ISRAEL AU MOYEN
ORIENT

ETAT DES LIEUX – DEFIS ET
ATOUTS

 

 

Par Albert Soued, écrivain et analyste- www.nuitdorient.com 

Conférence au Bnai Brith "Yovel Hamedina" – Maison de la Wizo
Tel Aviv – 26/05/10

 

Il y a encore un siècle, l’empire ottoman dominait le
Moyen Orient. Après son effondrement en 1923, on a vu naître de nombreux états
indépendants, ou sous mandat britannique ou sous protectorat français. Depuis la
fin de la 2ème guerre mondiale, nous avons assisté à deux transformations
majeures
du panorama de la région:

– au-delà des nationalismes qui se sont cristallisés
dans les nations nouvellement établies, voilà que les sociétés arabo-musulmanes,
qui pratiquaient modérément leur Islam, s’islamisaient à outrance,
progressivement ou brutalement, avec une radicalisation extrême de certaines
franges. La notion coranique de "oumma" (nation-mère)
renaissait profitant de la globalisation ambiante (1).

– la renaissance de la nation juive sur sa terre
ancestrale, malgré les efforts constants de délégitimation des pays arabo-musulmans, d’une partie de
l’Occident et des Juifs qui ne se reconnaissaient plus ou qui ne se sont jamais
reconnus dans le sionisme.

 

A 62 ans, Israël est comme un grand père (sav=62) qui a engendré de nombreux enfants, petits enfants
et arrière petits enfants, beaux et vigoureux, mais qui est toujours dénigré par
ses voisins. Pour avoir une paix relative, ce grand père et sa famille se sont
armés et clôturés.

La question qu’on pourrait se poser "Si Israël était
entouré de pays arabes laïcs et démocratiques, la paix aurait-elle pour autant
été assurée ?"- je ne le pense pas.

La Syrie de Hafez al Assad et
l’Irak de Saddam Hussein étaient des états laïcs, ceci ne les a pas empêchés de
s’attaquer à Israël. Le Liban dit démocratique et non religieux vient d’intégrer
dans son gouvernement une milice islamiste et terroriste, violemment
antisioniste. L’Irak shiite façonné par les Américains pour être démocratique et
pluraliste n’a pas de relations avec Israël.

 

En fait, dans la tradition politique islamique ou arabe,
seules comptent la force et l’hégémonie sur l’autre. Israël n’est respecté ou
craint que s’il est fort et s’il manifeste sa force (2). Depuis un demi-siècle,
nous avons assisté à de nombreuses velléités d’hégémonie et de puissance au
Moyen Orient:

– l’Egypte de Nasser avec la République Arabe Unie et
l’expédition au Yémen

– la Syrie des Assad avec le
projet constant de Croissant fertile

– l’Irak de Saddam Hussein avec la guerre avec l’Iran et
l’occupation du Koweit

– l’Arabie saoudite avec la clique wahabite qui utilise ses pétrodollars pour diffuser sa
doctrine à travers le monde et qui a engendré al Qaeda

 

Aujourd’hui ces pays arabes sont supplantés par 2 pays
non arabes:

– l’Iran shiite, avec son équipée nucléaire et
balistique pour mettre à genoux le Moyen Orient et sans doute
au-delà

– la Turquie sunnite qui en 8 ans de pouvoir du parti
AKP d’Erdogan a transformé un pays laïc et
semi-démocratique en une république islamique. L’historien Bernard Lewis lui
donne encore moins de dix ans pour devenir un autre Iran.

 

Comment est-on arrivé là ? L’Islam, mon général
!

