le coupable le coran

source : http://www.contrelislam.org/islam/coran/textestueurs.htm

Ce ne sont pas les islamistes les coupables, mais les textes»

A bout portant
[Anne-Marie Delcambre
Conférencière-islamologue et professeur d’arabe au lycée Louis-le-Grand à Paris

«Il y a une hypocrisie côté musulman et non musulman, une sorte de religieusement correct

Vous venez de publier «L’islam des interdits». Un livre noir, à la limité du réquisitoire voire du pamphlet. Sans concession envers l’islam, celui que vous qualifiez de juridique et que vous associez à l’islam sunnite, partagé par 90% de musulmans. Un islam aux «70 interdits» (nourriture, sexualité, argent.) et où «celui qui veut s’en tenir à la lecture littérale du coran et de la summa (actes et paroles du prophète), peut trouver de quoi justifier une action guerrière ou terroriste». Un islam, dont «au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’en est pas la maladie. Il en est l’intégralité».
Qu’a motivé l’écriture de ce livre? C’est un souhait de personnes qui assistent à mes conférences et qui me demandaient d’expliquer pourquoi on leu disait que les événements actuelle n’avaient rien à voir avec l’islam, que l’islam ce n’était pas la guerre ou la violence, que c’était la paix, la tolérance.

C’est bien le mot «paix» («salam») qui est inscrit dans «islam»? Non, c’est «aslama». Ce quoi signifie «se soumettre». Parce que j’enseigne l’arabe et que je côtoie le monde musulman depuis trente ans, j’ai décidé de ne plus laisser présenter un islam qui serait christianisé ou laïcisé mais qui n’a rien ) voir avec l’islam juridique, celui de «l’odieux des interdits». Je voulais que les gens sachent qu’il y avait là une complicité entre ceux qui disent «ce n’est pas ça l’islam» parce qu’ils voudraient que ce ne soit pas cela et les musulmans qui disent «il vaut mieux que l’on dise cela» plutôt que de remuer ce qui gène! Je me suis appuyée sur les textes et la première biographie du prophète.
Mais l’islam que vous présentez, celui de la charia (loi musulmane), celui du droit musulman qui, selon votre analyse, laisse peu de place aux droits de l’homme, est terrifiant! L’islam juridique est terrifiant car issu d’un contexte tribal et guerrier.

Celui du prophète Mahomet à Médine (entre 622 et 632), un prophète que vous décrivez, alors, comme «davantage politique que religieux», davantage «chef tribal et intrigant» Tout à fait. L’erreur, c’est de dire que l’islam philosophique ou mystique a autant de poids que l’islam juridique. En fait, l’islam philosophique a été marginalisé. Quand aux mystiques musulmans, ils ont été crucifiés! Il s’agit donc de dénoncer une imposture? Oui! A la manière d’une lettre ouverte qui dirait «Il ne faut pas prendre les gens pour des idiots». il y a une hypocrisie du côté musulman et non musulman, une sorte de politiquement correct qui fait que l’on ne dit pas la vérité des textes. Mon propos est cette vérité. N’est-ce pas paradoxal de vouloir dénoncer ceux qui veulent la paix? Je la veux aussi. Si je dénonce avec violence l’islam des interdits, c’est parce que je veux que cesse cette diabolisation d’hommes, comme Tariq Ramadan, qui n’ont commis pour seul crime que le fait de vouloir appliquer intégralement ce qu’ils connaissent des textes. Je ne veux pas que l’on diabolise les hommes mais les textes. En même temps, je m’adresse aux musulmans pour qu’ils se relèvent. Il y a dans ces textes des choses qui posent problème, mortifères, inacceptables.

Plus terrifiant, encore, selon vous, les seuls «vrais musulmans» sont les intégristes, parce qu’ils sont les seuls à suivre, à la lettre, les textes! Terrifiant? C’st la vérité.. et puis ce n’est pas parce qu’on explique l’origine d’un acte qu’on le justifie, l’excuse ou l’accrédite. Je ne porte pas de jugement. Je présente un constat. Un constat terrible pour une islamologue qui enseigne l’arabe, sans doute par amour ou par passion. Ni par amour ni par admiration. Juste besoin de prendre du recul. Je ne peux pas tomber «amoureuse» d’une civilisation qui considère la femme comme une mineur perpétuelle. Et je n’aurais pas adhéré à ce point aux vertus de l’Occident si je n’avais pas été confrontée aux textes islamiques.

