Les listes noires du club des boycotteurs d’Israël
19/10/09

   

 – Thème: Boycott

 

Tout le monde le sait : l’indignation et la compassion sont à géographie variable, surtout lorsqu’il est question d’Israël.
Nous le savons, le club des boycotteurs d’Israël s’obstine : « Pas de marchandise israélienne sur le sol français, pas de relation avec les institutions israéliennes quelles qu’elles soient », comme le note si ouvertement et si effrontément le communiqué du NPA, en date du 16 octobre 2009.
Si prompte à stigmatiser Israël, le club des boycotteurs d’Israël dépense -il faut le reconnaître- beaucoup d’énergie. Mais, a-t-il fait le dixième pour dénoncer le président soudanais Omar Hassan el-Béchir, alors que le 4 mars 2009, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt international à son encontre, puisqu’il est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre ?
 
Qu’a fait le club des boycotteurs d’Israël pour aider les Somaliens qui plongent dans le chaos et qui subissent le terrorisme ?
 
Le club des boycotteurs d’Israël appelle-t-il au boycott de produits chinois (pour défendre le Tibet) ? 
 
Le club des boycotteurs d’Israël appelle-t-il au boycott des produits russes (pour aider les Tchétchènes) ?
 
Le club des boycotteurs d’Israël appelle-il au boycott des produits iraniens pour dénoncer le régime d’Ahmadinejad ?
 
Le club des boycotteurs veut-il boycotter (politiquement) le Hamas ? Le Hezbollah ? La Syrie ?
 
Le club des boycotteurs d’Israël dénonce-t-il le régime de Kadhafi ?
 
Le club des boycotteurs appelle-il au boycott des produits saoudiens pour défendre les immigrés qui sont traités dans ce pays comme des esclaves ?
 
Non.
 
Mais, pour Israël (le Juif des nations), que ne ferait pas le club des boycotteurs, au mépris des Lois de la République ?
 
Alors, j’ai en tête ces images et ces vidéos glauques, moches, honteuses : des militants zélés se ruent dans de grands magasins, parce qu’ils traquent les produits israéliens ! Et, comme ils sont prêts à en découdre, ils vocifèrent et hurlent : « N’achetez pas israéliens ! », « Boycottez Israël ! » Pensent-ils qu’ainsi,  ils règleront (définitivement) le conflit israélo-arabe, en les mettant au pilori ?
 
Pauvres de vous, qui blâmez les travailleurs israéliens. 
 
Pauvres de vous dont l’indignation et la compassion sont (toujours) à géographie variable.
 
Marc Knobel
 
 
Revue de détail du club des boycotteurs
 
Lu sur le site Internet des Verts :
 
« Les Verts sont décidés à soutenir jusqu’au bout cette importante bataille juridique et appellent l’opinion publique à se battre pour que le gouvernement israélien soit enfin jugé pour sa politique et sa pratique permanente de non-respect des droits de l’homme en Palestine. Ce nouveau déni de justice conforte les Verts, membres du Collectif national pour une paix juste et durable au Moyen-Orient à s’engager dans la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international. »
 
Source :          Communiqué de presse du 15 octobre 2009 de Djamila Sonzogni, Porte-parole des Verts.
 
 
Lu dans l’Humanité :
« Pourquoi préconiser un boycott international des relations avec Israël ?
Les crimes commis à Gaza ont donné une impulsion aux campagnes de la société civile internationale pour obtenir qu’Israël soit traité comme l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid. Sans s’en rendre compte, Israël a déclenché le commencement de la fin pour son régime d’occupation coloniale et sa version particulière d’apartheid.
L’appel de la société civile palestinienne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) a été lancé en 2005, mais jusqu’en 2008 son écho est resté pour l’essentiel limité à des églises, des syndicats et des associations dans des pays comme l’Afrique du Sud, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Irlande, la Norvège, où l’influence de groupes soucieux de morale est importante. Mais l’Occident dans son ensemble, les grands partis, les syndicats et les réseaux de la société civile sont restés indifférents ou ouvertement hostiles au BDS, soit par crainte d’être accusés d’antisémitisme – accusation sans aucun fondement mais crainte bien enracinée –, soit par le réflexe paternaliste de croire qu’on sait mieux que les Palestiniens ce qui est bon pour eux. Mais devant le large soutien obtenu par le BDS à la suite du terrorisme d’État israélien à Gaza, qu’il s’agisse du blocus ou des violations de la loi internationale, les avocats d’une juste paix en Palestine sentent que le « moment sud-africain » est enfin arrivé. Israël est désormais largement considéré comme un paria international qui commet impunément des crimes de guerre et qui doit en être tenu responsable. »
 
Source :          Omar Barghouti, « Pour une véritable coexistence éthique », L’Humanité, 28 mars 2009.
 
