LA SYRIE CONTINUE A JOUER AVEC LE FEU
 
Par Albert Soued, www.chez.com/soued pour www.nuitdorient.com
Le 5 octobre 2008.
 
Cette année, nombreux sont ceux qui se sont demandés si les invitations de Mr Nicolas Sarkosy à divers dictateurs du Proche et Moyen Orient avaient pour but de garnir le porte feuille de commandes des usines françaises ou d’apaiser une opinion musulmane locale qui commence à compter. Mais personne n’a cru un seul instant que Mr Sarkosy cherchait à apaiser la région. En fait, en invitant le dictateur syrien Bashar el Assad, sur les tribunes du défilé du 14 juillet, il a allumé un nouveau feu dans le maquis politique du Moyen Orient.
 
Comme son hôte, Bashar el Assad cherche à jouer sur tous les tableaux. En se rapprochant de l’Occident via la France, il cherchait surtout à se dédouaner de l’assassinat de Rafik Hariri, ex-1er ministre libanais, meurtre sanglant qu’il avait sans doute commandité (1) et dont les résultats de l’enquête semblent imminents. S’il a accepté la médiation de la Turquie dans des pourparlers de paix avec Israël, tout en sachant que ceux-ci n’aboutiraient que sur de « banales redites », c’était surtout pour cacher deux opérations en préparation, la réoccupation militaire du Liban et la reconstruction et la dissémination de nouveaux sites nucléaires, à l’instar de l’Iran, et avec l’aide de la Corée du Nord.
L’Iran, commanditaire de la Syrie et le H’ezbollah, son relais au Liban, se sont inquiétés du virage syrien et ont averti, via des attentats devenus classiques dans la région, que Bashar el Assad ne devait pas aller trop loin. Divers attentats anti-syriens en Syrie sont la preuve que le jeune Bashar est moins doué que son père Hafez, dans la manipulation mafieuse (2).
 
Assad préparait l’invasion du Liban
 
La France n’a pas protesté après les accords de Doha où le groupe libéral du 13 mars mené par le fils Hariri a dû céder devant le quasi coup d’état du Hezbollah qui a bloqué pendant des mois le fonctionnement des institutions publiques du pays. Le Hezbollah a ainsi obtenu une minorité de blocage au Parlement Libanais, et la reconnaissance que sa milice était une 2ème armée du Liban.
Comptant sur la non-réaction ou la neutralité française, profitant de la crise financière et des élections américaines, Bashar al Assad vient de masser entre 10 000 et 25 000 hommes à la frontière Nord du Liban, avec des chars, des blindés et des hélicoptères de combat, sous le prétexte de lutter contre des trafiquants et contre des milices de Fatah’ al Islam, liées à al Qaeda, suspectées d’avoir fomenté des attentats-suicide et des assassinats dans la région de Tripoli (3).
Mais le 28/9/08 Condoleeza Rice a rencontré à New York le ministre des Affaires Etrangères syrien Walid Mouallem le menaçant de représailles en cas d’attaque du Liban. Le lendemain, le sous-secrétaire d’état David Welch lui en a précisé les lignes rouges.
 
 
La Syrie ne renonce pas au nucléaire
 
Des informations en provenance de médias arabes font état d’avancement dans la dissémination de nouveaux sites nucléaires sur le territoire syrien, à l’instar de l’Iran. On sait que la Syrie refuse le contrôle de ses installations militaires demandé par l’IAEA. Dans la perspective nucléaire, la Syrie chercherait l’aval et la protection russe.
Profitant du désir de Poutine de réaffirmer la Russie comme puissance mondiale, notamment devant la montée de la Chine, la Syrie lui a offert le port de Tartous pour y amarrer une dizaine de navires de guerre. De plus, le croiseur nucléaire Pierre le Grand accompagné de 4 navires y fera escale le 8/10/08.
Si Israël ne peut pas se permettre un Iran nucléarisé, encore moins une Syrie nucléarisée. Celle-ci a-t-elle oublié le coup du 6/9/07?
 
Décidément, la Syrie continue à jouer avec le feu, pas très habilement.
 
