Shalit : secte, mensonge et vidéo

(source http://www.primo-info.eu)

Après l’opération de l’été 2006, Israël a récupéré les corps des soldats enlevés, Ehud Goldwasser et Eldad Regev.

Ceux-ci avaient été enlevés en territoire israélien par le Hezbollah alors qu’une paix relative régnait sur la frontière.

En échange des deux corps, Israël a remis au Hezbollah les dépouilles de 12 combattants, dont celle de la Palestinienne Dalal al-Moghrabi. Dalal al-Moghrabi avait conduit en 1978 un commando en territoire israélien qui avait fait 36 morts.

Mais des vivants figurent aussi dans l’échange dont Samir Kuntar. Depuis 1979, il purgeait une peine de 542 années de prison pour avoir tué trois personnes, dont une fillette de quatre ans dont il a écrasé la tête contre un rocher.

Bien évidemment, il fut reçu en triomphateur au Liban, avec forces embrassades et félicitations de la part du Hezbollah et de certains membres du gouvernement libanais.

Ces échanges « vivants contre cadavres » sont en général considéré comme une victoire par les certains musulmans, lesquels ne voient pas le déshonneur qu’il y a à se satisfaire de la « vente » d’un mort.

Mais ce n’est pas le premier échange de ce type.

Le 29 janvier 2004, Israël avait libéré près de 450 prisonniers en échange d’un seul israélien, Elhanan Tannenbaum. 429 prisonniers, dont 400 Palestiniens, 3 Syriens, 3 Marocains, 3 Soudanais, un Libyen et un Allemand, ainsi que 59 dépouilles de combattants libanais.

Il faut noter l’extrême diversité des nationalités des prisonniers. Ainsi, lorsque le Hezbollah ou les Palestiniens au Liban parle de lutte nationale, il n’est pas obligatoire de prendre cette expression au pied de la lettre. L’internationale terroriste n’est pas une invention de Ben Laden mais bien des Palestiniens, et ce, depuis les années 60.

Au fil des ans, les échanges étaient devenus de plus en plus disproportionnés et macabres. Seulement, les bonnes affaires ont toujours une fin.

Au bout de quelques mois, l’armée libanaise et les groupes terroristes n’avaient plus de prisonniers à revendre. Ils se sont mis à chercher des cadavres israéliens sur les champs de bataille. Ce sont effectivement des dépouilles qui ont été échangées en 1996 : celles de deux soldats israéliens contre celles de 123 Libanais.

En 1998, le Hezbollah a obtenu, contre le cadavre d’un officier israélien, ceux de quarante combattants libanais ainsi que la libération de soixante prisonniers dont cinquante se trouvaient à Khiam.

Aujourd’hui, et après des mois de négociations, Israël va recevoir la preuve que Guilad Shalit est vivant. L’Etat Hébreu est prêt à tout pour que le soldat Shalit puisse revenir à la maison, mais pas à n’importe quel prix.

Il faut se souvenir que les deux soldats, Goldwasser et Regev, ont été froidement assassinés dès leur enlèvement. Leurs corps martyrisés témoignaient de la violence et de l’acharnement sadique de leurs ravisseurs.

Mais, pendant tout le temps de leur soit disant captivité, le Hezbollah a toujours laissé croire à Israël et à l’opinion internationale que les deux soldats étaient vivants.

Les négociations pour Shalit continueront donc en échange d’une preuve qu’elles ne sont pas inutiles.

Vingt prisonnières palestiniennes seront libérées en échange d’une vidéo prouvant que le soldat Gilad Shalit, détenu depuis juin 2006 dans la bande de Gaza, est vivant.

Comme l’a dit un porte-parole du Hamas, Osama Muzini, aux négociateurs allemands, "rien n’est gratuit".

Vous voulez des preuves que Shalit est vivant, payez !

Malgré les règlements internationaux, l’otage israélien n’a jamais pu recevoir une seule visite de la Croix Rouge. Ses ravisseurs, la secte intégriste du Hamas, n’ont jamais autorisé la moindre prise de contact avec la famille.

Israël va payer et va libérer vingt femmes, celles-là même que le Hamas emprisonne, bat, viole et assassine. En l’échange de ces 20 prisonnières dont certaines sont coupables de complicité dans l’organisation d’attentats, Israël recevra une cassette vidéo d’une minute.

Ces assassins, faisant partie de cette secte ignoble composée de barbares rétrogrades, sont tellement infatués de leurs personnes qu’ils osent proposer une simple vidéo d’une minute en échange de 20 prisonnières.

Et tout cela, au bout de 3 ans de captivité.

Les prisonnières, elles, reçoivent les visites de leurs familles, les visites de la Croix Rouge, les visites de leurs avocats israéliens. Elles ont pu participer à des programmes de formation. Certaines ont entamé des études.

Pour Guilad Shalit, rien ! Le vide, le néant, la solitude aux effroyables hurlements.

Et pour cela, aucun remord, aucune gêne de la part de ses ravisseurs. Une seule phrase : rien n’est gratuit.

Et c’est cette secte religio-mystique, celle qui assassine les femmes, celle qui brûle les librairies, celle qui n’a que le mot « interdire » à la bouche, que nos petits militants de la super-gauche vont défendre dans leurs défilés, en Europe.

Et il faudra encore leur dire « merci ». Et nos autorités, Kouchner en tête, diront qu’il s’agit là d’un grand pas du Hamas vers la reconnaissance internationale.

Ah les cons ! Ils n’ont rien compris.

Un seul point positif dans cette affaire : la mère, le père de Guilad pourront, pour la première fois, voir le visage aimé de leur fils. Lors du visionnage de la vidéo, la mère marchera doucement vers l’écran et caressera son visage en pleurant.

En attendant qu’un jour, la folie des hommes lui permette peut-être, malgré tout, de serrer à nouveau son fils dans les bras.

Au fond, elle a raison, cette éminence du Hamas, tout a un prix. Mais il ne connait, lui, que le prix de la mort.

Tout cela pour une vidéo d’une minute. Quel sens admiraaaable de la dignité !

Pierre Lefebvre
© Primo, 02-10-2009

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