Galilée : sur les pas de nos ancêtres

Le site de Morouth – ou Morouss selon
le nom du village arabe qui se trouvait à proximité – est l’un des plus
beaux de la Galilée orientale : on admet qu’il a été  habité depuis les
Asmonéens et jusqu’à la période des Croisades, soit durant 1200 ans
(d’après la nature des pièces de la caisse de la communauté que l’on a
retrouvée).

Il aurait représenté la partie
orientale du secteur dont Flavius Josèphe assurait la sécurité (qu’il
appelle Mérouth). Outre la synagogue, on a identifié également une
salle d’étude, et on pense même que ce bourg, fort de quelque 1200
âmes, avait aménagé un local destiné à l’enseignement des enfants plus
jeunes – c’est la première fois que l’on retrouve une telle structure
en Galilée. On sait même que la grande personnalité qui vivait en ces
lieux s’appelait «rav ‘Hana». 

Plus aucune hésitation à s’y rendre ! La visite de ce site pose
toutefois un problème : on ne peut en général y accéder que le vendredi
après-midi, car il est situé au milieu d’un champ de tir de l’armée !
Pour s’y rendre, il faudra donc en convenir avec les autorités
militaires… Bon, mais cela en vaut la peine : il s’agit de l’une des
plus belles synagogues de la Galilée, datant du temps du Talmud (4e
siècle) – peut-être plus spécifiquement conservée justement du fait
qu’il est difficile d’y parvenir. 

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez contacter le responsable de la sécurité de la région au 0578 13 02 90.

Cette étape une fois franchie, s’ouvrent à vous trois possibilités
pour vous y rendre : la plus facile consiste à prendre le chemin qui
part face au village techerkesse (originaires du Caucase) de Ré’haniya,
juste avant ‘Alma (sentier marqué de rouge) en direction de la caverne
de ‘Alma. Quelque deux cents mètres avant la dernière descente avant la
caverne, il faut ranger la voiture, et continuer à pied en empruntant
le chemin marqué en noir, qui descend vers la plaine en partant sur la
gauche. Après trois quarts d’heure de marche en descente, on arrive aux
ruines de Morouth, qui restent fort impressionnantes, avec en
particulier les vestiges du Miqwé sous la synagogue. On appréciera
également, du haut de ce plateau, la vue donnant sur la plaine de
‘Houla (Holé) et sur les derniers contreforts du massif de ‘Amouqa et
de Dalton. 

Pour repartir, deux solutions : un sentier marqué en vert qui part
vers le Nord, et grimpe à Kitsion (endroit présumé où reposerait rabbi
Chi’mon ben Lakich – les ruines que l’on y voit seraient également
celles d’une synagogue, mais elles n’ont pas eu la chance de celles de
Morouth, qui ont été sérieusement fouillées), puis continue vers ‘Alma
– nous ne l’avons pas suivi, mais on nous a dit qu’il était facile. 

Autre solution : continuer vers la plaine. Ce chemin donne sur un
camp militaire situé face à Ayéleth haCha’har, qu’une voiture qui
viendrait nous chercher peut rejoindre relativement facilement : en
venant du Nord, il faut se diriger vers ce Qibouts, dépasser le site de
Tel ‘Hatsor (à visiter par ailleurs), pour arriver derrière lui à un
chemin qui monte de manière assez abrupte vers Morouth, comme l’indique
une pancarte au départ de ce chemin. Il faut s’arrêter avant le camp
militaire que l’on rencontrera sur son chemin, et attendre le reste du
groupe – impossible de monter plus haut. 

Une promenade que l’on ne regrettera pas ! Mais, attention, Chabbath approche…

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