paracha vayera

source : orisrael.org

Paracha Vayera

Sommaire :

1. Devenir immortel.
2. Générosité et compassion.
3. Des limites à la générosité ?
4. Loth, ou comment se détourner de la vérité.
5. Education : L’art de faire accepter les remontrances.
6. L’enfant du sourire.
7. D-ieu réalise toujours la volonté profonde d’un homme.
8. Histoire vraie.
9. Se coller à D-ieu.
10. Des hommes comme les autres.
11. Une histoire.
12. La joie de la mitsva.
13. Le sacrifice d’Its’hak.
14. Père et fils.
15. Inversion des qualités.
16. La grandeur d’Abraham Avinou.

1 – Devenir immortel.

Pourquoi est-il dit : « Or Abraham sera une grande nation » et non pas « les descendants d’Abraham seront une grande nation » ? Genèse, 18, 18.

Rachi nous explique qu’un homme qui fait de son fils un juste ne sera pas considéré comme mort.

2 – Générosité et compassion.

Quelle est la différence entre la générosité (‘hessed) et la compassion ?

La compassion consiste à donner à l’autre ce qui lui manque, tandis que la générosité consiste à apporter à l’autre même ce qui ne lui manque pas. Lorsque Achem rendit la chaleur du soleil si insupportable qu’aucun voyageur ne puisse venir le déranger après la brit mila, Abraham fut très affligé de ne pas pouvoir faire un acte de générosité.

Rachi, sur Genèse 18, 1.

3 – Des limites à la générosité ?

 » Renvoie cette esclave et son fils ….la chose déplut fort a Abraham…Mais Achem dit à Abraham : Ne soit pas mécontent au sujet de cet enfant et de son esclave ,pour tout ce que Sarah te dis ,obéis à sa voix. » Genèse 21,10-12.

La neuvième épreuve d’Abraham fut de renvoyer Hagar et Ismaël.

« De tous les malheurs qui avaient frappé Abraham au cours de son existence, celui-là fut le plus éprouvant. » Pirqéi de Rabbi Eliézer, 30.

En effet, Abraham fut obligé d’aller à l’encontre de son penchant naturel: la bonté et la générosité .Mais il dut faire preuve de rigueur et de sévérité.
De là nous apprenons que même la générosité a ses limites .On ne peut tolérer une mauvaise influence sous son propre toit.

4 – Loth, ou comment se détourner de la vérité.

Loth a raté sa vie, il avait la chance de vivre auprès d’un tsaddik, de s’enrichir même grâce à lui.
Mais après avoir été sauvé de la guerre contre le Roi de Sodome par Abraham lui-même, son maître, après avoir vécu la dépravation de cette ville, le voilà qui se dirige à nouveau vers cette ville.

Loth ne comprend rien, c’est un vaurien.

Voilà pourquoi la Torah a écrit à son sujet qu’il ne faut pas se marier avec ses enfants.

Loth c’est la déchéance d’un être qui a vécu près d’un juste mais qui, à cause de l’attrait du gain, se rend dans une société qui incarne le contraire de la générosité.

Il avait la chance d’avoir la vérité entre ses mains, de vivre avec un exemple vivant de la Torah, comment se peut-il qu’il aille vivre loin de son Rav, dans une société qui incarne contraire de ce qu’il avait vu.

Jusqu’où un homme est-il capable d’arriver ?

5 -Education :

L’art de faire accepter les remontrances.

« Le Seigneur dit à Abraham : « Pourquoi Sarah a-t-elle ri, disant :
‘Eh quoi ! En vérité, j’enfanterais, alors que je suis vieille !’ « … » Genèse, 18, 13.

Mais n’est-ce pas étonnant de voir Achem punir Sarah et non pas Abraham qui avait ri lui aussi ?

N’est-il pas écrit « Abraham tomba sur sa face et sourit ; et il dit en son cœur
: ‘Naîtrait-il un fils à un centenaire ? Et à quatre-vingt dix ans, Sarah deviendrait-elle mère ?’  » (Genèse, 17, 17) ?

C’est que D-ieu décida de ne pas faire la remontrance à Abraham lui-même, mais il le fit indirectement, s’adressant à lui, au sujet de Sarah.