Quelle est l’issue? Puisque même l’âge d’or de l’islam, celui d’Avicenne (Xe siècle) ou d’Averroès (XIIe siècle), n’est dû comme vous l’expliquez, qu’à des apports en terre d’islam de Byzantins, Persans ou chrétiens ayant traduit Aristote.. La balle est chez les musulmans. Qu’ils se lèvent et disent que ce ne sont pas les islamistes les coupables mais les textes qui leur permettent de l’être. Donc, il faut que les musulmans rouvrent la porte des interprétations et osent dire qu’ils n’acceptent pas certaines choses dans le coran. Comment, puisqu’un musulman ne peut remettre en cause le coran?
Dans les pays musulmans, à eux à régler leurs problèmes. En France, en Europe, le meilleur rempart ce n’est pas d’opposer une autre religion. C’est de dire «il y a un système que l’Occident a choisi, celui des droits de l’homme, et là, on sera intransigeant». Et les musulmans devront s’adapter, comme les chrétiens et les juifs l’ont fait jadis en terre d’islam. Comme, plus tard, les catholiques et les juifs l’ont fait en terre républicaine.
I
l faudra donc, qu’en Occident, les musulmans s’adaptent? Je le répète, ce sont les textes qui sont noirs, pas les musulmans. Eux, ont toujours eu une santé morale, intellectuelle et vitale pour surfer avec réalisme sur les textes. Comme les chrétiens: pour suivre l’exemple de Jésus j’en connais très peu qui ont vendu tout ce qu’ils possédaient! La solution? Essayer de dire «non» . Dieu évolue dans le temps et l’espace. Pourquoi pas, dès lors, gomer les textes inégalitaires du coran et de la sunna? Ou alors, que l’on rétablisse l’esclavage.

Un «nouveau» coran? On a bien «tordu» la bible. Mais je suis pessimiste. Sauf si l’on se réfugie derrière une laïcité intransigeante, une communauté de valeurs qui est celle des droits de l’homme et qui place la loi des hommes au dessus de la loi de Dieu. C’est la seule manière d’aboutir à un islam individuel. L’islam moderne,occidental, qui permettra la «cohabitation»? Je le pense, je l’espère. D’où l’importance d’une loi sur la laïcité en France, interdisant le voile à l’école ou la fonction publique? Bien sûr! La loi permettra au faible de se défendre et remettra les choses au point par rapport aux principes de la République comme la neutralité, l’égalité homme-femme iu la mixité.
Propos recueillis par ALAIN GERARD

L’islam des interdits, Anne-Marie Delcambre, aux éditions Desclée de
Brouwer, 145 pages, 14 euros

islam et esclavage


SOURCE :http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=12
622 au XXe siècle
L’esclavage en terre d’islam

Après la mort du prophète Mahomet et la soumission de la péninsule arabe, les musulmans conquièrent les rives méridionales et orientales de la Méditerranée. Multipliant les prises de guerre, ils prolongent dans ces régions l’esclavage à la mode antique. Ils inaugurent aussi une longue et douloureuse traite négrière qui va saigner l’Afrique noire jusqu’à la fin du XIXe siècle.

L’esclavage en terre d’islam est hélas une réalité qui dure comme le montre l’anthropologue Malek Chebel.
Islam et esclavage

Le Coran, texte sacré de l’islam, entérine l’existence de l’esclavage (voir la sourate XVI, Les abeilles) Notons que le premier muezzin désigné par le Prophète pour l’appel à la prière est un esclave noir du nom de Bilal originaire d’Éthiopie.

La loi islamique ou charia, qui s’appuie sur le Coran et les dits du prophète (hadiths), considère qu’en pays d’islam, seuls sont esclaves les enfants d’esclaves et les prisonniers de guerre. Elle autorise d’autre part la réduction en esclavage de quiconque provient d’un pays non musulman (si un esclave vient à se convertir, il n’est pas affranchi pour autant).

Très tôt, du fait de la rapidité même de leurs conquêtes, les Arabes se heurtent à une pénurie d’esclaves. Ils ne peuvent asservir les populations des pays soumis à leur loi et se voient donc dans l’obligation d’importer en nombre croissant des esclaves des pays tiers, qu’ils soient ou non en voie d’islamisation.

Comme les chrétiens du haut Moyen Âge, ils s’abstiennent de réduire en esclavage leurs coreligionnaires mais cette règle souffre de nombreuses transgressions et l’on ne rechigne pas à asservir des musulmans, notamment noirs, au prétexte que leur conversion est récente (*).
Une économie fondée sur l’esclavage

L’esclavage devient rapidement l’un des piliers de l’économie de l’empire abasside de Bagdad du fait de très nombreuses prises de guerre et de l’avènement d’une très riche bourgeoisie urbaine. Pour s’en convaincre, il n’est que de lire Les Mille et Une Nuits, un recueil de contes arabes qui se déroulent sous le règne du calife Haroun al-Rachid, contemporain de Charlemagne.

Les harems du calife et des notables de Bagdad se remplissent de Circassiennes. Il s’agit de femmes originaires du Caucase et réputées pour leur beauté ; ces belles esclaves ont continué jusqu’au XXe siècle d’alimenter les harems orientaux en concurrence avec les beautés noires originaires d’Éthiopie. Pour les tâches domestiques et les travaux des ateliers et des champs, les sujets du calife recourent à d’innombrables esclaves en provenance des pays slaves, de l’Europe méditerranéenne et surtout d’Afrique noire. Ces esclaves sont maltraités et souvent mutilés et castrés.