Lu dans l’Humanité :
« Il n’est pas plus antisémite de boycotter Israël pour mettre fin à l’occupation qu’il n’était anti-Blanc de boycotter l’Afrique du Sud pour mettre fin à l’apartheid. Les mouvements pour la justice sociale ont souvent appelé au boycott ou au désinvestissement, que ce soit contre le régime militaire en Birmanie ou contre le gouvernement du Soudan. Qu’ils soient opportuns ou pas, ces appels ne sont nullement discriminatoires. »
Source :          La mémoire de la Shoah n’excuse pas les crimes d’aujourd’hui. Une lettre ouverte d’universitaires américains à propos de l’antisémitisme et des appels au boycott d’Israël, l’Humanité, 1er avril 2009.
 
Lu sur le site du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) :
« Plus que jamais le NPA appelle notamment à développer partout et massivement la campagne Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS). Pas de marchandise israélienne sur le sol français, pas de relation avec les institutions israéliennes quelles qu’elles soient. »
Source :          communiqué du NPA (16 octobre 2009) développer la campagne boycott, désinvestissement, sanctions.
 
Lu dans Rouge (l’hebdo de la LCR):
« Ce qui est vrai pour Israël est vrai aussi pour certaines communautés juives organisées, qui croient bon de se situer dans le soutien inconditionnel à Israël. En France, le Conseil (prétendument) représentatif des institutions juives de France (CRIF) et le consistoire qui s’y associe sont de véritables pompiers pyromanes. Manifestant pendant l’agression de Gaza leur soutien à Israël, devant l’ambassade à Paris, ils se précipitent ensuite auprès des autorités de la République pour leur dire de lutter contre l’importation du conflit…
Importation du conflit ? Notre première tâche est bien d’apporter notre solidarité concrète et politique à la résistance des Palestiniens : missions civiles, délégations, partenariats, jumelages, participation au Collectif national et à sa démarche unitaire. La seconde est d’être solidaires des anticolonialistes israéliens et de ceux qui refusent de servir dans l’armée. Ils sont la preuve que ce conflit n’est ni ethnique ni religieux, mais bien politique. La troisième est de situer cette lutte dans le cadre de la lutte internationale contre la politique de l’impérialisme au Moyen-Orient, en luttant notamment contre l’Otan et ses interventions.
Enfin, il faut participer à une campagne qui a longtemps été évoquée et qui, aujourd’hui, doit se développer, celle du boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). Il faut boycotter les produits israéliens, en ciblant les produits clairement identifiables. On sait combien a été efficace la campagne de boycott contre l’Afrique du Sud, du temps de l’apartheid. Les ONG palestiniennes et les anticolonialistes israéliens nous le demandent. Il faut dénoncer les entreprises françaises et multinationales, telles Alstom ou Veolia, qui participent à la colonisation. Les accords d’association entre l’Union européenne et Israël doivent être dénoncés. Les dirigeants israéliens doivent être effectivement poursuivis pour crimes de guerre. »
Source :          Roger Devaneuse, Solidarité active avec les Palestiniens, Rouge n° 2285, 05/02/2009
 