Notes
 
(1) On peut émettre l’hypothèse que la France considère qu’avec le Hezbollah, inféodé à l’Iran, le Liban est perdu pour l’Occident, du fait de la prééminence grandissante du pouvoir shiite. Et qu’alors elle préfèrerait avoir affaire à la Syrie comme interlocuteur. Dans cette hypothèse, la France ne serait pas opposée à la réoccupation du Liban par la Syrie.
(2) La politique syrienne est ponctuée par des meurtres de personnalités, aussi bien au Liban qu’en Syrie. Rien qu’en 2008, le 12/02, Imad Moughnieh, haut responsable du Hezbollah, a été tué dans l’explosion de sa voiture à Damas. Le 02/08, le général Mohamed Sleimane, un proche de Bashar el Assad et responsable de la sécurité du Centre d’études et de recherches scientifiques syrien, a été assassiné à bout portant à Tartous. Le 19/09, un attentat à la bombe a tué le député chrétien anti-syrien Antoine Ghanem, franco-libanais membre du parti chrétien Kataëb (Phalanges), et huit autres personnes à Sin el-Fil, dans un quartier chrétien de la banlieue est de Beyrouth.
Le 25/09, l’explosion d’une voiture piégée a fait 17 morts et des dizaines de blessés dans le sud de Damas, sur la route de l’aéroport. Un général syrien Georges Ibrahim Al-Gharbi figurerait parmi les victimes.
(3) La famille des Assad et les services secrets syriens président au trafic d’armes, de drogues et de fausse monnaie dans le pays. La Syrie a hébergé, entraîné et financé de nombreuses milices terroristes dont la milice Fatah al Islam (dirigée par un Palestinien Shaker al-Absi payé par la Syrie) qui a opéré contre l’armée libanaise au camp palestinien de Nahr el Bared, dans le but de s’emparer de Tripoli.
 
Sources: www.debka.com , www.elaph.com , www.mediarabe.info

la solution du probleme palestinien (source juif.org)

La solution du problème palestinien… ?

Tsvi Misinaï , se consacre depuis de longues années, à persuader le monde, israélien et palestinien en particulier, qu’une solution au conflit israélo-palestinien existe, solution inattendue, qui nous est offerte sur un plateau d’argent.

Déjà David Ben Gourion et Ytsahq Ben Tsvi, respectivement premier Chef du Gouvernement d’Israël et deuxième Président de l’Etat, avaient apporté des éléments importants en identifiant de nombreux Palestiniens Musulmans comme des descendants de Tribus Juives restées sur place depuis plus de deux millénaires et… islamisées ou quelquefois christianisées.

De leur temps, le problème palestinien tel que nous le connaissons depuis 1967 n’existait pas : Israël était confrontait seulement aux Etats arabes ; le ‘Peuple Palestinien’ et le problème qu’ils devaient soulever étaient inexistants.
En conséquence Ben Tsvi qui écrivit notamment ‘Les habitants de notre pays’ (1932) et Ben Gourion ne se sont pas appesantis sur le sujet et sont passés aux problèmes brûlants de l’époque.

Des études complémentaires, enquêtes, et travaux scientifiques (génétiques et anthropologiques) ont confirmé récemment leurs découvertes : des analyses de l’A.D.N. prouvent la ‘parenté’ des Palestiniens avec le Peuple Juif. L’Anthropologie a apporté des arguments positifs à cette hypothèse.
S’il en est ainsi, le conflit existant devient un conflit entre deux peuples frères qui n’en sont pas conscients… il peut donc être résolu …’aisément’ ?

1 – Haine mépris : Il faut tenir compte de deux facteurs de friction très importants :
– Pendant de nombreuses décennies, les Musulmans ont subi un lavage de cerveaux : les Juifs se sont accaparés des ‘terres arabes’ (de Palestine). Ils ont bâti leur villes et villages sur les ruines de leurs propres habitations. Sur cette base s’est développée une haine forcenée qui conduit les jeunes aux attentats-suicides.
Pendant des siècles les Musulmans ont appris à mépriser les Juifs (et les Chrétiens) : Les ‘Conditions d’Omar’, calife de 717 à720, imposèrent aux Juifs des turbans jaunes, des chaussures spéciales (ou de sortir pieds nus),… l’interdiction de construire des synagogues et de réparer celles existantes etc…. Ils furent transformés en ‘Dhimmis’ : êtres ‘protégés, sans droits, des sous-hommes tolérés ! Le mépris des Musulmans à l’égard des Juifs caractérisait et caractérise leurs relations.

