A la une : Faux black-out à Gaza
Pierre Lefebvre

Faux black out

La propagande pro-palestinienne en France a encore frappé. Ces tristes sires ne ménagent aucunement leurs efforts pour taper et retaper sur l’Etat juif.

Il faut dire qu’ils sont bien aidés en cela par nos médias nationaux qui montrent Gaza dans le noir.

Même si ces personnes ont le QI d’une huître, il faut préciser quelques petites choses. Chacun y accordera l’importance qu’il souhaite.

Le lundi 21 janvier, journal de France 2 : un reportage propose aux téléspectateurs une vision nocturne de Gaza. Les seuls éclairages sont ceux des voitures.

La cause de l’obscurité est attribuée au blocus israélien et au fait qu’Israël aurait privé d’électricité les habitants de cette enclave.

Cela est rigoureusement faux.

France 2, encore une fois, par la voix de Pujadas et son commentaire sournois, pratique la désinformation.

La principale compagnie d’électricité d’Israël, celle qui approvisionne Gaza, n’a jamais interrompu ses livraisons.

Bien entendu, la force de l’image faisant foi, personne n’accordera le moindre crédit aux démentis d’Israël.

Gaza est dans le noir. Voilà ce qui sera constaté sur les écrans, à l’heure du repas. Peu importe si l’obscurité était la même l’année précédente, le mois précédent.

Car le Hamas, qui s’est posé en gestionnaire de ce territoire, n’a jamais installé le moindre réseau électrique dans les rues.

Une des raisons tactiques, mais non avouées des dirigeants du Hamas, est de maintenir la délinquance à un niveau supérieur à la moyenne afin de justifier sa politique de terreur sur les habitants.

Pour le banditisme, petit ou grand, et sous toutes les latitudes, l’obscurité est un gage précieux de réussite et d’impunité dans la réalisation des actes mafieux.

Si les partisans du Hamas en France n’accordent aucun crédit aux déclarations du gouvernement israélien, sans doute peuvent-ils écouter leurs camarades de combat, les responsables du syndicat des travailleurs, notamment ceux qui travaillent jour et nuit pour des salaires à peine décents dans les centrales israéliennes.

« Il est tout simplement injurieux et arrogant de la part du Hamas de prétendre qu’il y a pénurie ».

Zarfati Miko déclare même que les ouvriers ont beaucoup plus de travail dans le sud d’Israël car il faut réparer les lignes endommagées par les tirs de roquettes derrière la frontière, c’est-à-dire sur les terrains sous domination du Hamas.

Rappelons – ce n’est pas inutile – qu’un ouvrier agricole d’un kibboutz proche de la frontière a été descendu il y a quelques jours par un sniper islamiste.

Il faut alors demander à nos « camarades » syndiqués français quel lignard d’EDF accepterait de travailler dans ces conditions de sécurité précaire.

Pourtant, en Israël, c’est ce qu’ils font.

Depuis le retrait israélien, Electric Company (CEI) fournit près de 70% de l’électricité dans la bande de Gaza et n’a jamais cessé ses livraisons, malgré les bombardements quotidiens des mouvements islamistes.

« La situation est totalement absurde. Nous continuons de les approvisionner en électricité, malgré la surcharge (la demande) d’électricité en Israël et en dépit du fait que les résidents israéliens et les travailleurs qui sont envoyés à proximité de Gaza sont sous la menace de roquettes Qassam ».

Le syndicaliste a même demandé une petite prime pour les ouvriers israéliens qui risquent leur vie quotidiennement leur vie pour rétablir le courant aux israéliens et aux Gazaouites.

Demande refusée par le gouvernement et la compagnie CEI. Le Trésor a répondu : « Aucun précédent ne sera créé en ce qui concerne les primes salariales pour les travailleurs vivant dans les zones dangereuses ».

Concernant la pénurie des médicaments dans les hôpitaux, la Croix rouge Internationale admet : « Les établissements hospitaliers ne disposent de stocks de carburants que pour «deux à maximum, trois jours» et il existe «des manques assez chroniques de médicaments ».

Si le manque de médicaments est « chronique », selon cette Croix Rouge, il n’est donc pas imputable à l’éventuel black-out causé par Israël ces derniers jours. CQFD !

Concernant le manque de carburant, il est bien évidemment scandaleux. Mais il faut également constater que les véhicules du Hamas et de ses « comités bombardiers » disposent, eux, de tout le gazole nécessaire pour se déplacer le long de la frontière.

«En raison de la pénurie de fioul, nous allons devoir cesser notre distribution de nourriture à 860.000 personnes mercredi ou jeudi si la situation perdure», a averti le porte-parole de l’Unrwa, Christopher Gunness.

Remarquons au passage que le chiffre avancé par ce haut-responsable ne signifie rien. Sur le plan de la logistique humanitaire, nourrir en 3 jours 860 000 personnes exigerait la mise en place d’un pont naval et aérien sans commune mesure avec ce qui est déployé en ce moment. La faute n’est donc pas à l’éventuel blocus de ces derniers jours dénoncé par la communauté internationale.

Cet organisme possède l’un des plus gros budgets humanitaires de l’ONU. Il affrète des camions à partir de la Cisjordanie pour les oubliés de Gaza, au point même de charger à bord de ses véhicules des matières explosives en lieu et place du sucre en poudre initialement prévu.

Mais il n’a pas assez d’argent pour remplir le réservoir de ses camions.

Cherchez l’erreur.

Les journalistes, envoyés spécieux (pardon spéciaux) de nos grands médias nationaux évitent soigneusement, comme toujours, de poser les bonnes questions.

Et comme nous aimons rendre service, nous allons le faire à leur place.

Si Israël n’a pas interrompu ses livraisons d’électricité, qui a intérêt à vouloir démontrer le contraire ?

Quel pays continuerait à fournir de l’énergie à un voisin qui ne jure que par son anéantissement ?

Pourquoi les Egyptiens ne fournissent-ils pas de courant et de carburant à Gaza ?

Qui a intérêt à organiser la pénurie de médicaments pour les hôpitaux ?

Qui a intérêt à monter l’opinion palestinienne contre Israël ?

Qui, sinon ceux qui sentent leur crédibilité vaciller et qui savent qu’une prochaine échéance électorale leur serait fatale ?

Mahmoud Abbas n’a pas fait mystère de sa volonté d’organiser au plus tôt des élections dans l’ensemble de la Cisjordanie et de Gaza. Les derniers sondages donnent le Fatah gagnant.

Quel meilleur moyen de soumettre une population, de la souder et de l’enfermer dans ses haines ancestrales, que de l’affamer et de la détruire à petit feu ?

Ces questions, bien entendu, n’ont jamais été posées par nos braves journalistes et commentateurs.

Et aucun d’entre eux n’a eu la curiosité d’aller à Gaza pour enquêter sur les causes réelles de la crise humanitaire.

Est-ce à dire que tout est rose à Gaza, qu’il n’y a aucune malnutrition, aucun malade mal soigné ?

Bien évidemment, non. La situation humanitaire y est déplorable. Certes, moins qu’au Darfour, mais comparaison n’est pas raison.

Les organes de presse ne posent décidément pas les bonnes questions.

Puisqu’on vous dit que c’est la faute des Juifs, pourquoi vouloir aller chercher plus loin ?

Pierre Lefebvre © Primo, 21 janvier 2008

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