Lu sur le site de Votairenet.org :
« Jean-Claude Willem : Cela a commencé en octobre 2002. J’étais alors maire de Seclin. Un soir j’ai eu une réaction de colère quand j’ai vu à la télévision les troupes israéliennes intervenir à Naplouse, (une grande ville au nord de la Palestine) en violentant aussi bien les habitants que leurs habitations. Ce même soir, nous avions une réunion du Conseil municipal ; nous discutions des mesures à prendre par rapport à la crise de la vache folle en Grande Bretagne. À l’issue de la discussion où nous avions décidé de maintenir le refus gouvernemental de laisser la viande anglaise arriver en France, dans le cadre de cette mesure de boycott, j’ai ajouté, en réaction aux violences israéliennes contre le peuple palestinien, que j’avais décidé que la cuisine municipale de Seclin n’achèterait plus de produits provenant d’Israël, notamment les jus de fruits, que l’on savait provenir des colonies implantées sur des terres palestiniennes. Que c’était là une manière de protester par le boycott contre ces violences meurtrières, comme on l’avait fait en d’autres circonstances.
Suite à cela, il y a eu beaucoup de réactions positives ou négatives sur le site de la mairie. Alerté par l’association « Action Cultuelle Israélite du Nord », le procureur a décidé de me poursuivre.
J’ai comparu en mars 2003 devant le tribunal correctionnel qui, huit jours après, me relaxait en disant qu’il n’y avait pas de délit constitué dans l’intention de boycottage exprimée, que cela relevait de ma liberté d’expression. Dans les quelques heures qui ont suivi, le ministre de la Justice, Dominique Perben, a ordonné au Parquet de faire appel. En juin 2003 j’ai comparu devant la Cour d’appel, qui en septembre 2003 m’a condamné à mille euros d’amende. Et, en septembre 2004, la Chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté mon pourvoi [2]. J’ai alors saisi la Cour européenne pour violation de la liberté d’expression. Cette dernière m’a débouté le 16 juillet 2009.
Silvia Cattori : L’arrêt de la CEDH vous a-t-il surpris ? [3]
Jean-Claude Willem : Non, car je ne me faisais pas d’illusions. Vous savez, l’Union européenne est complice d’Israël ; même après l’agression israélienne contre Gaza (de décembre 2008 et janvier 2009), la position de l’UE n’a pas changé, elle n’a toujours pas condamné Israël. Tout pouvait nous laisser pressentir que la Cour européenne n’allait pas déjuger les 27 pays de l’Union européenne. Sur les sept juges, seul le juge tchèque, Karel Jungwiert, m’a soutenu. Il a estimé que les déclarations incriminées reflétaient l’expression d’une « opinion ou d’une position politique d’un élu sur une question d’actualité internationale ».
Source :           Entretien avec Jean-Claude Willem. Le boycott des produits israéliens est-il légal ? par Silvia Cattori.
 
Lu sur le site Internet de Bladi.net
« Mes frères et sœurs, comme vous le savez la situation est catastrophique aujourd’hui dans la bande de gaza aujourd’hui où Israël assassine en toute impunité et avec l’aval des tous les dirigeants mondiaux, même arabes.

Nous avons différentes armes à notre disposition pour combattre, tout d’abord la plus importante la Duaa. Faites des invocations pour qu’Allah Le Très Haut secoure nos frères et sœurs en Palestine et leur accorde la victoire sur l’agression sioniste inch Allah.

Nous avons ensuite les dons à des associations humanitaires, telles que le Secours Islamique ou le Comité de Bienfaisance et de Soutien aux Palestiniens, qui apportent beaucoup d’aide au niveau du matériel médical, des médicaments, de la nourriture ou des infrastructures.

Enfin il reste une puissante arme à nos coté : celle du boycott économique. Souvenez-vous après l’affaire des caricatures du Prophète (Salla Allahou 3alayhi wa sallam), le boycott des produits danois a fait beaucoup de mal à l’économie danoise et le Danemark l’a payé cher. Aujourd’hui c’est à nous de prendre nos responsabilités et de faire mal à l’économie israélienne inchaAllah. C’est une arme qui est de notre coté, ne la négligeons pas elle sera peut être efficace ! Voici la liste des produits israéliens qui m’a été envoyée par un frère machaAllah elle est longue et complète. Cela va être dur pour certains mais appliquez cela et vous aurez une meilleure récompense auprès d’Allah cela est certain. Pensez à vos frères et sœurs en Islam qui meurent ou sont blessés gravement alors qu’ils n’ont strictement RIEN fait. Voici la liste du frère :
je poste ici une liste de produits fabriqués par des juifs ou sociétés appartenant à des juifs. Ne vous étonnez pas, tout leur appartient… Même notre argent.

(…)
Source :           Appel au boycott des produits israéliens. 2 janvier 2009.
 
 
Lu sur le site antisémite de « Tout sauf Sarkozy.com » :
 
« Liste des produits israéliens à boycotter. Face au drame des Palestiniens, beaucoup estiment ne pas pouvoir faire grande chose, a part relayer les informations qui nous parviennent. Hors cela, il y a tout de même une arme en notre pouvoir, le boycott. En effet de nombreuses entreprises, israéliennes ou non, soutiennent la politique sioniste d’occupation. En voici une liste, à vous de faire le reste. »
 
(…)
 

Publicités