compte rendu du concert de david serrero pour guilad

compte rendu du concert de david serrero pour guilad
le concert donne par DAVID SERRERO CHANTEUR D’OPERA pour GUILAD a ete un succes;
Passant des grands airs d’opera tel que toreador de CARMEN, aux grands airs de la comedie musicale tel LE VIOLON SUR LE TOIT, puis yeroushalaim chel zahav, la marseillaise et la tikva
DAVID SERRERO A EXCELLE EN HEBREU EN FRANCAIS EN ANGLAIS ET EN ITALIEN Chantant en se promemant de la sceNe a la salle avec une aisance sans pareil, interpretant l’integrale au piano de la TIKVA (moldau)
DAVID a enchante le public par son talent de chanteur, d’acteur mais aussi d’animateur de spectacle
il a salue plusieurs personnalites et a lu la lettre que INGRID BETANCOURT lui avait transmis
le spectacle s’est termine avec la marseillaise et la tickva interpretee de facon marginale et sous une standing ovation
MERCI A DAVID SERRERO QUI NOUS A TRANSMIS TOUTE L’EMOTION QU’IL AVAIT A CHANTER POUR GUILAD
J’ESPERE QUE LE PROCHAIN CONCERT QUE DAVID DONNERA POUR GUILAD SERA POUR SA LIBERATION QUE NOUS POURRONS FETER TOUS ENSEMBLE AVEC NOAM ET AVIVA SES PARENTS AMEN
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# Posté le jeudi 20 novembre 2008 11:12

les musulmans et le dijhad

Sayed Imam ou le ‘Jihad rationnel’

Par Ray Archeld pour Guysen International News

Mardi 18 novembre 2008 à 12:32

Après un an de silence, Sayed Imam est de retour sous le feu des projecteurs avec la publication de son nouveau livre ‘Al-Taareya’ (La révélation) qui divulgue de nouveaux détails sur les opérations jihadistes en Egypte et à l’étranger. S. Imam est considéré comme le fondateur du jihad égyptien. Cependant, il a effectué au cours des dix dernières années un surprenant virage en condamnant les actions de violences perpétrées au nom de l’Islam et les meurtres contre les autres religions. Son nouvel ouvrage s’apprête à faire grand bruit…

Egalement connu sous le nom de Dr Fadl, Sayed Imam a d’abord milité en tant qu’étudiant à l’université du Caire.

Après avoir servi dans les rangs islamistes en Afghanistan et ailleurs, il a pris ses distances en 1993 et est parti travailler en tant que chirurgien au Yémen. Il a par la suite été extradé par la justice en Egypte en 2002.

Ses premiers écrits continuent encore aujourd’hui à avoir de l’influence, en particulier les 1000 pages intitulées ‘Recueil sur la recherche de la connaissance divine’ publiées au début des années 90 et utilisées par de nombreux groupes pour justifier leurs activités terroristes.

Après son extradition en Egypte, S. Imam a organisé depuis sa cellule en prison un certain nombre de séminaires entre islamistes. Durant ces « conférences », il a appelé à modifier les méthodes employées, en particulier lorsqu’elles utilisent la violence.

Il a publié par la suite ses « nouvelles idées » dans un ouvrage intitulé ‘Pour un Jihad rationnalisé en Egypte et dans le monde arabe’ paru en novembre 2007.

Dans son ouvrage, Sayed Imam remet en question tous les fondements théologiques du Jihad qui autorisaient l’assassinat des étrangers et des touristes et le pillage de leurs biens pour financer le Jihad. Pour lui, les attaques contre les pays non musulmans ne sont pas en accord avec les fondements de l’islam.

« Les musulmans qui effectuent les attentats dans des pays non musulmans sont entrés dans ces pays avec un visa de travail ou de tourisme ou pour étudier.
Commettre des attentats revient donc à trahir les habitants de ces pays. Or, la trahison est condamnée par l’Islam qu’elle soit envers des Musulmans ou des non musulmans. En outre, ces attaques peuvent blesser ou tuer des Musulmans qui vivent dans ces pays » assure-t-il.

« Rien dans la charia ne demande de tuer les Juifs ou les Chrétiens sauf s’il s’agit d’un cas de légitime défense. Il est en outre permis aux Musulmans d’établir des relations commerciales avec eux et de se marier avec des membres de leur communauté » n’hésite-t-il pas à ajouter.

