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se concilier des assassins d’enfants

Vendredi 10 avril 2009

Se concilier les assassins d’enfants

Par Caroline B. Glick – Jewish World Review

vendredi 10 avril 2009

Nous n’étions pas censés lire le nom de Schlomo Nativ dans les journaux. Au moins, nous n’étions pas censés savoir qui il était pendant bien des années. Il avait seulement 13 ans. Il était aimé de sa famille et de ses amis. Il avait des frères et sœurs, des parents et des grands-parents. Son existence ne nous regardait pas. Et dans une certaine mesure, maintenant qu’elle est finie, elle ne devrait toujours pas nous concerner.

Ce qui doit nous concerner, c’est sa mort. Nativ a é té assassiné jeudi dernier des mains d’un assassin palestinien, à la hache, à quelques pas de son domicile de Bat Ayin. Et sa mort doit nous interpeller pour ce qu’elle nous enseigne, d’abord sur la nature du Moyen-Orient, et la place d’Israël en son sein.

Les principaux media en Europe et aux USA, et même ici maintiennent que la mort de Nativ nous en dit peu que nous ne « connaissions » déjà si nous sommes des gens  pensant ‘comme il faut’.. selon cette vision des choses, on doit s’attendre à l’assassinat de sang-froid de civils par un terroriste  – et même d’enfants –

 

si les victimes en question sont des Juifs israéliens qui vivent au-delà des lignes d’armistice de1949. C’est désagréable, c’est déplaisant à dire. Mais en ce qui concerne les gens politiquement corrects des media occidentaux, les Juifs israéliens comme Nativ, qui vivent dans le Goush Etzion et en Judée, ne demandent qu’à être assassinés.

Aujourd’hui, l’opinion des media est partagée aussi bien par les gouvernements européens et l’administration Obama. Depuis des années maintenant, les Européens ont accepté la revendication arabe insoutenable que toute présence juive dans les zones au-delà des lignes d’armistice de1949 est illégale. Depuis 1993, soutenu par la Gauche israélienne, le gouvernement des USA en est venu progressivement à adopter cette vision. Et aujourd’hui, celle-ci se dresse au coeur de la politique émergente du président Barack Obama envers Israël et les Palestiniens.

A la base, cette vision repose sur deux hypothèses. D’abord, que la racine du conflit arabo-israélien se trouve dans l’absence d’un Etat palestinien, et donc que la solution repose sur l’établissement d’un Etat palestinien. La seconde assomption est que l’exigence palestinienne que tout territoire transféré par Israël au contrôle palestinien doit d’abord subir un nettoyage ethnique de toute présence juive est parfaitement innocente et acceptable.
Obama a fait savoir clairement que cela représente la vision de son administration en deux occasions la semaine dernière. D’abord, lors d’une conférence de presse avant son départ en Europe, il annonça que pour son administration, la seule manière de faire face au conflit arabe avec Israël, c’est d’établir un Etat palestinien. Selon ses termes : « Il est crucial pour nous de faire progresser une solution à deux Etats ».

Ensuite, jeudi dernier à Londres, Obama a fait clairement savoir qu’il soutient l’expulsion en masse des Juifs de Jérusalem, de Judée et de Samarie (ainsi que des Hauteurs du Golan), quand il annonça son soutien au soi-disant plan de paix saoudien.

Ce plan saoudien, publié comme un coup de propagande par le roi Abdullah d’Arabie pendant un entretien avec l’éditorialiste du New York Times* Thomas Friedman en 2002, appelle Israël à commettre un suicide national en se retirant derrière les lignes indéfendables de 1949, et d’accepter des millions d’Arabes hostiles comme citoyens de son Etat croupion, en échange de relations « normales » avec le monde arabe.

Le meurtre de Shlomo Nativ montre clairement qu’Obama et ses partisans considèrent le conflit arabe avec Israël avec une loupe déformante. Leur interprétation aussi bien de la nature du conflit et de sa résolution probable sont faux.

Il faut un certain type de personnalité pour abattre un enfant à coup de hache. Dans le cas présent, l’assassin de Nativ a vraiment tenté de tuer aussi un garçonnet de 7 ans, Yair Gamliel. Mais contrairement à Nativ, le premier élève parvint à s’échapper avec une fracture du crâne.

Bien sûr, Nativ n’était pas le premier enfant à être brutalement assassiné par des terroristes palestiniens.