De là nous déduisons une grande règle d’ enseignement :

Il ne faut pas critiquer directement le comportement de la personne concernée, de peur de la choquer ou de la braquer, ce qui rendrait en réalité impossible une véritable acceptation des griefs.

Au contraire, il est préférable de faire passer le même message en prenant une image qui puisse être comprise sans atteindre l’intégrité de l’intéressé.

6 – L’enfant du sourire.

Pourquoi l’enfant de Sarah et d’Abraham s’appelle-t-il Its’hak, « j’ai ri » ? C’est qu’Its’hak est l’enfant de l’impossible.

L’enfant du rire devant quelque chose qui semble aller contre les habitudes et la logique.

Sarah et Abraham étaient dans l’impossibilité naturelle d’avoir un enfant et que malgré tout Its’hak naît.

Its’hak, c’est le rire du Juif devant l’impossible.

Alors qu’en 2000 ans aucune société n’arrivait à faire pousser un concombre en Israël. D’un seul coup, les Bnéi Israël reviennent sur leur terre et ils arrivent à exporter des fruits et des légumes dans le monde entier.

Alors qu’un peuple armé de bâtons se trouve devant la nécessité de se battre contre des armées de métier puissantes et organisées, le voilà qui remporte tous les combats.

Alors que ce peuple à la fois si ancien et si minuscule, voilà que le monde ne parle que de lui et lui accorde une importance démesurée.

Alors qu’Israël est un pays désertique que les hommes ont délaissé comme ils l’ont fait pour tant de régions du monde, voilà qu’en 40 ans, il se construit à une allure vertigineuse et devient l’endroit de la planète le plus convoité.

Alors que ce peuple et cette religion se trouvaient au bord de la fosse en 1945, voilà qu’un arbre en jaillit (Israël) !

Alors que le « Juif errant » était exilé, bafoué et maudit pendant 2000 ans, voilà qu’il revient sur sa terre.

Alors qu’il était considéré comme un peureux et un couard, le voilà maintenant devenu un soldat courageux.

Its’hak, c’est le rire de la foi (émounah) triomphante.

Its’hak, le rire de l’Histoire. mais il ne faut pas oublier de ressembler a Its’hak car sinon nous serons la risee de l’histoire .

« Tout le début du peuple juif prête au rire, son histoire comme ses espérances.
La vie juive tout entière est fondée sur ces mêmes espérances et apparaît, aux yeux de celui qui ne considère les choses qu’en fonction de leur rapport naturel
et habituel de causalité, comme la plus grossière et la plus déplacée des prétentions.
Celle-ci ne devient raisonnable que lorsque l’on admet l’existence (…) d’un D-ieu libre et tout-puissant. D’emblée, il fallait que nos pères soient
conscients de cela, et il fallait que tous leurs descendants en demeurent conscients. C’est pourquoi D-ieu a attendu avant de laisser germer ce peuple,
l’âge si « risible » de ses ancêtres ; c’est pourquoi Il n’entreprit la réalisation de sa promesse qu’après que tout espoir humain ait été réduit à néant.
Il fallait en effet créer un peuple appelé à devenir, depuis le début jusqu’à la fin de son existence, dans toute sa manière d’être, contrairement à toutes les puissances apparues dans le cours de l’histoire mondiale, « un doigt divin » au milieu des hommes, un peuple qui représente jusqu’à ce jour, pour celui qui nie D-ieu, le comble du risible.
Les rires qui poursuivent le Juif à travers l’histoire sont la preuve irrécusable de la nature divine de son cheminement. Il n’en est pas affecté, car d’emblée, il y avait été préparé. » Rav S.R. Hirsch, sur Genèse, 17, 17.

7 – D-ieu réalise toujours la volonté profonde d’un homme.

Comment Loth a-t-il pu fauter avec ses deux filles ? Il était saoul, soit.

Ses filles pensaient que comme Sodome avait brûlé, la fin de l’univers était arrivé, qu’elles n’avaient donc pas d’autre choix si elles désiraient sauver l’existence du genre humain. Sûrement, c’est une pensée pure qui les poussa à une relation interdite avec un père ivre.