Dans ce livre il avait par ailleurs critiqué les attaques d’Al-Qaeda du 11 septembre qui sont selon lui contre-productives puisqu’elles ont engendré les guerres en Afghanistan et en Irak.

Selon le journal égyptien ‘Daily News Egypt’, « la plupart des islamistes emprisonnés ont accepté ce changement de vision ce qui a permis à 3000 d’entre eux d’être libérés par le gouvernement ».
Toujours selon le média égyptien, le livre avait bénéficié d’une forte couverture médiatique dans la presse arabe, ainsi que de critiques, la plupart du temps, positives.

Toutefois, l’orientation modérée prise par Sayed Imam n’a pas été appréciée par tous les leaders islamistes. Ainsi, Hanai Sibai, leader égyptien qui s’est réfugié à Londres, avait condamné au nom des islamistes basés à l’étranger les écrits de S. Imam affirmant qu’ils avaient été rédigés sous la contrainte et l’inconscience.

‘Dr Fadl’ avait répondu à ces attaques dans une interview donnée au journal arabe ‘Al-Hayat’.
« Un leader à l’étranger n’est pas un leader. Quand un bateau coule, la capitaine part en dernier. Ces soi-disant leaders ont abandonné leurs disciples. S’ils se préoccupent réellement du Jihad qu’ils reviennent en Egypte et qu’ils nous montrent comment ils s’y prennent » avait-il alors déclaré.

Avec une telle réputation dans le monde arabe, nul doute que son prochain livre fera parler de lui…

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# Posté le mercredi 19 novembre 2008 12:50

Shimcha Kadosh

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# Posté le mercredi 19 novembre 2008 09:43

carte d’identite de guilad

carte d'identite de guilad
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# Posté le mardi 18 novembre 2008 21:42

je suis guilad

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size=16px]source dailymotion merci a elie chouraqui pour cete video

Revue de presse
Lundi, 17 Novembre 2008 09:45

Toutes les retombées presse de la conférence du 22 octobre
Le père de Gilad Shalit appelle les Français à se mobiliser pour son fils
France Info – AFP | 22.10.08

Noam Shalit, le père du soldat franco-israélien Gilad Shalit détenu à Gaza depuis plus de deux ans, a appelé mercredi à Paris les Français à se mobiliser pour la libération de son fils et demandé aux ravisseurs de fournir une « preuve de vie ».

« Comme vous l’avez fait pour Ingrid Betancourt, je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française », a déclaré M. Shalit, en référence à l’ex-otage franco-colombienne libérée en juillet après plus de six ans de captivité aux mains de la guérilla des Farc.
Lors d’une conférence de presse organisée par un comité de soutien français à son fils, Noam Shalit a remercié le président Sarkozy, qui s’est engagé à plusieurs reprises à oeuvrer à la libération du jeune homme. « Il faut agir vite. C’est pourquoi je lance ici un appel aux ravisseurs. Je leur demande de fournir une preuve de vie indiscutable », a ajouté M. Shalit, aux côtés du chanteur Patrick Bruel et de la journaliste Florence Aubenas, ancienne otage en Irak.
Gilad Shalit, alors âgé de 19 ans, a été enlevé à la lisière de la bande de Gaza en juin 2006 par trois groupes palestiniens, dont l’un relevant du Hamas. Le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007 exige la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat et a mené avec Israël des négociations par l’entremise de l’Egypte. « Les négociations sont actuellement au point mort », a commenté Noam Shalit.

Noam Shalit : au nom du fils
LE MONDE | 18.12.06 | 14h14 • Mis à jour le 22.10.08 | 20h14

Noam Shalit était un ingénieur anonyme dans une usine de production de machines-outils. Il menait une vie sans histoire à Mitzpe Hilla, un minuscule village niché sur une colline de Galilée, avec sa femme et ses trois enfants. L’un des deux fils, Gilad, effectuait son service militaire dans une unité de tanks stationnée en lisière de la bande de Gaza. Quand est tombée, à l’aube du 25 juin, la nouvelle d’une attaque palestinienne à proximité du kibboutz Kerem Shalom, Noam n’a pas jugé bon de l’appeler. Il le pensait en patrouille, une quarantaine de kilomètres plus au nord du lieu de l’infiltration dans laquelle deux soldats avaient été tués et un troisième, capturé.
C’est en fin de matinée, quand des officiers et un médecin militaire ont frappé à la porte de son bureau, que la vie de Noam a basculé. Quelques heures plus tard, les premiers cameramen dressaient leur trépied devant la maison des Shalit pour recueillir les réactions de la famille du soldat enlevé. Et le lendemain, son sourire de garçon sage faisait la « une » de la presse.