2 – Réaction logique du Musulman/juif
: Si donc aujourd’hui, nous nous adressons à un Musulman (ou Chrétien local qui en fait n’est pas d’origine arabe mais d’origine juive) et lui prouvons son ascendance juive, quelle sera sa réaction ?

‘En secret’ il est prêt à avouer sa ‘tare’ : quelquefois l’origine de son nom (et ses ancêtres Aaron, ou Yossef, ou Biniamin…) ou ses coutumes (éclairage des bougies du Vendredi soir ou de Hanouca, emplacement des mézouzas, règles présidant aux enterrements juifs et à l’abattage des bêtes pures, jeûnes…) ; les ruines de synagogues et mikvés ou les cimetières de son village témoignent de son origine juive et de celle des habitants qui résident depuis de nombreux siècles et ont refusé de s’expatrier lors de ‘l’invasion’ juive de 1948 comme leurs ancêtres avaient refusé d’émigrer pendant des millénaires lors des nombreuses invasions subies.
Misinaï écrit : « La plupart des Palestiniens qui racontent sur leurs origines juives, le font en secret, de peur d’être persécutés [par leurs coreligionnaires d’origine arabe] s’ils en parlent publiquement. »

Quel est donc le raisonnement du Musulman d’origine juive ?
– En tant que Musulman, j’ai des droits absolus sur ma terre, si je tais mes origines et manifeste une certaine haine à l’égard des Juifs. De plus je participe régulièrement au ‘Jour des terres arabes’ et aux manifestations de la Neqba (le malheur que constitue la création de l’Etat d’Israël) pour prouver ma solidarité avec les Arabes.
– Etant d’ascendance juive, je suis méprisable (il en est convaincu !) et risque d’être persécuté. Même mon titre de propriété sur ma terre peut être remis en question. Mes ancêtres ont été des envahisseurs en Palestine comme les israéliens d’aujourd’hui et moi… je risque d’être expulsé par les Arabes haineux.

3 – Combattre la haine et le mépris : Comment donc peut-on transformer ces Musulmans-Juifs (les Moustaharebim) en des êtres fiers de leurs origines juives et sûrs que personne ne peut leur contester leur titre de propriété sur leur terre au point qu’ils osent le proclamer sans crainte?
Israël doit donc combattre chez les Musulmans deux sentiments : la haine et le mépris.

3.1 – La haine : L’Etat d’Israël avait la possibilité de combattre de deux façons la propagande satanique contre la notion ‘d’envahisseur’, à elle attribuée, qui revient sans fin dans tous les propos des Palestiniens:
– Cette propagande a été poursuivie et amplifiée par Arafat et elle perdure jusqu’à ce jour ; nous pouvions réduire au silence les médias palestiniens répandant la haine : télévision, radios, journaux, théâtres… Aucune sanction ne fut appliquée malgré les articles des Accords d’Oslo qui interdisaient une telle propagande.
– Nous pouvions organiser une contre propagande permettant de rétablir la vérité : les Arabes sont des descendants d’envahisseurs en Israël (depuis l’an 638) ou d’immigrants récents (100/120 ans) venus chercher du travail auprès des immigrants juifs (première Alyah en 1882). Les Juifs sont les propriétaires des terres reçus en héritage par la volonté de D.ieu exprimée dans la Tora il y a plus de 3000 ans: Genèse XXVI- 2,3,4 ; Genèse XXVIII-13… Cette attribution a été confirmée dans le Coran : Sourates 5-21 ; 7-137 ; 17-103,104…

La gauche, athée, qui en fait détient tous les médias, se refuse à faire référence aux textes sacrés et se complait dans l’inaction, laissant libre cours à la haine de se répandre et de s’amplifier ! Elle perpétue la guerre et… se proclame le parti de la paix !

