tov est donc un souvenir éternel du fait que c’est le lundi (deuxième jour de la semaine) 18 Elloul que le Baal Chem Tov naquit.

LA HALAHA DU JOUR :

Qui doit s’occuper de l’éducation juive?
Cette obligation incombe à chacun : hommes, femmes et même enfants doivent se sentir responsables de répandre l’éducation juive afin de transformer l’obscurité en lumière. Si chacun doit éduquer, c’est que chacun en est capable et possède des clés pour une éducation cachère complète. Chacun est doué au moins dans un domaine de l’éducation puisqu’il est écrit : «J’ai appris de tous ceux qui m’ont enseigné» (Psaumes). Même les enfants peuvent encourager leurs camarades à s’impliquer davantage dans leur judaïsme. Par ailleurs, quand un enfant juif prononce une bénédiction avant de manger, il déclare que tout existe par la parole de D.ieu et il prépare ainsi le monde entier à accepter joyeusement l’autorité et la Providence divine. L’éducation juive se manifeste dans tous les détails de la vie : il importe donc d’être attentif à tous les détails afin que les enfants puissent connaître le judaïsme dans son intégralité, sans compromis : car un petit compromis dans son jeune âge devient un grand manque à l’âge adulte. Dès sa naissance, l’enfant sera entouré de livres de Torah, de portraits de Juifs pieux, de jouets représentant des animaux cachères, des lettres de l’alphabet hébraïque, de musique juive. Ses vêtements seront choisis en accord avec les lois de la décence et du bon goût. L’enfant juif possédera son propre livre de prières, sa Hagada (pour Pessa’h), son Ma’hzor (pour les fêtes), son ‘Houmach (Bible), son Tehilim (Psaumes), son livre de Tanya et sa propre boîte de Tsedaka. Un petit garçon possédera sa Kippa et une petite fille son chandelier de Chabbat. F. L. (d’après les enseignements du Rabbi)

MACHIA’H & DELIVRANCE :

Pendant le temps de l’exil, l’offrande de sacrifices est impossible du fait de l’absence de Beth Hamikdach. Certes, les Sages ont instauré les prières en remplacement de ces cérémonies. Cependant, un tel remplacement est, semble-t-il, imparfait comme l’exprime la liturgie : « Et là, (dans le Beth Hamikdach, après la venue de Machia’h) nous ferons devant Toi…. Selon l’ordre de Ta volonté ». C’est précisément cette idée qui pose question. L’œuvre spirituelle accomplie par la prière est supérieure à celle des sacrifices, la première s’attachant à l’âme de l’homme tandis que la seconde porte sur son aspect animal. Pourquoi, dès lors, souligner l’importance primordiale des sacrifices ? En fait, l’impossibilité d’offrir un sacrifice en temps d’exil a également un sens spirituel : comme l’homme est attaché « en bas », il n’a pas la force d’élever « l’animal » et doit se contenter d’agir sur l’âme par la prière. En revanche, lorsque le Machia’h viendra, l’homme parviendra à la plénitude et son œuvre pourra englober tous les aspects.

LA QUESTION AU RAV :

Question:
J’essaie d’optimiser mon temps de repos et de profiter ainsi de ces moments pour lire des Tehilim en étant allongé. Puis-je agir de la sorte?
Réponse:

A priori on dira les Tehilim en étant assis ou debout, mais il n’y a pas d’interdiction à les dire allongé. Il va de soi qu’il faudra prendre garde à ce que le corps soit recouvert comme il se doit et que l’on veillera à ne pas toucher à des parties couvertes de son corps.
Source:שולחן ערוך אורח חיים סימנים עג-עד
Réponse donnée par le Rav Barou’h Belizinski (chabad.org.il) – Traduction assurée par la rédaction du Toramel

Bibliographie des Rubriques :
‘Houmach – Rambam – Hayom Yom – Le récit de Chabbat: www.loubavitch.fr
Délivrance & Machia’h: www.loubavitch.fr, www.daf-hagueoula.org, le Messianisme et la Rédemption (Editions du Beth Loubavitch)
La Question à un Rav: www.chabad.org.il
Tanya – Tehilim – Un jour une Hala’ha: Rédaction du Toramel Chnéor

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