FIJ : "Les médias israéliens sont parmi les plus libres du monde"

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La
Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Fédération
nationale des journalistes israéliens (FNJI) se réconcilient. Le groupe
israélien avait été expulsé en juin dernier.

"Réunion de réconciliation" des journalistes à Tel-Aviv, cette semaine.

Photo: DR , JPost

Un
accord a été conclu lors d’une réunion d’urgence, lundi 5 novembre à
Tel-Aviv. Parmi les conciliateurs : Aidan White, secrétaire général de
la FIJ, Michael Klehm et Andreas Bittner, représentant la Fédération
des journalistes allemands, et Franco Siddi, secrétaire général du
syndicat italien.

Les propositions de la réunion seront présentées lors d’une
assemblée spéciale du Comité exécutif de la FIJ, à Bruxelles le 14
novembre prochain. La longue liste de suggestions doit y être discutée
avant d’être ratifiée.

Franco Siddi tenait à restaurer l’entente avec la presse
israélienne : "Eliminer la contribution des journalistes israéliens à
notre fédération internationale était inconcevable. Les médias
israéliens sont parmi les plus indépendants du monde, et leurs voix
sont un élément essentiel de la FIJ, fondée sur la démocratie et des
principes éthiques", a-t-il déclaré.

Un compromis a, par ailleurs, été trouvé au sujet de l’un des
plus gros différends qui opposaient les deux parties : le paiement des
cotisations à la FIJ. Selon l’accord, le syndicat israélien réglera une
somme plus proche de celles payées par d’autres médias du Moyen-Orient
(plutôt que celles des médias européens). La fédération remboursera
aussi la moitié de ce que lui réclame la FIJ.

Pourtant, selon Yossi Bar-Moha, de l’Association des
journalistes de Tel-Aviv, le débat central concerne "le statut complet
et équitable des journalistes israéliens au sein de la FIJ."

En effet, la fédération avait été accusée d’ostracisme
par certains de ses collègues arabes et une enquête sur la liberté de
la presse à Gaza, après l’opération Plomb durci, avait été ouverte sans
accord préliminaire avec les représentants israéliens.

White a déploré ce manque de communication et assuré que tout le monde prendrait plus de précautions à l’avenir.

La liste que lira le Comité exécutif de la FIJ, dans une semaine, propose :

1) Une réunion annuelle entre les dirigeants de la FIJ et de la FNJI pour revoir leurs relations ;
2) L’invitation d’Israël à une réunion prévue l’année prochaine en Sardaigne, pour les journalistes de la Méditerranée ;
3)
L’organisation d’une réunion en Israël pour discuter de l’Initiative du
Journalisme éthique de la FIJ – une campagne mondiale visant à
améliorer les normes des médias ;
4) L’organisation en Allemagne
d’une rencontre entre journalistes israéliens et palestiniens, avec le
soutien de la Fédération des journalistes allemands ;
5) Un meilleur engagement des journalistes israéliens dans la branche européenne de la FIJ.

"Cet accord va approfondir le travail de nos collègues
israéliens dans la région. S’il porte ses fruits, ce sera bénéfique
pour l’ensemble de la communauté journalistique, à l’intérieur et à
l’extérieur du pays", commente White.

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