L’Islam porte en lui les germes
de l’extrémisme et de la violence, beaucoup plus que toute autre foi. Il suffit
de regarder l’état du monde et l’origine de la majorité des conflits politiques
dans le monde:

– de nombreuses sourates préconisent la puissance et la
domination de l’autre qui n’est pas musulman

– contrairement à la tradition judéo-chrétienne où
certaines interdictions sont absolues, dans le Coran les 3 commandements liés au
meurtre, au vol et au faux témoignage ne sont pas "absolus", mais "relatifs", ce
qui entraîne à coup sûr la violence (voir www.nuitdorient.com/n2312.htm
)

 

Ainsi en 62 ans, l’Islam a réussi à écoeurer ou à tuer 80% des Chrétiens qui vivaient au Moyen
Orient à la fin de la dernière guerre mondiale. (voir
www.nuitdorient.com/n18.htm)

– en Egypte, les coptes formaient 20% de la population
en 1950. Aujourd’hui, ils sont moins de 10%. Ils se sont exilés en Europe et aux
Etats-Unis

– au Soudan, on a compté 2,5 millions de morts
assassinés au Sud du pays

– au Liban, la majorité chrétienne est devenue une
minorité divisée et sans voix

– en Irak, en Syrie et dans les territoires autonomes de
Judée-Samarie comme à Gaza, les Chrétiens émigrent en masse vers l’Amérique
Latine, au Chili et au Pérou.

 

L’Islam a réussi à chasser tous ses juifs des pays
arabes qui sont devenus pratiquement

"judenrein" (voir www.nuitdorient.com/n15.htm). Mais
il n’a pas réussi à les dissuader de faire renaître la nation d’Israël, et les
Juifs d’Orient comme d’Occident sont revenus repeupler leur terre comme la
colombe revient à son colombier après un long périple (voir http://symbole.chez.com/sion.htm
)

Pourtant les Musulmans ont tout essayé pour les en
empêcher:

– les pogroms de Palestine des années
20/30

– la collusion avec les nazis de leur chef religieux
Haj Amin al Husseini qui cherchait à faciliter la
"solution finale" au Moyen Orient, l’occupation de la Palestine et de l’Irak en
1942/43

– la collusion des Arabes avec les Anglais pour empêcher
les Juifs de débarquer et de s’installer en Terre d’Israël, dans les années
30/40

– les nombreuses guerres offensives menées depuis
1948

– la nucléarisation de l’Iran et ses menaces constantes
d’extermination

– et récemment la Turquie qui se faufile derrière l’Iran
et qui menace la sécurité d’Israël

 

Malgré toutes ces menaces, Israël comptera en 2012, 6
millions de Juifs, multipliant par plus de 10 la population à son
indépendance.

 

 

 

Etat des
lieux

 

Israël au Moyen Orient semble aujourd’hui
un îlot de démocratie et de progrès au milieu d’un océan de dictatures
rétrogrades. Comment alors ne pas susciter les convoitises de ces peuples
voisins qui ont longtemps vécu de razzia et de butin
?

En effet, Israël est une "success story" comme disent les anglo-saxons, sur les plans
technologiques, économiques, financiers, sur le plan des start-up, de l’esprit
d’entreprise, sur le plan des performances, du nombre de prix Nobel par
habitant, des différents prix reçus dans tous les domaines notamment culturels.
Sur le plan politique, le pays est stable et le niveau de sa dissuasion
enviable.

 

En dehors de quelques îlots d’extrême
richesse, je dirais de richesse ostentatoire, le Moyen Orient arabo-musulman est
délabré dans sa globalité. Le refus de la modernité du nouvel Islam wahabite ou salafiste en est la
principale cause. Un rapport récent de l’Onu confirme cette régression
socio-économique. Il faut ajouter à cela le mépris de la femme qui s’oppose à
son émancipation. Nous avons décrit cette situation dans de nombreux articles
parus dans www.nuitdorient.com 

De plus les régimes en place n’ont d’autre
but que de se perpétuer, sans aucune place pour une véritable expression
populaire. Tous les pays du Moyen Orient sont dans un équilibre fragile, le
pouvoir pouvant être renversé du jour au lendemain par la force ou par des urnes
truquées ou non, au profit d’un régime islamiste encore plus violent et plus
arbitraire.

 

Aujourd’hui l’opinion occidentale est
manipulée par des médias et de nombreuses ONG largement financés par cet Islam
rétrograde. Ceci explique en partie l’alignement aveugle "des nouvelles gauches"
du monde avec des dictatures arabo-islamiques dont le Hamas à Gaza et l’OLP à
Ramallah sont les exemples les plus flagrants. Cet alignement vociférant de
l’Occident n’est-il pas le prélude à sa
vassalisation?