Depuis ce jour, Noam Shalit n’est plus le même. Cet homme taciturne, qui répugne à parler de lui, a appris à manier les diplomates et les journalistes dont il conserve les cartes de visite dans un épais classeur noir. Lui qui travaillait à une poignée de kilomètres du domicile familial, court désormais les meetings de soutien en Europe et les briefings secrets à Jérusalem ou Tel-Aviv.

Capable de concilier son emploi du temps de ministre avec ses obligations professionnelles, il empoigne la cause de son fils avec une force tranquille qui tranche sur son allure effacée. « Je fais feu de tout bois en espérant qu’un jour ou l’autre mes efforts finiront par payer », dit-il. Dans cette opération de sauvetage qu’il gère avec l’aide d’un chargé de communication, la nationalité française qu’il a héritée de sa mère et qu’il a transmise à son fils est un précieux atout. Elle lui a ouvert les portes du Quai d’Orsay et lui permet de s’insérer sur l’agenda des personnalités politiques hexagonales de passage en Israël.
L’effet de ses mots, à la fois doux et tenaces, est tel qu’à la sortie d’un déjeuner avec lui Françoise de Panafieu, la candidate de l’UMP à la Mairie de Paris, imaginait déjà accrocher la photo de Gilad sur la façade de l’Hôtel de Ville, comme ce qui avait été fait en 2004 pour les journalistes Georges Malbrunot et Christian Chesnot, enlevés. « Pourquoi pas ? », dit Noam, indifférent au fait que son fils ne portait pas l’uniforme de l’armée française lors de sa capture. « Paris dispose de nombreux relais au Moyen-Orient. Il faut les actionner. »

Sur la scène médiatique israélienne, Noam Shalit avance avec la même énergie. A rebours du cliché patriote, qui veut que, dans une telle situation, les familles assurent que « le gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir » pour récupérer ses soldats, il met en doute ouvertement la détermination du premier ministre, Ehoud Olmert. A l’armée qui pilonne la bande de Gaza, il reproche de soigner son blues d’après-guerre du Liban sur le dos de son fils.
Alors que la droite rêve de l’ériger en symbole de l’inflexibilité sioniste, il appelle sans rougir à un échange avec des prisonniers palestiniens qui sont près de 10 000 incarcérés en Israël, dont environ 500 femmes et enfants. « Pourquoi hésiter, alors qu’en 2004 Ariel Sharon lui-même avait relâché 400 détenus contre les dépouilles de trois soldats et la libération d’un civil ? »

Mi-novembre, quand une pluie d’obus dévaste une famille de Beit Hanoun, au nord de Gaza, après quatre mois et demi d’opérations militaires qui ont fait près de 400 morts palestiniens, Noam Shalit part rendre visite aux blessés hospitalisés en Israël. Tout en condamnant les tirs de roquettes artisanales Qassam sur Israël et les manigances du Hamas, il appelle à un arrêt des hostilités. « Qu’on le veuille ou non, il y a un peuple en face de nous. Même si ce n’est pas exactement la même chose, notre conflit ressemble à celui qui a opposé les Français aux Algériens. »
Une telle comparaison pourrait le ranger dans la mouvance pacifiste israélienne qui pourfend l’occupation des territoires. Mais il refuse cette étiquette. Pondéré par nature, persuadé de la capacité de la Cour suprême israélienne à encadrer l’action de l’armée, il veille à se distinguer des militants d’extrême gauche en rupture avec le consensus national. « Je ne suis ni de gauche ni de droite. J’ai soutenu le retrait de Gaza. Mais j’ai été déçu de voir qu’au lieu de créer des emplois, les Palestiniens ont préféré produire des roquettes. »
Gershon Baskin, codirecteur d’un centre de réflexion israélo-palestinien, qui épaule Shalit dans son combat, est admiratif. « C’est un homme étonnant, dit-il, qui fait preuve de compassion dans une situation où très peu d’entre nous en seraient capables. Il s’est retrouvé plongé du jour au lendemain dans un monde qui n’est pas le sien et qui n’a pas les mêmes priorités que lui. » Il poursuit en expliquant que, si Ehoud Olmert veut minimiser le prix qu’il devra payer pour résoudre la crise, quitte à la faire traîner en longueur et à mettre la vie de Gilad en danger, Noam Shalit, lui, n’est intéressé que par une seule chose : « Le retour le plus rapide possible de mon fils. »