La première fille de Loth appela son fils « Moav », « de mon père ».
La seconde appela son fils : « de mon peuple », « Amonite », elle cacha ainsi l’origine de cette faute.

Mais comment est-ce possible que Loth soit arrivé à une telle faute ?

En réalité, Loth avait désiré commettre la faute avec ses filles.
Loth n’a pas voulu passer a l’acte mais il n’a pas n’ont plus chasser cette faute de ses pensées.
De ce fait inconsciemment il arrive à l’acte.
La volonté d’un homme peut engendrer des événements auxquels il doit faire face.

8 – Histoire vraie.

Des témoins de … (secte) arrivent chez la famille Zenou. Le fils, Eliahou, leur ouvre la porte et les témoins ommencent leur discours en présentant le livre : « Mon ami, nous t’apportons la chaleur et la lumière… »
La mère d’Eliahou :
« Qui c’est ? « C’est rien maman, c’est l’EDF ! »

A ces paroles, les témoins de … se sauvent.

9 – Se coller à D-ieu, par nos qualités, nos actes et notre comportement.

« Et D-ieu se révéla à Abraham dans les plaines de Mamré. » Genèse 18, 1.

De ce verset, nous apprenons qu’Achem visite les malades. Traité Sota 14a.

Car, puisque Abraham venait de faire la mila, et que ce jour était le troisième jour suivant l’opération, nous apprenons que D-ieu a visité Abraham alors qu’il était malade.

La grandeur de l’hospitalite

« Il leva les yeux et vit, et voici trois hommes, (…) il courut à leur rencontre depuis l’entrée de sa tente. » Genèse 18, 2.

Et il est écrit : « Mon D-ieu, si déjà j’ai trouvé grâce à Tes yeux, ne te retire donc pas d’auprès de ton serviteur. »

Ibid., 18, 3.

Comment peut -on abondonner D-ieu pour trois personnes ?

C’est pourquoi Rav Yéhouda au nom de Rav dit : « Savoir offrir l’hospitalité est une qualité plus grande encore que celle qui consiste à recevoir la Shékhina, (présence divine). »

Rabbi Israël demande : »D’où Abraham apprit-il que l’hospitalité est plus grande que la réception de la présence divine ?

C’est parce qu’il est écrit : « Et il était assis ». (Genèse 18, 1).

Convalescent après son opération, Abraham comprit, au moment où il voulait se lever pour accueillir la Shékhina, que D-ieu voulait qu’il reste assis.
Mais quand il vit les invités passer devant sa tente, il sentit ses forces lui revenir afin de lui permettre d’accomplir la mitsva tant attendue de les recevoir.
De là il comprit que le devoir d’hospitalité est plus important encore que celui de l’accueil de la Shékhina. »

Rabbi Israel Abou’hatsera (Baba Salé)

10 – Des hommes comme les autres.

« Il leva les yeux et voici trois hommes qui se tenaient debout près de lui. » Genèse 18, 2.

Il est dit ici qu’Abraham a vu trois hommes. Et quand il s’agit de Loth assis à l’entrée de Sodome, il est dit de lui qu’il vit deux anges, (Genèse 19, 1.)

Pourquoi cette différence dans le mode de perception ?

Il existe des gens qui doivent voir deux anges pour accepter de les recevoir et de les inviter, mais il en existe d’autres qui n’ont besoin de voir que des hommes pour leur offrir l’hospitalité et faire preuve de générosité, à leur égard.

11 – Une histoire.

Un Rav humble et démuni arriva tard le soir dans une ville. A la recherche d’un endroit pour passer la nuit, il tapa à la première porte venue. Celle-ci s’ouvrit et un notable riche et distingué lui ouvrit la porte, et s’exclama :

« Que veux-tu misérable ? Si c’est une paillasse que tu cherches, tu en trouveras une en face chez le seul vieux bougre de ton espèce susceptible de te recevoir ! »(…)
Mais quelques années plus tard, ce même Rav s’enrichit et revint dans cette même ville. Cette fois-ci, en calèche et avec d’autres signes extérieurs de richesse.

A son arrivée remarquable en ville, le même notable se présenta « pour accomplir, aimait-il s’entendre dire, la belle et grande mitsva de recevoir les étrangers et de leur offrir l’hospitalité ».