3.2 – Le mépris : Combattre le mépris à l’égard des Dhimmis et donc redonner aux Moustaharebim la fierté de leur ascendance juive exige un examen critique du Coran . Les thèmes que la propagande israélienne devrait développer comportent :

3.2.1- Les droits du peuple Juif religieux dans le Coran :
– L’identité du D.ieu dans le judaïsme et d’Allah : Sourate 29-46.
– La Tora est un livre saint : Sourates 46-12 ; 6-154,155… Sainteté des Psaumes : Sourate 17-55…
– Le peuple Juif est le Peuple Elu par D.ieu/Allah: Sourate 2-47 ; 44-30-:-33…
– La terre d’Israël a été attribuée au Peuple Juif : voir ci-dessus.

3.2.2 – Les problèmes du Coran :
– Son origine problématique : il a été composé quelque 20 ans après le décès de Mohammad (632) par son secrétaire Zaïd Ben Tabit à partir de souvenirs et notes. De nombreuses versions ont été publiées et seules 7 versions ont été conservées.
Sa composition : Le Coran revient souvent sur les mêmes histoires (bibliques en général) de façon différente en mettant des propos différents dans les bouches des personnages.
Imprécision des textes : la Sourate 37-101-:-113 raconte le ‘sacrifice’ sans précisé le nom du sacrifié. La tradition a promu Ishmaël en tant que sacrifié pour un sacrifice identique à celui d’Isaac dans la Tora. Le nom de Jérusalem n’apparaît nulle part dans le Coran : seules des allusions permettent aux croyants de l’identifier.
Imprécision des mots : les mots Juifs et Chrétiens sont employés sans discernement. Ainsi pour le Coran existent deux catégories de Juifs : les croyants et les hérétiques juifs mais il interpelle toujours ‘les Juifs’ en les glorifiant ou en les condamnant d’où la confusion exploitée pour enflammer le mépris et la haine. De même deux sortes de Chrétiens apparaissent : ceux adorant Jésus en tant que Fils de D.ieu et ceux qui le respectent en tant que prophète. Cependant ne sont spécifiés nulle part de quels Chrétiens il s’agit.
– …
De nombreux sujets autres peuvent ébranler le respect à l’égard du Coran et mettre en doute sa sainteté. L’étude du Tanah (et surtout de la Tora) permet de se convaincre de sa sainteté indiscutable. Voilà les éléments qui permettront de rejeter le mépris dont les Juifs sont l’objet.
Le combat contre le mépris, ancré depuis des siècles, exige de se plonger dans les Livres Saints et malheureusement la gauche athée ne peut que rejeter une telle idée.

4 – Réaction du Musulmans-Moustaharebim si haine et mépris deviennent infondés :
– Convaincus que la terre d’Israël appartient aux Juifs et non aux Musulmans–Arabes, leur haine s’envolera et ils sauront qu’ils ne prennent aucun risque en proclamant leur origine juive qui leur donne des droits sur leur terre, droits refusés aux Arabes, seuls envahisseurs.
– Convaincus que le Coran ne représente pas le Livre Saint idéal, leur mépris disparaîtra et ils chercheront à retrouver dans l’original, la Tora, les histoires authentiques contées ‘de mémoire’ dans le Coran, avec des ‘déviations’. Ils se rapprocheront du Judaïsme et, comme d’autres marranes, certains retourneront à la foi de leurs ancêtres.

5 – Attitude israélienne face à cette révolution : Cette révolution exige deux étapes :
– une prise de conscience des politiciens et des médias israéliens : ils doivent se convaincre que repose sur eux le rapprochement Juif-Musulman. A eux de s’appuyer sur la Tora et d’y faire référence afin de faire disparaître haine et mépris.
– La législation d’une loi importante: La Loi du Retour au Judaïsme. Sur la base des découvertes scientifiques, des traditions juives vivantes, et de la volonté des candidats à se réintégrer dans la religion de leurs pères, ils pourraient jouir de droits particuliers leur facilitant leur réunion au Peuple Juif.

Si la majorité des Musulmans palestiniens se reconnaissent officiellement d’origine juive (quelque 86% de la population musulmane le sont !) et retournent vers leur Peuple Juif, la bombe du ‘Conflit Israélo-Palestinien’ sera désamorcée.

Le Pays Juif d’Israël pourra s’étendre sur les territoires à l’Ouest du Jourdain pour former le Grand Israël dans la Paix.