 

LES DEFIS
D’ISRAËL

 

Défis
sociologiques

 

Démographie

La population juive croit chaque année
d’environ 110 000 âmes, excédent des naissances sur les décès et de 25/30 000
personnes, excédent de l’aliyah (montées vers Israël)
et des retours sur la yérida (départs
d’Israël).

La différence du taux de croissance
démographique qui est de 2,1% pour les Juifs et de 2,8% pour les Arabes sera
comblée avant 10 ans, les taux respectifs se rejoignant vers les 2,3%, grâce à
l’accroissement des populations juives traditionnelles, grâce à la prise de  conscience des populations juives
laïques et agnostiques et surtout grâce à l’amélioration du niveau de vie de la
population arabe, devenant alors moins prolifique.

 

Education et
violence

La population des jeunes est violente et
mal éduquée. La violence provient de l’usage de l’alcool et de drogues diverses
et d’une situation familiale dissolue. Cette situation s’ajoute à un système
éducatif primaire et secondaire peu performant. Les enseignants sont mal payés
et les crédits de l’école publique sont en
régression.

En 1960, 61% des élèves allaient à l’école
publique. Aujourd’hui, il n’y en a plus qu’un tiers des élèves et demain en
2040, on prévoit seulement 14%!

Pour donner à leurs futurs adultes des
atouts dans la vie courante, les écoles religieuses devraient inclure dans leur
cursus, une langue étrangère, les mathématiques et les sciences. Les écoles
publiques, quant à elles devraient intensifier l’enseignement de la culture
générale, notamment biblique, l’esprit civique et l’éthique, car au-delà de
l’efficacité pour passer des examens et obtenir des résultats, il faut former
des citoyens.

 

Ecart de
revenus

Avec la libération de l’économie qui était
nécessaire, la croissance est venue au rendez-vous, mais elle ne tire pas tout
le monde vers le haut, de la même manière. Les laissés pour compte sont passés
en 20 ans de 10 000 à 140 000. La pauvreté se situe là où l’éducation est
faible, là où le chômage volontaire ou non sévit, c’est-à-dire chez 2/3 des
religieux orthodoxes et de 1/3 des Arabes qui ne travaillent pas. Or cette
population représente 30% du total et a tendance à croître. Le gouvernement
vient de mettre en place des moyens de la juguler
(3).

 

Démocratie et liberté
d’expression

Dans la 1ère moitié du
20ème siècle les idées humanistes et universalistes avaient un
certain sens, face aux fascismes ambiants, issus souvent de la droite de
l’échiquier politique, et parfois de sa gauche. Depuis la fin de la
2ème guerre mondiale et surtout depuis la fin de l’URSS, le monde a
changé. On a assisté à la naissance de nombreuses nations et l’Onu en compte
près de 200 ! Ces nations jeunes et neuves sont rarement démocratiques. Des
régimes dictatoriaux, autoritaires ou anarchiques règnent partout en Afrique, en
Asie, en Amérique latine, sous couvert de socialisme, de communisme ou de
national-socialisme. Les anciennes élites intellectuelles d’Occident sont
restées figées dans leurs dogmes d’antan, soutenant ces régimes soi-disant de
libération nationale ou révolutionnaires. De fil en aiguille, elles en viennent
à soutenir les états autoritaires et les mouvements terroristes ou fascistes du
Moyen Orient, notamment le Hezbollah, le Hamas, le Fatah et tutti
quanti….

