Séquestration et sévices à connotations antisémites et homophobes à Bagneux

mardi 4 mars 2008, par Admin

BAGNEUX ,LA VILLE OU ETAIT SEQUESTRE ILAN HALIMI….


4 mars 2008 – Six jeunes hommes, soupçonnés d’avoir séquestré une journée un jeune garçon de 19 ans et de lui avoir fait subir des sévices à connotations antisémites et homophobes à Bagneux (Hauts-de-Seine), ont été écroués la semaine dernière, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Les six garçons, nés entre 1983 et 1991, reconnaissent « à peu près l’ensemble des faits », en parlant d’un « bizutage qui a mal tourné » à la suite d’un différend financier, a-t-on précisé de même source. Dans la matinée du 22 février, deux d’entre eux auraient attiré le jeune homme de confession juive chez un membre de la bande en l’accusant de vol et en le sommant de venir s’expliquer.

Le jeune garçon aurait alors été attaché avec des menottes, puis frappé par ses agresseurs. Avec un feutre épais, ils auraient écrit « sale juif » et « sale pédé » sur son visage, avant de lui faire avaler des mégots de cigarette et de l’obliger à sucer un préservatif déroulé sur un bâton.

Le garçon aurait d’abord été séquestré dans un appartement, puis emmené dans un box. Le rapt se serait déroulé entre 10h00 et 19H30, selon la source judiciaire. Le jeune homme, hospitalisé dans la soirée du 22 février, en est ressorti « très choqué » mais pas grièvement blessé. Il a porté plainte le lendemain.

Les six suspects ont été arrêtés dans les jours qui ont suivi et placés en détention le 27 février. Ils sont mis en examen pour « violences en réunion en raison de l’appartenance véritable ou supposée à une race ou à une religion et en raison de l’orientation sexuelle, séquestration en bande organisée, actes de torture et de barbarie, vol aggravé, extorsion et menaces ».

La ville de Bagneux, dans les Hauts-de-Seine, avait été le théâtre du meurtre d’Ilan Halimi, un jeune juif français de 23 ans séquestré pendant trois semaines par le « gang des barbares », en janvier et février 2006. Selon une source proche du dossier, « on n’est pas, dans ce cas, dans un gang à la Fofana », du nom du chef présumé de la bande, qui a récemment fait l’objet d’un renvoi devant les assises.


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