DIFFUSION DE LA HAINE

mercredi 15 octobre 2008, LDJ
Source : http://www.editionsdelareconquete.com/index.php

Les Editionsde la Reconquête décerne un « PRIX DES ECRIVAINS ASSASSINES » Il s’agit, pour mémoire et par ordre alphabétique de : Robert BRASILLACH Paul Chack André Chénier Charles Maurras

La LDJ condamne la dffusion sur le territoire français d’auteurs racistes et antisémites par cette maison d’édition.

Un peu d’histoire….

Paul Chack Pendant l’occupation allemande, il crée et dirige le Comité d’action antibolchévique (1941-1945), officine de propagande anticommuniste et antisémite, qui sert d’annexe de propagande pour le recrutement en faveur de la Légion des volontaires français contre le bolchévisme. Jugé après la Libération pour intelligence avec l’ennemi, il est condamné à mort et fusillé le 9 janvier 1945.

Charles Maurras L’antisémitisme et l’anti-protestantisme sont deux thèmes communs de ses écrits Il est le dirigeant et le principal fondateur du quotidien royaliste l’Action française (d’abord intitulé Revue d’Action française, fondée par Maurice Pujo et Henri Vaugeois en 1899). Il déploya, avec ses principaux collaborateurs, une grande virulence, allant – durant les années 1920 – jusqu’à la menace de mort, notamment contre Abraham Schrameck, ministre de l’Intérieur, en 1925 (« Ce serait sans haine et sans crainte que je donnerais l’ordre de répandre votre sang de chien si vous abusiez du pouvoir public pour répandre du sang français répandu sous les balles et les couteaux des bandits de Moscou que vous aimez1 »), ou contre Léon Blum, président du Conseil (« C’est en tant que Juif qu’il faut voir, concevoir, entendre, combattre et abattre le Blum. Ce dernier verbe paraîtra un peu fort de café : je me hâte d’ajouter qu’il ne faudra abattre physiquement Blum que le jour où sa politique nous aura amené la guerre impie qu’il rêve contre nos compagnons d’armes italiens. Ce jour-là, il est vrai, il ne faudra pas le manquer2. ») L’antisémitisme de Maurras, occupe cependant une place modeste dans son œuvre ; Léon Poliakov évoque d’ailleurs les « bons Juifs » qu’avait distingués Maurras par leur engagement dans la Grande Guerre3, comme Pierre David (1886-1918).

Robert BRASILLACH Auteur de l’entre-deux guerres et de la Seconde Guerre mondiale, il fut, de 1937 à 1943 (période entrecoupée d’une captivité en Allemagne de 1940 à 1941, suite à sa mobilisation et à la défaite française), rédacteur en chef de l’hebdomadaire Je suis partout, dans lequel il laissa transparaître sa haine des Juifs1, du Front populaire, de la République2, et, sous l’Occupation, son admiration du IIIe Reich Il Fut fusillé à la Libération.

Nous avons choisi 3 auteurs publiés par cette maison d’édition qui montrent bien son orientation politique

Abel BONNARD Sous l’occupation, l’attitude d’Abel Bonnard sera davantage collaborationniste que maréchaliste : membre du Groupe Collaboration, il soutiendra des initiatives comme la création de la LVF, et sera l’auteur d’éditoriaux dans Je suis partout dans lesquels il marqua sa rupture avec le royalisme et l’antigermanisme de Maurras qu’il ne devait plus revoir1. En avril 1942, il est appelé à Vichy par Laval qui le nomme ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, poste au sein duquel il a fait connaitre ses positions anticléricales2. Le chroniqueur Jean Galtier-Boissière devait le surnommer « la gestapette3 », en raison de son homosexualité notoire4 et de sa proximité avec les nazis.

LUCIEN REBATET Mobilisé en janvier 1940, Lucien Rebatet est libéré le 15 juillet 1940 et rejoint Vichy où il travaille à la radio. De retour à Paris, après un passage au journal Le Cri du Peuple de Jacques Doriot, il revient à Je suis partout. Il signe « Les Tribus du cinéma et du théâtre » et « Le Bolchévisme contre la civilisation ». En 1942, il publie Les Décombres, où il désigne les Juifs, les politiques et les militaires comme responsables de la débâcle de 1940 – sans pour autant épargner les autorités de Vichy. Il y explique que la seule issue pour la France est de s’engager à fond dans la collaboration avec l’Allemagne nazie. Ce pamphlet est tiré à quelque 65 000 exemplaires sous l’Occupation, et le livre est désigné « livre de l’année » par Radio Paris. Son dernier article, publié le 28 juillet 1944 , s’intitule « Fidélité au national-socialisme ». Mais le vent a tourné, et Rebatet fuit vers l’Allemagne. On le retrouve à l’automne, comme tant d’autres collaborateurs, à Sigmaringen (où ils créent un gouvernement en exil qui tiendra jusqu’en avril 1945). Arrêté le 8 mai 1945, il est jugé le 18 novembre 1946, condamné à mort puis, finalement, gracié Léon Degrelle

Degrelle est nommé Kommandeur der SS Freiwillige Grenadier Brigade Wallonien et promu SS-Hauptsturmführer, le 31 janvier 1944 Lors de sa dernière rencontre avec Hitler, le 25 août 1944, il reçoit la Croix de Fer avec feuilles de chêne.

Après la guerre, Degrelle prétend que Hitler lui aurait dit : « Si j’avais eu un fils, j’aurais aimé qu’il fût comme vous »

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