En Israël, ces élites ne sont pas en
reste. Issues des mouvements humanistes d’avant-guerre, elles ont participé aux
guerres d’indépendance et à la construction du pays. Mais elles n’ont pas évolué
sur le plan mental. Elles sont en perte de vitesse du fait de l’évolution rapide
de la structure démographique de la société. Dans une génération elles vont
disparaître. "Alors après moi le
déluge
" se disent-elles! Ainsi elles participent au sabotage de leur
propre patrie, se permettent tout, cherchant à contrecarrer le destin par la
force et par des pressions venant de pays étrangers. C’est le sens du NIF, fonds
pour l’établissement d’"un nouvel Israël", à l’image du passé. Alors ces élites
menacées enseignent la haine du Juif dans leur propre université. Elles
trahissent l’Université qui les paie, hurlant avec les ennemis de leur pays, les
incitant au boycott, à désinvestir et à prendre contre lui des sanctions
internationales (4).

La liberté d’expression dans une
démocratie c’est aussi le respect des institutions, le respect du scrutin
populaire, c’est aussi le respect de l’autre tout
simplement.

Israël est un pays jeune malgré ses 62
ans. Il devrait trouver des moyens légaux et financiers pour limiter les énormes
dégâts causés par ces hurluberlus attardés, ces utopistes d’un autre temps,
prêts à vendre leur propre université et leur propre pays, parce qu’ils ne s’y
sentent plus à l’aise. Ce pays devrait aussi pouvoir empêcher les élites arabes
élues de divaguer publiquement, appelant leurs concitoyens au boycott de leur
pays, se transformant en hérauts du jihad ou d’un califat mondial, voire même en
dangereux espions.

La liberté d’expression trouve ses propres
limites dans une véritable démocratie. Aujourd’hui Israël est assez mûr pour
trouver la voie moyenne dans la tolérance.

 

Défis
environnementaux

 

Israël est un petit territoire se situant
au croisement de 3 continents, de structure géologique particulière, puisqu’on
vit aussi bien à 1000
m qu’à – 500m, avec de grandes variétés climatiques,
allant des vents de poussière à 45° aux tempêtes de neige.

Aujourd’hui l’eau commence à
manquer.

 

Le déficit en eau est évalué à 1 milliard
de m3. Les sources habituelles, le lac Kinneret et les
nappes phréatiques, commencent à s’épuiser. Le lac a perdu 5,2m en 6 ans et
n’est plus qu’à 40
cm de son niveau d’alerte rouge. Comment réduire le
déficit ?

Pendant longtemps le pays a caressé le
projet d’importer de Turquie de l’eau en bateaux-citernes. Mais un malentendu
sur le prix de l’eau rendue n’a pas permis la réalisation de ce projet, qui
était par ailleurs condamné du fait de l’évolution désastreuse des relations
entre les deux pays. Israël espérait qu’un miracle climatique se produirait,
mais celui-ci n’a pas eu lieu.

Alors des solutions plus coûteuses, mais
volontaires et autonomes, ont enfin vu le jour. Une centrale de désalinisation
de 150Mm3 vient d’être inaugurée à Hadéra (5). Une
autre le sera en 2013 à Ashqelon. D’autres doivent
suivre.

Divers moyens sont mis en œuvre pour
réduire le déficit:

– traitement des eaux résiduaires pour
l’agriculture et l’industrie

– recueil des eaux d’écoulement de pluie
dans des bassins imperméabilisés ou, au niveau individuel, dans des citernes
pour des usages domestiques

– économies domestiques par des campagnes
de sensibilisation pour une meilleure plomberie et par l’addition de gadgets
économisant l’eau, étanchéisation des conduits

– …

 

Un autre défi est le niveau de la mer
Morte qui perd 1m/an provoquant une modification du paysage écologique (énormes
crevasses dangereuses) et mettant en péril les industries chimiques qui en
vivent. L’eau douce du Jourdain n’arrive plus à la mer Morte puisqu’elle est
puisée pour les besoins aussi bien d’Israël que de la Jordanie qui reçoit 50
Mm3/an. La pluie ne parvient pas à compenser l’évaporation de la
mer.

Le projet de canal mer Rouge/mer Morte qui
nécessite une coopération avec la Jordanie et d’énormes investissements semble
lointain, d’autant plus que les apports d’eau sont salins et non doux, ce qui
peut changer la structure aqueuse de la mer Morte, l’écologie et les ressources
en sels de l’industrie en place.