Pour contourner la raison d’Etat, Noam Shalit a son idée : aller à Gaza, parler au Hamas et demander à voir son fils. Depuis plusieurs semaines, il planche sur ce projet. Face à l’interdiction faite à tout citoyen israélien d’entrer dans l’étroite bande de terre palestinienne, il songe à utiliser son passeport français. Tentera-t-il le coup ? Noam refuse de dévoiler ses intentions exactes. Il n’est probablement pas encore fixé. Car pour un Israélien, fût-il un père parti à la rescousse de son fils, rentrer dans le volcan gazawi est tout sauf un acte anodin.
Prendre le risque de serrer la main d’un homme comme Mahmoud Zahar, actuel ministre des affaires étrangères, qui rêve à haute voix d’un Moyen-Orient débarrassé de « l’entité sioniste », est un geste lourd de sens. Peut-être trop lourd pour Noam Shalit. Mais qui sait ?
Souvent il pense à Ron Arad, un navigateur israélien dont l’avion avait été abattu en 1986 au-dessus du Liban. Capturé par la milice Amal (chiite), vendu, selon Israël, aux Gardiens de la révolution iranienne, l’homme n’est jamais réapparu.
Plus le temps passe, plus Noam Shalit se sent prêt à tout faire pour que son fils ne subisse pas ce sort.

Benjamin Barthe

REPORTAGE PHOTO : Patrick Bruel très ému soutient un père dans la détresse !
PUREPEOPLE.FR | News publiée le 22.10.2008 | 20h26

C’est ce matin, à 11h, qu’avait lieu au Press Club de France, la conférence de presse donnée par Noam Shalit, le père de l’otage franco-israélien Gilad Shalit, caporal dans l’armée israélienne, à l’occasion de ses 850 jours de captivité.

Pour mémoire, le jeune homme, âgé de 19 ans au moment des faits, a été enlevé en juin 2006, à la lisière de la bande de Gaza. Ses ravisseurs, trois groupes palestiniens, dont l’un relevant du Hamas, qui contrôle actuellement la bande de Gaza, exigent la libération de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens en échange du jeune soldat.

Pour cette conférence, ce papa meurtri a reçu le soutien de deux personnalités influentes : le chanteur Patrick Bruel et Florence Aubenas, elle-même ancienne otage en Irak (pendant cinq mois en 2005).

Noam Shalit a appelé les Français à se mobiliser pour la libération de son fils : « Comme vous l’avez fait pour Ingrid Betancourt (ndlr: libérée le 2 juillet dernier), je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française ».

L’homme, qui a précisé que « les négociations [avec les preneurs d’otages] sont actuellement au point mort », leur a demandé de fournir une « preuve de vie ».

Un témoignage bouleversant qui n’a pas manqué de toucher Patrick Bruel, défenseur indéfectible de l’état d’Israël, qui avait joué dans le film de Claude Miller, Un secret, sur le thème de la déportation des juifs durant la seconde guerre mondiale.

Article accompagné d’un reportage photo

Le père de Gilad Shalit appelle la France à se mobiliser
LEMONDE.FR | 22.10.08 | 19h52 • Mis à jour le 22.10.08 | 20h25

La voix de Noam Shalit est hésitante, mais son message sonne clair : « Il y a encore un otage français à sauver. » Entouré de Florence Aubenas et de Patrick Bruel, le père du jeune soldat franco-israélien détenu dans la bande de Gaza a donné mercredi une conférence de presse à Paris. « Comme vous l’avez fait pour Ingrid Betancourt, je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française », a-t-il déclaré.