David Bentata
תשס »ח כט באייר
3-6-2008

TSAHAL « TSAVA HAGANA LE ISRAEL »

ARMEE DE DEFENSE D’ISRAEL
STAHAL EST UNE ARMEE DE DEFENSE, ELLE EST LA SIMPLEMENT POUR DEFENDRE LES CITOYENS ISRAELIENS QU’ILS SOIENT JUIFS MUSULMANS OU CHRETIENS CE N’EST PAS UNE ARMEE D’ATTAQUE, ELLE NE PROVOQUE PAS COMME CERTAINS PAYS
STAHAL EST L’ARMEE QUI A LA PLUS GRANDE DEONTOLOGIE HUMAINE DANS LE MONDE MILITAIRE, ELLE A LE RESPECT DE LA VIE MEME DE CELLE DE SES ENNEMIS, ELLE N’EXECUTERA JAMAIS DES PRISONNIERS, LA PEINE DE MORT N’EXISTE PAS EN ISRAEL CAR ON NE PREND PAS CE QUE DIEU A DONNE
DIEU DONNE LA VIE ET SEUL DIEU PEUT LA REPRENDRE CE QUI N’EST PAS LE CAS DE CERTAINS PAYS OU ON LAPIDE LES FEMMES ADULTERES ET OU L’ON COUPE LA MAINS AUX VOLEURS ET OU L’ON N’HESITE PAS A MALTRAITES DES OTAGES INNOCENTS (ENFERMEMENTS EN CACHOTS, MALNUTRITION ET AUTRES) ET MEME A LES TUER
CELA AURAIT ETE PLUS FACILE A ISRAEL D’ELIMINER LE MONSTRE SAMIR KUNTAR AU LIEU DE LE LAISSER VIVRE TRANQUILLEMENT EN PRISON ET DE LE NOURRIR AU FRAIS DU PAYS POUR ENSUITE LE LIBERER CONTRE DEUX CERCUEILS MAIS NON CAR LA VIE EST IMPORTANTE ET PASSE AUX DESSUS DE TOUS
VOILA CE QU’EST VRAIMENT ISRAEL
LES BOURREAUX LES NAZIS SONT DE L’AUTRE COTE

art martial israelien

art martial israelien
Krav-maga
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krav-maga (ou Krav-Maga, Krav Maga, de l’hébreu קרב מגע qui signifie littéralement « combat rapproché ») est une méthode d’autodéfense israélienne. À l’origine, il a été créé par Imi Lichtenfeld pour les besoins de l’armée israélienne. Aujourd’hui, il est utilisé également par de nombreuses polices et troupes d’élite internationales. Il connaît également un relatif intérêt chez les civils.

Chronologie

Imi Lichtenfeld, le fondateur

Bratislava, ville active de l’Empire austro-hongrois, abritait à l’instar de nombreuses villes d’Europe de l’Est une importante communauté juive ashkénaze. Samuel Lichtenfeld était détective et instructeur en chef de la police départementale devenu célèbre pour ses nombreuses affaires élucidées et son enseignement du self-défense[1]. Son fils Imi, né à Budapest en 1910, s’inspira grandement des activités de son père. Il remporta de nombreuses compétitions en lutte, boxe et gymnastique.

Lorsque, dans les années 1930, le fascisme fit son apparition, Imi réunit autour de lui un groupe de jeunes athlètes dont la mission était de protéger la communauté juive locale. Il prit part à de nombreuses bagarres qui lui firent prendre conscience des différences entre les compétitions sportives et les « combats de rue ». De par son action, il devient vite impopulaire auprès des autorités locales, et commença en 1940 un périple de 2 ans qui le mèna finalement en Palestine, après un passage dans les troupes britanniques. Il rejoignit alors la Haganah, formation para-militaire juive préfigurant la future armée israélienne. Il fit partie des troupes de choc, le Palmach, où il enseigna la lutte, la gymnastique et les bases de l’autodéfense.