 

Les défis
sécuritaires

 

En milieu hostile, on n’achète pas la
paix. La paix est alors obtenue par la dissuasion. En demandant sans cesse "la
paix maintenant", c’est comme si on était prêt à l’obtenir à tout prix, c’est à
dire jamais.

Israël doit être prêt pour 4 types de
guerre militaire, ce qui est unique dans l’histoire du monde à ce
jour:

– guerre conventionnelle (les diverses
guerres avec les pays arabes voisins jusqu’à la sortie du Liban Sud en
1995)

– guerre non conventionnelle, avec des
missiles porteurs ou non d’armes de destruction massive (depuis l’an 2000,
roquettes et katiouchas….)

guerrilla
(cf depuis 1973 commandos suicide, bombes humaines,
attaques improvisées – Hezbollah au Liban- Hamas à
Gaza)

– conflit urbain ou émeute urbaine (cf Djénine)

 

Pour chacun de ces types de guerre, Israël
a trouvé la parade technique (barrière de sécurité, blocage des côtes, bouclier
anti-missile, sous-marin nucléaire…), ou humaine (renseignement, entraînement,
commandos…).

Or depuis les accords d’Oslo, l’ennemi a
trouvé d’autres moyens de destruction, en dehors des attentats-suicide, les ONG
occidentales, les médias, les cours de Justice, et les arènes internationales de
l’Onu: plaintes en justice, votes-sanction par des majorités automatiques,
désinformation….(6)

 

Défis de l’information
(hasbara)

 

Israël n’a jamais été très fort en matière
d’information interne comme externe, encore moins pour se faire de la publicité.
Car qui dit "publicité" dit "propagande", et qui dit "propagande" dit une bonne
part d’exagération, voire de mensonges. Alors que la désinformation bat son
plein au Moyen Orient, c’est-à-dire la propagande organisée et systématique,
comment voulez-vous qu’un petit pays, voulant simplement s’exprimer pour
survivre, puisse s’en sortir ? Tache immense et
incertaine.

Un moment le gouvernement avait envisagé
de créer une chaîne de télévision internationale pour neutraliser les chaînes
arabes et terroristes, al Arabiya et al Jazira. Les émissions en ondes courtes sont limitées à peu
de langues dont le persan. Les émissions en persan sont très appréciées par
l’opposition iranienne.

 

Il faudrait faire aussi le ménage à la
télévision israélienne, car sous prétexte de tolérance, on accepte des insanités
contre le pays, dans les émissions en arabe, ce qui serait interdit dans
n’importe quel autre pays. En fait les pouvoirs publics semblent désemparés dans
cette guerre des ondes et de l’internet. Ils semblent néanmoins avoir opté pour
l’information
moléculaire
, la
moins coûteuse.

Tous les citoyens israéliens qui partent à
l’étranger en mission d’affaires, de diplomatie, de culture, de science ou
d’éducation doivent recevoir une formation spécifique pour discuter et débattre.
Ce programme s’appelle "Debate" et 200 séances de 14
heures ont déjà commencé à former ces ambassadeurs à l’étranger. Pour les autres
Israéliens sans mission autre que le tourisme, des livrets individuels sont
distribués aux points de sortie.

La diaspora est invitée à créer des sites,
des documents et des vidéos pour neutraliser la désinformation ennemie, mais
aussi celle qui émane de Juifs ou d’Israéliens coopérant avec
l’ennemi.

 

ATOUTS

 

Dans ce maelstrom moyen oriental, Israël
doit à la fois garder sa spécificité et s’intégrer, encore faut-il que ses
voisins l’accueillent pour cela. Ces voisins sont à la fois jaloux des atouts
d’Israël et craintifs vis-à-vis de ceux-ci, craignant ne pas pouvoir les égaler.
La situation devrait pouvoir évoluer favorablement si les forces du mal,
c’est-à-dire celles de l’extrémisme, sont jugulées et empêchées de
triompher.

 

Je note pèle mêle les atouts
suivants:

Peuple ancien et
nation jeune
: les
atouts d’un peuple ancien sont l’histoire et la culture qui peuvent le guider
dans sa progression. La nation est jeune et dynamique, pleine d’espoir, sans
trop d’illusions.