Yossef Ish-Ran

Kobi Mandell

Kobi Mandell et Yossef Ish avaient aussi 13 ans quand ils furent lapidés à mort par une foule alors qu’ils ramassaient du bois pour un feu de joie en 2001. En 2003, Shak ed Avraham, âgée de 5 mois, a été tuée par balles dans son berceau par un terroriste palestinien qui se fraya son chemin dans sa maison. En 2002, Matan Ohayon, 5 ans, Noam Ohayon, 4 ans et leur mère Revital furent assassinés dans leur maison au Kibboutz Metzer. Et la liste s’allonge sans cesse.

Gal Eisenman, 5 ans, assassinée, avec six autres personnes, dont sa grand-mère, Noa
dans l’explosion d’un bus à Giva haTsarfatit (au nord de Jérusalem).
« Mon nom était Gal et j’avais 5 ans.
Je ne savais même pas épeler le mot "occupation".
Shalom ! » *

Il faut un type particulier de personnalité pour assassiner un enfant. Et il faut un type particulier de société pour soutenir un tel comportement. La société palestinienne est une société particulière. C’est une routine, de fait on s’attend à ce que à la suite de meurtres réussis d’Israéliens – dont des enfants – les Palestiniens distribuent de bonbons lors de fêtes publiques.

En 2002 par exemple, quand on apprit que le terroriste faisant irruption à la fête de Bar Mitzva de Nina Kardashov à Hadera et massacra six personnes, les masses sortirent dans les rues de Tulkarem pour le célébrer. Cette attaque fut réalisée par un terroriste du Fatah employé par les forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne entraînées par les USA. Le Shin Beth (Sécurité Intérieure d’Israël) et Tsahal considèrent aujourd’hui que Nativ a aussi été assassiné par un terroriste du Fatah.

Fêter le meurtre terroriste d’enfants, et glorifier les assassins d’enfants comme des héros, c’est fêter et célébrer le néant même de la vie – ou au moins la vie de la société cible. C’est le cas parce qu’au niveau philosophique le plus fondamental, les enfants représentent la notion que la vie est une valeur en soi. Puisque les enfants n’ont pas encore eu l’opportunité d’accomplir des réalisations grandes et durables pour l’humanité, ce qu’ils peuvent nous donner est la promesse d’un avenir.

Le fait que les Palestiniens visent spécifiquement les enfants – aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des lignes de 1949 – et que la société palestinienne célèbre leur assassinat, cela nous informe sur le fait que les deux hypothèses fondamentales sur lesquelles Obama et ses partisans appuient leur politique à l’égard d’Israël et du Moyen-Orient sont érronées. Ce n’est pas l’absence d’un Etat palestinien qui se situe à la racine du conflit, et ce n’est pas la présence de communautés israéliennes, ou « de colonies* », au-delà des lignes d’armistice de 1949 qui rendent le conflit insoluble.

Non, la racine du conflit est le rejet du droit à l’existence d’Israël par le monde arabe – quelle que soit sa dimension. Et la raison pour laquelle le conflit est insoluble, c’est que la haine d’Israël et des Juifs est si profonde et endémique aussi bien dans la société palestinienne et plus largement dans la monde arabe, qu’ils considèrent l’existence même des Juifs – y compris les enfants juifs – en Israël, comme un affront inacceptable à leur sensibilité. De fait, la présence juive aussi bien en deçà qu’au- delà des lignes d’armistice de 1949 est si inacceptable, qu’assassiner de Juifs à toute occasion est perçu comme une entreprise acceptable et vraiment héroïque.

Comme il en va ainsi, la question se pose nécessairement : pourquoi ces faits élémentaires sont-ils ignorés de façon permanente par des gens comme Obama, qui devrait en savoir davantage ? Pourquoi le sénateur John Kerry, qui préside la commission sénatoriale des affaires étrangères, a-t-il dit en février dernier : « Rien ne fera mieux connaître le sérieux de notre résolution de tourner la page [dans les relations des USA avec le monde arabe] que de montrer – en actes plutôt qu’en paroles – que nous sommes vraiment engagés dans le gel des « colonies* » d’Israël sur la rive occidentale » ?
Pourquoi la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, attaque-t-elle Israël pendant sa visite le mois dernier, pour la destruction légale de maisons arabes illégales à Jérusalem ?

