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18 octobre 2009

 
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Le fonctionnement interne du CAIR rendu visible

par Daniel Pipes
WorldNetDaily.com
15 octobre 2009

http://fr.danielpipes.org/7692/fonctionnement-interne-du-cair-rendu-visible

Version originale anglaise: CAIR’s Inner Workings Exposed
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Depuis
sa fondation en 1994, le Conseil des Relations Américano Islamiques
(CAIR) a servi d’agence la plus en vue d’Amérique du Nord pour
[illustrer] un mouvement islamiste belliqueux, manipulateur et agressif.

Depuis son siège social de Washington, le CAIR organise aussi le programme et donne le ton pour l’ensemble du lobby wahhabite.

Une masse considérable de critiques concernant le CAIR existe, dont une partie a été faite par moi-même,
mais jusqu’à présent, les extrémistes et les porte-voix du groupe se
sont débrouillés pour survivre à toutes les révélations sur son bilan.

Aujourd’hui, la publication du livre : « Muslim Mafia : Inside the Secret Underworld That’s Conspiring to Islamize America » (« la Mafia musulmane : entrer dans le secret du « milieu » qui conspire à islamiser l’Amérique », édité chez WND Books, non encore traduit en français) pourrait cependant modifier la donne.

Rédigée par P. David Gaubatz et Paul Sperry, l’enquête est largement
fondée sur le travail clandestin du fils de Gaubatz, Chris, qui a passé
six mois comme stagiaire au siège du CAIR à Washington DC en 2008.En
cette qualité, il a pris 12.000 pages de documents et a enregistré 300
heures de vidéo.

L’information de Chris Gaubatz révèle beaucoup sur ce que
l’énigmatique CAIR voudrait cacher, y compris sa stratégie, ses
ressources financières, ses membres, et ses discussions internes,
exposant ainsi au grand jour ses méthodes louches et potentiellement
illégales. Comme le livre comporte trop d’informations nouvelles pour
les résumer dans les limites de cet article, je vais me concentrer ici
sur une dimension – les affaires internes de l’organisation, où les
données démontrent que les prétentions du CAIR s’avèrent être de
grossières tromperies.

Le directeur exécutif du CAIR, Nihad Awad et le stagiaire infiltré Chris Gaubatz au siège national du CAIR en 2008.

1ère prétention : selon Ibrahim Hooper, directeur de la communication de l’organisation, « le CAIR compterait environ 50.000 membres."

Le fait réel: un mémo interne préparé en juin 2007 pour une
réunion de direction mentionne que l’organisation dispose , de façon
précise, de 5.133 membres, soit environ un dixième du nombre fortement
exagéré donné par Hooper.

2ème prétention : le CAIR est une « organisation populaire » qui repose financièrement sur ses membres.

Le fait réel : selon un rapport de la réunion du bureau
exécutif de 2002, l’organisation a reçu 33.000 $ de cotisations et
1.071.000 $ de donations. En d’autres termes, moins de 3 % de son
revenu proviennent des cotisations de ses membres.

3ème prétention : le CAIR «ne reçoit aucun soutien d’aucun groupe ou gouvernement étranger»

Le fait réel : Gaubatz et Sperry rapportent que les
ressources du CAIR proviennent de deux dizaines de donneurs, dont la
plupart vivent en dehors des USA. En particulier : 978.000 $ du
dirigeant de Dubaï en 2002 , en échange du contrôle de ses intérêts sur
la propriété de son siège sur New Jersey Avenue, un don de 500.000 $ du
prince saoudien al-Walid ben Talal et 112.000 $ en 2007 du prince
saoudien Abdullah ben Mos’ad; au minimum 300.000 $ de l’Organisation de
la Conférence Islamique ; 250.000 $ de la part de la «Banque de
Développement Islamique», et au minimum 17,000 $ de la part du bureau
américain de « l’Organisation Internationale de Secours Islamique »,
organisations toutes basées en Arabie saoudite.

4ème prétention :le CAIR est un groupe national,
indépendant, de défense des droits de l’homme, comparable à un « NAACP
[Association pour la Défense des gens de couleur] musulman »

Le fait réel: A la recherche désespérée de financements, le
CAIR a offert ses services pour s’occuper des intérêts commerciaux de
firmes étrangères. Cela a été exposé au grand jour à la suite de
l’échec de la tentative de la Compagnie « Dubaï Ports World » d’acheter
6 ports américains en 2006, par crainte de problèmes de sécurité. En
réponse, le président du CAIR s’est rendu à Dubaï pour suggérer aux
hommes d’affaires locaux ceci: « Ne considérez pas vos contributions
[au CAIR] comme des donations. Pensez-y dans la perspective d’un taux
d’investissement. L’investissement de 50 millions $ vous apportera des
milliards en retour pendant 50 ans ».

Le
directeur des communications du CAIR, Ibrahim Hooper et Chris Gaubatz
au stand du CAIR, au meeting de la société islamique d’Amérique du
Nord, à Colombus, en Ohio, en 2008.

L’addition de ces quatre faits réels révèle que le CAIR
est très différent de son image publique. Quasiment dépourvu de membres
et de cotisations, il se maintient en vendant ses services au
gouvernement saoudien et à celui des Emirats Arabes Unis, en faisant
leurs annonces idéologiques et financières.

Cela soulève alors une question évidente : le CAIR ne devrait-il
pas être enregistré en tant qu’agent étranger, avec les
règlementations, l’enquête, et le statut d’imposition fiscale que cette
dénomination implique ? Les données de « Mafia Musulmane » le suggèrent.

En attendant d’aller plus loin, je m’attends à ce que les jours du
CAIR soient comptés. C’est une institution qui fut fondée par des gens
ayant des liens avec des terroristes. Au cours des années, elle a
réalisé un long parcours indigne de confiance, comprenant la
falsification d’une photographie, l’utilisation malhonnête d’une
documentation sur les crimes « islamophobes », et la promotion
d’élections suspectes.

Le CAIR a aussi intimidé des critiques par des procès en
diffamation, et s’est vanté de liens avec un néo-nazi. Finalement, une
enquête approfondie sur cette entreprise conduira probablement à sa
disparition.

Voilà pour les bonnes nouvelles. Je suis moins optimiste pour le
successeur du CAIR : sera-ce une institution plus respectable, honnête
et respectable qui continuera son travail consistant à apporter la loi
islamique aux Etats-Unis et au Canada, en évitant les fautes et les
comportements illégaux apparents qui ont rendu le CAIR vulnérable ?

Dans ce sens, le combat pour préserver la Constitution ne fait que commencer.

Monsieur Pipes est directeur du "Middle East Forum" et Professeur
associé de la ‘Fondation Taube’ à l’Institut Hoover de Université de
Stanford (Californie

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