Expansion

En 1948, il participa à la guerre d’indépendance de l’État d’Israël, puis il rejoignit Tsahal en tant que chef-instructeur pour l’éducation physique et le close combat. Son objectif était de développer une méthode simple, efficace et rapidement assimilable pour répondre aux besoins de l’armée : les techniques sont nées d’un réajustement progressif rendu possible par les retours d’expérience sur le champ de bataille. Après une mission de 2 années en Éthiopie, Imi Lichtenfeld quitta le service actif en 1964. Il ouvrit une école à Netanya et créa officiellement le krav-maga (littéralement Combat Rapproché en hébreu). Après le développement d’un contenu suivant des principes (ex. : chemin le plus court, défense et contre-attaque simultanées) mais restant cependant désordonné, Imi et son équipe structurèrent avec ordre leurs découvertes pour pouvoir les enseigner (« j’avais pensé à créer un système applicable dans la réalité »[2]).

1980 marqua le début de l’internationalisation du krav-maga, auparavant circonscrit au seul État d’Israël. Imi autorisa ses disciples les plus doués à enseigner cette méthode à travers le monde, ceux-ci commençant par faire connaître leur discipline au sein des communautés juives de la diaspora (entre autres Eyal Yanilov aux USA, Richard Douieb en France, Kobi Lichtenstein en Amérique du Sud). Le FBI, la DEA, les Marines, le GIGN et les SAS popularisèrent cette nouvelle forme de close combat auprès du grand public et de nombreux clubs commencèrent à proposer aux civils une façon différente de pratiquer le self-défense (principalement sous l’impulsion de Darren Levine en Amérique du Nord et de Richard Douieb en Europe).

Le décès du fondateur en 1998 marqua le début des dissensions au sein des instances dirigeantes. Peu avant sa disparition, Imi Lichtenfeld affirmait encore que son vœu le plus cher était que « chaque enfant sache se défendre, élevé dans le respect d’autrui »[3].

Objectifs du krav-maga

L’objectif du krav-maga est d’apprendre à se défendre en un minimum de temps de formation.

Le krav-maga n’est pas un mélange de différents arts martiaux et n’est pas conçu comme un art mais comme une méthode de combat rapproché. Dans ce souci d’efficacité, le krav-maga est en perpétuelle évolution. On y retrouve toutefois un grand nombre de techniques de combat issues de la boxe pieds poings, du jiu-jitsu et de la lutte.

Les entraînements diffèrent de ceux des arts martiaux ou des sports de combat dans la mesure où le but n’est ni la compétition ni une pratique culturelle et physique. À cela s’ajoute l’absence de règles a priori et les priorités.

La méthode devant être intégrée rapidement pour la formation des soldats, elle ne s’appuie pas sur des qualités physiques particulières et n’est donc pas réservée à des troupes d’élites. La simplicité est déterminante. Le krav-maga est basé sur les réflexes et la rapidité d’action. Des cours sont donnés depuis longtemps aux enfants, même si beaucoup émettent des réserves sur l’ambiguïté des « coups aux parties ».

Les 7 principes d’Imi Lichtenfeld

Le premier est un principe de prévention de bon sens : éviter de se retrouver dans une situation dangereuse, par exemple si l’on fait de l’auto-stop, éviter les individus peu engageants ; éviter de traverser à pieds un quartier dangereux en ville…
Secundo, le krav-maga est un art de self-défense basé sur les réflexes naturels du corps humain.
Troisièmement : se défendre et attaquer par la voie la plus courte et depuis la position où l’on se trouve, en privilégiant le minimum de prise de risque pour soi-même.
Quatrième principe : en fonction de la situation, et selon le besoin, en fonction du danger que représente l’adversaire, essayer de décourager celui-ci en parlant.
Cinquièmement, on utilise les points sensibles du corps humain (yeux, gorge) pour atteindre ou maîtriser l’adversaire.
Sixième principe : essayer d’utiliser tous les objets à sa portée, puis les armes naturelles du corps.
Enfin dernier principe : pas de loi, aucune limitation sur le plan des techniques, pas d’interdits, tous les coups sont permis.

Priorités du krav-maga
Dans une situation donnée, la réponse doit être :

Immédiate
Aussi forte que nécessaire
Sans appel
Naturelle
Choisie pour servir un objectif précis comme déconcentrer, fuir, immobiliser au sol, neutraliser ou s’écarter de quelqu’un.