Pourquoi les partisans d’Obama, depuis “la Paix Maintenant” à la Ligue Arabe, en passant par les rédactions du Washington Post* et de Haaretz*, le pressent-ils d’imposer au gouvernement Netanyahou d’accepter un arrêt total des activités de construction pour les Juifs en Judée et en Samarie ? Malheureusement, la réponse est que dans leurs actes, Obama, ses collègues et partisans ne sont pas motivés par des faits. Ils veulent croire que l’existence de communautés israéliennes en Judée et Samarie est un obstacle principal à la paix parce que ce faisant, on leur permet d’ignorer le fait que la raison de l’absence de paix, c’est que les Palestiniens et leurs frères arabes et iraniens refusent de coexister pacifiquement avec Israël quelle que soit sa taille. Accepter de telles réalités amères leur rendrait impossible d’aller de l’avant dans leur projet de compromis avec le monde arabe, parce qu’il les obligerait à reconnaître que le monde arabe ne souffre pas de compromis.

Et c’est un fait. A la base, les soi-disant « colonies* » ne sont rien d’autre qu’une excuse des partisans de la compromission pour se faire bien voir des Arabes en faisant porter le blâme par Israël pour l’absence de paix, en ignorant l’intolérance, la haine et l’agression arabes. Ce que ces communautés israéliennes représentent n’est rien de plus que l’affirmation des droits israéliens à la terre – que cette terre soit en deçà ou au-delà des lignes d’armistice de1949. Si ces communautés n’existaient pas – comme elles n’existent plus à Gaza – alors un bouc émissaire, comme Tsahal qui protège d’autres territoires israéliens, serait trouvé pour les remplacer.

Et si Tsahal n’était pas dans le secteur – comme il ne l’est plus à Gaza ni au sud Liban – alors les partisans du compromis blâmeraient un autre bouc émissaire, comme par exemple le blocus naval de Gaza par la marine israélienne, ou le contrôle d’Israël sur la ville de Ghajar le long de la frontière libanaise, pour l’intolérance, la haine et l’agression arabes contre Israël.

Il faut noter ici qu’il n’y a pas de différence de principe entre la façon dont les semblables de l’administration Obama et ses partisans traitent Israël, et la manière dont ils traitent les USA et leurs alliés non israéliens. Quand dimanche, Obama répondit au lancement par la Corée du Nord d’un missile balistique à longue portée, en annonçant qu’il souhaite que tous sauf les USA se défassent de leur arsenal nucléaire, il affirmait effectivement que la force des USA est de blâmer l’agression de la Corée du Nord. Il fit de même quand il présenta ses excuses au régime iranien pour l’arrogance supposée des USA. Selon l’illumination d’Obama, si les USA sont humbles, les Iraniens pourraient bien un jour cesser d’appeler à leur destruction, de mener la guerre contre eux en Irak et en Afghanistan, et de construire un arsenal nucléaire.

Là encore, quand le Premier Ministre du Danemark, Anders Fogh Rasmussen aurait donné son accord pour présenter ses excuses au monde islamique pour la publication de caricatures de Mohamed en 2005 parues en 2005 dans le journal indépendant Jyllands-Postens* en échange du soutien turc à sa candidature au poste de Secrétaire Général de l’OTAN, on accepta que c’est la civilisation occidentale – avec sa liberté de parole – qui doit être blâmée pour l’agression et l’intolérance islamiques.

Voici donc le fin du fin, la vérité exposée par l’assassinat brutal de Schlomo Nativ jeudi à Bat Ayin est double. D’abord elle a montré que les soi-disant ‘colonies’* n’ont aucun lien pertinent avec le caractère insoluble du conflit arabo-israélien. Quand vos ennemis vous haïssent au point qu’ils découpent à la hache vos enfants, il n’y rien à faire, si ce n’ est vous suicider, qui puisse les apaiser.

Ensuite, cela nous a rappelé à quel risque nous mène la politique de compromis. En essayant d’apaiser l’assoiffé de haine, tout ce à quoi les gouvernements successifs israéliens, américains et européens sont parvenus, c’est de renforcer vos ennemis aux dépens de votre sécurité et de votre liberté.


Note du traducteur : * « Settling » est improprement traduit en français par « colonies ». il s’agit en réalité d’implantations, que des gouvernements de la Gauche israélienne ont d’abord favorisées, pour développer une terre ingrate. Lamartine décrit dans son « Voyage en Terre Sainte » l’état misérable de la région.
Ce que les Israéliens ont fait, des siècles de négligence et d’abandon par les Arabes et les Ottomans ne sont pas parvenus à l’initier.
Ils voudraient maintenant piller ces richesses liées au labeur israélien, et s’emparer du butin.
Cela rappelle trop l’expansion du monde musulman pour ne pas nous rendre méfiants

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