Israel : qui, quoi, comment ?
 

Israël est un pays du Proche-Orient situé sur la côte orientale de la Méditerranée. Depuis sa création en 1948, il se définit comme l’État du peuple juif, héritier de l’Israël biblique. Il est le seul pays où l’hébreu est langue officielle ; son régime politique est de type démocratie parlementaire.

L’État d’Israël a été impliqué dans plusieurs conflits armés avec les pays arabes voisins et reste impliqué dans le conflit israélo-palestinien.

Nom

La première mention d’Israël apparaît sur la stèle de Mérenptah vers 1200 avant J.-C. Cette stèle comporte un hymne célébrant la paix entre l’Égypte de Merneptah et Canaan :

« Canaan a été razzié de la pire manière. Ashqélôn a été enlevée. Gézer a été saisie. Yeno‘am est comme si elle n’avait pas existé. Israël est dévasté, sa semence n’existe plus. Huru est devenue une veuve du fait de l’Égypte…

Israël y apparaît comme une population du pays de Canaan qui habitait dans une partie de la Cisjordanie centrale.

La tradition biblique rapporte l’origine de ce nom dans le livre de la Genèse (verset 32:28), quand le troisième des patriarches hébreux, Jacob, est renommé Israël (Celui qui lutte avec Dieu) après avoir combattu avec un ange de Dieu. Jacob étant considéré comme le père des douze tribus qui sortirent d’Égypte, la nation biblique constituée est connue sous le nom des « enfants d’Israël » ou « Israélites ».

Comme décidé dans la déclaration d’indépendance, l’État moderne créé en 1948 a pris pour nom Israël, rejetant les possibles autres noms de Sion ou Judée, et ses citoyens sont israéliens.

Histoire

L’histoire de cet État s’inscrit dans la continuité de l’histoire du peuple juif et de l’histoire du sionisme. Son indépendance est vue par ses pères fondateurs comme la mise en œuvre des promesses de la Déclaration Balfour de 1917. Les premières années du pays sont marquées par l’arrivée des rescapés de la Shoah et d’importantes vagues d’immigration juive en provenance de nombreux pays du monde.

Pour les historiens palestiniens et arabes, ainsi que plusieurs historiens israéliens appartenant au groupe des nouveaux historiens, la création de l’État est marquée par l’expulsion de 800 000 Palestiniens. Selon l’historiographie israélienne traditionnelle, au contraire, les réfugiés (500 000 tout au plus) se sont pour la plupart enfuis volontairement, répondant aux appels de dirigeants[Qui ?] qui leur promettaient un retour rapide après la victoire.

Les frontières du pays ont largement évolué depuis le plan de partage de la Palestine de 1947 voté par les Nations unies par 33 voix pour, 13 contre et 10 abstentions, au gré des guerres israélo-arabes, des armistices et des traités de paix.

Certaines résolutions de l’ONU ont revêtu une importance capitale pour Israël, entre autres la résolution 181 qui soutient notamment la constitution d’un État juif, puis les résolutions 242 du 22 novembre 1967 et 338 du 22 octobre 1973 du Conseil de sécurité, qui proposaient un cadre pour le règlement du conflit israélo-arabe.

À ce jour, l’Égypte, la Jordanie, la Mauritanie (Nouakchott a rompu tous ses liens diplomatiques avec Israël depuis le mois de mars 2009) et l’Autorité palestinienne ont reconnu l’État d’Israël, mais pas les autres pays arabes. La Syrie, l’Iran et des groupes politiques hostiles qui ne reconnaissent pas l’existence d’Israël, comme le Hamas, le désignent par les expressions « entité sioniste » et refusent officiellement tout contact avec Israël.

Organisation politique

La Knesset, est le Parlement israélien situé à Jérusalem

Israël est une république parlementaire multipartite et une démocratie libérale qui a adopté le suffrage universel.

L’unique chambre de son Parlement est la Knesset dont les 120 membres siègent à Jérusalem et qui est renouvelée tous les 4 ans.