Absent depuis plus de deux ans (850 jours exactement), Gilad Shalit effectuait son service militaire lorsqu’il a été capturé par des militants armés palestiniens à la lisière de la bande de Gaza. Le Hamas, qui contrôle l’enclave palestinienne depuis juin 2007, exige en échange de sa libération celle de centaines de prisonniers palestiniens emprisonnés en Israël. L’Etat hébreu, par l’intermédiaire de l’Egypte, mène des négociations discrètes avec le mouvement islamiste. « Elles sont actuellement au point mort », a commenté Noam Shalit.
La mobilisation publique en Israël, au contraire, bat son plein. Dimanche dernier, plus de 3000 personnes se sont rassemblées à la frontière sud du pays pour réclamer la libération du soldat. Des portraits du jeune homme en uniforme ont fleuri un peu partout sur les murs des villes et il n’est pas rare que les automobilistes soient accostés pour recevoir des rubans jaunes à la mémoire de Gilad.

« SITUATION SYMBOLIQUE »
Très présent sur la scène médiatique israélienne, son père compte aujourd’hui sur l’influence du gouvernement français dans la région pour relayer son message. « La France est un acteur majeur de plus en plus impliqué au Moyen-Orient et le président Nicolas Sarkozy a déjà montré à deux reprises qu’il pouvait œuvrer à la libération des otages », a-t-il expliqué.
Seulement, dans l’Hexagone, la question se pose : Gilad Shalit est-il vraiment un otage comme les autres ? Doit-on se mobiliser dès lors qu’il servait dans les rangs de l’armée israélienne au moment de son enlèvement ? Pour Florence Aubenas, la réponse ne fait pas de doute : « Il portait un uniforme et il va de soi qu’un soldat n’a pas le même rôle qu’un journaliste, mais c’est le statut de victime d’une détention arbitraire qui doit primer. »
La journaliste, ancienne otage en Irak, a insisté sur le fait qu’il s’agit d’une « situation symbolique ». Elle a appelé à ne « pas se laisser aveugler par le contexte très émotionnel qu’il y a en France autour de ce conflit israélo-palestinien ». De son côté, Patrick Bruel souligne que le service militaire est obligatoire en Israël à partir de 18 ans.
Pour Hervé Morro, ancien porte-parole du comité de soutien à Ingrid Betancourt et désormais conseiller de la famille Shalit en France, la mobilisation en faveur de Gilad a surtout pâti d’un manque de coordination. « Les choses commencent seulement à bouger. » Un comité officiel de soutien est en train de se créer. Mais la tâche n’est pas facile. « Nous sommes livrés à nous-mêmes et c’est très difficile de s’organiser », a expliqué la cousine de Noam Shalit, venue de Marseille pour l’occasion.

Elise Barthet

Le père de Gilad Shalit appelle à la mobilisation
LEXPRESS.FR | mis à jour le 22.10.2008

Cela fait maintenant 850 jours que Gilad Shalit, jeune soldat franco-israélien, a été kidnappé par le Hamas. Deux ans qu’il est détenu à Gaza comme monnaie d’échange, sans que les négociations entre Israël et le mouvement islamiste n’aboutissent.
Noam Shalit, le père du soldat franco-israélien Gilad Shalit détenu à Gaza depuis plus de deux ans, a appelé mercredi à Paris les Français à se mobiliser pour la libération de son fils et demandé aux ravisseurs de fournir une « preuve de vie ».
« Comme vous l’avez fait pour Ingrid Betancourt, je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française », a déclaré le père du jeune homme, en référence à l’ex-otage franco-colombienne libérée en juillet après plus de six ans de captivité.
Son père demande « une preuve de vie indiscutable »
Lors d’une conférence de presse organisée par un comité de soutien français à son fils, Noam Shalit a remercié le président Sarkozy, qui s’est engagé à plusieurs reprises à oeuvrer à la libération du jeune homme.
« Il faut agir vite. C’est pourquoi je lance ici un appel aux ravisseurs. Je leur demande de fournir une preuve de vie indiscutable », a ajouté Noam Shalit, aux côtés du chanteur Patrick Bruel et de la journaliste Florence Aubenas, ancienne otage en Irak.
Gilad Shalit n’avait que 19 ans et venait de passer son bac lorsqu’il a été appelé pour effectuer son service militaire en 2006. C’est au cours de ce dernier qu’il a été enlevé.
Gilad Shalit, alors âgé de 19 ans, a été enlevé à la lisière de la bande de Gaza le 25 juin 2006 par trois groupes palestiniens, dont l’un relevant du Hamas.
Sur la question de savoir si son fils pouvait être considéré comme un otage, Noam Shalit a déclaré que Gilad n’avait « pas choisi d’être un soldat ». « Il a fait son service militaire obligatoire comme tous les jeunes Israéliens. Il a été pris en otage au cours de ce service militaire », a-t-il souligné.  »