D’autres esclaves et eunuques sont employés comme soldats et chefs de guerre par les différentes dynasties musulmanes, du Maroc aux Indes. Ces esclaves-là accèdent parfois à des fonctions élevées et parfois au pouvoir suprême. Ainsi en est-il des fameux Mamelouks d’Égypte, que Bonaparte devra combattre en 1798.
Esclaves blancs en terre d’islam

Dans les premiers temps de l’islam, les notables de Bagdad s’approvisionnent en esclaves blancs auprès des tribus guerrières du Caucase mais aussi auprès des marchands vénitiens qui leur vendent des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens.

À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s’épuise du fait de la christianisation de l’Europe orientale, les musulmans se tournent vers les pirates qui écument la Méditerranée. Ces derniers effectuent des razzias sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans… la tête de prisonnier maure qui sert d’emblème à la Corse.

On évalue à plus d’un million le nombre d’habitants enlevés en Europe occidentale entre le XVIe et le XVIIIe siècle, au temps de François 1er, Louis XIV et Louis XV. Ces esclaves, surtout des hommes, sont exploités de la pire des façons dans les orangeraies, les carrières de pierres, les galères, les chantiers,… d’Afrique du nord (*). Des organisations chrétiennes déploient beaucoup d’énergie dans le rachat de ces malheureux, tel Miguel de Cervantès.

En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélèvent environ trois millions d’esclaves. Mais l’expansion européenne, à partir de la fin du XVIIIe siècle, met fin à ces razzias.

Esclaves noirs en terre d’islam

Si la traite des esclaves blancs a rapidement buté sur la résistance des Européens, il n’en a pas été de même du trafic d’esclaves noirs en provenance du continent africain.

La traite arabe commence en 652, vingt ans après la mort de Mahomet, lorsque le général arabe Abdallah ben Sayd impose aux chrétiens de Nubie (les habitants de la vallée supérieure du Nil) la livraison de 360 esclaves par an. Elle ne va cesser dès lors de s’amplifier. Les spécialistes évaluent de douze à dix-huit millions d’individus le nombre d’Africains victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIe au XXe siècle, soit à peu près autant que la traite européenne à travers l’océan Atlantique, du XVIe siècle au XIXe siècle.

Le trafic suit d’abord les routes transsahariennes. Des caravanes vendent, à Tombouctou par exemple, des chevaux, du sel et des produits manufacturés. Elles en repartent l’année suivante avec de l’or, de l’ivoire, de l’ébène et… des esclaves pour gagner le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et, au-delà, le Moyen-Orient. Au XIXe siècle se développe aussi la traite maritime entre le port de Zanzibar (aujourd’hui en Tanzanie) et les côtes de la mer Rouge et du Golfe persique.

Le sort de ces esclaves, razziés par les chefs noirs à la solde des marchands arabes, est dramatique. Après l’éprouvant voyage à travers le désert, les hommes et les garçons sont systématiquement castrés avant leur mise sur le marché, au prix d’une mortalité effrayante, ce qui fait dire à l’anthropologue et économiste Tidiane N’Diyae : «Le douloureux chapitre de la déportation des Africains en terre d’Islam est comparable à un génocide. Cette déportation ne s’est pas seulement limitée à la privation de liberté et au travail forcé. Elle fut aussi – et dans une large mesure- une véritable entreprise programmée de ce que l’on pourrait qualifier d’ « extinction ethnique par castration »» (*).

Les contes des Mille et Une Nuits, écrits au temps du calife Haroun al-Rachid (et de Charlemagne), témoignent des mauvais traitements infligés aux esclaves noirs et du mépris à leur égard (bien qu’ils fussent musulmans comme leurs maîtres). Ce mépris a perduré au fil des siècles. Ainsi peut-on lire sous la plume de l’historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406): «Les seuls peuples à accepter l’esclavage sont les nègres, en raison d’un degré inférieur d’humanité, leur place étant plus proche du stade animal» (*). Ces propos, notons-le, précèdent de deux siècles la traite atlantique des Occidentaux.
Esclavage et décadence

Les contingents très importants de main-d’oeuvre servile ont contribué à la stagnation économique et sociale du monde musulman. Ils ont causé aussi de nombreux troubles. C’est ainsi qu’à la fin du IXe siècle, la terrible révolte des Zendj (ou Zenj, d’un mot arabe qui désigne les esclaves noirs), dans les marais du sud de l’Irak, a entraîné l’empire de Bagdad sur la voie de la ruine et de la décadence.

«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d’esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d’esclaves», écrit en résumé l’économiste Paul Bairoch (*). Cet auteur, ainsi que Tidiane N’Diaye, rappelle qu’il ne reste plus guère de trace des esclaves noirs en terre d’islam en raison de la généralisation de la castration, des mauvais traitements et d’une très forte mortalité, alors que leurs descendants sont au nombre d’environ 70 millions sur le continent américain.

Notons le parallèle avec les États arabes du Golfe Persique qui recourent massivement à des travailleurs étrangers tout en empêchant ceux-ci de faire souche sur place…
Alban Dignat.
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