Entraînement au krav-maga
Le krav-maga ne présuppose pas que les combattants respectent un ensemble de règles. En particulier, l’entraînement insiste sur des situations atypiques telles que :

Réagir à une attaque surprise ;

Combattre à mains nues contre un adversaire armé d’une arme tranchante, couteau, éventuellement dissimulé, contondante (batte) ou à feu ;
Empêcher l’adversaire de sortir une arme ou de s’en servir ;
Combattre contre plusieurs adversaires, sortir d’une situation d’encerclement ;
Protéger une tierce personne.
L’entraînement au krav-maga couvre aussi des situations susceptibles de dégénérer en combat et des méthodes, aussi bien verbales que physiques.

Les qualités développées lors de l’entraînement sont : l’amélioration des réflexes, la fluidité, la rapidité, la précision, l’utilisation correcte des armes naturelles du corps, la détermination, la maîtrise de soi, et des réponses adaptées aux situations d’agression.

L’entraînement s’articule donc autour de deux piliers : les techniques de self-défense et le combat.

1. Self-défense
: cette composante du krav-maga regroupe toute une série de techniques dont le but est de donner à ceux qui les apprennent la possibilité de se défendre contre des actions hostiles, d’être en mesure d’avoir le dessus sur leur(s) assaillant(s) et d’éviter d’être blessés. Cela comprend également les défenses contre toutes sortes d’agressions : coups de poing, coups de pied, étouffements, différentes prises et attaques à main armée (avec couteau, arme à feu, grenade ou gourdin). L’élève apprend ainsi à appliquer les différentes méthodes de krav-maga dans un maximum de situations (familières ou inconnues) : obscurité, positions assise ou couchée, environnements étroits, contre plusieurs agresseurs, etc.

2. Combat : le combat au corps à corps marque une phase plus avancée du krav-maga, où l’on apprend à neutraliser rapidement et efficacement son assaillant. Celle-ci met en oeuvre des éléments ayant trait au combat proprement dit : tactiques, feintes, attaques avec combinaison de plusieurs techniques, dimension psychologique du combat, etc. On distingue plusieurs types de combats :

Le combat technique. Objectif : il permet de travailler sa technique, seul (shadow) ou face à un adversaire qui ne fait que recevoir les coups (avec ou sans esquives ou parades). Vitesse : lente.

– Le combat souple. Objectif : il permet d’exercer les qualité de vision, de distance et de coordination des mouvements avec le bon timing, le tout en conservant son intégrité physique et son assurance. Vitesse : moyenne.

Le combat appuyé. Objectif : le but est d’éprouver sa propre efficacité, avec des coups portés mais également reçus. La gestion du souffle et du stress est également recherchée. C’est une logique de progression dans l’échelle des combats. Vitesse : normale.

– Le combat dur. Objectif : l’obtention de ceintures est subordonnée à cette épreuve (à partir de la ceinture verte et obligatoire pour les moins de 40 ans). Ce combat, très encadré, permet au pratiquant de donner le maximum de son potentiel dans un contexte de stress et de peur, tout en gardant sa lucidité. Vitesse : normale.

Le passage du premier grade ceinture noire en France
Supervisé en France par la Fédération française de karaté et disciplines associées, ce programme technique est composé de deux parties : un tronc commun identique pour toutes les disciplines (épreuve de kihon, de kata et de kihon ippon kumite) et une partie spécifique au krav-maga.

1°) Programme imposé avec partenaire

en garde : défense contre tous les coups de pieds bas et enchaînement d’au moins deux coups (contre-attaques) (x3)
dégagement de tous les étranglements et saisies avant, arrière, de côté et enchaînement d’au moins deux coups (x3)
défense basique contre toutes les attaques au bâton et au couteau (de haut en bas, de bas en haut, en estoc, à tous les niveaux et toutes les distances) (x3)
2°) Epreuve technique avec ou sans arme

deux partenaires attaquent simultanément le défenseur, l’un est armé d’un couteau l’autre d’un baton, le défenseur est sans arme (durée : 1 mn)
défense contre menace à l’arme de poing : de face au visage, au corps (x3) et de dos à l’arrière du crâne, dans le dos (x3)
de côté devant le bras, à l’arrière du bras (x3)
3°) Épreuve combat avec ou sans arme

