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Marseillaise sifflée: les matches seront arrêtés

Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 15/10/2008 16:57:39 – publié le 15/10/2008 13:24

Les sifflets qui ont accompagné la Marseillaise avant le match amical France-Tunisie au Stade de France provoquent une indignation grandissante chez les politiques. Tour d’horizon des mesures envisagées, des plus modérées aux plus sottes, comme celle proposée par Bernard Laporte qui ne veut plus jouer à Paris contre les équipes du Maghreb.

L’affront ne passe décidément pas, après les sifflets qui ont couvert la Marseillaise, avant le match amical France-Tunisie mardi 14 octobre au stade de France.

AFP/ JACQUES DEMARTHON

Au Stade de France, mardi 14 octobre 2008.

« Tout match où notre hymne national sera sifflé sera immédiatement arrêté. Les membres du gouvernement quitteront immédiatement l’enceinte sportive où notre hymne national a été sifflé », a affirmé la ministre des Sports Roselyne Bachelot, après une réunion avec le président Nicolas Sarkozy et le patron du foot français Jean-Pierre Escalettes.

« Quand un match aura donné lieu à de tels sifflets sur notre hymne national, tous les matches amicaux avec le pays concerné seront suspendus pendant un délai qui restera à fixer par le président de la fédération », a-t-elle ajouté.

De son côté, le président du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, a exprimé son « indignation »: « La répétition de ces actes scandaleux doit nous inciter à faire preuve de la plus grande fermeté: quand l’hymne national est conspué, le match doit être arrêté et des sanctions doivent être prises à l’encontre de ceux qui ont ce type de comportements. On peut par exemple envisager des interdictions de stade ». Il a exprimé son « incompréhension » devant l’attitude de « certains jeunes Français qui ne se reconnaissent pas dans la France, dans ses valeurs et qui finissent par siffler l’hymne de leur pays. C’est le symptôme d’une certaine faillite de notre politique d’intégration, de la politique de transmission de notre Histoire collective ».

Le groupe UMP va consacrer mercredi après-midi une de ses interventions, pendant la séance des questions au gouvernement, aux incidents de mardi, par la voix du député Philippe Meunier (Rhône).

La FFF « choquée »

Du côté de la Fédération française de football, Jean-Pierre Escalettes, convoqué ce mercredi midi par Nicolas Sarkozy, a déclaré que le conseil fédéral avait été « choqué, ulcéré et écoeuré » par ces sifflets. « Thierry Henry a eu des mots très forts dans les vestiaires et j’ai senti un désarroi », a ajouté le président de la Fédération.

« Il est intolérable, inadmissible que les hymnes nationaux soient sifflés, a ajouté Jean-Pierre Escalettes. Ce n’est pas la première fois, mais cela devient insupportable. Si le football entraîne des manifestations pareilles, il ne remplit pas sa vocation, qui est de réunir les hommes. (…) Nous avions prévu un cérémonial qui n’existe pas. Nous avions pris deux chanteuses qui avaient été choisies exprès pour éviter les sifflets (Laam et Amina, NDLR). Malgré cela, il s’est passé ce que nous avons vu. Il y a un ras-le bol de ces manifestations. »

Florilège des réactions chez les politiques

La réaction la plus pragmatique échoit au Premier ministre François Fillon. Il a estimé que dans les cas où la Marseillaise est sifllée, il faut « interrompre les matches ». Ce « n’est pas tolérable » et « ceux qui veulent siffler un hymne national doivent être privés du match auxquels ils sont venus assister », a insisté le Premier ministre.

Mêmes condamnations outrées dans les rangs de l’UMP et le PS. Selon Frédéric Lefebvre, un des porte-parole du parti présidentiel, « il est désolant de voir que des Français aient pu siffler des Français ». « En sifflant les Bleus, c’est aussi des jeunes Français d’origine tunisienne ou algérienne qui sont sifflés. Quand on est adopté par un pays on respecte son hymne national ».

Pour le secrétaire national du PS Razzy Hammadi, « les sifflets sont inacceptables ». « Même si (…) les Français d’origine maghrébine sont trop souvent victimes de discrimination et de harcèlement policier (…) il n’en demeure pas moins que la République, en dépit de ses promesses non tenues, n’est pas à humilier en sifflant son hymne ».

Pas de surprise dans les rangs de l’extrême-droite. Jean-Marie Le Pen considère ces sifflets émanant de « foules originaires du Maghreb » comme l' »échec » de « l’intégration de masses étrangères à notre culture ».

Au PCF, on préfère rechercher les racines du mal. « Une fois qu’on a dit que c’était scandaleux on n’a rien réglé », a expliqué Marie-George Buffet, la dirigeante du PCF. Elle préfère se concentrer sur ce qu’elle perçoit comme « l’expression de gens en ‘souffrance’ qui « ne se sentent pas bien chez nous ».

Dans ce ramdam de réactions, la palme d’or de la sottise revient de loin à Bernard Laporte, secrétaire d’Etat chargé des Sports. Ce dernier s’est prononcé pour la fin des matches contre la Tunisie, le Maroc et l’Algérie au Stade de France. « Il faut arrêter d’être hypocrites » et ces matches doivent être joués « chez eux, ou alors en province », a-t-il suggéré.

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