vendredi 8 février 2008

MOYEN ORIENT : PAS DE PAIX EN VUE


MOYEN ORIENT : pas de paix en vue.

Miguel Garroté, Journaliste
http://www.monde-info.blogspot.com

La Syrie a développé, un nouveau missile sol-sol (1), mieux à même de frapper des installations israéliennes. La Syrie a développé ce nouveau missile avec le soutient de l’Iran. La coopération syro-iranienne a permis à la Syrie, d’améliorer le missile sol-sol iranien Zelzal, d’une portée de 250 km et porteur d’ogives de taille particulièrement importante. Le réarmement de la Syrie s’effectue également avec des armes en provenance de Russie.

En outre, la Syrie a récemment acquis le système iranien de défense aérienne Pantsyr, capable de tirer huit à douze missiles. De plus, la Syrie s’est procurée, des missiles anti-chars modernes, capables de neutraliser le meilleur des chars israéliens, le Merkava Mark IV. Toutes ces informations, ont été confirmées, par l’actuel chef du Mossad, Meir Dagan. La Syrie dispose de dizaines de milliers de missiles des types susmentionnés, ainsi que des missiles balistiques Scud-C et Scud-D, d’une portée de 500 à 800 km, pouvant frapper n’importe quelle partie du territoire israélien.

Lors d’un séjour à Austin, capitale du Texas (USA), hier jeudi 7 février, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad (2) a déclaré, à l’agence de presse Reuters, qu’un accord de paix avec Israël en 2008 était improbable. Il faut dire que les forces de l’Autorité palestinienne avaient commencé l’an dernier le désarmement des diverses milices armées palestiniennes en Cisjordanie.

Mais au vu des événements survenus depuis le début de cette année, Israël, à juste titre, craint que tout secteur de Cisjordanie transféré par les forces israéliennes à l’autorité palestinienne, puisse être utilisé, par des terroristes palestiniens, pour lancer des roquettes sur des villes israéliennes. Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a déclaré, que les milices liées au Hamas et à d’autres groupes palestiniens, ne facilitaient pas les choses, pour son gouvernement.

La communauté israélienne du renseignement (3), constate, que l’armée égyptienne, développe ses capacités offensives, en vue d’une possible confrontation, y compris dans le Sinaï. En outre, Israël craint l’utilisation du Sinaï égyptien, comme point de passage vers le Néguev israélien, par les terroristes palestiniens. Cela s’est encore reproduit tout récemment. Le gouvernement égyptien a tellement négligé le Sinaï, que cette péninsule, avec ses tribus bédouines, ressemble, maintenant, aux zones tribales à administration fédérale (Federally Administered Tribal Areas) du Pakistan, zones qui éludent tout contrôle depuis Islamabad, la capitale pakistanaise.

La force internationale d’observation, actuellement déployée dans le Sinaï, ne semble pas constituer, une solution viable, par rapport aux problèmes susmentionnés. Cette force est dirigée par un Américain, commandée par un Norvégien et se compose d’une brigade d’infanterie, divisée en trois bataillons, avec des troupes originaires de 11 pays. Quant à l’OTAN, son expérience en Afghanistan, ne constitue pas, un précédent encourageant. Dès lors, une incursion terrestre israélienne, dans la Bande de Gaza, incursion longtemps décriée, pourrait devenir, au contraire, un moindre mal, étant donné la situation dans le Sinaï en particulier ; et la situation dans la région en général.

(1) Pour plus de détails, lire l’article de Barak Ravid, paru aujourd’hui 8 février, dans Haaretz. Disponible en anglais sur http://www.imra.org.il/story.php3?id=38049
(2) Pour plus de détails, lire la dépêche Reuters, diffusée d’aujourd’hui 8 février. Disponible en anglais sur http://www.imra.org.il/story.php3?id=38048
(3) Pour plus de détails, lire l’article de Amir Oren, spécialiste des questions de Défense ; article paru aujourd’hui 8 février, dans Haaretz. Disponible en anglais sur http://www.imra.org.il/story.php3?id=38051

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