Mais quelle ne fut pas sa surprise quand il entendit le Rav répondre à son invitation :

« Je te remercie, mais je connais quelqu’un ici, un pauvre bougre, qui habite en face de chez toi. Reçois chez toi mes chevaux ! »

Le riche s’étant vexé, le Rav lui expliqua : « Il y a quelques années, j’étais venu chez toi et tu ne m’as pas reçu à cause de mon aspect extérieur, je n’avais en effet ni ces chevaux, ni tout ce faste qui t’a attiré vers moi aujourd’hui. Mais, puisque que ce sont ses singeries qui t’intéressent, alors reçois chez toi les chevaux ! »

12 – La joie de la mitsva.

« Prenez un peu d’eau, lavez-vous les pieds. » Genèse 18, 4.

« Abraham rentra en hâte dans sa tente. » Verset 6.

« Et Abraham courut au troupeau, choisit un jeune taureau tendre et bon et le donna au jeune-homme qui se hâta de le préparer. » Verset 7.

Voilà un homme malade, âgé de 99 ans qui d’un seul coup, pris par la joie de faire la mitsva, se trouve gratifié des forces nécessaires uniquement parce qu’il est animé de la joie d’accomplir une mitsva.

Le tsaddik. Le tsaddik parle peu et fait beaucoup :

« Reposez-vous sous l’arbre. Je vais apporter une tranche de pain et vous restaurerez votre cœur. » Genèse 18, 4-5.
Et le voilà qui court prendre un taureau, et qui prépare un véritable festin.

S’il leur parla peu, ce fut pour les mettre à l’aise. Il ne voulait pas les gêner. En leur proposant trop de choses, ils seraient peut-être partis…

Education.

« Et Abraham courut au troupeau, choisit un jeune taureau tendre et bon et le donna au jeune-homme qui se hâta de le préparer. » Genèse 18, 7.

Qui était ce jeune-homme ? Ishmaël.

Abraham l’appela pour lui enseigner la mitsva de recevoir les invités. Il est écrit juste après « au jeune-homme qui se hâta de le préparer. »

C’est donc que cette éducation a été réussie très rapidement !

Etant donné que l’enfant a vu courir son père malade pour satisfaire ses hôtes, il comprit l’importance de recevoir les invités.

Abraham lui donna un petit travail facile à réaliser. Il ne voulut pas tout faire seul et lui laissa la possibilité de contribuer et de terminer le travail.

Nous aurions pourtant naturellement la mauvaise habitude de nous décharger de l’acte à réaliser, en demandant à notre fils de le faire à notre place, prétextant qu’il s’agit de son éducation.
Mais dans ce cas hélas trop fréquent, l’enfant ne peut pas prendre exemple sur son père, au contraire il devient fainéant comme lui.

Le père soucieux de son éducation ne donne pas, dès ses débuts, un travail harassant à son fils, il désire plutôt l’habituer petit à petit à la mitsva.

De la même façon celui qui revient à la Torah et qui ne sait pas encore prier ne se verra pas affliger, dès ses débuts, une prière trop longue, difficile et comble de l’erreur, ennuyeuse. C’est de petits morceaux en petits morceaux qu’il s’habituera progressivement à faire sa prière entièrement.

De même pour quelqu’un qui doit réaliser un effort physique, on ne lui donnera pas à faire tout de suite quelque chose qui dépasse ses forces et qui risquerait
de nuire à son potentiel, mais par un travail évolutif, petit à petit, ses muscles s’habitueront à des efforts qui paraissaient impossibles le premier jour.

Pourquoi Abraham leur demanda-t-il de prendre un peu d’eau et leur apporta en réalité un véritable festin ?

Nos sages nous enseignent que le festin a été organisé et préparé par Abraham lui-même, mise à part la boisson qui a été puisée par un serviteur. Abraham n’a donc pas voulu faire la mitsva de l’hospitalité sur le compte de son serviteur,c’est la raison pour laquelle il demanda « qu’on aille chercher un peu d’eau », (Genèse, 18, 4).

Une histoire.

