Les chaussures perdues de l’Islam Isaac Franco contact@primo-info.eu

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Islam et Islamisme, la récente déclaration de l’acteur François Cluzet
sur Salah Hamouri passée au crible des faits, la question actuelle du
nucléaire iranien, avec un excellent article de Jean-Sylvestre
Mongrenier, tout cela est sur Primo cette semaine.

Ci-dessous, Isaac Franco nous livre une profonde réflexion sur les réflexes anti-Israéliens. A lire et à méditer.

Les chaussures perdues de l’Islam

C’est sur les décombres de leur rêves d’extermination des Juifs en juin
1967 que les nations arabes ont pensé puis fabriqué patiemment le mythe
du peuple palestinien avec la complicité de ceux, en Europe surtout,
qui méditaient, vingt ans seulement après la création de l’Etat
d’Israël, de reprendre aux Juifs la maîtrise de leur destin.

Et depuis plus de quatre décennies, la conscience du monde,
inlassablement subvertie pour réparer la prétendue tragédie de ce
peuple palestinien fantasmé, est sommée de contraindre Israël à
restituer ainsi à l’Islam humilié ses chaussures et son honneur perdus
dans les dunes du Sinaï et les quartiers orientaux de Jérusalem comme
sur les hauteurs du Golan et les collines de Judée et de Samarie.

Les rêves de revanche misérablement ensablés dans la guerre de Kippour
allaient peu après migrer à l’ONU pour y accoucher de la résolution
3379 du 10 novembre 1975 et valider une équation avilissante pour ses
auteurs entre sionisme et racisme qui résistera pourtant seize longues
années aux assauts de la décence et de la raison.

Plus tard encore, la Loi de compétence universelle, les Conférences
contre le racisme Durban I et Durban II ou la saisine de la Cour
internationale de justice à propos de la barrière de protection
venaient souligner cette volonté des ennemis de l’Etat d’Israël
d’extraire le conflit de son expression militaire dans laquelle ils
comprenaient ne pouvoir le vaincre.

Aujourd’hui, c’est la mémorable tripotée infligée aux terroristes du
Hamas et à leurs parrains iraniens pendant l’opération Cast Lead en
décembre et janvier derniers qui a inspiré à un Conseil des droits de
l’homme inféodé à la cause palestinienne, l’ambition de déplacer à
nouveau la guerre là seulement où désormais Israël peut ne pas la
gagner, les Nations Unies encore et son Conseil de sécurité d’abord, et
la Cour pénale internationale ensuite.

Le rapport Goldstone, qui dresse un parallèle infâmant entre des
barbares qui s’enorgueillissent de massacrer des enfants et une
démocratie qui revendique le droit, accordé à toute autre nation, de
s’en défendre, sert l’objectif d’instruire, dans les prétoires mais sur
la scène médiatique mondiale surtout, le procès de la légitimité de cet
Israël rhabillé en Juif des nations.

C’est pour échapper à la menace de ce rapport et à ses conséquences
potentiellement aussi délétères que celles de la résolution 3379, que
la diplomatie israélienne s’était, en vain hélas, employée à le
confiner dans l’enceinte discréditée de ce Cons ????neil des droits de
l’homme où nul auparavant ne s’était ému des milliers d’engins ciblant
délibérément depuis Gaza les populations civiles du Néguev occidental.

Certes, le veto américain pour empêcher l’adoption du rapport
Goldstone au Conseil de sécurité de l’ONU s’il devait y être débattu,
reste encore l’hypothèse la plus vraisemblable, même si Israël pourrait
bien devoir payer une administration Obama, notoirement peu en phase
avec son homologue israélienne, d’un prix exorbitant.

Si toutefois ce rapport franchissait cet obstacle et pouvait alors
remonter jusqu’à la Cour pénale internationale pour y dire, là dans
cette Europe où flottent encore les cendres des Juifs abandonnés sans
défense à leurs bourreaux dans l’indifférence ou la jubilation, le
droit d’Israël à exister et condamner ses enfants pour le crime de se
défendre, voilà qui devrait torturer la conscience des nouveaux
inquisiteurs, s’ils en ont encore une…

Mais bien avant l’adoption automatique du rapport Goldstone à
Genève, plus de mille poursuites avaient déjà été accumulées dans le
monde contre les responsables politiques et militaires israéliens en
charge des affaires de sécurité.

Si l’Etat d’Israël maîtrise désormais tous les paramètres de sa
sécurité « physique », il apparaît qu’il n’a en revanche pas encore
élaboré de réponse médiatique et légale appropriée à cette guerre
judiciaire qui pervertit le droit pour questionner sa légitimité à être
ce qu’il est, là où il est.

Les personnalités israéliennes visées sont dès lors instruites
d’éviter certains pays qui, parce qu’ils ne se commandent pas de
contrarier efficacement ces actions, contribuent à la mise en œuvre
d’un processus de ghettoïsation d’Israël que le rapport Goldstone
accentuera d’autant plus vite que trois magistrats seulement composent,
à ce jour, le pool chargé à Jérusalem d’en prévenir les effets.

Alors, avant qu’un de ces responsables ne comparaisse un jour devant
des juges suédois, norvégiens, espagnols ou britanniques, puissent les
voix de la raison dénoncer partout l’humeur de ce temps qui moque aussi
impudemment la décence et incline sans vergogne à discriminer une
démocratie avant de l’offrir en sacrifice à ses agresseurs.

Isaac Franco, Bruxelles – Novembre 2009

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