Le chef d’État est le président d’Israël qui n’a essentiellement qu’une fonction honorifique. Il désigne le Premier ministre dans le parti ou la coalition majoritaire à la Knesset afin que celui-ci compose son gouvernement.

Israël n’a pas de constitution écrite mais s’appuie sur les principes énoncés dans la Déclaration d’indépendance de 1948 et sur les 14 lois fondamentales adoptées par la Knesset. La Cour suprême est la plus haute instance judiciaire israélienne. Les jugements sont rendus par des juges professionnels laïcs. Des tribunaux religieux propres à chaque confession gèrent les questions matrimoniales.

Israël n’est pas membre de la Cour pénale internationale : le Statut de Rome, qui a créé cette institution, a été signé par le gouvernement israélien le 31 décembre 2000, mais n’a pas été ratifié par la Knesset.

Économie

Ce pays se distingue par sa vie culturelle riche, son économie avancée industriellement et technologiquement, et son niveau de développement qui le situe au 22e rang mondial selon l’indicateur de développement humain de l’ONU (valeur 2008), soit au premier rang des pays du Moyen-Orient et au troisième rang en Asie.

L’économie israélienne est un système capitaliste moderne d’un pays jeune et se caractérise par un secteur public relativement important et un secteur de la high-tech en croissance rapide depuis plus de dix ans. Les ressources naturelles limitées du pays et le haut niveau d’éducation des Israéliens ont joué en faveur du développement des technologies de pointe. Les entreprises israéliennes, principalement dans ce domaine, sont très appréciées sur les marchés financiers mondiaux. Israël est le second pays en nombre de sociétés cotées au NASDAQ et reçoit de gros investissements étrangers. Le pays possède le plus grand nombre de start-ups au monde et ses dépenses en Recherche et Développement sont considérables. Cependant, malgré le bon développement économique du pays, 11 % de la population vit des rations distribuées par des organisations non-gouvernementales, d’après les réseaux intégrés d’information régionale (IRIN) de l’ONU.

Les contributions israéliennes à la science sont significatives dans la médecine, la physique et l’agriculture et plus particulièrement encore en génétique, en informatique, en électronique et en optique. Des prix Nobel en science et en économie ont été décernés à quatre Israéliens depuis 2002. Les nombres de publications scientifiques par habitant (109 publications par 10 000 personnes) et de brevets déposés par habitant sont parmi les plus élevés au monde.

Géographie

Le climat des zones côtières peut être très différent de celui des zones montagneuses du pays, particulièrement pendant les mois d’hiver. Les régions de Tel Aviv et Haïfa ont un climat typiquement méditerranéen avec des hivers doux et pluvieux et des étés chauds et humides. Les montagnes au nord sont par contre souvent enneigées l’hiver, et Jérusalem peut aussi connaître des épisodes de neige certaines années.

Capitale d’Israël

La désignation par la loi israélienne de Jérusalem comme capitale est contestée actuellement par la quasi-totalité de la communauté internationale. Cette position date des débuts de l’histoire d’Israël, quand en 1949 Israël décide que sa capitale est la partie ouest de Jérusalem et y installe le gouvernement et la Knesset. La communauté internationale n’accepte pas cet état de fait qui ne tient pas compte des recommandations de l’ONU et les ambassades sont en conséquence à Tel Aviv ou même dans d’autres villes (jusqu’en 1973, il y avait toutefois à Jérusalem quelques ambassades africaines et jusqu’en 1980 y siégeaient aussi 13 ambassades de pays de l’Amérique Latine et des Pays-Bas). La proclamation de Jérusalem réunifiée comme capitale, à la suite la guerre des Six Jours, n’est pas plus acceptée car l’annexion n’est pas reconnue par la communauté internationale. La désignation de Jérusalem ou de Tel Aviv comme capitale a fait l’objet de controverses médiatiques.