les coups sont portés, toutefois quelques règles de sécurité sont à respecter :
si un combattant est durement touché, l’enchaînement qui suit doit être léger ou stoppé suivant le degré de dureté
si un combattant a l’occasion de donner un coup de tête, celui-ci doit être simulé
si un combattant a l’occasion de toucher des endroits non-protégés comme les cervicales, le coup doit être simulé
si un combattant est touché à la coquille, celui-ci doit faire un pas ou deux de côté pour signifier au minimum l’avantage qu’aurait pris son adversaire
Les candidats ne sont pas jugés au nombre de points mais sur leur attitude générale, et non en fonction du gagnant ou du perdant. Ils ne doivent pas se dérober mais faire preuve de courage, de détermination, de sang-froid, de technique et de respect du partenaire.

défenses et ripostes contre un coup de poing ou pied non connu à l’avance (x5). Plusieurs règles s’imposent : ne pas reculer sur l’attaque, défense/contre simultanés dans la mesure du possible, réaction en contre-attaque même si on est touché, après la défense et la contre-attaque aucun mouvement ne doit être inutile dans les enchaînements suivants

Principales fédérations de krav-maga dans le monde [modifier]
Depuis le décès de Lichtenfeld, un certain nombre de fédérations se sont développées en Europe et dans le monde :

L’IKMA – Fédération israélienne de krav-maga : fondée en 1978, dirigée par Haim Gideon, 10e dan et successeur d’Imi Lichtenfeld, représentée en France par Gabriel Elbaz. Haim Gideon a été un élève direct d’Imi Lichtenfeld.
L’IKMF – Fédération internationale de krav-maga (Eyal Yanilov, représenté par Emmanuel Ayache) : Eyal Yanilov, 8e dan, a été un élève direct d’Imi Lichtenfeld, fondateur de la méthode. En 2004, Eyal Yanilov et Gaby Noah nomment Emmanuel Ayache directeur d’IKMF pour la France et la Suisse. Cette Fédération créée en 1994 est présente dans plus de 30 pays au monde.
La FEKM – Fédération européenne de krav-maga : Richard Douieb, 6e dan. Fédération fondée en 1997, la FEKM compte plus de 5000 membres, dont plus de 4000 en France. Elle est ainsi la plus importante en France et en Europe. Richard Douieb a également été formé par Raphy Elgrissi et Haim Zut.
La KMW-KMAA – Krav Maga Worldwide, Inc. et l’Association américaine de krav-maga (Darren Levine) : Darren Levine, 1er non-israélien à obtenir la ceinture noire de krav-maga en 1984, fonde la KMAA en 1983. Il est actuellement procureur auprès du District Attorney de Los Angeles. Depuis février 2006, Krav Maga Worldwide, Inc. et l’Association américaine de krav-maga de Darren Levine sont représentés en Europe par Thierry Viatour.
La KMBA (Association brésilienne de krav-maga, fondée en 1990) et la KMSA (Fédération Sud-américaine de Krav Maga, fondée en 2003) : Kobi Lichtenstein, 6e dan, représente le krav-maga pour toute l’Amérique du Sud au travers de ces 2 fédérations.
La KAMI – Association israélienne de krav-maga (Eli Avikzar) : le Krav Magen, synthèse d’Aikido, de Judo et de Krav Maga, a été créée par Eli Avikzar, première ceinture noire délivrée par Imi Lichtenfeld en 1971 et 10e dan ainsi que ceinture noire de judo et d’aikido. Malgré son décès en 2004, cette fédération fondée en 1987 est toujours présente dans de nombreux pays sous l’impulsion du successeur d’Eli, Avi Avisadon.
L’AEKM – Académie Européenne de Krav Maga : Cette académie, affiliée à la Fédération Européenne de Karaté-DO et d’Arts Martiaux Traditionnels, a été créée par Avi Attlan ceinture noire 5ème Dan FEKAMT de Krav Maga et ceinture noire de Karaté. Précurseur et promoteur du Krav maga depuis 1988, Avi Attlan a été le premier enseignant à organiser un stage de krav en 1990 avec les plus grands experts mondiaux dont Eli Avikzar ( Zatsal ). Actuellement une dizaine de centres sont affiliés.

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