Un double attentat-suicide s’est produit ce matin vers 10h30 dans le centre commercial de Dimona.

 Un premier bilan fait état d’un mort, une jeune femme,et d’une dizaine de blessés, dont certains dans une situation critique.

 Deux terroristes armés de ceintures d’explosifs ont reussi à s’introduire dans la zone des restaurants et des café du centre commercial.

L’une des deux ceintures d’explosifs n’aurait pas explosé. Selon les derniers rapports de la police, le deuxième terroriste aurait été tué par un policier présent sur place avant d’avoir eu le temps de déclencher sa ceinture d’explosif .

Le jihad Islamique a clamé sa responsabilité dans le double attentat meurtrier.

Le chef des services de renseignements israéliens (Shin Beth), Yuval Diskin, avait déclaré hier que des armes de haute qualité avaient récemment été infiltrées dans la bande de Gaza par la frontière ouverte avec l’Egypte.

Le pays dans son ensemble a été placé depuis ce matin en état d’alerte renforcée. Les forces de sécurité et les services de renseignement pensent que d’autres terroristes ayant franchi la frontière en provenance du Sinaï se trouveraient déjà sur le territoire israélien.  04/02/2008

PARACHA TEROUMA — Par Philippe Haddad

PARACHA TROUMA

Le don de soi

Un lieu fixe
En sortant d’Egypte, les enfants d’Israël sont appelés à construire un Sanctuaire, un espace pour exprimer leur ferveur religieuse. Cette idée n’est pas si évidente pour la conscience monothéiste. Pourquoi un lieu de culte, tout lieu n’est pas un endroit de rendez-vous avec Dieu ? Dieu est surnommé Makom ce qui dans la tradition rabbinique est ainsi justifié : « Dieu est le lieu du monde, mais le monde n’est pas son Lieu » (Béréchith Rabba 68, 10). Dieu donne vie à l’ensemble du cosmos, et pourtant le cosmos (espace-temps) ne peut être identifié à Dieu (comme dans le panthéisme). L’on peut dire que tant que les enfants d’Israël étaient en déplacement dans le désert, le lieu de culte se déplaçait aussi, mais la question reste entière pour la suite.
L’on peut apporter deux réponses :
– Il fallait corriger la faute du veau d’or. En effet, en l’absence de Moïse le peuple s’était rassemblé dans un but idolâtre utilisant l’or et l’argent à des fins négatives. En construisant un sanctuaire, le peuple montrait son repentir et sa volonté d’exprimer sa ferveur uniquement vis-à-vis de Dieu.
– L’autre raison, c’est qu’un seul lieu obligeait les tribus à se déplacer, à monter vers Shilo, puis vers Jérusalem. Cela soulignait l’importance du mouvement dans la spiritualité. Comme disent nos sages : Au mérite de la prière, il faut ajouter le mérite du déplacement (sekhar halikha). Aujourd’hui en se rendant à la synagogue, nous seulement nous exprimons une solidarité communautaire (à travers le minyan (quorum de 10 hommes), mais nous mettons en évidence notre volonté de monter vers Dieu. Cela n’empêche la prière individuelle, mais cela augmente la gloire du Roi.

Le don de chacun
Ce qu’il nous faut remarquer c’est que le Sanctuaire n’est pas l’œuvre d’une catégorie spécifique du peuple, les prêtres, les riches ou les religieux, mais qu’il est l’œuvre de tous. Chacun, quel que soit son niveau spirituel ou social, est appelé à apporter son offrande, tout en sachant qu’il s’agit là d’un acte facultatif et non obligatoire. Pour construire le Temple, il ne faut bousculer personne, nous connaissons tous ces moments de regrets au moment où nous recevons notre feuille d’imposition. Rien de tel dans cette situation. Moïse propose au peuple de disposer qui apportera l’or, qui l’argent, qui le cuivre. Mais surtout qui apportera son cœur, car c’est bien de cela dont il est question. « Quand un homme offre, c’est son cœur qu’il offre ».

 

 

 

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