Rabbi Israël Salanter était invité à un repas, on lui proposa de faire nétilat Yadaïm, mais voilà qu’il ne se lave qu’avec la quantité minimale d’eau.
« Rav, comment se fait-il que vous ne fassiez pas comme de coutume la mitsva avec un peu plus que la quantité d’eau requise par la loi ? », lui demanda-t-on.

« J’en ai aussi l’habitude, mais aujourd’hui je le fais sur le compte de quelqu’un d’autre et je ne veux pas que l’on fasse apporter de l’eau supplémentaire pour cette mitsva. »

Et une autre histoire.

Un jour un de ses élèves invita le Rav Rabbi Israël Salanter au repas du vendredi soir. Le Rav accepta l’invitation mais exprima le souhait de connaître au préalable le déroulement du repas.

L’élève lui détailla :  » Chez moi, tout est cacher, la cuisinière, aujourd’hui veuve etait la femme d’un érudit. Entre chaque plat, nous échangeons des paroles de Torah, nous chantons le chant du Shabbat, et vers le milieu de la nuit, nous avons un cours fixe. Le repas ne se finit que très tardivement. »

« Très bien, dit le Rav Salanter, j’accepte ton invitation, mais à une seule condition : que le repas ne dure que deux heures seulement. »

Shabbat est là !
Une fois à table, tous les convives chantent, mangent et échangent des paroles de notre sainte Torah. Au bout de deux heures, le repas se conclut et tous les convives commencent le Birkat Amazon.

Après cela, l’élève demande au Rav : « Excusez-moi Rabbi, mais pourquoi m’avoir demandé de raccourcir le temps du repas ? »

Le Rav demanda à voir la cuisinière, et il lui dit :
« Je vous prie de bien vouloir me pardonner pour vous avoir fatiguée ce soir, pour vous avoir obligé à servir rapidement d’un plat à un autre, et d’avoir changer vos habitudes. »
« Que D-ieu vous bénisse, lui rétorqua-t-elle. Au contraire, j’aimerais vous voir ici tous les soirs de Shabbat, car d’habitude je rentre chez moi très tard et fatiguée, parfois mes jambes ne me tiennent plus, et souvent en rentrant chez moi, mes enfants dorment déjà… Mais grâce à vous, ce soir, je pourrais faire le repas de Shabbat avec mes enfants ! Je suis si heureuse ! »

Le Rav se tourna alors vers son élève et lui dit : « Tu sais recevoir mais ne le fais pas sur le compte des autres. »

13 – Le sacrifice d’Its’hak.

Abraham s’est battu contre l’habitude des idolâtres qui sacrifiaient leurs enfants à leurs divinités, expliquant que par ce geste ils seraient aptes à pénétrer au paradis…
(Toute ressemblance avec des faits ou des personnes existant ayant existé est fortuite et…)

Et subitement, D-ieu lui demande de sacrifier son propre fils !

Pourquoi un tel renversement ? Pourquoi une telle épreuve ?

Bien qu’il se soit battu toute sa vie pour les valeurs auxquelles Abraham était attaché, D-ieu voulut voir s’il exécutait ces commandements pour l’amour de
D-ieu et de La Vérité ou pour l’honneur et pour la reconnaissance d’être le prophète d’une puissance surnaturelle effective.

Car avec cette dernière épreuve, la plus difficile, Abraham se trouva confronté à la nécessité de devoir abandonner non seulement ce en quoi il croyait, mais
surtout ce qui l’avait haussé au rang de l’homme juste, reconnu, admiré et craint par ses contemporains qu’il était.
Le voilà, en un bref instant, susceptible de devenir la risée des autres.

Celui qui avait reconnu et proclamé la foi dans le D-ieu unique, et qui par-là s’était distingué et élevé au-dessus des autres hommes, se voit soudain commandé d’agir comme tous les idolâtres de son temps.

« Lekh lekha », est-il répété ici (Genèse 22, 2), en écho au même commandement de la Paracha qui porte ce titre.
« Vas, pour toi », « quitte les certitudes qui ont fait ta renommée et ta puissance ».
Abraham doit reconnaître qu’il n’est rien, si ce n’est un serviteur de D-ieu. Que ce n’est pas la compréhension de l’acte, ni de sa logique interne
dans un système qui en fait la valeur, mais bien le fait que cet acte soit réalisé dans le seul but de servir Le Créateur, « lé shem shamaïm », d’un cœur pur.