Oui, je pense qu’il est otage », a également dit Florence Aubenas, appelant à ne « pas se laisser aveugler par le contexte très émotionnel qu’il y a en France autour de ce conflit israélo-palestinien ».
« Le problème est de savoir si on accepte qu’il y ait aujourd’hui des détentions arbitraires, les gens fussent-ils soldats, ce n’est pas une raison », a-t-elle ajouté.
Des négociations qui piétinent
Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, exige la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat et a mené avec Israël des négociations par l’entremise de l’Egypte.
Hors, « les négociations sont actuellement au point mort », a commenté Noam Shalit, reprenant mot pour mot des propos tenus par Khaled Mechaal, le chef du Hamas en exil, dans une interview publiée le 6 octobre par Le Figaro. « Rien de productif ne peut sortir des rencontres [avec Israël, ndlr], qui ne servent qu’à améliorer les relations publiques d’Israël, sans obtenir la moindre concession » poursuit le chef du Hamas.
Les négociations s’enlisent « à cause du manque de fiabilité des négociateurs israéliens, qui reviennent sans cesse sur les points acquis », a déclaré Khaled Mechaal dans cet entretien. Pourtant une liste de 450 prisonniers « échangeables » a été remise le 25 septembre à Ehud Olmert, le premier ministre israëlien en vue d’une transaction avec le Hamas. Et depuis plus rien de la part de l’Etat hébreu.

Si ce n’est une recrudescence de la mobilisation de la société civile israélienne. Lundi, une manifestation à ainsi eu lieu à Tel-Aviv devant le domicile d’Ehud Barak, le ministre de la Défense, pour enjouer le gouvernement à s’investir davantage dans cette affaire. Dimanche, une marche de soutien à Gilad Shalit a également conduit à la fermeture d’un point de passage vers Gaza.
L’Elysée et le quai d’Orsay ont un rôle à jouer
La poursuite des négociations repose maintenant sur les épaules de Nicolas sarkozy, le président français, actuellement à la tête de l’Union Européenne et de Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères français. Dans son interview du 6 octobre, le chef du Hamas appellait ainsi à une médiation française.
La France, dont le « rôle historique » a « toujours été d’être le minaret des droits de l’Homme et de la démocratie », devrait pouvoir donner « une impulsion vitale aux négociations de paix » si elle « continue à se maintenir à égale distance des parties au conflit », concluait Khaled Mechaal.
Hors Bernard Kouchner a effectué une visite à Jérusalem début octobre. Interrogé sur l’implication de la France dans les négociations pour la libération du soldat franco-israélien, il n’avait alors pas démenti avoir des contacts officieux avec le Hamas.
Esperons que la rupture lundi de la trève instaurée dans la bande de Gaza depuis quatre mois ne va pas venir ternir ces espoirs. Lundi, des militants palestiniens ont tiré une roquette artisanale vers Israël.

Gilad Shalit L’appel aux Français
L’ALSACE | 23.10.08 | 07:04

« Comme vous l’avez fait pour Ingrid Betancourt, je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française », a demandé Noam Shalit (en photo à gauche), le père du soldat franco-israélien Gilad Shalit, lors d’une conférence de presse hier à Paris. « Il faut agir vite. C’est pourquoi je lance ici un appel aux ravisseurs. Je leur demande de fournir une preuve de vie indiscutable », a-t-il ajouté. Gilad Shalit, alors âgé de 19 ans, a été enlevé à la lisière de la bande de Gaza en juin 2006 par trois groupes palestiniens, dont l’un relevant du Hamas. AFP

Des brèves à propos de l’appel du père de Gilad Shalit sont parues dans Le Télégramme de Brest, la Nouvelle République Centre-Ouest et La République du Centre.

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