L’attentat de Dimona
5 février 2008 – Par Yaakov Katz & Rebecca Anna Stoil © Jerusalem Post édition française

La police s’est engagée à répliquer aux organisations qui ont envoyé deux terroristes commettre un attentat-suicide à Dimona lundi 4 février. L’un d’eux a tué une femme et blessé une quarantaine de personnes en activant sa ceinture d’explosifs. La femme, une résidente de Dimona âgée de 70 ans, immigrante de l’ancienne URSS, est décédée tandis que son mari est hospitalisé dans un état sévère à l’hôpital Soroka de Beersheva.

Tous les blessés ont été évacués à Soroka 30 minutes après l’attentat.

Alors que des civils et les équipes de sauvetage se précipitaient sur la scène de l’attentat dans le vieux centre commercial de Dimona, les médecins ont découvert que le second terroriste – la police estime qu’il avait prévu de se faire exploser une fois que la foule se serait rassemblée – était toujours vivant et essayait d’activer sa ceinture d’explosifs.


Zaka sur la scène de l’attentat à Dimona (AP).


Deux policiers qui arrivaient sur la scène – le commandant d’une unité Magen Kobi Mor et le membre d’une équipe de déminage le sergent Gilad Bastiker – se sont précipités vers le terroriste. Mor a alors visé la tête de l’homme pour l’empêcher de déclencher sa bombe. Mor a visé la tête de crainte qu’une balle n’active la ceinture explosifs du terroriste palestinien. Les équipes de déminage ont dû travailler 3 heures avant de parvenir à neutraliser la bombe.

L’attentat a renforcé l’inquiétude de l’armée qu’un terroriste infiltre Israël par le Sinaï depuis la destruction de la frontière de Rafiah, qui sépare l’Egypte de la bande de Gaza. Les officiels de la défense ont cependant déclaré au Jerusalem Post qu’un autre scénario était envisagé sérieusement : Les terroristes seraient venus de la Cisjordanie pour s’infiltrer dans le Néguev en passant par la section sud de la barrière de sécurité qui est inachevée sur 26 km.

Lundi soir, l’armée menait une enquête près du passage de Kerem Shalom le long de la frontière entre Israël et l’Egypte. Des sources militaires ont déclaré qu’un soldat avait trouvé des traces indiquant qu’un homme avait traversé la frontière vers Israël – peut- être un terroriste. Toujours lundi, les forces de sécurité égyptiennes ont annoncé avoir capturé un résident de Gaza qui s’était infiltré en Egypte en passant par Rafiah. L’homme était armé d’une bombe.

Dans ce qui apparaît comme des représailles à l’attaque de Dimona, l’armée et le Shin Bet (forces de sécurité intérieures) ont tué un activiste important des Comités de résistance populaire responsable de nombreux tirs de roquettes contre Israël. Son implication dans l’attaque de Dimona n’était pas évidente.

En référence à l’hypothèse selon laquelle les terroristes de Dimona auraient pénétré en Israël depuis le Sinaï, les officiels de la défense ont annoncé que le ministre de la Défense Ehoud Barak avait décidé d’accélérer la construction d’une barrière de sécurité entre l’Egypte et Israël. Les officiels de la défense en contact avec le Caire ont appelé les Egyptiens à renforcer la sécurité le long de la frontière.

L’armée a initié un raid dans Hébron lundi soir tout en déclarant qu’il était trop tôt pour se prononcer sur la provenance des terroristes.

Les officiels de la défense ont ajouté que d’autres terroristes avaient probablement infiltré le Sinaï la semaine dernière, tentant de rejoindre Israël par la frontière égyptienne. L’armée maintient un haut niveau d’alerte le long de la route 10 qui reste fermée au public.

Plusieurs organisations terroristes ont revendiqué l’attentat d’hier. Les Brigades des martyrs d’al-Aqsa, la branche militaire du Fatah, ont déclaré avoir perpétré l’attentat après un mois de préparation. Dans une conférence de presse, les deux noms des terroristes responsables de l’attentat ont été révélés : Moussa Arafat, de Khan Younès, et Louwi Louwani, de Gaza.