– Pour un petit pays, 3 universités
mondialement reconnues comme performantes: Université Hébraïque de Jérusalem,
ben Gourion du Négev, Technion de Haifa

Economie et finances
performantes grâce à
la sagesse du gouverneur de la banque d’Israël, M Fisher, et celle du
1er ministre B Netanyahou. Taux de croissance prévu en 2010:
3,5/3,7%- Taux de chômage: 7/7,3% – Taux d’inflation: 2,7/2,9%.

Accession à l’OCDE à l’unanimité des 31 pays. Premier
pays au monde sur 58 sur le plan de la résilience économique (résistance à la
crise) et 17ème sur le plan de la compétitivité. Réserves financières
confortables permettant de faire des prêts à d’autres pays.

High Tech: taux le
plus élevé de sociétés étrangères cotées au Nasdaq (bourse de New York),
proportionnellement à ses dimensions. De même pour les brevets déposés. Forte
inventivité et fort esprit d’entreprise. Fortes avancées dans l’agriculture, la
médecine, la protection médicale, l’armement, les énergies
alternatives…

Une "Silicon Valley" entre Tel Aviv et Haifa. Premier pays au monde à relever le défi de la
généralisation de la charge de voitures électriques sur tout le territoire, par
des bornes ou par échange standard de batterie en 2 minutes.

Culture surabondante
mais parfois délirante: musées, théâtres, films primés,
musique

Tourisme soutenu tout
au long de l’année et pas seulement biblique.

Liens étroits avec la
Diaspora

 

Les arrière petits enfants de ce grand
père de 62 ans devraient aujourd’hui être fiers des accomplissements des
anciennes générations et ils doivent œuvrer de plus belle pour défendre ce
magnifique colombier qui a été remis en état de
fonctionner.

 

 

 

 

Notes

(1) Pour neutraliser cette évolution, sous
l’impulsion de GWBush, on assisté à de timides
manifestations de la démocratie en Irak après 2003, et dans certains émirats du
Golfe.

(2) Un 1er ministre israélien
ne semblait pas avoir assimilé ces notions quand il annonçait publiquement
"Nous sommes fatigués de la guerre
!
" Il a été amené de ce fait à mener 2
guerres…

(3) Formation des femmes et création de
crèches, formation offerte des hommes en ingénierie, formation complémentaire
offerte pour accéder à l’université, incitations financières des employeurs pour
embaucher des orthodoxes, subventions pour la création d’entreprises, zones
industrielles dans l’environnement orthodoxe, amélioration des services Maftéah‘ (centre de développement de l’emploi des H’arédim), encouragement pour le service militaire et le
service civique….

(4) Mark Tannenbaum, membre du Conseil d’administration de
l’Université de Tel Aviv a dû récemment démissionné,
car le président de l’université refusait des sanctions contre deux professeurs
de l’université qui menaient en Europe une campagne de boycott de leur propre
université, Anat Matar et
Rachel Giora. Un exemple parmi des dizaines de
cas…

(5) Utilisant le procédé fort connu de
l’osmose inverse.

(6) L’administration Obama semble vouloir enlever à Israël quelques uns de ses
moyens de dissuasion. En effet l’extension des implantations en Judée et Samarie
peut être considérée en effet comme un moyen de dissuasion des Palestiniens de
prolonger les hostilités. Or le président Obama a
exigé l’arrêt de ces extensions aussi bien Judée et Samarie qu’à Jérusalem. De
même son administration vient de voter favorablement une réunion en 2012 de la
Commission de l’Onu de non prolifération nucléaire pour obliger Israël à
dévoiler son arsenal. Or l’ambiguïté du nucléaire d’Israël est un atout de sa
dissuasion. Enfin récemment le vote défavorable du Conseil de Sécurité,
concernant le blocus de Gaza, où pour la 1ère fois les Etats-Unis
n’ont pas utilisé leur veto, est un flagrant révélateur des tentatives répétées
du président Obama d’affaiblir l’état
hébreu.

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