Position des institutions internationales

Les principaux organismes internationaux (notamment l’ONU) ne reconnaissent aucune capitale pour Israël. La résolution 478 du Conseil de sécurité des Nations unies déclare « nulle et non avenue » la loi fondamentale adoptée par l’État israélien définissant Jérusalem capitale éternelle et indivisible[16].

Position des différents États et organismes nationaux Allemagne : Jérusalem Canada : pas de capitale définie. Chine : pas de capitale définie Danemark : pas de capitale définie. Espagne : pas de capitale définie États-Unis : Jérusalem France : La position française précise : « L’État d’Israël a fixé sa capitale à Jérusalem, malgré l’absence d’accord international sur le statut de cette ville. ». L’ambassade française est néanmoins demeurée installée à Tel Aviv. Inde : La position indienne précise : « Jérusalem, proclamée comme capitale indivisible d’Israël mais cela n’a pas reçu une acceptation internationale » Royaume-Uni : La position britannique précise : « Israël soutient que sa capitale est Jérusalem, une revendication non reconnue par la communauté internationale » Suisse : cite les deux villes (Jérusalem et Tel Aviv) comme capitales OLP[ Territoire Frontières

Israël partage ses frontières avec le Liban au Nord, avec la Syrie au Nord-Est, la Jordanie et la Cisjordanie à l’Est, et avec l’Égypte et la bande de Gaza au Sud-Ouest. Il possède un littoral sur la mer Méditerranée à l’Ouest et dans le golfe d’Aqaba au Sud.

Les frontières d’Israël ne sont pas définies et reconnues par l’ensemble de la communauté internationale. Elles ont évolué au cours de son existence et sont contestées par certains pays. Leur évolution historique, le droit international, les revendications politiques et historiques les concernant sont un sujet complexe et controversé.

Depuis que la bande de Gaza n’est plus occupée par Israël, restent en dispute la Cisjordanie, le plateau du Golan (revendiqué par la Syrie), les fermes de Cheba (revendiquées par le Liban) ainsi que le cas de plusieurs colonies dit – territoires contestés. Israël occupe humainement et militairement certaines zones territoriales attribuées aux Palestiniens de la Cisjordanie malgré la résolution 242 de l’ONU. Les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU définissent comme frontières entre Israël et la Palestine celles de la fin de guerre de 1949. Ce sont celles juste antérieures à la guerre de 1967. C’est ce qu’on appelle la « ligne verte ».

Armée

L’armée israélienne, connue sous son acronyme hébreu Tsahal (pour Tsva Hagannah LeIsrael, Force de défense d’Israël), s’est constituée en mai 1948, en remplacement des organisations armées antérieures dont la principale était la Haganah. Elle comprend aujourd’hui tous les corps d’armée dont l’armée de l’air, la marine et des services secrets (Mossad et Shabak). L’armement d’Israël est hautement sophistiqué et développé en grande partie en Israël par des sociétés comme Elbit Systems ou Israeli Military Industries (IMI). L’armement est parfois importé, des États-Unis notamment. Tsahal possède environ 750 avions de chasse dont la plupart sont des F-15 et F-16, des chars Merkavah MK-4. D’après plusieurs sources, Tsahal devrait se doter de F-22 et de F-35, les avions dernier cri des États-Unis.[réf. nécessaire]

La plupart des Israéliens sont appelés à l’âge de 18 ans pour servir dans l’armée (3 ans pour les hommes, 2 ans pour les femmes). Sont exemptés : les Arabes israéliens (pour éviter de possibles conflits d’intérêts) et les Juifs haredim qui bénéficient d’un sursis militaire renouvelable tous les six mois s’ils prouvent qu’ils étudient la Torah à plein temps. Pour les Haredim, les contraintes de ce sursis les empêchent de sortir du pays plus d’une fois par an pour une durée de 30 jours, ainsi que de travailler légalement ne serait-ce qu’à temps partiel. L’obtention de ce sursis par les jeunes étudiants de Torah était l’une des conditions du statu quo religieux concédé par Ben Gourion et qui a tenu jusqu’aux années 1980.

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