Le Premier ministre Ehoud Olmert a déclaré que l’attentat « nous rappelait douloureusement qu’Israël doit rester vigilant et prêt à toute attaque contre lui ». « Nous menons une guerre contre le terrorisme », a-t-il continué, « une guerre sans frontières et nous atteindrons tous ceux qui sont impliqués ».

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Des Palestiniens passent à travers une brèche dans un mur israélien qui sépare Rafah de la frontière avec l’Egypte

Israël va fortifier sa frontière avec l’Egypte

JERUSALEM (AFP) — Israël a décidé mercredi de fortifier sa frontière avec l’Egypte en érigeant une barrière dans plusieurs secteurs afin d’empêcher les infiltrations d’activistes palestiniens sur son territoire.

« Israël va bientôt entamer la construction de deux sections de la barrière » à la frontière avec l’Egypte, a affirmé un haut responsable, sous couvert de l’anonymat après une réunion regroupant le Premier ministre Ehud Olmert, le ministre de la Défense Ehud Barak et celle des Affaires étrangères Tzipi Livni.

La première section de la barrière renforcée sera construite près de la ville balnéaire d’Eilat, sur la mer rouge, et la deuxième dans le secteur de Nitzana, au milieu de la frontière entre l’Egypte et Israël.

Selon le journal à grand tirage Yediot Aharonot, la construction d’une clôture de fils barbelés sur les 250 km de la frontière coûterait 411 millions de dollars alors que l’érection d’un mur semblable à celui construit entre la Cisjordanie et Israël coûterait 1,37 milliard de dollars.

La frontière entre l’Egypte et Israël, en plein désert du Sinaï, est actuellement composée d’une clôture rudimentaire et poreuse par où s’infiltrent de nombreux trafiquants de drogue et des immigrants clandestins.

Mais la décision a été surtout prise pour empêcher toute infiltration de kamikazes palestiniens depuis le Sinaï égyptien après la récente destruction à l’explosif de tronçons de la clôture frontalière entre la bande de Gaza et l’Egypte.

Cette frontière a été fermée en début de semaine mais Israël craint que des activistes palestiniens ayant gagné le Sinaï égyptien ne s’infiltrent sur son territoire pour mener des attentats.

Sur le terrain, trois roquettes et un obus de mortier tirés depuis la bande de Gaza se sont abattus dans la matinée dans le sud d’Israël sans faire de victime alors que deux Palestiniens ont été blessés dans un nouveau raid aérien israélien contre une position du Hamas au nord de Gaza.

Les tirs ont été revendiqués à Gaza par la branche armée du Hamas. « Il s’agit d’une riposte aux massacres israéliens et au blocus imposé à Gaza », a affirmé le groupe dans un communiqué.

Le Hamas a revendiqué mardi l’attentat suicide commis la veille à Dimona, dans le sud d’Israël, pour la première fois depuis le 31 août 2004.

Le numéro deux du gouvernement israélien, Haïm Ramon, a affirmé à la radio publique qu’il fallait « utiliser l’arme des pressions économiques car c’est une guerre qui est en cours contre le Hamas ».

« Lorsque des pressions économiques sont exercées, les tirs de roquettes diminuent », a ajouté M. Ramon.

« Nous appelons le gouvernement israélien à ne pas imposer davantage de restrictions sur Gaza et à permettre l’acheminement de toutes les aides humanitaires et les produits de consommation courante », a répondu le président Mahmoud Abbas dans des déclarations à la presse à Ramallah.

« Il faut que les roquettes cessent mais en même temps il ne faut pas imposer une punition collective au peuple palestinien », a-t-il insisté.

Israël impose déjà depuis le 17 janvier un blocus à la bande de Gaza qui a provoqué des pénuries de produits et des coupures d’électricité.

Pour s’approvisionner, des centaines de milliers de Palestiniens se sont rués vers l’Egypte après l’ouverture à l’explosif et au bulldozer de brèches dans la clôture frontalière par des activiste du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza depuis juin.

Le président Shimon Peres qui a effectué mardi une visite à Sdérot, la ville israélienne la plus touchée par les tirs de roquettes, a pour sa part affirmé qu’il n’y avait pas de « petites ou de grandes opérations, il y a des opérations appropriées ou non ».

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