Est-il prêt à s’annuler devant D-ieu, ou bien restera-t-il attaché aux anciennes vérités qui avaient fait son prestige ?

Cette question nous devons nous aussi nous la poser, à notre niveau :

Accomplissons-nous le service de D-ieu dans l’unique but de dévoiler son Nom, ou bien sommes- nous accrochées à des vérités comme à des refuges, ou pire nous comportons-nous face à « nos » vérités comme envers des idoles ?

14 – Père et fils.

« Voici le feu et le bois, mais où est l’agneau de l’holocauste ? »
Abraham répondit : ‘D-ieu choisira lui-même l’agneau de l’holocauste, mon fils !’ « . Genèse, 22, 7-8.

Après ces quelques mots échangés, et jusqu’à ce qu’Abraham prenne son fils pour le lier sur l’autel, se dévoile à nous le silence total et merveilleux d’Its’hak.

Its’hak qui aurait pu dire à son père qu’il faisait fausse route, que l’homme de 30 ans qu’il est n’est pas l’agneau destiné au sacrifice…

Et si Abraham lui avait répondu qu’il ne se trompait pas, que c’est D-ieu lui-même qui lui a dit de faire ainsi, son fils aurait pu lui dire que D-ieu ne
lui avait rien révélé à lui, que cela ne concernait donc que le père…

Mais non, rien de tout cela. Its’hak avance en silence.

Its’hak offre son cou à son père. Parfois, le silence est plus explicite que toute parole.

15 – Inversion des qualités.

Abraham représente le ‘hessed (générosité) et Its’hak, le din (rigueur).

Maintenant, nous demandons à Abraham de se comporter avec rigueur envers la loi que D-ieu lui a transmise.
Its’hak qui représente quant à lui la rigueur n’aurait pas dû se laisser faire, toutefois, en acceptant la volonté de son père, il sut aussi incarner le ‘hessed.

La Torah est une Torah de vie, c’est la raison pour laquelle D-ieu empêcha Abraham d’accomplir son acte.

16 – La grandeur d’Abraham Avinou.

« Its’hak parla alors à Abraham, son père et dit :  » Mon père ! »
Il dit : « Je suis là mon fils ». Genèse 22, 7.

A travers ces quelques mots, nous saisissons un peu de cette ambiance extraordinaire de dévouement entre le père et son fils. Abraham ne répond pas simplement à Its’hak, « oui », mais « je suis là », sous-entendu, « je suis là tout entier pour te servir ».

Plus loin, quand c’est D-ieu qui interpelle Abraham (Genèse 22, 11), c’est la même expression qui est utilisée : « Je suis là ».
Nous voyons par-là qu’Abraham se trouvait dans la même disposition pour D-ieu et pour son propre fils, celle du total dévouement.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 14 novembre 2008 10:39

encore et toujours de l’antisemitisme

Bâle : « n’achetez pas chez les juifs » placardé sur un magasin casher
vendredi 14 novembre 2008, par LDJ

Source : http://www.romandie.com

Des inconnus ont placardé sur un magasin bâlois vendant des produits casher une affiche sur laquelle il était écrit « N’achetez pas chez les juifs ». Cet acte antisémite a été commis au lendemain du 70e anniversaire de la Nuit de cristal.

Sur l’affiche il était écrit « Suisses défendez-vous – N’achetez pas chez les juifs », a indiqué le DAVID, centre contre l’antisémitisme et la diffamation. Celui-ci dénonce un acte qui reprend les clichés antisémites des extrémistes de droite et des nazis.

Les propriétaires du magasin ont déposé plainte. Les autorités de poursuite sont de toute manière saisies d’office dans de tels cas. En collaboration avec la communauté israélite de Bâle, elles tentent de déterminer quels cercles pourraient être à l’origine de l’affiche, a précisé DAVID.

La Nuit de cristal est commémorée chaque année dans le monde comme le premier acte de la Shoah. Du 9 au 10 novembre 1938, les vitrines de 7500 commerces tenus par des juifs avaient été brisées en Allemagne, 267 synagogues pillées ou incendiées et au moins 91 juifs avaient été assassinés.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
Publicités